‹ Traité des dépenses d'exploitation aux chemins de ferChapitre 136 sur 156 · CD C · texte numérisé non relu

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Nous voici arrivé à la détermination complète de la dépense de l'unité de trafic, telle qu'elle s'est présentée au chemin de fer belge pendant l'exercice 1844. Il nous reste, comme nous l'avons annoncé, à examiner quelles variations cette dépense subirait d'un chemin de fer à un autre, suivant les circonstances différentes dans lesquelles se ferait l'exploitation.

Avant de nous occuper de cette étude, qui fera l'objet du chapitre suivant, nous pensons qu'il ne sera pas sans intérêt de comparer les prix de revient qui viennent d'être trouvés pour les différentes unités de trafic, aux prix des tarifs de transport en vigueur sur le chemin de fer belge. Cette comparaison nous apprendra quel a été le bénéfice fait par l'administration sur le transport de chaque article, et quel a été le bénéfice total par myriamètre de chemin exploité. Ce bénéfice, qui doit servir à couvrir les intérêts du capital engagé dans l'exploitation, pourra ensuite être mis en regard de ce capital, et fera apprécier le résultat financier de l'entreprise.

Dans le tableau que nous venons de dresser de la dépense totale par unité de trafic, nous avons pour chaque article deux valeurs différentes, selon que le transport a, lieu à grande ouà petite vitesse. Dans les tarifs, cette distinction n'existe pas ; il n'y a qu'un seul prix pour chaque espèce de transport. Pour établir une comparaison entre les dépenses et les prix des tarifs, il faut nécessairement que l'on adopte une seule valeur pour la dépense, puisqu'il n'y en a qu'une seule pour le prix du transport. Il faut donc s'astreindre à ne considérer chaque article de transport que dans une seule espèce de convoi; on s'éloigne d'ailleurs peu de la vérité en agissant ainsi.

Les voyageurs, les bagages, les articles de messagerie, les équipages, les chevaux et les bestiaux se transportent généralement à grande vitesse, les grosses marchandises à petite vitesse. Il y a certainement des exceptions à cette règle; mais elles se compensent mutuellement. Ainsi, il y a des voyageurs,

des petites marchandises, des chevaux et des bestiaux qui se transportent à petite vitesse; mais si Ton veut consulter les tableaux que nous avons donnés plus haut de la circulation du matériel, on verra que ces transports sont amplement compensés par les grosses marchandises qui circulent à grande vitesse.

On peut donc considérer, sans erreur sensible, les convois à petite vitesse comme uniquement consacrés aux grosses marchandises, et les convois à grande vitesse à tous les autres transports.

D'après cela nous pouvons admettre qu'en 1844 au chemin de fer belge, la dépense de l'unité de trafic s'est présentée comme suit :

pour un voyageur de in classe , Fr. 0.25

» » de 2« classe » 0.16

» » de 3« classe, » 0.14

pour un tonneau de bagages, » 4.72

» » de petites marchandises , . . . ,\ . » 1 .65

pour un cheval, » 1.12

pour une tête de gros bétail, » 0.45

» » petit bétail, » 0.06

pour un équipage, » 2.54

pour un tonneau de grosses marchandises » 0.74

Comparons ces chiffres aux produits obtenus pendant la même époque par unité de trafic.

Pour connaître ces produits, nous reprendrons plus haut, dans le tableau N° 51, le nombre des unités de trafic de toute espèce qu'a fournies l'exploitation belge en 1844. Nous mettrons en regard les recettes totales que ces unités de trafic ont produites; ensuite nous diviserons Tune par l'autre ces deux séries de quantités;, les quotients indiqueront les produits de chaque unité de trafic. Le tableau ci-dessous donne tous ces calculs, et fait connaître en même temps le bénéfice effectué sur chaque espèce d'unité de trafic.

que coins l'unité de trafic?

DÉSIGNATION

TRANSPORTS

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