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1. Le matin, (Ml s'éveillant, donner son cœur à Dieu, laiie le sii;ne de la Croix avec de Teau bér.ite. Faire sa prière aussitôt ai)rès le lever, et avant <le sortir de sa chambre, afin de ne pas s'exposer à l'omettre^ tout à fait ; la réciter au j)ied du crucilix, qui doit tcnijours se trouver dans la chambre de tout bon chrétien. No jamais omettre l'examen de ])révoyance ; y prendre de fortes résolutions pour passer saintement la journée. Après la prière, faire un quart d'heure au moins de méditation, ou une lecture méditée, soit dans r//>t/7a//o?i, soit dans le Combat spiritueL soit dans tout autre ouvrage qui serait désigné par le confesseur.
2. Assister à la sainte Messe tous les jours, s'il est possible. S'y servir toujours d'un livre. Le dimanche, assister à la Messe de paroisse ; ne pas manquer aux Vêpres, et, lorsqu'on en est empêché, y suppléer par quelques prières et lectures chrétiennes. Se faire un devoir d'aller entendre la parole de Dieu, toutes les fois qu'on le peut.
3. Faire la prière du soir en commun, afin de la rendre plus efficace, de la faire avec plus de ferveur et de remplir l'obligation où l'on est de faire acquitter de ce devoir
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ceux (jirou a sous sji dépcMidaucc. Si on no peut la faire en famille, la faire en particulier dans sa chanil)re ; n'en rien omettre, et bien se tenir malgré le sommeil et la fatigue. Faire surtout, avec le plus grand soin, Pexamen de conscience, et se repentir du fond du comr des fautes commises ]»endant la journée. Après la prière, lire une partie au moins du sujet qu'on doit méditer le lendemain matin. S'endormir dans de saintes pensées et en récitant unii j)rièrc à la très-sainte Vierge.
4. Conserver les ]jratiques pieuses qu'on a observées dans son enfance. Ne point omettre la prière avant et après le repas ; ne jamais en rougir. Demeurer fidèle aux dévotions qu'on a embrassées, surtout à la dévotion envers le saint Sacrement, la très-sainte Vierge, saint Joseph, l'Ange gardien et les âmes du Purgatoire. Se faire une douce obligation d'avoir toujours sur soi son sca])ulaire et son chapelet ; quand ils sont hors d'usage, de les remplacer sans retard. Chaque jour, réciter au moins une dizaine de chapelet ; le réciter en entier quand on en a le temps ; faire, si on le peut, une visite au saint Sacrement.
5. Supporter avec résignation les épreuves et les souffrances. Pratiquer quelques mortifications volontaires, particulièrement aux repas ; s'y abstenir de ce qui n'est propre qu'à satisfaire le goût, ou à flatter la sensualité. Se mortifier dans les choses communes et ordinaires, comme de renoncer à l'inclination que Ton aurait de faire une chose inutile ; de garder soigneusement sa vue ; de réprimer' la curiosité d'apprendre certaines nouvelles ; de retenir une raillerie ou un bon mot qui serait contraire à la charité ou qui contenterait l'amour-propre ; de ne point chercher ce qui flatte la sensualité ; de régler les plaisirs innocents ; de s'abstenir quelquefois des plaisirs les plus permis ; de retrancher dans les hal)its ce qui sent la vanité ou la mollesse ; d'avoir des manières honnêtes à l'égard des personnes pour qui l'on se sent de l'antipathie ; etc. Se mortifier ainsi est nécessaire pour établir en soi l'empire de la grâce et détruire celui de la nature.
6. Ne point partager la coupable négligence des mondains, relativement à l'instruction religieuse. Lire et étudier régulièrement quelque bon livre de religion ; regarder cette étude comme très noble et très-importante pour le salut. Surtout assister aux prédications avec assiduité et un désir sincère d'en profiter, considérant que la parole de Dieu est le pain spirituel de nos âmes,
n «pu* I V'C(Mil4'r a N « « «h^'Mii ■ « I iii« jii.ii.i'i» . »«i«Mii«r sans fiuil ous'rii priver Imluliirllfiin'ïil, rv^l <*ître iiiorl ; IVm'ouI( r uvc'cî m^^piis, cVht avoir un hI^ih^ dtî r/^pnilmtioii.
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Avoir 1 ( sprii dr /Mo insrp:inil)U* du vrai amour <!<' l>iru, <*t pour <"('la piôtiT un «'oiicours cHicaro aux (i*uvn*>* do pirto et do ('li:iritr, (cllos «pio cortaiuos hous(*riptioim v\\ i'avour dos oj^liscs ou «les pMUvros, la propa;^a(iou d<vs !>onH liviTS, (le. N'rilh-r à ce (pio ses iiifVTJrins comiai^-nit ot pral i((ih'iit la rrlii;i()n.
S. So conl'osscM" IViMpU'Minu'nl ; lo lano Uais les huit JouiN, si ou a (pH'lqur <lr>ir (ravaucor dans la poiToction ; lo fairo au nuûus tous les mois, si ou vout travaillor sôriousomout :\ son salut, (^uand on a eu lo niallicur do tond)t'rdans iiuo lauto «^lavo, so confosscr wm.s uucini rotard, aliii i\i^. ut^ ]).is s'oxposer au dinL^rr do, s(î ])ordre. liO jour do la courossion, liio son ro^lomout, oxaminor s il a éto oxaotouu'ut obsorvo. Au cas où 1 on rcmanpio qucl(pUMit\uli*»once, no pas se décourager et S'animci- ^ être 1)1 us lidèlc.
i). Faire la sainte Comnuuiion aussi souvent qu'on le ])ourra, en se laissant guider par un confesseur éclairé. La faire particulièrement aux fêtes de Notre-Seigneur et de la très-sainte A'ierge. La veille do la communion, k'v préparer par la })ratique de ((uelipies bonnes œuvres, telles que Taumone, la mortification, la récitation du chapelet, qXc. Le jour de la comminiion, se retirer des sociétés dissipantes et se conserver dans le recueillement ; faire une visite au Si\int Sacrement.
10. Chaque mois, prendre un jour pour se préparer à la mort, faire ce jour-là toutes ses actions comme si on devait mourir. Clia([ue année, choisir une éi)0(|ue et un lieu favorables pour faire deux ou trois jours de retraite.