‹ Traité des eaux minérales de ProvinsChapitre 8 sur 8 · ROSES DE PROVINS · texte numérisé non relu

ROSES DE PROVINS

A Voccasion de ce que M. Parmentier a imprimé contre ces roses ^ dans les annales de chimie.

JjK supe'rioi-ite' des roses rouges de Provins (i) sur les mêmes roses que l’on cultive près de Paris et ailleurs, n’a jamais été contestée. Leur renommée , qui date de plusieurs siècles, n’est pas de celles que le temps et l’habitude sanctionnent et propagent sans preuves , ou qui ne sont appuyées que sur des autorités équivoques, qu’on peut révoquer en doute , et qui s’évanouissent après un examen un peu sévère.

La préférence qu’on doit aux roses que produisent les terres qui entourent Provins , est non-seulement prouvée par leurs vèrtus médicales anciennement connues, mais elle se démontre par des propriétés chimiques. Je ne citerai pas le travail que j’ai fait pour m’en assurer, mais je dirai que M. le clrevalier

(i) Dont nous avons rêcomniaQdé la conserve en prenant nos eaïu. .

Cadcl-de-Gassicourl, qui jouit h Paris de la. nipulalioii méritée d’an chimiste distingué, a fait l’aualyse comparée de nos roses et de celles de Paris. Les produits ont été différensj ils sont tous à l’avantage des roses de Provins, et expliquent le haut degré de propriétés qui les distinguent. Il est sans doute étonnant que le même végétal , transporté et croissant à la simple distance de vingt lieues, présente des différences aussi marquées dans les produits chimiques.

Cependant M. Parmentier a fait imprimer, il y a quehjues années, dans les annales de chimie, une sorte de diatribe contre nos roses, où il s’efforce de leur ôter la préférence dont elles ont toujom-s joui. Il fait une critique aussi amère que maladroite de Pomet qui, dans son histoire des drogues , laquelle a paru il y a plus de deux cents ans, en fait le plus grand éloge. Pomet recommande de se bien garder de substituer les roses de Paris à celles do Provins ; il dit que ces dernières éloient si estimées aux Grandes- Indes que quelquefois on les achetoit au poids de l’or. M. Parmentier au contraire rabaisse i plaisir nos roses même au-dessous des roses rouges de Paris.

Je me plaignis à ce savant d’un procédé aussi étrange. Par sa réponse amicale , que je conserve, il clrerclie à s’excuser. Ou voit qu’il a été excité

par le ministre de l’intérieur , et (jue c étoxt un ouvrage de commande : reste a savoir com** ment le respectable Parmentier a pu se prêter , contre toute vérité ^ aux vues d un ministre qui éloit dans l’erreur^ comme je puis le faire voir.

On sent bien que je n’eus pas de peine k prouver, dans la réfutation que je fis de l’écrit de M. Parmentier , combien ses allégation» conti'e nos roses étoient injustes. J’y joignis l’analyse de M. Cadet, qui m’a autorisé à eu faire usage (i), et j’explique le mal-entendu qui aAoit indisposé le ministre contre nos roses. J’adressai mon travail aux rédacteurs des annales de chimie 3 mais, comme M. Parmentier étoit un des rédacteurs, on refusa contre toute justice d’insérer ma réfutation , quoiqu’exprimée / en termes décens et modérés.

li’intérêL de la ville de Provins, celui de 1» vérité et de l’humanité soufflante , me font mv devoir de la rendre publique par la voie de l’impression : mais qu’est - ce que quelques feuilles volantes contre les annales de chimie^

(1) M. Parmentier cite aussi une analyse qu’il dit avoir fait faire : mais on voit dans ma- réfutatiôUi qu’elle ne mérite aucune confiance, et qu’il est pr» bable qu’elle u’a pas été faite.

répandues par toute l’Europe savante? Nos roses se trouveront à jamais entachées. L’estime générale dont jouit la mémoire de M. Parmentier, et les auuales de cliimie, déposeront toujours contre nos roses; ma juste réclamation sera inutile , et ma foible A'oix ne sera pas entendue.

J ai dit, page ia5, que la conserve liquide de nos roses convenoit très bien pour soutenir les forces de l’estomac, et hâter la digestion des eaux, et qu’il étoit convcuable d’en faire usage en les prenant. Ce médicament, sous forme délcctuairc, présente quelqu’enibarras, et peut s’altérer apres u\i certain temps. Je conseille donc, quoique moins préférable, l’usage de nos roses sous la forme de pastilles, et incorporées avec le sucre et la gonnue adragantc : par exemple, une partie de roses en poudre sur quatre parties de sucre. Ces pastilles n’auroieut pas une couleur rouge comme la conserve de joses sèche , parce que cette couleur est due » BUC portion d’acide, et que les acides, sur-tout les acides minéraux , ne conviennent pas en pxenant nos eaux. On pourroil rougir ces pastilles avec la cochenille.

Je proposcrois encore de mâcher des feuilles de roses praliuées dans le suue.

