‹ Traité des dépenses d'exploitation aux chemins de ferChapitre 106 sur 156 · RÉPARATIONS DES LOCOMOTIVES · texte numérisé non relu

RÉPARATIONS DES LOCOMOTIVES

Dynamies. .

Passons au calcul des résistances qui influent sur la consommation de combustible, effectuée par les locomotives.

Il est évident que cette consommation est proportionnelle à la quantité totale du travail dynamique qui a pu influer sur la dépense de vapeur. Il faudra donc faire le calcul de toutes les résistances, surmontées par les machines, qui ont pu occasionner une dépense de vapeur, et répartir ensuite les frais de combustible sur chaque espèce de travail, en proportion de la résistance qui en est résultée.

Les résistances, qui influent sur la dépense de vapeur tf par conséquent sur la consommation de combustible, coaprennent d'abord toutes les résistances qui influent sur Fusait du mécanisme, et de plus celle qui résulte de la pression de l'atmosphère sur la face des pistons tournée du côté de l'échappement. Cette pression n'est pas la seule qui agisse sur les pistons dans le sens opposé à leur mouvement : il en est encore une autre, qui est due au travail de la soufflerie ou à l'appel de l'air dans le foyer; mais comme ce dernier travail est en raison de la quantité d'air qui passe par le foyer, c est-à-dire, du travail dynamique total effectué par la machine, comme on peut supposer qu'il forme une fraction constante de ce travail total, on peut en tenir compte, ou n'en pas tenir compte, sans changer la proportion de la répartition des frais de combustible sur les diverses espèces de travail effectuées. Il nous paraît donc plus simple de n'en pas parler, et de ne considérer que la résistance due à la contre-pression de l'atmosphère sur les pistons.

Cette résistance varie beaucoup avec les dimensions des cylindres et des roues motrices des machines : il faut compter que, pour les machines ordinaires de 11 à 13 pouces de cylindre, elle donne lieu à un travail de 2,700 dynamies par myriamètre de parcours de la machine; et que, pour les fortes machines de 14 à 15 pouces de cylindre, elle donne lieu à un travail de 4,200 dvnamies.

Il résulte de là qu'en ce qui concerne le travail dynamique proportionnel à la consommation en combustible des locomotives, le parcours d'une machine à un myriamètre, doit être compté pour 2,300 -f 2,700 = 5,000 dynamies, lorsqu'il s'agit d'une machine ordinaire de 11 à 13 pouces de cylindre, et pour 2,300 + 4,200 = 6,500 dynamies, lorsqu'il s'agit d'une forte machine de 14 à 15 pouces de cylindre.

Ceci posé , nous aurons pour le travail dynamique total susceptible d'influer sur la consommation en combustible des locomotives, en reprenant les résultats trouvés dans le tableau précédent :

i° Pour le poids traîné 656,027,050 dynamies.

f» POOl LA RÉSISTANCE DÉ L'AIR SUR LIS VOITURES. . . 288,700,000 »

3* Pour la résistance des machines et des tenders :

A. Machines ordinaires : 497,832 myriamètres de par-

cours, à 5,0i 0 dynamies par myriamètre . . . 980,160,000 »

B. Fortes machines : 57,168 myriamètres de par-

cours, à 6,500 dynamies par myriamètre. . . 371,592,000 »

Total du travail dynamique ayant influence sur la

Page 1