‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 118 sur 124 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Du corps par rapport à ses attitudes, etc.

Beaucoup de jeunes gens affectent de marcher courbés, de telle sorte qu'on les prendrait pour des vieillards ou pour des personnes naturellement votitées. Le corps doir être droit, les épaules non arrondies et la poitrine étendue. Il faut éviter, en marchant, de trop balancer les bras, ni de les tenir pendants avec roideur aux côtés ; le mouvement doit en être modéré, et la pose, aisée, naturelle et sans contrainte. C'est une preuve de mauvaise éducation de s'accouder lorsqu'on parle ou qu'on écoute, de pousser et d'écarter avec le coude et l'épaule celui qui s'avance pour parler. Il est mille autres moyens de se défaire des importuns ou des grands parleurs, sans avoir recours à la rudesse. En toute rencontre, il faut observer la politesse et l'urbanité. S'il 9,rrivait qu'on voulût éviter certaine compagnie, et que

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Il faut s(* laver les nniins touH les nnilins, avant 1<*^ repas, et tontes les fois que Ton a toncliiM|MclipH*clioH4*f|ni peut les salir. Les enfants ne doivent Jamais, après s'cire lavé h's nniins, les essuyer à Icuis habits, on à tout ant:e olijet «pli n'est pas destiiu'* à cet usa^e.

IVcsenter su main à une personne supérieure, ji iiui.UH <pi'ou ne soit <lans rinlimilé avi'c elle, serait une iinivihlé ; et si elle donne ce témoi;^naj;e de bonté, il faut le reei voir avec re>pect et i econnaissiincc, en B'inclinant et présentant la sienne. Il y vu a (pii présentent la main avec iVoideur ; d'autres ne présentent cpie deux on trois doinis: ceci ressent la hauteur. Kn <lonna!it la ujain, aussi \nvn (pi'en touti' autre occasion, il faut témoigner beaucoui) de cordialité. On frois.se moins les sentiments des autres, on ne leur ollrant point la main, (pi'en le faisant avec froideur et réseive ; toutefois, il faut éviter avec soin la rudesse. La poignée de main est un sii^ne commun de })aix, de familiarité et de bienveillance; aussi doil-elU* toujours être l'expression de ces sentiments, plutôt ({ue l'inspiration de la jjolitique ou <le la dissimulation.

^lonlrer au doi<i:t, de loin ou de près, la personne dont on parle ; tirer les doigts les uns après les autres, les rennier à tout jiropos ou les faire craquer, sont de graudea inciviliu's.

Il faut se nettoyer les ongles dès qu'ils paraissent se charger d'ordures : c'est une impolitesse de le faire en présence de qui que ce soit. Ou ne doit ])as se couper les ouglt s au-dessous de l'extrémité des doigts, ni laisser <les fdainents de chair couvrir le demi-cercle blanc qui se trouve à leur extrémité inférieure.

En s'asseyant, il faut se mettre à l'aise et ])rendre une posture gracieuse, mais sans recherciie toutefois ni affectation. On doit, étant assis, se tenir ferme sur sa chaise, sans trop sn re:- ni écarter les genoux. Il f.iui a\ oir soin d'arranger nuxlestement ses jMcds, sans les allonger, ni les enfoncer si éiroitemeuL sous la cliai.-c q^uils fiussent

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projeter les genoux ; on évitera éi^iilenient de les appuyer sur les barreaux des chaises, comme aussi de faire avec eux du bruit sur le plancher.

Lorsqu'on est debout, on doit avoir les pieds en dehors, les talons séj)arés et éh)ignés un ])cu l'un de l'autre, ne pas les remuer sans cesse, bien que, j)()ur se mettre mieux à laise, on puisse parfois les changer de position.

Plusieurs, en marchant, traînent leurs pieds d'une manière négligente ; <piel(ines-uns maichent sur la })ointe (hi])ie(l; d'autres ])ir()uettent sur le talon: ces sortes de marches sont ridicules. Quoiqu'il soit difficile d'indiquer des manières de marcher ap})ropriées à chacun, on peut iidmettre comme règle générale qu'on doit lever un ]>eu le coude-pied, ce qui a ])()ur elïet de donner de la roideur au genou et de la grâce aux épaules. I^e ])as ne doit être ni trop long ni trop court. Il faut que la marche soit modérée et sans précipitation, à moins que la nature de ses occupations ou de ses affaires ne l'exige ainsi. Il faut, en toute occasion, avoir de la dignité dans sa démarche et observer les règles de la politesse.

En terminant, on ne saurait trop recommander à toute sorte de i)ersonnes, surtout aux jeunes gens, d'avoir soin de se laver souvent les pieds et de changer fréquemment de bas. Si, d'une part, la négligence de l'un quelconque de ces deux conseils a des suites des plus désagréables ; de l'autre, l'attention à s'y conformer ne peut que produire les plus salutaires effets.

DEUXIEME PAKTIE,

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