SOUS-NITRATE DE BISMUTH, ETC. 7S
on voit que la tendance au précipité est très vive. Le dépôt est formé de masses assez consistantes, d'un gris plus ou moins foncé, qui, par Tagitation, s'élèvent sous forme d'un nuage lourd, retombant rapidement au fond du vase : ce dépôt est formé principalement de fer et nullement de soufre, même au bout de 8 jours.
On ne trouvait plus aucun organisme vivant dans le liquide. Ce dernier, au-dessus du dépôt, était plus ou moins clair et transparent ; il était un peu blanchâtre, sans doute par suite de la chaux en suspension.
Dès le lendemain, la formation d'hydrogène sulfuré avait cessé et l'analyse n'en trouva pas trace, même au bout de 6 semaines, dans une atmosphère chaude.
La proportion de 1/2 litre de chaux par hectolitre fut trouvée insufRsante pour désinfecter l'eau la plus corrompue, stagnant au-dessous de la machine : l'odeur douceâtre et putride due aux acides gras persistait, et il fallut recourir pour la faire disparaître à la dose de 1 pour 100;
2° Avec cette proportion de 1 litre de lait de chaux en bouillie par hectolitre d'eau putride^ l'effet désinfectant fut très rapide et très net. Toutefois, l'on ne put faire disparaître l'odeur fade de la putréfaction, même avec la proportion de 11 et de 15 pour 100. La quantité d'ammoniaque contenue dans ces eaux était insignifiante et ne pouvait en rien empêcher l'action de l'hydrate de chaux. En résumé, la chaux arrête définitivement la fermentation, rend limpides les eaux putrides, détruit rapidement l'odeur suHhydrique, mais ne réussit pas à faire disparaître cette odeur douceâtre, caractéristique de la présence des acides gras.
Le sous-nitrate de bismuth mérite d'être au moins mentionné à cette place, à titre d'absorbant. Il est d'un usage vulgaire dans les dyspepsies putrides ou flatulentcs, dans les diarrhées fétides ; il est à la fois désinfectant et absor-