‹ Traité des devoirs de chrétien envers DieuChapitre 31 sur 124 · Quand entrèrent-elles dans le ciel · texte numérisé non relu

Quand entrèrent-elles dans le ciel

LE TliOlSlKMK JOT^R I-ST UESSrSCITK DES MiHl TS.

/\HTI('LKII.

\a' troihicitio jdiir cwt rcfiUKité dos inorta.

1. liO matin du joui <lii Sjil)l)at (Haraedi), Icn Julfh allî^rrnt trouviT Pilate, it lui rapportant cr qui» J/'HUn- Christ avail dit de* sa iV-suirrrlion. ils h* prièrent i\r tain; pirdrr lo sr-pulcic, i\r jn-ur i[\w U'H disciplrs irrnlcva.sseut lo corps dv hur njailic, rt un j)ul>liaHsont ensuite qu'il était ressuscité : Pilate leur permit de s'a-sHurer du sépulcre»: ]'<ms nrr:: dcx (/nrdrs, ]rui' <lit-il, ri//rc, fdHfH-le ijanhr comme voui^ rvntrndrr::. Les princes des prêtres ayant donc fait visiter le corps de Jésus-Christ et fait sceller la pierre ([ui fermait lentrée du sépulcre, y mirent Jeui's gard(\<. Ainsi la Piovidence disposait-elle les choses ])our rendre la mort et la résurrection de Jésus-Christ ]>lus assurét^s et phis aut henti(pu's, ])ar les précautions niémcs que prirent ses ennemis ]u)ur empêcher toutes tromperie. Si le corps de Jésus-Christ n'avait pîus été visité dans le tombeau jjIus de vinjijt -quatre heures après y avoir été dé])osé, U's Juifs auraient ]>u dire (pi'il n'était i>as mort ; s'ils n'y avaient pas mis leurs i)ro}>res <;ar(U's. ils aurai(Mit pu accuser les Apôtres d'avoir j^agné les soldats romains pour cnlevi^r le corps du Sauveur.

2. Cependant, le premier Jour de la semaine, Jésus- Christ étant ressuscité, c'est-à-dire ayant réuni son âme à son corps, sortit glorieux du sépulcre; un Ange descendit du ciel, renveisa la pierre qui fermait le sépulcre et s'assit dessus. Les gardes eu furent tellement épouvantés, qu'ils duvinrent connue morts. Ils allèrent ensuite annoncer cette nouvelle aux piinces des prêtres, qui leur promirent de grosses sommes d'argent afin de les engager à publier que, pendant leur sommeil, les disciples du Sauveur avaient enlevé son corps, leur promettant de les tirer d'alfaire si le gouverneur entreprenait de les inquiéter. Cependant Marie-Madeleine, qui ignorait ce qui s'était passé, et ne sachant pas même que le sépulcre avait été gardé, partit de Jérusalem avec plusieurs autres saintes femmes pour aller embaumer le corps de leur maître. Arrivées au Jardin, elles virent le sépulcre ouvert, et aussitôt Marie-Madeleine courut en avertir les Apôtres. Saint Pierre et saint Jean y coururent, et n'y trouvant que les linges dont on 's'était

1. Quelle précaution les Juifs prirent- ils y)Our empêcher les disciples d'enlever le corps de J.-C ?— L\ Comment J.-C. ressuscitu-t-il ?

Sf) UÉftURBECTlON DE N.-S. JÉSUS-CHIUST.

Bervi pour ensevelir le coi-ps, ils s'en retournèrent, admi-, rant ce qui était arrivé, mais ne croyant pas encore que Jésus-Christ lut ressuscité.

3. IMadeleine, revenue seule au sépulcre, vit d'abord un ange qui l'assura que Jésus-Christ était ressuscité, et peu après elle vit le Seigneur lui-même, qui lui ordonnn d'aller en avertir les disciples; et, i)endant qu'elle y allait, Jésus-Christ se fit voir aux autres saintes femmes restées en arrière dans le jardin. Le même jour il se fit voir à deux disciples qui allaient à Emmaûs ; ceux-ci s'étant empressés de retourner sur leurs pas pour avertir les Apôtres de ce qui leur était arrivé, les trouvèrent réunis dans le Cénacle, conférant sur la résurrection de Jésus-Christ, et assurant qu'il avait apparu à saint Pierre. Aussitôt Jésus-Christ se présenta à eux, leur parla longtemps, et leur reprocha Vincrédulité qu'ils avaient témoignée en refusant de croire ceux qui les avaient assurés de sa résurrection. Thomas, qui n'était pas avec eux, refusa de les croire ; mais, huit jours après, Jésus-Christ leur apparut de nouveau, et, s'adressant à Thomas, lui dit de s'approcher de lui et de mettre sa main dans la plaie de son côté et les doigts dans les trous de ses mains. Le disciple convaincu s'écria : *• Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu !"

