PRiMAUTii: dp: st. pikrre
ques et des prêtres, fondé des églises ; en tout cela, il» uéè lui ont pas été inférieurs ; mais il n'en a pas été de même, quant au pouvoir de conduire et de gouverner les fidèles, de les ra[)peler à leurs devoirs, s'ils venaient à s'en écarter, de les conserver dans l'unité, etc., puisque c'est Pierre que Jésus-Christ a établi la source, la racine et le fondement de l'unité ecclésiastique, et que lui seul a été investi d'une autorité sans bornes sur le troupeau tout entier.
3. Après avoir dit à Simon : "Vous êtes Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise," Jésus-Christ ajouta : " Je vous donnerai les clefs du royaume des Cieux, et tout ce que vous lierez sur la terre, sera lié dans le Ciel ; et tout ce que vous délierez sur la terre, sera délié dans le Ciel." Les clefs, dans l'Ecriture, désignent l'autorité du gouvernement; elles sont l'image et le symbole de la souveraineté. C'est donc toute sa puissance que J. -Christ remet à Pierre, sans restriction ni limites; il l'établit à sa place ; il le substitue, si on peut le dire, à tous ses droits. C'est pour rappeler cette vérité qu'on représente S. Pierre tenant des clefs à la main. Ces clefs sont au nombre de deux ; l'une exprime le pouvoir de juridiction, l'autre, le pouvoir d'ordre ; l'une est tournée vers le ciel, que Pierre a le pouvoir d'ouvrir et de fermer, l'autre vers la terre, où Pierre a le pouvoir de commander aux lidèles et de leur imposer des lois.
4. L'autorité suprême accordée par Jésus-Christ à saint Pierre a passé, par une succession non interrompue, à ses successeurs légitimes. " p]n quittant la terre, dit saint Léon, saint Pierre n'a pas cessé de gouverner l'Eglise ; uni par une indissoluble alliance aiî Pontife éternel, il préside encore sur son siège et transmet à ses successeurs la solidité, qu'il reçut de Jésus-Christ ; en sorte que, partout où paraît quelque fermeté, on reconnaît aussitôt la force invincible du premier pasteur.
5. D'après la parole expresse du Sauveur, l'Eglise devait commencer à Jérusalem, la cité sainte, pour continuer la succession du peuple de Dieu, et saint Pierre y fut longtemps le chef de la parole et de la conduite. De Jérusalem, où il laissa pour évêque saint Jacques le Mineur, saint Pierre se rendit à Antioche, la métropole de l'Orient. Cette église, la plus illustre du monde, puisque
3. Pourquoi repr6sente-t-on saint Pierre tenant des clefs à Ja main? — 4. L'autorité de saint Pierre a-t-elle cess(- usa mort ?— 5. Quel? ont été les successeur? légitimes àv- ^aiiit Pienc','
l'iji M s I f i' i.i I I I Mnn n î
r>?<t \i\ ([\\v \v nom dr i lutin n a j»ii«- iiai^«-^nf*e, avaii (rio J'ondri' par saint Banialx'' rt nar Miiiit l'aiil ; («'jx-iMlant IMerrc, i\ caUHi» <lo sa <li;;iiito, on fut ircoimu pour le premirr pasteur. A|)r('s y avoir r^î.sid^ pciidant environ sept ans, il /'tahiil saint Ijriuiro il un place. Il vint i\ Konie, la rapKale de Tenipii-e, \ lixa son siè^e, 4't eett«* ville liiineuse, \v eenir*' dt* rindiisliii' et le point de ri'-union de toutes les erreius, «l»'\int la piopre I']^dis4' <le Pierre, le.
palladium de lu \rlih' • i I:» r;iliil;il<- d» l;i n li"inli de
Jésus-Christ.
Il y avait «'n\iron \ iiml-<'m<j aii> «hm* >aiul i'iein it nail son siiVe :Y Ironie, (piand, par nrdrr «le Néron, il lut arrêté et eon<laniné au supplice de la croix, après être demeuré neuf mois en ])ri.^on. Ainsi, saint Pierre transporta son siè^e d'Antioclie à Komi» : il établit si résidences dans cette d(M*nière \ille, et il y soullVit le martyi-e. Par cela même, il y attacha les droits de priniaulé, de prééminence, d'autorité souveraine dont il était revêtu. L'évêciue de Rome a hérité de cette primauté, en vertu de la ])ossession de ce siètic, et il a. comme saint Pierre, ]>lein ])ouvoir de j)aîtrc, (il' réiiir et de gouverner ri\i2:lise de .Jésus-Christ, non .seulement les simph^s tidèles. mnis les ])asteurs euxmêmes.
