Arch. gé)i. de médecine
coups étrangers du canal de yvarthon.
Les circonstances dans lesquelles a eu lieu l’introduction ont été quelquefois Lien précisées, tandis que dans d'autres les malades ignoraient absolument l’origine de leur souffrance. Ainsi, Guastalla et Vielle, dont les accidents tout l objet des observations de Curnano et de Chauvet, tous deux médecins, ont pu préciser l’origine et le mode de pénétration du corps étranger.
Le picmiei d entie eux nettoyait ses dents avec un brin de paille de la longueur de huit lignes. Cet instrument lui échappa des doigts pendant un faux mouvement qu il lit en parlant, et la paille disparut. Au conti aii e, les malades de Robert, de Delery, de Claudot, ignoraient absolument la nature de leur accident. Gaétan Stanski, dans un mémoire paradoxal publié par les Archives (1840), a énns l’idée que tous les calculs de la région sublinguale n’étaient pas dans le canal de Warthon et qu’ils avaient pour origine un corps étranger. L’expérience a démontré l’inanité de cette idée.
Il suffit de jeter un coup d œil sur la liste bien courte de ces corps pour comprendre la possibilité de cette introduction inconsciente et toute fortuite. En général ils sont allongés, très effilés et d’un diamètre très petit; en outre ils présentent une certaine rigidité favorable à leur pénétration. Parmi eux je citerai les soies de sanglier, un poil de brosse à dents, un épi de graminée, une paille, une arcte de poisson. L’épi rencontré par Claudot dans le canal de Warthon d’un zouave est assurément le plus volumineux de ces corps et celui dont l’introduction se comprend le moins facilement. Il est bien difficile d’admettre avec ce chirurgien que cet épi se soit trouvé dans la farine et qu’il ait pu pénétrer dans le canal pendant la mastication ; faute de renseignements il vaut mieux s’abstenir. Seulement, je ferai remarquer une fois de plus que la disposition de ces épillets rend leur introduction très facile dans un sens et vérifie encore l’épithète de progressifs que leur donnait Bégin. Quand on réfléchit aux exemples de migration si étonnants de certains de ces épis qui sont venus former des abcès à la paroi thoracique à travers l’œsophage ou les bronches, sans seulement attirer l’attention des malades, il n’y a rien d’étonnant à ce que les mêmes corps puissent enfiler un conduit naturel, fût-il aussi étroit que le canal de la glande sousmaxillaire.