‹ Traité des désinfectants et de la désinfectionChapitre 59 sur 138 · ATTÉNUATION DES VIRUS · texte numérisé non relu

ATTÉNUATION DES VIRUS

poudre phéniquée sur le plancher, ou en plaçant une terrine de chlorure dans un coin, c*est, au point de vue de la destruction des virus, faire une opération absolument futile.

9o Quand on veut désinfecter Tair, il faut ne jamais oublier que probablement les particules virulentes sont protégées par une enveloppe de matière albumineuse desséchée. Le chlore, et surtout Tacide sulfureux, sont les agents les plus utiles dans ce cas, pourvu que la dose soit en excès.

lO"» Lorsqu'il est impossible de désinfecter complètement une masse énorme de matières solides ou liquides, à Tintérieur de laquelle est disséminée un contagium (un amas de fumier ou de litière souillé par les animaux atteints de typhus), il faut se garder de donner une sécurité trompeuse par remploi de moyens illusoires. Il est probable que tout contage sera détruit tôt ou tard par Faction de Tair et de Thumidité , Tabsence de ces conditions retarde cette destruction. Dans ces cas, il faut tout au moins ne pas entraver la décomposition naturelle de la matière virulente, par remploi malencontreux des antiseptiques.

11® La chaleur sèche, quand elle est applicable, est probablement le plus efficace de tous les désinfectants. Il faut toutefois s'assurer que la température a atteint les particules les plus centrales de la matière suspecte; la durée de Texposition et le degré de température doivent être considérés comme deux facteurs qui, dans une certaine mesure, se compensent.

Nous passerons successivement en revue les divers agents antivirulents, en commençant par ceux dont Pefficacité nous parait la moins contestable. Pour chacun d'eux, nous décrirons ici l'agent désinfectant en lui-même, ses caractères, les preuves de son efficacité, etc. ; mais il nous a paru indispensable de renvoyer à la seconde partie de ce travail les détails qui concernent le mode d'application

VaLLIN. — DÈSI.NFEOTArVTS. 13

âH NEUTRALISANTS EN PABTtCULlER.

■de l'agent. Nous avons cru, par exemple, qu'il y avait iii- ■coiivénient, en traitant à cette place de la cbaleur comme .-igentde désinfection, à entrer dans la description des appareils qui peuvent être employés dans ce but. U nous a semblé préférable lic renvoyer ces longs détails à la seconde partie, où nous étudierons les moyens de désinfecter les literies, les vêtements, les chiffons, etc. Cette -scission d'un même sujet est dans une certaine mesure regrettable, mais elle s'impose; des renvois multipliés permettront au lecteur de reconstituer l'ensemble de la question.

ARTICLE II. — DES NEUTRALISANTS Elf PARTICULIER.

Chaleur. — A notre avis, la chaleur est le désinfectant par excellence ; elle détruit radicalement et sans retour les germes animés, les virus, les miasmes ; le feu purifie tout, a-t-on dit depuis longtemps; ce vieil adage se trouve d'accord avec l'expérimentation la plus moderne. Toutefois.

CHilLEUR.

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désinfectant et qui ait appayé son opinion sur des expériences qui ont ouvert la voie à ses successeurs. Davaine (1) et après lui Baxter (2) ont repris cette étude avec une grande rigueur expérimentale, et Ton sait aujourd'hui à quelle température un grand nombre de virus cessi^nt d'être inoculables. Le vaccin était naturellement désigné pour servir de première base à ces recherches ; Henry, dès 1831, exposait du virus vaccin à des températures déterminées, pendant un temps précis, et il notait le résultat des inoculations feites avec ce virus. Voici d'abord les résultats obtenus par W. Henry :

Action de la chalboi sur^le vaccin (Henry).

Températare. Dorée de Pexpotilion.

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