(). Le nom de pape, i[Uc Ton donne à révê(iue de J<ome, au succcs.^eur de saint Pierre, si^nitie la même ehose que père : on rapi)elle ainsi parce <pi*il est le i>ère, le monar- (pie si)irituel de tous les lidèles. — On donne également au successeur de saint Pierre It* nom de souverain Pontife^ ce rpii veut dire le pontife, révêipie ([ui, de droit <livin, est au-dessus de tous les autres, non seulement en honneur, mais en juridiction, et qui exerce dansPEglise la suprême autorité. On rap})elle encore le très-saint Père, le Chef de rEgli.se du monde, rp]vêciue uuivei'sel de l'Eglise, etc.
7. " Bien que le royaume de Notre-Seigneur Jésus- Christ ne soit pas de ce monde, et que le successeur de Pierre n'ait, de droit divin, aucun domaine temporel, cependant, par la muniiicence des princes chrétiens, une principauté a été attachée au Saint-Siège, sous le nom de Patrimoine de saint Pierre. Cette Principauté temporelle des Etats romains a servi, dans l'ordre de la Providence, à l'exercice libre et non suspect des fonctions spirituelles des Papes, et au développement des intérêts religieux, en contribuant à l'entretien d'institutions de science et de
l). Quel est le îiom que Ton donne à l'évêque de Rome ?— 7. Le Pape, chef suprême de l'Eglise, n'est-il pas en même temps prince temporel?
11*2 MMMAITK 1)K ST. »*Ii:lMiK.
♦'luirité. ïSi lï-véque dv Home ('•tait le sujet d'un souverain politique ou le citoyen d'une répul)li(iue, il y iiuinit i\ craindre qu'il ne jouît pas toujours de cette liberté d'action qui est nécessaire pour que ses mesures et ses décrets soie nt respectés par les fidèles de tout l'univers ; ' ainsi s'exj)rinient le Concile de Baltimore, en 1S40. r\ se sont e\])riniés toiis les conciles tenus dejuiis. y couiin-is le' ( 'oncilc u'cuincnifjuc du N'ntican.
KxKMPLKS. — Durant le schisme d'Antioc^he, saint Jérôme fut in({uiété dans son dései't. On lui demandait av(H* (jui il était en comnuinion. a\ ec Mtal. ou Mélèce. ou Paulin, qui tous trois divisaient le troupeau. Dans le doute, il écrivit au Pape saint Damase en ces termi\< : " Ne suivant d'aiUre chef que Jésus-Chrisr, je suis attaché à la communion de Votre Sainteté, c'est -i\-dire de la chaire de saint Pierre. J(^ sais (pic l'Eulise a été hatie sur cette ])ieiTe. Quicon(iu(^ mange l'Agneau hors de cette maison est profane ; (piicoiupie n'est ])as dans l'arche de Noé, ])érit dans le déluge; cpiicon(jue n'amasse pas avec vous dissipe : ainsi je vous ])i-ie de m(^ njanjuer avec (pii je dois commtHii(|Uci .'■ J.e s()U\('rain Pontife eut ('gard à la ]>rière de saint .Tér(')me. et. en c()nsé(iuence des instructions ivçues de Pome. cet illustic docteur adopta la communi(m de Paulin, (pii l'ordonna i)rétre. — Se soumettre humblement iu\:s décisions de l'Eglise, c'est le seul moyen de ne pas errer dans la foi. — Saint Jéromp:. Lettre 57.
— Daniel O'Connell. l'homme le plus extraordinaire de ces derniers temps, s'est montré, ])endant toute sa vie. le chrétien le i>lus fidèle aux lois de Dieu et de l'Eglise. Loin de icugir de sa religion, alors même que, privée de tous ses droits, elle n'obtenait (pie l'indifférence et le mépris, comme tme malheureuse ])roscrite. il s'en fît toujours tui titre de gloire. Jamais il ne se pr('senta à la cour, sans avoir près (le lui lui prêtre catholique ; partout ox toitjours, il le voulait à ses côtés. Jamais il ne s'assit à un banquet p(^litique, où. mêlés aux catholiques, se trouvaient les hér(Hi(iues de toutes les se(^tes et de toutes les opini(ms, sans (pie son pr("tre. auqu(0 il céda toujours et partout la première place, cnit béni la salle du festin. Dans les réuni(ms publiques, il se faisait une gloire particulière de professer, par ses actes et ses paroles, son attachement à la foi romaine. Et, en efTet, cacher les sentiments de la vraie foi, rougir d'en accom])lir publiquement les préceptes, n'est qu'uue faiblesse et la plus grande
«Ir (outr.-^ Ir> l;iil>lr.Hsr.s ; c'ol |m)III(|IIui < lii- s»* IIplus (uHiiinuiU'iiniil (liiiiH U'H jM'litrs Aiik-h, daii-^ Irr ■ r)ornC's. I.t» vrai ^rnic fut toiijniirs vraiiiuMil ri-li^iiMix ri aima j\ le paraître ; iMiinii^ il ne «•oiimit la \ ile atteinii- du respect Immaiii.
