X. Quels prodiges s'opérèrent à la mort do Jésus-Cbrist
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sieurs sépulcres s'ouvrirent, et des morts ressuscitèrent i le voile du Temple se déchira ; le soleil s'obscurcit, et il offrit l'aspect d'une éclij)se totale, quoique ce fût en pleine lune : ce qui fit dire à Denis l'Aiéopa<;ite que le Dieu de la nature soullrait, ou que le monde allait finir. Tes prodiges furent inutiles à la conversion des Juifs: quelquesuns seulement, à l'iniitation du eenturion romain, se frappaient la poitrine en disant : " Cet homme était vraiment le Fils de Dieu."
2. Cependant les Juifs, ne voulant pasque les corps restassent sur la croix le jour du sabbat, prièrent Pilate de leur faire rompre les jambes et de les en faire descendre. Le gouverneur envoya donc des soldats qui rompirent les jambes aux larrons; et voyant que Jésus était mort, ils lui percèrent le côté avec une lance. Ainsi le prophète l'avait annoncé ; "Vous ne briserez aucun de ses os; "et ailleurs: "Ils verront celui qu'ils ont percé."
3. Joseph d'Arimathie, voulant ensevelir le corps de Jésus-Christ, demanda à Pilate la permission de le descendre de la croix ; et Nicodème s'étant joint à lui, ils l'embaumèrent avec des parfums précieux, le mirent dans un sépulcre neuf, taillé dans le roc, et en fermèrent l'entrée avec une grosse pierre en présence des saintes femmes qui les avaient accompagnés.
4. Par ces mots : Jésus est mort^ on doit entendre que son âme a été séparée de son corps ; mais il faut bien remarquer que sa divinité n'a été séparée ni de l'âme ni du corps: elle est toujours demeurée unie à l'un et â l'autre.
5. Jésus-Christ s'est soumis â la mort, et, par sa mort, il a sanctifié la nôtre. Il nous a mérité la grâce de faire de cette peine du péché un sacrifice volontaire et trèsagréable à Dieu. 11 s'est soumis à l'humiliation de la sépulture, pour ôter à cet état ce qu'il a de triste pour la nature, et afin de nous remplir de Tespérance consolante de la résurrection future de notre corps.
6. La vue de notre chef renfermé dans le tombeau d'où il doit sortir plein de vie, nous assure l'accomplissement de ce que l'Apôtre nous promet pour nous-mêmes, en ces
2. Que firent les soldats voyant que Jésus était mort?— 3. Comment futil enseveli?— 4. Que faut-il entendre par ces mots Jé>iU8 est mort .^ — 5. Pourquoi J.-O. a-t-il voulu mourir et être enseveli? — t>. Quelle espécauce doivent nous inspirer la mort et la résurrection de J.-C. l
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ti^niU's : !<(' «uip^, roiiniM' iinr ^iiim'Imt, rnl iiiih vu tonc (laiiH un ^*tiit do corruption, et il rcHHUHcitiMu irirorruptihlt» ; il est mis (M) terre tout «iill'orine, et il n'HHUwiteia ;;Iorieux ; il est uns en (erreroinine un eor|>s anirniil,
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MXKMn.IlS. *■ h'où \irMl qiK'NOUS ne VoU^ fïu'lie/ jiunais, el (jue vou> ne p:ir:iisse/. janniis ému, <pioi <pron puisse vous (lire, et (pnl<|ih' « liose (pi'on v<»us Ijusse?'' (lisait i\ saint IOI/(''ar, comte d'Arian en Trovenee, sa vertueuse ('pouse. Il lui lit cette r('«ponso: ** Comment pourrais-Je me lâcher contre quchpi'un et former des plaint;'s, loisijue je pense de (picllcs iî;;n(»minics .I(''sus-('hrist mon Sauveur a (''té rassasié j)our moi? (^ue d'allreux tourments il a endurcvs pour mon salut ! La seule pensée de SCS sou lira nées et de la charité admirahlc qu'il a eue j>our c(Mix (pii l'ont fait soulVrir et mourir, me <'OUvre <le confusion en voyant ((Uejene soutire rien ])our lui." -SuRius.
— Un paysan viMidéen revenait du combat. Il avait la tête fendue d'un coup de sahre et le sanj; ruisselait à Ilots. Déjeunes tilles bandèrent ses plaies en j)leurant. *' Ce n'est rien, mes ch^M'cs enfants, dit-il, Notrc^ Seiirneur Jésus-Christ a bien soutîert davantauc."
PHAPITRE VIT
CUllK 1>K LA MOKl DE .TKST\^-rîrRTSr : SA KKSrRRKrTIOX.
Est descendu aux eiiftM-s. le troisième jour est ressuscité (les morts.
ARTICLE PREMIER
Est descendu aux enfers.
]. Jésus-Christ étant-mort, son âme descendit aux limbes, c'est-à-dire dans le lieu où reposaient les âmes des patriarches et des saints qui étaient morts depuis le commencement du monde. Ces âmes saintes aimaient et gloritiaient Dieu dans l'attente du divin Libérateur, mais elles n'étaient point admises dans le ciel, parce que l'entrée en avait été fermée par le péché de nos premiers parents, et qu'elle ne devait leur être ouverte que par la mort et la résurrection de Jésus-Christ.
1. Qu'entendez-vous par les limbes? Quel était Tétat de« âmes oui y reposaient?
84 R^:SURRECTION I)K N.-S. .TKSTTS-CHUlST.
L\ A h\ i)réseuce de rAiiic sainte <le Jésus-Christ, unie à sa divinité, les funes justes commencèrent à jouir du bonheur qu'elles désiraient avec tant d'ardeur; cependant elles ne montèrent dans le ciel que le jour de l'Ascension, parce qu'il était convenable que Celui qui par sa mort en a oun ert les i)ortes, y entrât le i)remier: ce fut donc en ce jour (qu'elles y entrèrent avec lui, pour honorer son tri()mj)he, et y jouir à jamais du fruit de leurs travaux.
Exemples. — Dans l'Ancien Testament, Dieu avait ordonné (lu'il y eût dans la terre promise six villes libres destinées à servir d'asile à ceux qui, involontairement, tuaient un homme, afin que les parents du mort ne pussent le venger, selon que la loi les y autorisait: le fugitif devait y demeurer jusqu'à la mort du grand prêtre, après laquelle seulement il pouvait retourner dans son pays. Ces villes de refuge étaient une figure des Limbes. Là, en eflTet, étaient conduits par leur ange gardien tous ceux qui, bien que souillés de la tache originelle, ou n'avaient pas personnellement péché (comme les enfants a vaut l'âge (le raison), ou avaient déjà expié leurs fautes. Ils y étaient en sûreté contre le prince de l'enfer. Ils durent y rester jusqu'à la mort du grand prêtre éternel, et c'est seulement alors qu'ils purent entrer dans la céleste patrie.
— Lorsque vous vous préparez à la sainte communion, disait à ses disciples un saint personnage, tâchez d'entrer dans les dispositions des saintes âmes cjui depuis quatre mille ans attendaient dans les limbes la venue du Libérateur. Qui pounait exprimer la joie qu'elles ressentirent lorsque, pour la première fois, elles virent lame et la divinité de cet auguste Libérateur ! Avec quels transports se i)rosternèrent-elles pour lui rendre leurs hommages et le remercier de la satisfaction qu'il venait d'oft'rii pour elles, et de la grâce qu'il leur accordait en se communiquant ainsi à elles! Elles ne furent plus occupées que de lui. Renoncez de même à toute autre affection, et attachez vous uniquement à lui pour le temps et poui l'éternité.