Le prussiate do potasse y dé
(i) Le fer dissout dans l’acide sulfurique Ibnnant avec la noix de galle un prmpitcbleu, plus ou moins fonce, et celui qui est dans l’eau minéiale en donnant un de couleur purpurine, il ne paroît pas y être dissout par l’acide sulfurique; cependant le sulfate de fer dissout dans l’eau chargée de carbonate, acidulé de chaux , précipite en pourpre.
veloppe une couleur bleue pâle qui devient bleue par l’exposition à l’air;
5. ° Le niuriate de bai'yte n’y produit aucun effet sur-le-champ, mais il se foi'me quelque temps après un précipite blanc sale, qui se redissout en totalité dans l’acide muriatique ; ce qui prouve qu’il n’est pas occasionné par l’acide sulfurique;
6, ° L’oxalale d’ammoniaque y détermine un précipité extrêmement abondant : trois décalitres de l’eau de Provins , soumis à l’ébullition pendant long-temps, ont fourni huit pouces un tiers de gaz acide carbonique, ou cinq cent vingt-neuf centimètres cul>es,' un peu plus de la moitié du volume d’eau employée.
Cette eau contient donc vingt-sept pouces huit dixièmes d’acide carbonique par litre, et en poids dix-neuf grains.
Evaporation.
Huit litres de l’eau de Provins, évaporés a siccité dans un vase d’argent, ont fourni un résidu roiisreâtre, pesant six grammes dix centigrammes j ce cjui donne pour chaque litre environ soixante-douze centigrammes.
Ce produit a été soumis à l’action ’ d’environ cinq fois son poids d’alcohol bouillant, employé à différentes fois; il avüit ])erdu par celte opération quarante centigrammes, c’est-à-dire <jue son poids éloit réduit à cinq grammes 70 centigrammes.
1/alcohol avoil acquis une couleur rouge assez intense; évaporé à siccité dans une capsule de porcelaine, il a fourni un résidu de couleur brune, pesant trente-cinq centièmes de gramme.
Ce résidu avoit une saveur salée très analogue à celle du muriate de soude, seiüemeut un peu plus piquante.
Examen des matières dissoutes par l’alcohol.
Ce sel mis avec de l’eau distillée s’y est en grande partie dissout, cependant il est resté sur les parois de la capsule une matière brune, sous forme de petits globules qui avoient fous les caractères d’un corps gras; car, mise sur le papier chauffé, elle s’y imbiboit et le rendoit transparent; appliquée à la surface d’un corps quelconque, elle l’empêchoit de se mouiller; enfin, exposée sur les charbons ardens, elle se fondoit et se réduisoit en vapeurs dont l’odeur ressembloit à celle du suif.
L’oxalate d’ammoniaque , mêlé à la dissolution saline ci-dessus, y a formé un précipité dont le poids n’équivaloit qu’à dix milligrammes; c’étoit de l’oxalate de chaux.
La liqueur dont on avoit séparé
l’oxalate de chaux a été évaporée à siccilé, et son résidu calciné pour décomposer l’oxalate d’ammoniaque qui J reslült , et obtenir le muriate de soude isolé.
Le résidu ti’aité par l’eau, pour redissoudre ce qu’il pouvoit contenir de soluble, nous a présenté dans sa dissolution les propriétés suivantes :
i.° 11 avoil uue saveur salée et légèrement alcaline J
3. ® Il rélabllssoit promptement la couleur du tournesol, rougi par un acide j
5.® Il préclpltolt en blanc jaunâtre le nitrate d’argent, et le précipité se dlssolvoit dans l’acide nitrique, en produisant une légère effervescence, et la portion restante avoit alors une couleur blanche;
4. ® Llle ne produisoit d’autre effet dans la dissolution concentrée de platine qu’une légère effervescence;
Un ne peut méconnoître ici la pré-
sence du muriate de soude , mêlé d’une petite quantité de carbonate de la même base j mais d’où vient ce carbonate de soude? Il n’est pas probable qu’il existoit dans l’eau minérale, car il auroit été décomposé par le muriate de chaux , dont la présence a été démontrée plus haut. D’ailleurs, en supposant pour un instant qu’il y eût du carbonate de soude dans l’eau , l’alcohol rectifié, que nous avons employé pour traiter son résidu , n’auroit pu la dissoudre.
Il vient, suivant nous, d’une portion de sel marin qui a été décomposé par l’oxalate d’ammoniaque au moment de la calcination 5 il s’est forme une petite quantité de muriate d’ammoniaque qui s’est volatilisé avant que tout l’oxalate de soude n’ait été décomposé. Cette explication a été au surplus confirmée par une expérience directe, qui consiste à faire calciner ensemble du muriate de soude et de l’oxalate d’ammoniaque..
I/on ohlient constamment du carbonate de soude.
L’on voit donc déjà que l’eau minérale de Provins contient du muriate de soude, une très petite quantité de muriate de chaux , et une matière grasse.
Examen du résidu de l'eau minérale insoluble dans l’alcohol.
Comme nous savions déjà, par des essais préliminaires , que ce résidu contenoil du carbonate de chaux et de l’oxide de fer , nous l’avons traité par l’acide nitrique affoibli, qui en effet en a dissout la plus grande partie avec effei'vescence. I lorsque l’acide a cessé d’agir, on a fait évapoi'er la li(jueur jusqu’à slccllé à une chaleur douce, cl l’on a fait bouillir à plusieurs re-: prises des quantités assez grandes d’alcühül sur le résidu j par ce moyeu on
a séparé le nitrate de chaux et de magnésie, si celui-ci s’y trouvoit.
