‹ Traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 135 sur 173 · Faire la prière du soir en commun, afin de la rendre · texte numérisé non relu

Faire la prière du soir en commun, afin de la rendre

lus efficace, de la faire avec plus de ferveur et de remplir ‘obligation où l’on est de faire acquitter de ce devoir

ceux qu'on a sous sa dépendance, Ki on ne peut la fuire en famille, la faire en particulier dans sa chambre; n’en rien omettre, et bien se tenir malgré le sommeil et la fatigue. Faire surtout, avec le plus grand soin, l’examen de conscience, et se repentir du fond du cœur des fautes commises pendant la journée, Après la prière, lire une partie au moins du sujet qu’on doit méditer le lendemain matin. S’endormi: dans de saintes pensées et en récitant une prière à Ja très-sainte Vierge,

4. Conserver les pratiques pieuses qu’on a observées dans son enfance. Ne point omettre la prière avant et après le repas; ne jamais en rougir, Demeurer fidèle aux dévotions qu’on a embrassées, surtout à la dévotion envers le saint Sacrement, la très-sainte Vierge, saint Joseph, l’Ange gardien et les âmes du Purgatoire. $e faire une douce obligation d’avoir toujours sur soi son scapulaire et son chapelet; quand ils sont hors d’usage, de les remplacer sans retard. Chaque jour, réciter au moins une dizaine de chapelet ; le réciter en entier quand on en à le temps ; faire, si on le peut, une visite au saint Sacrement.

5. Supporter avec résignation les épreuves et, les souffrances. Pratiquer quelques mortifications volontaires, particulièrement aux repas ; s’y abstenir de ce qui n’est propre qu’à satisfaire le goût, ou à flatter la sensualité. Se mortifier dans les choses communes et ordinaires, comme de renoncer à l’inclination que l’on aurait de faire une chose inutile ; de garder soigneusement sa vue ; de réprimer la curiosité d'apprendre certaines nouvelles ; de retenir une raillerie ou un bon mot qui serait contraire à la charité ou qui contenterait l’amour-propre; de ne point chercher ce qui flatte la sensualité ; de régler les plaisirs innocents ; de s’abstenir quelquefois des plaisirs les plus permis ; de retrancher dans les habits ce qui sent la vanité ou la mollesse ; d’avoir des manières honnêtes À l’égard des personnes pour qui l’on se sent de l’antipathie ; etc. Se mortifier ainsi est nécessaire pour établir en soi l’empire de la grâce et détruire celui de la nature.

6. Ne point partager la coupable négligence des mondains, relativement à l'instruction religieuse. Lire et étudier régulièrement quelque bon livre de religion ; regarder cette étude comme très noble et très-importante pour le salut. Surtout assister aux prédications avec assiduité et un désir sincère d’en profiter, considérant que Ia parole de Dieu est le pain spirituel de nos âmes,

ét que l'écouter avec dégoût c'est être malade ; l'écouter sans fruit ous’en priver hubituellement, c’est être mort $ l'écouter avec mépris, c'est avoir un signe de réprobation.

7. Entrer dans quelque association pieuse, telle que lu Congrégation de la sainte Vierge, la Conférence de Saint- Vincent-de-Paul,ete, Demeurer toujours associé à l'œuvre de la Propagation de la Foi et du Denier de saint Pierre. Avoir l'esprit de zèle inséparable du vrai amour de Dieu, et pour cela prêter un concours efficace aux œuvres de piété et de éavité. telles que certaines souscriptions en faveur des églises ou des pauvres, la propagation des bons livres, etc. Veiller à ce que ses inférieurs connaissent et pratiquent la religion.

8. Se confesser fréquemment ; le faire tous les huit jours, si on a quelque désir d'avancer dans la perfection ; le faire au moins tous les mois, si on veut travailler sérieusement à son salut, Quand on a eu le malheur de tomber dans une faute grave, se confesser sans aucun retard, afin de ne pas s’exposer au danger de se perdre. Le jour de la confession, lire son règlement, examiner s'il a été exactement observé. Au cas où l'on remarque quelque négligence, ne pas se décourager et s’animer à être plus fidèle, |

9. Faire la sainte Communion aussi souvent qu'on le pourra, en se laissant guider par un confesseur éclairé. La faire particulièrement aux fêtes de Notre-Seigneur et de la très-sainte Vierge. La veille de Ia communion, s’y préparer par la pratique de quelques bonnes œuvres, telles que l’aumône, la mortification, la récitation du chapelet, ete. Le jour de la communion, se retirer des sociétés dissipantes et se conserver dans le recueillement ; faire une visite au saint Sacrement.

10, Chaque mois, prendre un jour pour se préparer à la mort, faire ce jour-là toutes ses actions comme si on devait mourir. Chaque année, choisir une époque et un lieu favorables pour faire deux ou trois jours de retraite,

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