<^ne dirai jr ni;iiiilriiaiit «les sriit iiiieiits de er maiid tlii'c'tirM polir Ir «'IriLir <l('>a patrie? Koi <le l'ait de rjrl:ui<lr, iirhitre du rdiir et de> bras de huit inillioiiH (riioiiimes qui. <<uiMiir d«'s ciilMiit?^. attendaient un si;ine pour ohéir, \rai «lunnpinn et soutien de IMnlisr <al holiqiir. qui lui dut sapins grande Liloirr rt sa lil»eité, il ne sortit Jamais des limites d'iinr ImiuKlc dépeiidanee de son évé- <|ue et (U» son euré. A l:i trie de tous comme personnage politit|ue, comme homme i-cliL:icu\. il s'«'>timait le dernier <le t<uis ; et, nouxcau ('oiistantin, à peine osait-il acceplei pour liii-mcme la (.Icrnière |>Iace dans les assemhlées du cleri»é, (|Uand il y était appclc. pour manifester ses d(\sseins et donner ses conseils pour la d«''lense de la religion et (h* la lihcrté. Prêt à s'clanccr comme un lion contre ((uicom|ue eut osé, dans ses paroles, mamjuer de respect aux juétre^, il <lonnait lui-même les j)reuves du l)lus ]>rolond respect pour < c corp> \énérahle. Il en parlait toujours avec la plus «grande estime et la plus «grande alîection. A^Mit-il donncM' au peuple un motif pour fuir les sociétés secrètes: "Notre clergé, dit-il, nous les a défendues: y aurait-il ])armi nous «luchju'un (|iii osât désohéir à ce clcriié si sauc si hon. si <:;énéreux, si édifiant?"— 1*. \'K\'rt KA. Oraisdif fiinrhrr (VO'CnnneU.
— N'a-t-on pa> \ u ce héros de rirhuide, jilein de res- ])ect et d*anu)ur pour la foi catholiipie, laisser tout, sacrilier tout, quand il s'agissait de la servir et de se mettre à l'œuvre junir l'Ue. l.a défense des dogmes, des cérémonies et de la disci[)line de l'Kglise catholicpie. était le thème favori de ses harangues puhliques et de ses discours privés. (Quelqu'un s'avisait-il de lui jeter l'insulte, à voix hasse et sur le ton sacrilège des anciens jours, en ra])])elant papiste, il se retournait aussitôt et lui ré})li- ([uait hardiment : " Alisérable ! tu crois, en m'appelant papiste, me faire injure, et tu m'honores; oui, je suis papiste, et je m'en gloritie : je suis papiste, et cela veut dire que ma foi, par une suite non interrompue de Papes, remonte jusqu'à Jésus-Christ, tandis que la tienne ne vas pas au-delà de Luther, de Calvin, de Henri A^III et d'Elisîibeth. Eh bien, oui, papiste! Si tu avais une étincelle de bon sens, imbécile, ne comprendrai s- tu pas qu'en
111 r'AHACTKRKS Dl
inatière de religion, il vaut mieux (Vyxnrlre du Pape qu»du roi, de la tiare que de la couronne, de la erosse que de rép6e, de la soutane que de la jupe, des eonciles que des parlements? Rougis donc toi-même de n'avoir ni vraie loi, ni intelligence, et tais-toi."'
A11T1CJJ-: IV.
(\ira('th'ri< dr f l'À/linr.
"rf. L'Kglise est la société des lidèles ivnnis en un seid et même c()ri)s, gouvernés ])ar les i)a.steurs légitimes, dont .Jésus-Christ est le chef invisible, et le Pape, successeur de saint Pierre, le chef visible. jMais comme plusieurs l>rennent et usurpent le nom d'Eglise, il faut (jue la véritable Eglise, l'épouse d(^ l'JIomme-Dieu. ])orte sur son front des signes si éclatants, des caractères si parfaitement inimitables, qu'aucune secte ne pui.sse ni les contrefaire, ni se les arroger. Or. ces marques ne peuvent être que celles de la vérité même ; on en compte quatre princij)ales : savoir, Punité, la sainteté, l'apostolicité et la catholicité.
2. L'Eglise est une. L'unité est le caractère essentiel de la vérité, car Dieu est un, et la vérité, c'est Dieu révélé à l'homme. Le sauveur a demandé que son Eglise fût une ; il la représente sous hi forme d'un bercail qui n'a (ju'un seul pasteur, d'une maison où demeure un seul chef, d'un corps dont tous les membres sont parfaitement unis. Ainsi la véritable Eglise doit être une : une dans sa foi, une dans ses lois, une dans ses espérances, une dans son chef.
