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cancer. La pâte était d'ailleurs décolorée, elle était redevenue blanche, ce qui prouve que l'iudure d'amidon s'était décomposé.

H nous est impossible de classer avec Chalvet les topiques modificateurs des plaies pai'mi les désinfectants thérapeutiques ; modifier la vitalité des tissus malades est tout autre chose que les désinfecter. Chalvet en arrive à classer*la glycérine parmi les désinfectants, parce que « la glycérine pure, qui absorbe les parties aqueuses des produits morbides, modifie favorablement les surfaces suppurantes » ; de même il est conduit à ranger le cautère actuel, le nitrate d'argent et même l'excision des bourgeons charnus parmi les désinfectants, pai-ce qu'ils modifient la vitalité des plaies. Pour un peu plus, on rangerait le bistouii parmi les désinfectants, parce que l'ablation du tissu gangrené fait disparaître l'infection des lambeaux sanieux.

On a jiroposé en ces dernières années, pour le pansement des plaies en annpngne, l'emploi de poudres formées d'un excipient inerte, tel que la gomme .trabique, et un agent antiseptique eu poudre, à la dose de 2 à i 0/0: acide phénique, acide salicylique, acide borique. On a même employé le camphre, le tannin, l'acide salicylique en poudre, sans aucun mélang.;. Les poudres peuvent être répandues avec une spatule sur la plaie ou insufllées à l'aide de petits soufflets improvisés. Le pansement sec à quelques avantages pour les plaies récentes qui sécrètent peu : c'est un pansement d'attente, jiar oeclusion. Neudurfer croit qu'en campagne on peut de la sorte remplacer le pansement ordinaire de Lister pour les malades à transporter au loin (I).

La désinfection est plus dinicile, mais s'obtient par les mêmes moyens, quand la lésion est profondément ca-

(1) Dziewonski tl Fil, Antiiipiu prlmltivi lur U ehanp dt bataille. (Revue mititaire dt midtciitt tldê chirurgie, juin al juillet 18Sl,p. I89-)

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chéc : cancer de rutcrus, du rectum, etc. Vozèpie, surtout quand il y a carie des os, fait le désespoir des malades et des médecins ; c'est ici en vérité que le lavage et Tentraîncment préalable des sécrétions altérées est indispensable. Ce lavage réussit admirablement par le procédé du professeur Duplay,qui, au moyen d'un récipient placé à 50 centimètres ou i mètre au-dessus de la tète du malade, fait passer dans les cavités nasales, à l'aide d'un emboilt ajusté dans une narine, 6 ou 8 litres d'eau simple, alunée, phéniquée ou boratée, deux à quatre fois par jour. Les solutions plus ou moins diluées de coaltar saponiné, de chloral, de permanganate de potasse, la liqueur de Van-Swiéren, les poudres absorbantes de sous-nitrate de bismuth maintiennent et assurent jvarfois la désodorisation.

M. le I)"" E. Vidal, à l'hôpital Saint-Louis, nous a dit avoir employé avec succès le mélange suivant :

Eau de Saiul Luc (soluiion de chlorure de

ziuc à 50 p. 100; 30 grammes.

Acide borique 1 —

Ammoniaque liquide q. s. pour neutraliser

Eau 1 litre.

On fait une injection le soir avec une seringue de verre ; le matin, un grand lavage avec un demi-litre de décoction de feuilles de noyer, à laquelle on ajoute une cuillerée de sel de cuisine. Plus tard, on fait par jour deux injections de chlorure de zinc.

Il ne faut pas méconnaître toutefois que Tozène est Tune des infirmités dont le traitement, même palliatif, donne le plus de déceptions.

Il est une autre affection qui s'accompagne d'une odeur extrêmement fétide, où la désinfection est difficile. La fétidité de Vhaleine a le plus souvent sa source dans deux lésions fréquemment méconnues : V Taccumulation de matière caséeuse dans les lacunes de l'amygdale hyperti'ophiée ; T la stagnation et la décomposition putride de

