Pourquoi Dieu voulut-il promulguer solennellement sa Loi
1«fcO DES rOMMANDEMKXTS EN CiI^:\ÉRAT..
2. Moïse, ayant donc assemblé les principaux de la nation, leur annonça les ordres du Seigneur, et leur commanda de les communiquer au peuple. Le peuple, connaissant la volonté du Seigneur, répondit avec acclamation : '• Nous ferons ce que le Seigneur nous ordonnera." Trois jours après, la montagne l'ut couverte d'un nuage épais; on entendit le tonnerre, on vit briller les éclaii*s, et un l)ruit éclatant, seniblal)le à une nudtitude de trompettes, retentissait de toutes ])arts. T^e ])eu])le effi'ayé s'enfuyait sous les tentes; mais IMoïsc^ Fobligea d'avancer juscpi'aux limites qu'il avait fixées, de la part de Dieu, au pied de la montagne. Alors, du milieu de cet appareil terrible, la voix de Dieu se fit entendre, et prononça distinctement les dix commandements.
DECALOGUE.
3. I. Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai tiré de la terre d'Egypte, de la maison de servitude.
Tu n'auras ])oint de dieux étrangers devant ma face.
Tu ne te feras point d'image taillée ni aucune figure pour les adorer et les servir : car je suis le Seigneur ton Dieu, Dieu jaloux, punissant l'iniquité des pères sur les enfants jus([u'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et faisant miséricorde dans la suite de mille générations à ceux qui m'aiment et gardent mes commandements.
IL Tu ne prendras point en vain le nom de ton Dieu : car celui qui prendra son nom en vain ne sera pas impuni.
III. Observe le jour du sabbat pour le sanctifier, ainsi que le Seigneur ton Dieu te l'a commandé.
Tu travailleras pendant six jours, et tu feras pendant ce temps toutes tes œuvres.
Le septième est le jour du sabbat, c'est-à-dire le re})os du Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucune œuvre en ce jour, toi, ton fils ni ta fille, ton serviteur ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton àne, ni ton troupeau, ni l'étranger qui est chez toi, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.
2. Où et comment le D(5i'nlo?iic fiif-il promulgué ?— 3. Quels sont le dix Commandements qui furent donnes aux Juifs ?
l\. II(»liolr Ion prrc ri la nu rr ruiniur ir ^ri;^nfni ' l'a «niinnaiMlr, aliiMiilr lu vivrs Inn^lrinps, rt qlir tu . ♦ Immiicux sur lu {vvvr qiu" le S<M^nrur Ion Dieu to <Ionnern.
\'. Tn iir liicras poinl.
\'I. Tu lu' st'ias poinl a<Iullrri*.
\ I I . Tu ne (Irrolxia^ poinl .
\'III. Tu nr rcndia^ poinl (!«« faux li'inoi^iiapjr rouf n» ton prcM'Iiain.
\IX. Tu ne coiiNoiUras pas la Irnini»' <lr Ion prochain.
X. Tu ne convoiltMas poinl sa maison, ni sou «•liainj), lil son srrvilcur, ni sa scrvanir. ni son iKpuf, ni sou âne, ni riiMi <l(* lout cr cpii lui apparlicut.
C\'s dix (oniuuuul'UK'Uts lurrnt cnsniu- écrits sur deux tables de pierre. C'est ainsi que le Seigneur, ayant fait eonnaîlre <•(* ((u'il est et le droit (pi'il a de nous comnian- ^.ler, nianifesia ses voloutt's, el en ordonna l'observation.
4. C'est à nous, coninie aux Israélites, que cette loi est adressée; c'est la loi naturelle, c'est la loi de toutes les sociétés; ce sont les dcvoiis de tous les hommes et la règle rigoureuse ([ui, appliquét* à leurs <euvres, lixera leur sort éternel.
I 5. Les trois i)rcmieis })réccplcs du Décaiogue nous prescrivent nos devoirs envers Dieu, et les sept autres, nos devoirs envers le prochain: ainsi l'amour de Dieu et du prochain est l'abrégé de la I^oi.
ExKMTLK. — Vn vénérable vieillard, se voyant environné d'eni'ants qui se pressaient autour de lui. leur dit ces mémorables paroles, qu'ils n'oublièrent jamais : '* Mes petits enlants, en voyant avec quelle exactitude les souverains l'ont observer leurs ordonnances, nous devons jHMiser que Dieu ne ])ermettra i)as qu'on viole impunément ses Commandements ; aussi j'ai toujours remarqué, l*^"* que ceux qui ne craignent pas J)ieu sont presque toiu jours malheureux; ^"-^ que le travail du dimanche n'a jamais enrichi ; o'^ que le bien mal acquis n'a jamais profité ; |4^ que l'aumône n'a jamais appauvri ; 5^ que la prière du matin et du soir n'a jamais retardé les travaux; 6^ et qu'un enfant rebelle et libertin n'a jamais été heureux.''
4. Les Commandements n'étaient-ils pas faits pour les Juifs?— 5. Comment peut-on diviser les Commandements ?
153 DU 1er command. J)K dieu — la foi.
CHAFITKE n.