3. L'Eglise est sainte. La sainteté est le caj^actère essentiel, la perfection par excellence de Dieu ; cette sainteté en Dieu exclut même l'ombre du mal et de l'erreur. L'Eglise véritable doit donc être sainte: sainte dans ses maximes, sainte dans .ses dogmes, sainte dans ses Sacrements, sainte dans ses i^réceptes, sainte dans le but (pi'elle se propose d'atteindre, .sainte dans ses membres, et d'une sainteté rendue visible par des miracles, afin que tous, savants et ignorants, puissent la connaître. C est pour obtenir une Eglise semblable que Notre-Seigneur est mort. " Il est mort, dit saint Paul, afin de se former une Eglise sans tache et sans ride."
1. Qu'entend on par l'Eglise? Combien y a-t-il de marques de la véritable Eglise, et pourquoi est-il nC'cepsaire de les connaître ?— 2. Comment l'Eglise est-elle une?— 3. Comment est-elle sainte?
l \I{ \( ll>|{Krt l>K l.'f':4.I.IHK. 1 I •
4. L'IEf^lMM u«t n]Kyttolii|iU'. V'tMiir iWn A|iAiret, avoir ^t^^ pivclh r ])jii* eux, V()ili\ le <*aract«^n» «ic la vZ-rit^ ; car c'est j\ eux (|iu' U» Saiivcui" <M)nlia touli's 1rs v/'Hl/'s (ju'ii avait piiixMs lui-inrinc dans le srin de* son Pèrr, \{'v\Uiû qui (iévrlnppaicnt, qui <*(Milirniaifnt. ((ui conqilétaieiit toutes colles ((ue Dieu avait rév/'lées (lepuin le connnenccment du monde. ( "est A eux qu'il donna eonnnission di» les annoncer par tout runi\cis; la \('rital»h' M^lin* doit ilonc venir des Apôtres, renuait<'r jus(|u'au\ Apôtres.
ô. Ji'lO^^lise est cat holique ou universelle. I^a v<''rité est une, et la nu*nie dans tous les temps et dans tourt IcH pays; ce (pii est vrai en lùirope nr peut pas étif faux en Asie; ce (pli est vrai aujourd'hui ne peut j)as avoir ^'t/' faux hier. De plus, tous les hommes étant laits pour la vérité, la vérité doit être accessible :\ tous les honnnes, S4; trouver partout où il \ a des honnnes. Donc la véritable r]i»lise, (Ml (pu seule réside la vérité, doit (Mubra.^scr tous les teuïps, tous les lieux, toutes les vérit(''S ensei;^nées j»ar Notre-Sei^neur Jésus-Christ. Telles sont les manjucs (pu^ doit nécessairenuMit avoir la véritable Ej::lis(» ; il faut tout cela pour ((ue nous puissions la reconnaître; mais aussi, avec cela, il est impossibU' de ne })as la reconnaître et de ne i)as la distinguer de toutes les autres sociéte>.
(). Faites maintenant le tour du inonde, étudie/ toutes les sociétés reliuieuses ([ui (\\istent chez les ditléreiits peuples, et cherchtv, ipU'Ue est, entre toutes, celle (pii vous présiMitera ces (puitre caractères; celle-là, et celle-là seule, est la véritable Kglise. Or, ce voyage a été fait, non ])as une fois, mais des milliers de fois ; non par un homnu", mais par des millions d'hommes ; et toujours il a donné le résultat suivant : les quatre mar((ues de la véritable Eglist^ conviennent unicpiement à Y Eglise romaine que l'on appelle ainsi, parce que le Pape, successeur de saint Pierre, a son siège à Kome, Donc VEgiise romaine seule est une^ sainte^ catholique, apostolique : elle porte donc seule les marques (.le la véritable Eglise ; elle est donc seule, et à l'exclusion de toute autre, la véritable épouse de Jésus-Christ, la colonne et l'appui de la vérité.
7. Il est encore une antre marque de la véritable î]glise, prédite par le Sau\'\^ur lui-même quand il disait ; '* Vous serez en butte à la haine et à la persécution continuelle des hommes." Cherchez donc parmi toutes les sociétés
•1. Comment l'Eglise est-elle apostolique?— 5. Comment est-elle catholique?—6.
15. Quelle est la vt^rital^le Eglise? Pourquoi rai>r<'lle-t-on VEgiise /—T. N'y a-t-U i}oint d'autre? uiarc^ues de la véritable Eglise 'i
IK) CARACTÈR?:8 I)K J.'ÉGLISE.
religieuses celle qui est eu butte à la haine de toutes les autres, à la haine du monde, et vous aurez trouvé la véritable épouse de l'IIonmie-Dicu. C'est à la couronne d'épines, constamment placée sur sa tête, qu'on la reconnaît. Or, cette couronne, nulle secte ne l'a portée, nulle même ne Tambitionne ; c'est un diadème qui orné le front de l'Eglise romaine toute seule. Catholiques, qui tremblez quelquefois au bruit du craquement eti'royable de ce monde qui se disl()(iu(\ loin de vous troubler, les tempêtes (jui assaillent aujourd'hui l'Eglise sont merveilleusement propres à atï'ermir votre foi. Que prouvent ces nouvelles persécutions venues à la suite de tant d'autres, sinon que l'Eglise romaine, votre mère, n'a pas cessé d'être la fidèle épouse du Dieu du Calvaire? Tant que le diadème douloureux ceindra son auguste front, soyez-en sûrs, elle n'aura fait ni avec le monde, ni avec le vice, ni avec l'erreur, aucune alliance adultère. Plus la persécution sera vive, plus vif aussi sera le rayonnement de son inviolable fidélité, plus elle sera digne de votre confiance et de votre amour.
