‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 34 sur 304 · de Cæsler (Berlin Klinik Woéhenschr, 1870, n · texte numérisé non relu

de Cæsler (Berlin Klinik Woéhenschr, 1870, n

Artère thyroïdienne intérieure, Pilate (Bull, de la Soc. anal, de Paris, 1807. p. 048).

Veine coronaire droite. 0. d’Andrew, Lancet, 1800.

Veine demi-azygos, Saucerotte (Ann. de la Soc. de méd. pratique de Montpellier, t. II, p. 247).

Artère sous-clavière droite anormale, Kirby, in Dublin' s Hospitals Reports, t. II, p. 224. Artère œsophagienne, Monestié, in Bull, de la Soc. anal., 1853.

Artère inconnue. Cas de Larachcrie cité plus haut cl Jour. gén. de méd., t. XXIV.

Artère inconnue. Erichsen. Lancet, vol. I, p. 189 .

La fréquence beaucoup plus grande des perforations aortiques n’a rien d’étonnant, en raison du volume etde la connexion intime qui rattache ces deux organes l’un à l’autre sur une assez grande longueur. Si maintenant on jette un coup d’œil sur la nature des corps qui ont produit la perforation, on voit que ce sont les fragments d’os qui ont causé le plus souvent ce genre d’accidents; puis viennent, par ordre de fréquence, les pièces de monnaie, les arêtes de poisson , les dents artificielles. D’ailleurs, tous les corps irréguliers, durs, aplatis ou pointus, pourront le produire. Après combien de temps se font ces perforations? On conçoit que pour répondre à cette question il faut faire intervenir un élément qui est variable suivant les cas, à savoir la forme, le volume et les irrégularités du corps étranger. Plus il est gros, plus la gangrène se fera promptement, entraînant à sa suite l’ulcération du vaisseau. Cependant, le temps après lequel la première hémorrhagie est survenue est fort variable ; le plus

grand nombre apparaît du quinzième au vingt-cinquième jour, mais les exceptionsà cette règle sontassez nombreuses, soit prématurées, soit retardées. D’ailleurs l’intervention chirugicale n’est pas indifférente, et il est arrivé plus d’une fois que le chirurgien enfonçait dans la paroi œsophagienne un corps qu’il croyait repousser dans l’estomac. Il est inutile d’ajouter que semblable manœuvre ne fera <{ue hâter le dénoûment.

Habituellement les choses se passent de la façon suivante. Un individu avale un corps étranger qui détermine des accidents ou reste indolent. Dans ce dernier cas, le corps arrêté n’attire pas l’attention et les malheureux sont seulement étonnés de ne pas les rendre. S’il y a des accidents, et qu’ils cèdent à

Fig. 4. — Perforation de l’œsophage et de l’aorte par une des moyens CUCatlls tlOm-

pièce de cinq francs (l)enonvilliers). — Musée Dupuy- ,g J’attention est é^a-

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lement détournée. Voila pourquoi après avoir fait la propulsion, voyant le bien être apparent qu’éprouvaient les malades, le chirurgien content du résultat de son intervention les abandonne.il est certain qu’en pareil cas les apparences peuvent être très-trompeuses : ainsi le malade de Wagret, après les manœuvres de propulsion faites par le médecin pour repousser un os, « se sentit entièrement soulagé et dit à son bienfaiteur qu’il le remerciait fort , qu'il lui avait donné la vie » . Peu de jours après il mouraitd’une perforation de l’aorte descendante.

Donc les débuts sont très-insidieux et rien ne fait prévoir 1 accident, qui se déclare par des vomissements de sang rouge ou noir suivant qu il s’agit d’une veine ou d’une artère. Mais il est très-rare de voir les

PHARYNX ET ŒSOPHAGE, malades mourir à la première hémorrhagie, ordinairement celle-ci s an etc,

et les malades ne conservent qu’un état d’affaiblissement extrême. Les chirurgiens ont été frappés de ces intermittences entre les hémorrhagies et ont cherché à expliquer comment un vaisseau aussi gros que l’aorte thoracique pouvait s’obturer après avoir été perloré. Shettei attribue cette intermittence à deux causes : 1° l’occlusion provisoire de la plaie de l’aorte ; 2° la faiblesse des contractions cardiaques. Ce sont là des hypo-

— Perforation de l'artère thyroïdienne inférieure par un os avalé (Pilate).

Musée Dupuytren.

thèses plausibles, mais qui sont fondées sur l’analogie beaucoup plus que sur la constatation des faits. Ce serait une sorte d’hémostase à la

façon de Valsalva. Le sang poussé avec moins de force par le cœur affaibli, et altéré dans sa composition, devient dans de meilleures conditions pour former un caillot obturateur. Dès que le cœur a repris sa force piemière, que 1 état de collapsus a lait place à une réaction même légère, le caillot se déplace et l’hémorrhagie reparaît. Ce laps de temps qui s’écoule entre elles n’est donc pas considérable, variant de quelques heures a quelques jours1. Mais dans les intervalles les fonctions sont

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