DE LA MANIÈRE DE SE CONFESSER
au ministre du Seigneur, il faut dire : Je me confesse à Dieu et à vous, mon père ; puis on dit depuis quel temps on ne s’est pas confessé, si l’on a reçu alors l’absolution et si l’on a accompli exactement et religieusement la pénitence sacramentelle qui avait été imposée.
4, En disant ses péchés, on doit se souvenir qu'on s’accuse devant son juge, et par conséquent parler d’un ton qui montre qu’on est humilié de ce qu’on s’est rendu coupable envers Dieu, et qu’on en gémit,.
Lorsqu'on a fait avec sincérité au prêtre l'accusation entière de ses péchés, on lui dit qu’on en demande pardon à Dieu, Celui qui, dans le saint tribunal, n’a pas une véritable douleur de ses péchés ment donc à Dieu dans la personne de son ministre, en disant qu’il demande
ardon à Dieu; et, en mentant à Dieu, ne se moque-til pas de lui ?
5. Il demande au ministre du Seigneur, à qui il a confessé ses péchés, deux choses : la pénitence et l’absolution, En lui demandant une pénitence, le pénitent le prie de lui ordonner ce qu’il faut qu’il dise ou qu'il fasse pour se punir des péchés qu’il a accusés, et pour se préserver de retomber dans de semblables fautes. Il sait où il doit savoir qu’il faut que toute iniquité, sans exception, soit punie en ce monde ou en l’autre: ici-bas par le pécheur lui-même, ou, après cette vie, par un Dieu vengeur.