Exemples. — Saint Irénée, évêque de Lyon, qui avait été disciple de saint Polycarpe, disait à Florin, qui semait des dogmes erronés, contraires à ceux de l'Eglise catholique : '• Votre doctrine n'est pas celle des évêques qui ont été avant vous. Il me semble entendre le bienheureux Polycarpe nous raconter les entretiens qu'il avait eus avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur, et nous faire le récit de ce qu'ils avaient appris de sa doctrine et de ses miracles. Je puis assurer devant Dieu que si ce saint évêque eût entendu la doctrine que vous enseignez, il se serait bouché les oreilles, et se serait écrié selon sa coutume : Bon Dieu ! ne niavez-vous réservé jiisquW ce temps que pour entendre de telles choses f Et à l'heure même il aurait pris la fuite.'' — Lasausse.
— Quel homme fut jamais plus attaché à la foi catholique que cet admirable O'Connell, dont nous avons déjà parlé! Ayant été nommé' représentant de l'Irlande au Parlement britannique, malgré la terrible op])osition que lui fit le gouvernement, mais aux grands applaudissements des vrais fidèles, il se présenta à la. Chambre des Communes, pour y occuper le siège auquel l'avait appelé le suffrage de ses concitoyens. Un officier se présente et lui en refuse l'entrée. '''Vous êtes catholique, lui dit-il : il n'y a point de place, pour un catholique, dans une assemblée protestante. Jurez-vous le trente-neu\ième article
i m; \( I î If I -^ IH j 'i'i.Mmi- 1 17
litr"^ i\ mon l'oi ri \\ toute» 1rs lois jiistr.H du jiiirlcilH'iil . mais je \\r jun- pus riiéivsir et 1»' hlasphruH'. .Ii* (IrmamU* •X la <'liaml)rr (rêlnî admis ;ï prouver mon droit. "' i'vlU* <lomando ayant ^46 accordée, nintôt par nii instinct do «ui'iosite (|ue par un juiiHipe di« justice, ()'( 'onnell parle a\iM' tant de toree <|U*il éiiianle ri lait iVémir tout d'abord rassend)lée. Les préjugés <'è<lent,les haines reli^ieus«*H se taisent, les \ieu\ usaj^es ne sont plus éeoulés, l'hérésie se rend, la justice» triomphe ; et \oilà qu'en ia |»ers<Mine d'O't'onmll, le ( 'at holi<*isme pi-end plaee d.in> le pulenieiit dont , depuis trois siée h -s. il était ha uni.
1 /horii'Ui' <|ii(' MOU- ('pioiiN ons pour rhéiv>i". ne doit pa.^ nuire à 1:1 (liaiilé «pie nou> de\<)n> avoir pour tout le monde même pour ceux «pii ne paitaueiit j>as nos eonvi<*tions i-elii:ieuse>. Ayons louj(Mns présente à notre esprit cette l>elle maxime de Saint Au«;uslin; "Détruisez les errtMUs, mais aime/ les hommes. " < )*('onnell, lidèle à ce prineii)e, tout (Mi ci)nd)attant ses adversaires, ne cessait de respecter et d'aimer encore leurs personnes. Ainsi sévère, im}>la('al>le et tiMrihle contre eux sur le ehani}) de ))ataille de la discussit)n i)oli(i(iui\ dans la vie privée, il n'avait pas une parole contre eux; il se l'aisait un devoir de les excuser, de les détendre, et de leur rendre tous les bons t)tlices de la charité chrétienne. — VkliK Vextuka.
— Vn ]>rétre catholi([ne et un nunistre protestant se ])romenaient un Jour enseml)le : ils rencontrèrent ])ar hasard un rabbin .luit. '"Tiens ! dit en riant le ministre protestant, nous voilà de trois religions différentes ; quel est celui d'entre nous ((ui est dans la bonne ? La question est facile à résoudre, réi)«)ndit le rabbin, ("est moi, si le ]V[essic n'est pas venu ; c'est le prêtre catlioliciue, si le Messie est venu ; (pianl à vous, qu'il soit venu ou non, vous êtes dans l'erreur." — V te dp: Mgr. di-: Cheverus.