4. C'est ainsi que pendant quarante jours Jésus-Christ apparut à ses Apôtres et à ses disciples réunis plusieui-s fois en grand nombre, leur parla, mangea avec eux, leur rappela" ce qu'il leur avait appris avant sa mort, les instruisit sur l'établissement de son Eglise, lit des miracles en leur présence, et les convainquit ainsi de la vérité de sa résurrection.

Exemple. — Jonas est une figure des plus sensibles de la résurrection du Sauveur. Ce prophète reçoit l'ordre d'aller prêcher la pénitence aux Ninivites ; mais, craignant que ces peuples barbares ne le fissent mourir, il s'embarqua pour Tarse. Le Seigneur, indigné de cette désobéissance, permet qu'une furieuse tenipête s'élève sur la mer. Les matelots, eflraj^és et croyant apercevoir quelque chose de surnaturel dans cet accident, jugent que le Ciel poursuit quelque coupable; ils jettent le sort, lequel tombe svu- Jonas. Eeconnaissant son tort, il con-

3. Quo trouvèrent A^ulcleine et le.* saintes femiues dans le sépulcre? A qui J.-C. apparut-il?—- 1. Que fit J.C. pendant les quarante jours qu'il passa sur la terre après sa résurreetion ?

sent à Mni wt(^ dans hi mer, vt il cxhort*; Iiii-in(*'iiH* Ion matelots iV Ir sacrillci* jKMir sauver lY^cjuipa^rr. IIh y rons4Mitrnt, j\ rr^rrt, et aussitôt la tempête s'apais<« ; inaiw lu Seigneur, (|iii \oiilait t<nil A la luis eonserver le proplu^tci et li^urer le mystrir de la Kr^iirrertioii du Sauvrur, permit (uruu monstn* marin rni^ltaitit (hiiiH hou Hein. Au bout (le trois jours il le vomit sur le» sable sans lui avoir lait aueuiMnal. Alors e»' prophrtt', instruit par sa propn expérience, aeeoniplit sa ndssion et convertit S'inive. .lésns-( 'hrist lui-incnu' nous as-ure (juc .Jouas, dans lu ')aleine, l'ut la liiiui-e <lc son ccirp- mis en terre et ressucité le troisième Jour. I>a\iil a\ait aussi aiuioneé ce mv- M'e eu disant au n<an du Me^sie: " Vous ne permet 'VA î)as (|U(* \otre Saint r|»r»u\e li corruption ctii tom-

(ère eu disant au n<an du Me^sie: " Vous ne permet

tre/ pas ([U(* \otre Saint (')»r»u\e la corruf

beau."

AKTICLI: III Preuves de (a Uésuvrection de N.-S. ./('h us- Christ.

1. l^a résurrection de N.-S. Jésus-Christ étant le principal Ibndement de notre sainte Reliii^ion, Dieu a voulu (pu» ce l'ondement lut inéhianlable. Aussi cette vérité a-t-elle le plus uiand deuré de certitude qu'il soit jïossible de dé»sirer. La mauvaise l'oi seule, ou ini aveu<ilement volontaire, i)ourrait résister au témoignage des ApiJtres. qui, en préchant ce grand mystère, n^ont pu ni se tromper, ni nous trom|)er.

2. Ils n'ont i)u èlrc trompés; autrement il faudrait dire que tous les disciples ensemble se sont imaginé voir Jésus-Christ, rentendre, le toucher, manger et s'entretenir avec lui. et cela pendant quarante jours ; ([u'ils se sont imaginé apprendre de sa bouche plusieurs choses nouvelles et importantes sur la prédication de l'Evangile, sur l'établissement et le gouvernement des églises, sur l'administration cies sacrements.. tandis (ju'ils ne voyaient rien. On sent (quelle absurdité il y aurait dans une telle supposition. On peut, à la vérité, se tromper sur une opinion ; mais se trom}>er sur un fait sensible et palpable ; mais s'nnaginer voir pendant (juarante jours ce (|ue Ton ne voit pas, s'imaginer entendre. ce que l'on n'entend pas, toucher un homme que l'on ne touche pas, manger avec lui quand on n'y mange pas, c'est ce que l'on

1. Comment devous-nous regarder la résurrection de J.-C. ? Les preuvtsde la résurrection ?ont-ellcs convaincantes ?— 2. Les Apôtres n'ont-ils V>as pu se tromper eix disant que J.-C. est ressuscité?

88 RfesuKRKrnoN DK N.-S. .H^ISUR-CïTRIST.

ne saurait supposer sérieusement, surtout loi^que ce n'est pas seulement une personne, mais plus de cinq cents personnes qui' seraient dans cette illusion pendant un si louiï espace de temps. 11 est donc impossible que les disciples de Jésus-Christ aient été trompés sur le fait de la résun-ection.

