ÉMANATIONS ET DÉGAGEMENTS. 0C
explication de l'action avantageuse de la térébenthine, dans le fait découvert et signalé par Personne. En faisant avaler de l'essence de térébenthine à un sujet empoisonné par le phosphore, ce poison se combine avec la térébenthine qui est éliminée par les poumons; la térébenthine peut donc être considérée comme un véritable antidote du phosphore.
Dans les usines où l'on fabrique le chlore, le chlore en excès est neutralisé par un lait de chaux, où l'on fait barboter le gaz. Dans les usines de gaz à éclairage, tous les hydro-carbures produits doivent être absorbés ; on se sert avantageusement dans ce but du résidu de la propre combustion du boghcad; quand ce bnghead est entièrement brûlé, il est blanc, et peut, en outre, servir aux mouleurs en bronze, à Tégal du poussier de charbon ou de la fécule; il est formé en grande partie de poudre aluminedse.
Il nous est impossible de passer ici en revue tous les moyens d'assainir l'air des ateliers et des locaux industriels ; le sujet comporte un traité spécial (I), et il ne faut pas confondre assainissement avec désinfection. Il est évident qu'il ne peut être ici question des masques et appareils respirateurs qui empêchent les poussières ou les gaz nuisibles d'atteindre les voies respiratoires des ouvriers (2), Les hottes, les cheminées d'appel ne sont, en somme, que des moyens spéciaux de ventilation. L'humectation préalable des substances capables de former les poussières
vous tn Manuel, à'hygiins indaitrUlU, par le D' H. Napîas; Pari*, Hassori, ISSâ, 1 vol. in- 8* de VIII-S80. On Irouvers dans l'cicelU'iil oavra£a de notre colltgiie et ami les iodicalions le) plai précieu'ei poai raigaiiiissem^ni des éUbUisemenl* iodastrieij enginiral, el pour cIiaquB iuduilrie en particulier.
(8; Congrts d'Iiyiiiène de Pan! (1878), Dct mogrni de diminuer let danger» qui rétuUenI, pour Iti Irai'ailleart de* diffirenUi indusiriet, de remploi des tubttaitce* minérales loxiqutt. R*pporl par MM. GubUr cl Napias (Compte rendu officiel, T, I, p. S99).
dangereuses (préparation des sels de plomb par la v»:*: humide) est un moyen préventif, bien plus qu un moyet de désinfection, etc.
Certaines substances chimiques agissent vraiment ?c désinfectant l'air chargé de principes toxiques. On a (^>iiseillé de dégager Tammoniaque dans les ateliers où s»" produisent des vapeurs mercurielles ; c'est ainsi i[û Saint-Gobain, dans les ateliers où se fait Tétamagedes glaces, on répand chaque soir sur le sol, après la sortie des ouvriers, un demi-litre d'ammoniaque liquide p-Mir saturer les vapeurs de mercure.
On a parfois employé les fumigations d'acide sulfureax dans le même but, les particules de sulfure insoIuUe étant moins dangereuses que les vapeurs mercurielles.
Nous avons déjà parlé des applications que MM. Cinird etPabstontsu faire des propriétés désinfectantes des criV taux des chambres de plomb, et indiqué Tappareil «qu'ils ont disposé pour assainir les latrines.
« Le même appareil, agrandi et avec quelques modifications de détail, s'emploie dans les usines d'enirrais» de colle forte, de poudrette, etc. On peut utiliser les propriétés désinfectantes du sulfate de nitrosyle dans les laboratoires de chimie ou dans les usines, pour se déUirrasser des gaz odorants qui se dégagent d'un appareil ou d'un récipient quelconque, d'une fosse ou d'une cuve contenant des matières soumises à la fermentation buivrique, putride, etc., en faisant passer ces gaz à travers une colonne remplie de coke que Ton imbibe d'acide sulfurique nitreux; si les gaz sont humides, on condense l'excès d'humidité par le refroidissement ou par des moyens mécaniques. L'air, en passant sur ce coke, se trouve en contact avec l'acide, lui cède son eau, reprend une très petite quantité d'acide nitreux et sort désinfecté.
€0aos les laboratoires, on'emploie dans ce but les éproavettes dites à dessécher les gaz, remplies de coke en mor-