— '• Je n'aime pas ceux (pii chanuent de religion, disait un prince protestant d'Allemagne à ]M. le comte de Stolberg nouvellement converti. — >si moi non i)lus, répondit le comte ; car si mes ancêtres n'en avaient jnis changé, je n'aurais pas été obligé de revenir au Catholicisme." Cela est très vrai: un protestant qui se fait catholique ne change pas de religion, il ne fait que rentrer dans celle que ses pères avaient eu le tort de quitter. 11 y a à ce sujet une bien belle lettre d'un and^assadeur trançais. malade à Stockholm, capitale de la Suède. Quelqu'iui lui deman-
11^ HORS DK l/l^XiLISK POINT DE RALIT.
(lait si, au cas oCt il mourrait de cette maladie, il n'éprouverait pas une certaine répu,ti:nance à sivoir que ?es cendres seraient mêlées avec celles des liérétiques. — Non, répondit-il, je demanderais seulement qu'on creusât la terre un peu plus bas, et je me trouverai^î avec vos ancêtres, qui étaient de fervents catholiques, — ScHMiD ET Belet.
AKTirjj-: \'.
Hors de l^ Eglise Catholique point de salut.
1. Plus que tout autre, cette vérité a peut-être excité, surtout dans ces derniers temps, les outrageantes clameurs des ennemis de notre sainte Religion. Rien cependant n'est plus fîicile à démontrer et à comprendre que ce ])oint cai)ital.
l'our être sauvé, il faut croire tout ce que Jésus-Chiist a enseigné, et faire tout ce qu'il a commandé ; or, ce n'est (jue dans l'Eglise catholique que l'on croit tout ce que Jésus-Christ a enseigné, et que l'on fait tout ce qu'il a commandé; donc, point de salut hoi-s de l'Eglise catholique.
Xotre-Seigneur compare le royaume des Cieux, qui est ri'^glise, à un roi qui célèbre les noces de son fils, er qui, voyant les invités refuser d'y venir, s'irrite et jure " que pas un de ceux qu'il avait invités ne goûtera les mets de sa table. ' Ailleurs, le Fils de Dieu dit aux Apôtres: " Prêchez l'Evangile à toute créature ; celui qui croira et (|ui sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera (condamné. Les portes de la vie éternelle, dit encore Ife Sauveur, ne s'ouvriront que pour ceux qui auront gardé les commandements ; celui donc qui aura connu le commandement et qui refusera de l'accomplir, sera condamné."
Héritiers de la doctrine de notre divin Sauveur et des Apôtres, les Pères de l'Eglise professent hautement la même vérité. '' Celui-là n'aura pas Dieu pour père, disent saint Cyprien et saint Augustin, qui n'a i)as l'Eglise pour mère." Et saint Jérôme et saint Cyrille d'Alexandrie : " De même que tous ceux qui n'étaient pas dans l'arche de Noé ont péri dans les eaux du déluge, ainsi, se perdent tous ceux qui ne sont pas dans la vraie Eglise." — *' Dans les mains de Pierre, dit saint Jean Chrvsostôme, sont les
V Pout-on être sauvé hors ^lo V Eglise eatholiq^ue?
nous l>K l.ï;<iLlHr. POINT l)K hAM'T. IJO
«UMn «lu ln\uuinr «IfH rii'UN, 'T.s clcrs (|lll lui lllMlH
<l(um('H»s fil lY'coinpcn.mî dr sa |nolrssioii (U* foi. Ceux (pli sont (le la u\ru\r fol (jiic^ lui, voilà «eux j\ (pli il ouvr<î les portes <ln royaume (Yleste ; il en repousse oeux cpii m» la partaient pas avec lui. "
"(^uaml l'Apôtre nous «léelare «pi'il n'y ;i «pTun l>uu, «(u'um* foi, <prun hjiptênie. eeiix-là, dit le i'ape (ir^'K^ire X\'I dans sou encycli^pie du lô :ioût 1k;',l>, doivent treiiihler (pli osent soutenir (pie toute reli)4ion peut ouvrir la porte dt^ la Ix^titude ('ternelle. (Qu'ils sachent bien <pu*, au t(''n\oi«;na^(' du SauNcur lui nu* me, on est eontreJésuH- Christ par cela seul (pie l'on n'est pas avec Jésus-ChriHt ; (pie l'on disperse malheureusement tout,(piand on ne recueille pas avec lui ; et (pie, sans aucun doute, ils périront éternellement , ceux (pli ne >'attachent pas jl la foi catholi(pie, ou ne laconserx eut p:is entière et pure." Le souverain l*ontife ne ])ou\ail condamner d'une manière j)lus IbrmelU' V iudiJJ'rrnwr, c'est-à-dire '* ce système <lépravé (pii, par la ruse des méchants, cherclie à i»énétrer l)artout, (pli montre le s:dut ét(M'nel comme pouvant étr*ac(iiiis dans toutes les croyances religieuses, pourvu ((ue les mœurs soient bonnes et la conduite honnête."
