‹ Traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 136 sur 173 · I1.—DEVOIRS DE FAMILLE ET DE SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

I1.—DEVOIRS DE FAMILLE ET DE SOCIÉTÉ

1. Etre plein de respect et de soumission pour son père et sa mère. S'efforcer de faire toujours leur joie et leur consolation ; avoir une grande déférence pour leurs avis, en tout ce qui n’est pas contraire à la loi de Dieu,

2—Ne jamais se permettre de blämer leur conduite; si elle est répréhensible, en laisser le jugement à Dieu, priant pour leur salut avec plus de ferveur,

8.—$e plaire dans les réunions de famille ; regarder la société de son père et de sa mère, de ses frères ét sœurs, comme la plus agréable et la plus avantageuse.

4,— Vivre dans une cordiale union avec ses frères et sœurs; les édifier en toutes manières, et, si on est plus âgé qu'eux, les engager à la vertu, veiller sur leur conduite,

5.—Observer en toute occasion les règles de la politesse chrétienne; être doux, aflable et complaisant envers tous ceux avec qui on a des rapports.

6.—Xe fire que les visites de charité ou de bienséance ; s’interdire 1: visites dangereuses, $Se montrer plein de réserve avec les étrangers. Ne se lier qu'avec des amis d’une piété reconnue, Eviter les jeunes gens qui se permettent des paroles libres, où même qui professent des maximes trop mondaines et peu conformes à l'esprit chrétien.

7.—Savoir supporter patiemment les défauts des autres. Se montrer dévoué pour les malades, Etre plein de charité pour les,pauvres. S'exciter à remplir généreusement le précepte de l’aumône, en se rappelant les magnifiques récompenses qui y sont attachées dans la sainte Ecriture. Ajouter à l’aumône corporelle l’aumône spirituelle des bons conseils.

8.—Dans ses conversations ne point critiquer, ne point médire, ne point porter des jugements téméraires, Ne rien s’y permettre qui choque la bienséance, la charité ou la religion.

9.—N’avoir pas une vertu sombre, facile à scandaliser» ennemie des récréations innocentes. $Se montrer sévère envers soi-même, mais doux envers les autres. $e faire une loi d’être du commerce le plus facile et le plus agréable. Rendre, en un mot, par son exemple, la vertu aimable.

10.—$e tenir toujours en garde contre le respect humain, et ne point faire cas du qu’en dira-t-on. Dans ses conversations, ne jamais sacrifier ses principes par une politesse mal entendue. Dans toute sa conduite, être ferme et inébranlable quand il s'agira des devoirs de la Religion ou des préceptes de l'Eglise, et se montrer pour tout le reste d’une condescendance extrême, j

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