ASCENSION DE N.-S. JÉSUS-CHRIST
Jésus-Christ ost niontc au ciel ; il est assis à la droite do Dieu.
1. Quarante jours après sa résurrection, Jésus-Christ assembla ses Disciples sur la montagne des Oliviers, et là, ayant levé les mains, il les bénit, et se sépara d'eux. Ils le virent s'élever, jusqu'à ce qu'une nuée le dérobât à
6. Que prouve la vérité incontestnl>le de la résurrection?— 1. Comment uomme-t^on le mystère par lequel J.-C. a cessé d'être visiblement sur la terre ? Quand et comment J. C. monta-t-il au ciel ?
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leurs yevix ; aloi-s deiLx Anges leur ap]rcirurenl, et leur apprirent que le Seicrueur descendrait un jour du ciel de la même manière qu'il venait d'y monter.
2. On dit que Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu son Père, par une iinatre sen.<ible empruntée des choses humaines, jjour l'aire concevoir que riiinnanité sainte de Jésus-dirist est élevée dans le ciel au plus haut de^t^ré de <::loire et de i)uissance, et qu'elle s'y rei)ose après ses travaux comme sur le trône éternel de son empire, (iuand im roi associe son fils à la royauté, il le fait asseoir sur le trône à côté de lui. pour marquer qu'il veut ({u'on le reuarde comme son égal, et ((ue tous les ordres de l'Etat lui rendent le respect et l'obéissance comme à lui-même.
Or l'Ecriture représente Dieu assis sur son trône, comme Eoi du ciel et de la terre : ainsi, quand on dit que Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu son Père, on doit entendre qu'étant, comme Dieu, égal à son Père, il est, comme homme, par la grandeur de sa gloire et de sa puissance, au-dessus de toutes les créatures, parce que son humanité sainte a le glorieux avantage d'être unie à la personne du Verbe.
8. Le Fils de Dieu, au sein de sa gloire, s'occupe de nous, il est attentif à tous nos besoins ; il exerce l'office de médiateur et présente à son Père les cicatrices des plaies qu'il a reçues dans sa Passion, pour implorer sa miséricorde en faveur des hommes. Il y est notre avocat et notre défenseur; la voix de son sang sera toujoui-s plus puissante pour nous obtenir mis*éricorde, si nous travaillons à nous appliquer ses mérites, que celle de nos crimes pour attirer sur nous les châtiments de la justice divine.
4. Jésus-Christ est dans le ciel comme notre Eoi et notre Seigneur ; il a sur nous lui souverain empire, nonseulement parce qu'il nous a créés et qu'il nous conserve, mais encore parce qu'il nous a l'achetés. Nous sommes donc à Jésus-Christ comme son héritage, sa conquête et le prix de son sang.
5. Jésus-Christ dans le ciel est notre pontife ; il a exercé la fonclion de pontife sur la croix en s'offrant luimême à son Père comme ime victime de propitiation
2. Que signifient ces paroles, rut nsnin à hi droit*' <h Di»ti ?—?>. Que fjiit J.-C. dans le ciel, et quelles lonctions y exerce-t-il ? 4. Quels droits J.-C. a-t-il sur nous comme Roi et comme Seigneur ?— 5. Comment J.-C. est-il notre Pontife dans le ciel ?
])fmr no^ p(H'h('»rt : il rt'xrn'r oihnut «liin-^ In noi, ./u oumi ussis i"\ sji «Iroiio, il so ])nVHriil<> \u)uv iiniis ilrviiiit lui ; et oonnno il possnlc un Hamnlocr /«hTiirl, il prut toujoui'v* suuvrr crux (jui s'approchent dr Dieu par son cînlrcniirt*?. Ayant donc pour pontilo .Icsus, Fils de Dieu, qui vni monté au plus haut «les cicux, pn'scntons-nous avc<' roullanci» devant son trône, alin d y ree^'voir miséricorde ri d'y trouver le secours de sa ^rAce dans tons nos hesoiiiH ; car le pontile cpuî nous avons n'est pas tel, qu'il \H' ])uisse conJi)atir î\ nos taihlesses, puiscpi'il a voulu être éprouvé, connue nous, par toutes sortes de iumux. <|Uoiqu'il fût sans péciié.
(î. Mutin .lésus-Christ dans h^ ciel est notre chef, c'està-dire qu'il est î\ la tête d'un corps dont nous sommes les menil)res. i\^ corps, c'est ri\L;lise, et Jésus-Christ est :\ son l'élise ce (pu» la tête est au corps : il lui conniuiui(pie la vie ci il l'anime de son esprit ; tonte ;;râce, toute bonne pensée, tout saint désir, toute bonne œuvre, toute vertu découle de cette ])lénitud('. «lui est en Jésus-Christ notre chef.
EXKMPLK. — Saint Beruanliu de Sienne et s-iint Fran- <;ois de Sales racontent le fait suivant : — Du ti'mps des Croisades, un pieux gentilhomme français, nommé i^ethbald, né dans les ( avirons d'Autun, entreprit, ainsi que bien d'autres, le ])èleriua.i;(' delà Terre-Sainte. A peine fut-il débaniué sur les rives asiatiques, (pi'il courut à Na/areth, où dcMueurait la très-sainte Vieri::e quand rarchan<»e Gabriel vint lui annoncer le mystère de Tlncarmition. De là, il partit ])our Bethléhem, et visita avec amour et avec foi la trotte où Notre-Seigneur vint au monde. Puis il parcourut successivement les ditî'érents autres lieux qui avaient été sanctitiés par la présence du divin Sauveur : le Jourdain, où il fut baptisé par saint Jean ; le désert, où il passa quarante jours dans le jeûne et la prière ; la mer de (îalilée. près de laquelle il opéra tant de miracles. Mais il s'arrêta surtout aux endroits qui lui rappelaient les soutira nées et la mort douloureuse de son bon Maître. Il fut témoin, en esprit, de son Agonie au jardin des Olives, de ses ignominies chez Caïphe, de sa tiagellation et de son couronnement d'épines chez Pilate. Il le' suivit pas à pas sur le chemin du Calvaire, essiiyaiit dans le fond de son cœur de lui aider à porter sa croix. Arrivé au sommet, il se prosterna la face con-
r>. Qu'est J.-C. dans le ciel, pour l'Eglise?