12. Il est bon de savoir (|uMl y a i)lusieurs manières d'ap]>artenir à l'Eirli-^^ : 1° On aj^j^artient au corps de ri^ulise, lors(pi'on vit dans la société visible de tous les FidèU^s, soumis extérieuri'ment à son Chef, à sa doctrine, et (lu'en même temps on demeure dans le péché mortel ; mais, en (»et état, on est un membre mort, une branche sèche. 2° On appartient au corps et à rame de l'Eglise, lors(|irà la i)rofession extérieure de la Keligion catholique on joint la oràce sanctiliante. 3° Enfin, on appartient à Vdme de l'Eglise sans appartenir à son corps, lorsqu'on se trouve excusé devant Dieu, par la bonne foi oiv par une ignorance invincible, d'être et de persévérer dans une société étrangère à l'Eglise. Dans cet état, on peut parvenir au salut ])ar une véritable charité, par un désir sincère de connaître la volonté de Dieu, et par la pratique lidèle de tous les devoirs qu'on connaît ou qu'on a pu et dû connaître.
3. Ceux qui n'appartiennent point à l'Eglise, qui en sont hors, sont : 1° les Infidèles, c'est-à-dire ceux qui ne croient pas en Dieu ou en Jésus-Christ ; 2° les Juifs, c'est -
2. En oombien do mamcres peut -on appartenir à l'Eglise ?— 3. Qui sont ceux qui sont hors de l'Eglise ?
ll><) H()l;s 1)K L'l':(JlJSK l'OlNT DKSALTTT.
à-dire ceux qui m- veulent point recoimaître Jésus-Christ pour le Messie ; 3° les hérétiques, c'est-à-dire ceux qui refusent de croire quelqu'une des vérités que l'Eglise catholique enseigne ; 4° les schismatiques, c'est-à-dire «eux ((ui sont détachés de la coraniuiiion de l'Eglise catholi(iue ; 5° les apostats, c'est-à-dire ceux qui ont renoncé à la foi cath()li((ue ; 0° les excommuniés, c'est-àdire ceux que l'Eglise a retranchés de son sein.
ICxEMPLES. — Avant d'épouser Charles d'Autriche, (jui fut depuis empereur sous le nom de Charles YI, la i)rincesse Elizabeth-Christine Wolfenbuttel crut devoir, pour la tranquillité de sa conscience, consulter les luthériens' mêmes dont elle avait jusqu'alors professé la foi. Les docteurs protestants, assemblés à Helmstadt, répondirent que " les Catholiques ne sont point dans l'erreur pour le fond de la doctrine, et qu'on peut se sauver dans leur religion. — Dès que cela est ainsi, dit la princesse en apprenant cette décision, il n'y a plus lieu d'hésiter, et dès demain j'embrasse la foi de l'Eglise romaine, car le parti le plus sûr dans une matière si importante est toujours le plus sage." Le père de la princesse tint le même langage, et s'attacha comme elle à la Religion catholique. — De Trevern, Discussion amicale.
— Henri IV, sollicité par ses amis d'embrasser la Religion catholique, demanda aux évêques si Ton pouvait se sauver dans lEglise romaine ; ceux-ci lui répondirent qu'assurément on pouvait s'y sauver, et, de plus, qu'on ne pouvait pas se sauver hors de son sein. Le prince s'étant ensuite adressé aux ministres protestants, leur demanda s'il était possible de trouver le salut dans leur réforme ainsi que dans l'Eglise romaine. Les ministres lui ayant affirmé qu'on pouvait se sauver dans l'une comme dans l'autre, le roi leur répondit: ^' Les évêques disent que hors de l'Eglise romaine il n'y a point de salut ; vous autres vous avouez que l'on peut s'y sauvei" : dans ce cas je vous déclare que je me fais catholique. Dans une affaire aussi importante, le parti le plus sûr est toujours le meilleur."
Puisque de l'aveu des protestants on i>eut se sauver dans la Religion catholique, embrasser cette Religion n'était pas seulement prendre le parti le plus sûr, c'était évidemment embrasser la vérité ; car la vérité est une, et le salut ne peut être que là où se trouve la vérité.
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AUTICLK Vî.
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I. (Vnx <|ui. <l;ms l'M^lisr, ont hm/u lu mission «IVtiHci- ^niT les liïlMrs, sonl Ir scnivrmiii I*ont i fr i-t 1rs cvi^nieM. ("rsl au souviTaiii I*nntilr iju'il ji ('•Irilil, <lans hi personne (le suint Pirrre : '* Pais nirs u^ncunx, pais mes Inchis ; conlirme tes fVr'H's «lans la loi.'' ( "i'st aux /'•%'/'• - ((ues (|u'il u été (lit, dans la personne <les Apôtres :'• Allez. ens('ii;m'/.." Le soUNciain Tontifr et les évé(pies sont «lonr (•liar;::és (Pen^^ei^nn U-s rnlélrs. et ils iorment <'e (ppon appelle V r'</lisr. rnsri(/ït(tntr. Les fHlèles, qui doivent les écouter et leur obéir, forment V l'jjlinr rnsfir/n/fe.
