‹ Traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 38 sur 173 · Par Pères de l'Eglise, dont nous avons déjà parlé · texte numérisé non relu

Par Pères de l'Eglise, dont nous avons déjà parlé

r13. Combien y a-t-il eu de conciles généraux jusqu’à nos jours 914. Que faut-il entendre par les Pères de l’Hglise ! ,

il faut entendre tous ces grands hommes qui ont paru our défendre l'Eglise et expliquer sa doctrine pendant PA six premiers siècles, On les divise en Pères grecs et en Pères latins, suivant qu'ils ont écrit dans l'une ou l'autre langue. Les plus célèbres d'entre ces hommes illustres, c'est-à-dire ceux qui ont le plus écrit et dont la doctrine est le plus généralement autorisée et suivie, portent letitre de Docteurs de l'Eglise, Entre les Docteurs de l'Eglise, qui sont en même temps réputés du nombre des Saints Pères on en distingue quatre principaux de l'Eglise grecque savoir: saint Athanase, saint Basile le Grand, saint Grégoire de Nazianze et saint Jean Chrysostôme; et quatre de l'Eglise latine: saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin et saint Grégoire le Grand,

ExXEMPLES.— Voici un trait qui témoigne du zèle et du soin avec lesquels on a toujours conservé dans l'Eglise le texte sacré dans toute sa pureté, Saint Jérôme, sur le point d'entreprendre une nouvelle traduction de l'Ecriture, prévoit les clameurs qui vont s'élever de toutes parts, S'il Jui arrive de s’écarter le moins du monde du texte original ou des anciennes versions. Et, en effet, une épitre de saint Augustin à saint Jérôme apprend à celui-ci le mauvais effet que, dans une occasion, sa traduction avait produit ; un évêque ayant voulu lire dans son église cette version nouvelle, ilse trouva, dans la prophétie de Jonas, quelque chose qui difflérait de ce qu'on était accoutumé depuis longtemps à entendre ; il se fit parmi le peuple un si grand tumulte, que l’évêque, craignant de rester sans troupeau, se vit obligé d’avouer qu'il avait fait une faute.

— Nous nous trouvâmes un jour, raconte M, l'abbé D.., avec un protestant qui frondait fort éloquemment la nécessité et l’infailibilité de la Tradition. ‘ Monsieur ne croit done point à l'Ecriture sainte ? lui dis-je.—Et qu’à de commun, me répondit le protestant, ce livre divin avec votre fabuleuse Tradition ?—Donnez-moi, ajoutai-je, une Ecriture sainte, et je vous montrerai l’essentiel connexion de l’une avec l’autre.” Le protestant accepta le défi et me présenta un volume de l'Ancien et du Nouveau Testament. Je l’ouvre, je le parcours, et, le lui rendant avec une indignation simulée: ‘“ Je vous demande, Monsieur, lui dis-je, l’Ecriture sainte, et non le livre fabuleux que vous me présentez.—Le livre que je vous présente, repart le protestant, scandalisé de mon propos, est le grand livre par excellence, le livre qui ren-

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