Le résidu ferrugineux ainsi lavé à l’alcohol ne pesoit plus que 1,22 gramj mes J l’acide nitrique lui avoit donc enlevé quatre grammes quarante-huit centièmes.
La dissolution alcoholique du nitrate ci-dessus, évaporée à siccité pour chasser l’alcohol, a été redissoute dans une petite quantité d’eau, et décomposée par l’acide sulfurique ajouté en excès.
On a évaporé, à l’aide de la chaleur, l’acide nitrique et l’acide sulfurique surabondant j on a obtenu une matière blanche très sèche qui pesoit six grammes soixante - sept centigrammes, et qui représente , d’après les proportions connues, environ quatre grammes neuf , dixièmes de carbonate de chaux : cependant l’acide nitrique n’a enlevé au résidu que quatre grammes quarantehuit centièmes. Il y a donc ici quarante-deux centigrammes de plus; mais
il est possible que ce sulfate de chaux contienne du sulfate de magnésie, sel qui exige plus d’acide sulfurique que le sulfate de chaux.
Pour savoir donc s’il y avoit du sulfate de magnésie avec le sulfate de chaux, nous avons délayé la matière dans environ dix fois son poids d’eau, distillée froide, employée à diverses reprises en manière dt lavage , et nous avons mêlé à la liqueur du carbonate de soude qui y a produit sur-le-champ un précipité. blanc floconneux, lequel est devenu plus abondant par l’ébullition qu’a subie la liqueur. I^a chaleur a fait prendre à ce précipité une forme grenue et une légère couleur rosée. Ce précipité pesoit trois cent dix milligrammes ; apres avoir été bien desséché, c’étoit de véritable magnésie carbonatée, qui contenolt une petite quantité de manganèse qui lui donnoit une teinte rose. Cette matière calcinée à une chaleur rouge a pris
en effet une couleur grise brunâtre, et , lorsqu’on l’a remise avec de l’acide sulfurique, une partie seulement s’est dissoute , et l’autre est restée avec une couleur brune rougeâtre. La présence de la magnésie dans l’eau de Provins explique pourquoi nous avons trouvé ci-dessus plus de sulfate que nous ne , devions en avoir, en supposant que l’acide nitrique n’eût enlevé que du carbonate de chaux à son résidu.
Le sulfate de chaux, ainsi lavé et calciné ensuite , ne pesoit plus que six grammes -, il avoit donc perdu soixantesept centigrammes.
Le fer dépouillé de la magnésie et de la chaux, et bien lavé, a été traité par l’acide muriatique, dont l’action a iété aidée de la chaleur. La plus grande [partie de la matière a été dissoute, len répandant des vapeurs qui avoient parfaitement l’odeur de l’acide muriattique oxigénéj ce qui, avec l’effervescence qui avoit eu lieu même à froid,
annonçoit la présence de l’oxide de manganèse. Cependant il est resté une certaine quantité d’un résidu noir qui, malgré rébuIlilLou long-temps continuée, a l'ésisté à l’action de l’acide muriatique. Ce résidu calciné étoit blanc et pesoit deux cents milligrannnes. Il avoit toutes les propriétés de la silice.
La dissolution muriatique a été évaporée presque à siccilé : eu refroidissant, la liqueur concentrée a fourni des cristaux blancs sous la foiane de paillettes brillantes, dont la saveur ferrugineuse étoit en même temps douceâtre; de l’eau versée sur ces cristaux a dissout tout ce qui paroissoit être muriate de fer , mais ne dissolvoit pas très promptement les cristaux.
Soupçonnant dans cette matière la présence du manganèse , on a versé dessus de l’acide sulfurique étendu d’eau; on a fait évaporer le mélange et calciner le résidu. Par cette opération, la matière est devenue d’un
brun rouge 5 elle a ete lessivee avec de l’eau chaude et recueillie sur un filtre, où elle a encore été i lavée avec de l’eau chaude.
La portion de cette matière calcinée, qui n’a pas été dissoute par l’eau , avoit une belle couleur rouge , et a présenté toutes les propriétés de l’oxide de fer au maximum. Cet oxide de fer pesoit six cent huit milligrammes.
Pour savoir si l’eau employée pour laver l’oxide de fer ci-dessus contenoit du manganèse, ainsi que tout l’avoit annoncé jusques-là , on y a mis du carbonate de soude qui, en effet, y a produit un précipité blanc qui est devenu brun foncé par l’ébullition :
cette matière lavée et séchée, et jointe avec celle qui avoit été séparée de la magnésie, pesoit cent trente-six milligrammes j c’étoit de l’oxide de manganèse assez pur.
Nous avons dit, dans le cours de notre analyse, qu’en brûlant l’oxalate
tl’ammomaque dont nous nous sommes servis pour décomposer le muriate de chaux, et le séparer du muriate de soude, nous avons trouvé du carbonate de soude.
Quoique nous ayons prouvé qu’il s’en forme dans cette circonstance , cependant, comme l’eau de Provins, concentrée sous un petit volume, rétablit la couleur du tournesol rougi par un acide, nous en avons évaporé quatre litres jusqu’à ce qu’il ne restât environ que cent grammes de liqueur, et après avoir filtré celle - cl , pour la séparer des carbonates insolubles, nous l’avons réduite à siccité; mais, quoiqu’elle affectât la couleur du tournesol à la manière d’un alcali léger, cependant elle ne donnoit aucun signe d’effervescence avec les acides, et ne précipitüit point l’eau de chaux.
Nous ne pouvons donc admettre de carbonate de soude dans cette eau : au surplus il seroit difficile de con-
cilier la coexistence de ce sel et du muriate de chaux que nous avons trouvé dans cette eau.
Proportions des principes de Veau minérale de Provins.
Par huit litres.