Lancet
PHARYNX ET ŒSOPHAGE
Bondis introduisait l’éponge comprimée ou allongée à l’extrém mandrin dans une sonde llexible et ne la faisait dégager qu au
ité d’un delà du
Fig. 21. — Instrument de Dearden.
Fig. 22 et 23. — Fac-similé d’une pièce de prothèse dentaire retirée à l’aide de cet inslr
u ment
(d'après lhe Lancet, 1SG9).
corps. Il exisle dans la science bon nbmbrc d’observations de guérison par l’éponge. L’un deux, devenu classique, a été relaté par Boileau l.
Observation. Un particulier qui avait avalé une pièce de cinq centimes fut traité par un médecin qui chercha en vain à l’extraire et ensuite à la pousser dans l’estomac. Roileau appelé trouva le patient en proie à de violents vomissements, accusant une vive douleur sus-sternale. Après avoir reconnu le corps étranger, il prit une tige de baleine percée de trous qu’il enfonça dans un cône d’éponge, qu’il serra une heure durant avec une ficelle. Au bout de ce temps, l’éponge ramenée au volume d’une olive fut graissée et introduite non sans peine au-dessous du corps étranger et dans l’estomac. On retira peu après , on sentit une résistance au cou et on put ramener le corps étranger dans la bouche au devant de l’éponge.
Lu autre fait du meme genre est relaté par A. Thierry2, et j’emprunte a cct auteur la description de 1 instrument dont il se servit : « Il se com- « pose d une longue sonde œsophagienne, terminée par une boule en « argent. Cette boule est creuse et forme une boite qu’on peut partager en