3. On ne peut pas non plus supposer (ju'ils aient voulu nous tromper, qu'ils nient publié cette résurrection sans en être eux-mêmes persuadés. C'est au milieu de Jérusalem qu'ils annoncent la résurrection de Jésus-Christ ; c'est le cinquantième jour après sa moi-t. dans un temps où il eut été facile de les convaincre de faux, c'est devant le Conseil suprême de la nation, devant les princes des prêtres, qui par là se trouvaient coupables du crime le plus énorme, d'un déicide, qu'ils le publiaient hardiment. S'ils n'eussent; pas cru que Jésus-Christ était véritablement ressuscité, se seraient-ils ainsi exposés au grand jour? auraient-ils ainsi méprisé les menaces des chefs de la nation, que cette résurrection rendait furieux, et les recherches qu'on aurait pu faire contre eux, et qu'on n'a jamais faites ? Saint Pierre a été chargé de chaînes jusqu'à quatre fois : lui qui avait tremblé à la voix d'une servante, aurait-il eu le courage de prêcher Jésus-Christ ressuscité dans l'assemblée la plus imposante de la nation, s'il n'avait pas été persuadé de cette résurrection? Loin qu'on les ait convaincus de faux, à la première prédication de saint Pierre trois mille personnes se convertirent, et cincj mille à la seconde.

4. Les témoins oculaires de la résurrection étaient au nombre de plus de cinq cents, et parmi ces cinq cents témoins, aucun ne s'est jamais démenti : tous, depuis le premier jusqu'au dernier, ont persisté dans leur témoignage jusqu'à la fin. sans que ni la crainte des supplices, ni la vue de la mort, aient jamais pu les faire changer. Presque tous ont souflert la mort, et une mort cruelle, pour attester la vérité de ce fait. ". Ce que nous annonçons, disaient-ils. nous l'avons vu de nos yeux, nous l'avons entendu de nos oreilles.. nou"> l'avons touché de nos mains.*'

5. Ce n'est pas tout ; les Apôtres, pour confirmer la vérité de leur témoignage, ont fait les miracles les plus

o. Peut-on supposer que les Apôtres aient voulu nous tromper, en prê- «•hnnt la résurrcrtion?— 4. N'.v a-t-il (lue les Apôtres qui aient été témoins (le la résurrection de J.-C?— ô. Quels miracles tirent les Apôtres pour lontivuicr leur témoignage?

AHCKNHION Dh S. H. .lh<VH-nîH\Hr Mîl

éc'latuntH. Saint l'iorro ><iu'rit m mi iristAtit un hornmi- (le (injiranh' ans, ]M'nIu.H «le rusiitr*' <1<* si*h nM'inhn**< depuis sa naissan<'r, ronnu <lr louU* la villo; et c'rHt au nom (l(j Jivsiis-Clirist rcKsnscitr (pTil fait ce niiniclc daiiH lo 'lVnij)l(», i\ la vui^rum' Inulr «le témoins. On éti-nd dans 1rs iMH's, pîir où il dnii pa .-«r, ilrs nndadcs d<* UmU*

CSprCC, ri r«»inlM'r ^rulr < l< T A pnl H- Irur nMMJ M toUs lîi

santr.

<i. Ccllr \rrih' de la r<'-nnrrii(HMlr .losuH-Christ .j<'tt4* sui- la IvN'Iiuion une lunii( r«" aussi (M-lalantr <ju<' ccllf du soleil sur li* mou«lr. Puiscjuc .lésus-i 'Inist est ressuscite'', il est vraiuu'ut le Fils de Dieu, comme il l'a dit; sou (Misei^nerueut est eu tous points véritahle : la K<'li ^iou qu'il a élaMie est iucoutestal)lenient divine.

1'!.\i:mimj:. -Mes iVères, dit saint Au;;ustin, la résurrection do Jésus-Christ est si certaine, (jue nous pourrions en ])rendre :\ témoin les soMats chartrés de garder son eoips ; mais l'avariée oui avait cornunpu un jierfide disciple fut aussi employ("e i)our j)ervertir les premiers témoins de la résurrection. '' Nous vous ])aierons bien, leur dirent les Juil's, si vous dites que, pendant que vous dormiez, ses disciples sont venus et l'ont enlevé." En vérité, ils se sont bien trompés dans leurs recherches. (Ju'avez-vous dit ? fuu^sse malheureuse! ]']st-il ])ossible ([ue vous vous i)ré ii)iliez avec tant d'aveuglement dans les abîmes d'une malice détestable ! " Assurez, disiiient les Juil's aux soldats, assurez que, ])endant que vous dormiez. SCS discij)les l'ont enlevé." Misérables, il faut que vous soyez bien endormis vous-mêmes pour nous produire ainsi des témoins endormis!

riTAprriîE viii.

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