Ijes pasteurs (lu second ordre, les curés, appartiennent aussi, dans un sens, :\ ri\«^lise enseignante, puiscpie, sous les ordres des évé(|Ues, ils travaillent à linst ruction et au salut (les fnnes confiées k leui*s soins: mais ils ne sont point Juiïcs {\c la foi. CenV^st point ;\ eux (pi'il uppartiiMit de décider les (juestions (pli intéressent la foi; et ils re(,'oi vent eu\-niènies des premiers pasteurs, des évê- ((U(\s. renseiunenu'nt ([u'ils donnent aux fidèles.
'2. L'Kiîlise enseii2:née est ohli^^ée d'écouter l'Eglise enseignante; car .h'^sus-Clirist a dit aux pasteurs qu'il u établis: '* Celui (pii vous écoute, m'écoute; et celui qui vous méi>rise, nu' méprise. 8i (pielcprun n'écoute pas l'Kulise, regardez-le connue un païen et un puhlicain.'^
.'>. TiCs fidèles n'ont point à craindre d'être induits en erreur, parce que l'Eglise est inf'allible, c'est-à-dire qu'elle a le privilège de ne pouvoir se tromper ni tromper les autres en les enseignant, ni d'altérer la doctrine de Jésusfbrist, ui se méprendre sur le véritable sens de ce que ce di\in Sauveur a euseigné, ordonné ou défendu. Jésusrhrist a dit uses Ap(^tres; '* Allez, enseignez toutes les nations.., et voilà ((ue je suis fivec vous tous les joui*s jusqu'à la cons(Mnmation des siècles," et à saint Pierre : '* Tu es Pierre, et sur cette pierre je l)àtirai mon Eglise, et les portes de Venfer ne prévaudront point contre elle.'''' Si Jésus-Christ, qui est la vérité même, est toujours avec son Eglise, comment pourrait-elle enseigner l'erreur; et, si l'ctte Eglise pouvait se tromper ou tromper les fidèles en les enseignant, les portes de Tenter prévaudraient contre
1. Qui sont ceux ciui, dans TEglise, sont chargés d'enseigner les fidèles? — *J. Les lîdèles sont-ils obligés d'écouter l'Eglise enseignante?
122 L'ENSEI(;Ni:MFNr I)K L'É(iLlSE.
elle ; car il faut entendre par portes la j)uis.sance du démon et tout ce que cet esprit de ténèbres et de mensonge emploie de force et de malice pour renverser la maison de Dieu, <[ui est l'Eglise : comme les i)ei'sécutions, les erreurs, les scandales.— Saint Paul appelle TEglise /a colonne et le soutien de Ut vérité; mais serait -elle la colonne et le soutien de la vérité, si jamais elle pouvait enseigner l'erreur ?
L'Eglise ne i)eut ni se tix)niper, ni troni])er personne : il ne s'ensuit pas qu'il ne s'élèvera point d'erreurs dans son sein, mais ces erreurs n'iront jamais jusqu'à infecter toute l'Eglise, et elles ne tarderont pas à être condamnées, en sorte qu'elles n'ôteront point à l'Eglise l'enseignement de la vérité.
4. La promesse de l'infaillibilité a été faite par Jésus- Christ, d'abord à Pierre seul, et, dans sa personne, à ses successeurs légitimes. L'effet de cette promesse subsiste indépendamment de celle qui a été faite ensuite à tous les Apôtres ensemble ; car, dit Bossuet, " les promesses de Jésus-Christ, aussi bien que ses dons, sont sans repentance, et la fin ne renverse point le commencement." D'où il s'ensuit que si le souverain Pontife seul parle, si du haut de la chaire pontificale il condamne telle erreur ou proclame telle vérité, tous les pasteurs, aussi bien que les simples fidèles, doivent se soumettre, obéir et croire, sans craindre d'être induits en erreur, l^a croyance à l'infaillibilité du Pontife romain a toujours été reçue dans l'Eglise, et le saint Concile Œcuménique du Vatican l'a déclarée article de foi. Comment, en effet, pourrait-il enseigner l'erreur, celui à qtii il a été dit, dans la personne de saint Pierre : " J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point. Affermis tes frères. Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle." Or, îa foi de Pierre ne défaillirait-elle pas, s'il pouvait se tromper en enseignant les fidèles ? Cofiiment pourrait-il afllermir et confirmer ses frères dans la foi, si lui-même était capable d'errer en matière de foi? Et que deviendrait l'Eglise, si celui qui en est le fondement venait à chanceler, à être le jouet de l'esprit de ténèbres et de mensonges ?