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mucosiU's adhérentes à la face supérieure du voile du palais ou (le l'iUTicre-cavité des fosses nasales, dans les cas de rhinite postérieure ou do pharyngite chronique. Dans le premier cas, la malnxation de l'amygdale avec le bout du doigt, la gargarisiilion, c'est-à-dire l'acte de se gargariser, amènent l'expulsion de petites masses jaunâtres, extrêmement fétides quand on les écrase, et qui remplissaient les vacuoles de l'amygdale. La gargarisation doit être fuite avec de l'eau pure ou avec une solution de borax à 2 0,0, dans la posilioit Iwrhotitale ; les efforts pour empocher le liquide d'être avale sont beaucoup plus grands dans cette position, et les contractions nmseuhiircs très énergiques, en pressant l'amygdale en tous sens, expriment plus facilement le contenu de ses lacunes agrandies. L'ablation des amygdales est parfois le seul moyen de faire cesser la féiidiié de l'haleine. Dans le second cas, c'est l'irrigation na^leà grande eau,commedans roi!i'ne,qui rend les meilleurs services. Troltsch, dans son Traité des maladies de Voreille, a donné une description excellente de cette variété [wriiculière de la pliaryngiie nasale et énumén> les moyens thérapeutiques. On comprend que pour obtenir la desinfection dans ces deux cas, il faut connaître la cause de l'infection ; le diagnostic étant posé, c'est à la thérapeutique à intervenir.

Les ulcérations des cordes vocales et l'accumulation des matières infectes et putréllées dans les ventricules du larynx ou les replis aryléni>épiglot tiques sont souvent aussi une cause de fétidité extrême de l'haleuie ; ici encore la notion de la cause indique le remède.

Les liquides morbides accumulés dans les cavités et exposés au contact de l'air se putréfient rapidement, et leur résorption est une cause de graves dangers ; il suffit de citer le liquide de Vempijème, les lochies. Pour désinfecterdes abcès froids, il faut avant tout, éviter la stagnation ; des lavages préalables, faciles aujourd'hui avec l'apparcit

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de M. Potain, doivent être faits à grande eau dans la plaie; c'est alors seulement que l'on doit employer les désinfectants, après s'être assuré qu'une large ouverture de la paroi donne une issue très facile aux lambeaux de fausser membranes qui se détachent et se putréfient souvent dans ces cas.

On doit éviter avec un grand soin d'injecter et de laisser séjourner dans les cavités les dilutions contenant des désinfectants toxiques : on a signalé en ces dernières années un assez grand nombre d'empoisonnements mortels à la suite d'injections phéniquées fortes dans des cavités pathologiques, dans des cas de pleurésie purulente, kystes du foie, abcès froids, etc. La dose journalière de 2 grammes et, dans certains cas rares, de 1 gramme d'acide phénique, introduite dans les voies d'absorption, peut déjà produire des empoisonnements sérieux : on comprend aisément quel danger court le malade dans la plaie duquel on injecte 1 litre d'une solution phéniquée à 2 0/0,, cesl-à-dire 20 grammes d'acide pour 1 litre d'eau ; il suffit que 100 à 150 grammes soient retenus dans la cavité qu'on veut laver pour qu'une intoxication mortelle ait lieu.

La désinfection peut être obtenue par les solutions de permanganate de potasse, par l'alcool plus ou moins dilué, par le coaltar saponiné, etc. L'iode, dont on connaît les propriétés à la fois désinfectantes et excitantes, s'emploie avec avantage à la suite de l'opération de l'empyème; Le lavage peut se faire avec la solution suivante : teinture d'iode 500 grammes, iodure de potassium 30 grammes, eau 1 litre. La solution, qui dans certains cas est beaucoup plus diluée, ne doit pas séjourner plus de quelques minutes. Il est évident qu'elle est non moins irritante que désinfectante.

Nous avons déjà vu que MM. Dujardin-Beaumetz et Martineau ont employé avec succès, dans ces cas, les injections de chloral (10 à 40 grammes d'hydrate de chloral par

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litre d'eau) : ces doses énormes de chloral produisaient une désinfection parfaite et ne déterminaient aucun phénomène narcotique, bien qu'une certaine quantité de liquide restât dans la cavité pleurale tapissée de fausses membranes. M. Martineau ajoute à la solution de chloral, par litre, 30 grammes d'une teinture d'eucalyptus obtenue en mêlant 10 grammes d'huile essentielle d'eucalyptus à 1 litre d'alcool.

■ La désinfection des lochies est depuis quelques années poursuivie par beaucoup d'accoucheurs, qui voient dans la stagnation de ces produits putrides l'une des conditions les plus favorables au développement des accidents postpuerpéraux. Cette désinfection doit être recherchée par des injections intra- vaginales et même intra-utérines, à l'aide de solutions phénîquées ; mais ici il s'agit d'une opération grave, qui ne doit être pratiquée que par une main chirurgicale, à l'aide d'instruments spéciaux, de canules à double courant, assurant de la façon la plus certaine l'issue immédiate au dehors du liquide injecté. La solution phéniquée au millième, la solution forte d'acide borique, doivent être généralement préférées. Ces exemples nous paraissent suffire pour faire connaître les ressources dont le praticien peut disposer.

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