Des Filtres. k

J’ai dit, page jZ , que la meilleure analyse d’une eau minérale ne donooit que des débris» ou le squelette des principes qui la constituent dans la source , et qu’elle laisse k deviner les combinaisons délicates et l’esprit de vie qui anime ces eaux (i). Mais cette analyse sera encore plus infidelle, si on néglige de laver les filtres de papier dont on sc sert continuellement pour séparer les matières insolubles. On ne fait pas attention que le papier k filtrer donne et mêle aux liqueurs, qui le traversent, des matières qu’on impute mal-k-propos aux eaux, et qui cependant leur sont fort étrangères. Il ne faut que jeter de l’eau commune chaude ou même froide sur ces filtres pour se convaincre de cette vérité. Qu’on en recueille les premières portions, et on leur trouvera un goût âcre et une odeur désagréable. Cependant j’ai toujours vu dans les cours de chimie les professeurs se servir de filtres sans SC douter des altérations qu’ils pouvoient apporter aux résultats. J’ai vu des chimistes analyser des eaux , et notamment celles de Provins, sans prendre la précaution de laver les

(i) La nature édifie, et l’art détruit : l’une est l’esÿvit ^ui vivifie, l’autre la lettre ^ui tue.

filtres. Cest ce qu’on omet aussi dans les pharmacies, lorsqu’on filtre le petit-lait, les sucs dépure^ , etc. , et c’est ce qui arrive egalement pour les liqueurs d’agrément. Il n’est pas possible cependant que de bons chimistes, notamment MM. les commissaires qui ont analyse nos eaux , n’aient reconnu , comme moi , la nécessité de n’employer que des filtres laves j mais ce qui est très étonnant c’est que dans les ouvrages de physique, dans les livres élémentaires et les dictionnaires dé chimie, où l’on parle quelquefois assez au long des filtres ^ nulle part on ne trouve robservallon que je Tiens de faire.

Les Marbres et Albâtres*

IKDtPE^DAMMEI^T dcs traces d’eaux minérales ferrugineuses que l’on rcmatque eu beaucoup d’endroits autour de Provius, la quantité de sources d’eau vive ( sans doute beaucoup plus considérable dans les temps très reculés ) , qui sourdent parmi nos terres ferrugineuses, plus ou moins ovidées, charient des parcelles de fer qui colorent les pierres dans le lit des ruisseaux. C’est à ces causes que l’on doit rapporter des marbres et albâtres colorés que j’ai trouvés en beaucoup d’eudroib daus les ravines et U la

surface de la terre. J’ai une collection de pTuS de quarante espèces de marbres et albâtres de couleurs et de nature différentes^ et qui présentent des nuances très remarquables. Ils prennent un très beau poli. Les roches qui entourent le Monl-Jubert sont une sorte de marbre brèche qui ressemble, dit-on, k labrocatelle d’Espagne. J’en ai tiré des chambranles de cheminée ; les albâtres m’ont donné des dessus de meubles. On ne se doutoit pas de l’existence de ces matièresj je n’en parle pas dans la minéralogie de Provins, parce que ce n’est que depuis que j’ai fait ces découvertes. Je ne crois pas qu’il existe de ces marbres et albâtres par litj je n’ai vu que des morceaux isofés.

Seau plus avantageux que celui dont on se sert habituellement pour puiser Veau minérale.

Le seau que je propose , et dont je me sers, est un cylindre de fer-blanc fermé par le bas. A ce fond est soudé un cône renversé, aussi de fer-blanc, dont la cavité est remplie de matières pesantes, de manière que le seau, descendant dans le puits, gagne rapidement le fond. Il est fermé d’un couvercle de même métal, de forme conique, et percé à sa partie latérale d’une ou-

verturc de quatre à cinq lignes de diamèlrr. C’est par-là que l’eau entre dans le cjliudrc, quand il est au fond du puits.

I«a forme d’un cône donnée à la partie inférieure et supérieure de ce seau, fait qu’il entre dans le puits et gague le fond sans agiter 1 eau , et qu’il eu sort sans exciter presque de mouvement, d’où il arrive que l'eau qu’on en retire est claire, au lieu que le seau dont on se sert, remuant toute la masse d’eau, en fait remonter les dépôts, et l’eau est toujours trouble. On a donc l’avautagc, avec le seau dont je viens de donner la description, de puiser l’can sortant de sa source, de la boire claire et de la même foit:e dans tous les temps.

Il est à observer que l’eau, pour entrer dans le seau par l’étroite ouserture du couvercle, est obligée d’en chasser l’air qu’il couiicnt; ce qui occasionne à la surface de l’eau un bouillonnement qui se continue jusqu’à ce que le seau soit plein. On pourroit éviter ce mouvement, en adaptant an cylindre, extérieurement, un tuj’^au étroit de fer-blanc, assez long pour que, le seau étant au fond, il dépassât la suiface de l’eau; il serviroit de conducteur à l’air chassé.

Ce seau se terminant en pointe par eu bas u’auroit pas d’assiette, mais il est soutenu sur UoU pieds de ül de fer soudés au cyliudie; ils

sont assez alongés pour porter et tenir le lont dans une situation verticale.

Fontenier.

. On a vu que , peu de temps après la decouverte de nos eaux , on construisit tout auprès des bâlimens commodes, et qu’on y établit un fontenier pool' le seivice des malades, et pour tenir les sources en bon e'tat dans tous les temps. En 1756, l’adjudicataire fit construire à ses frais , sur une demi-lune du rempart , le petit logement qui existe aujourd’hui j mais depuis long-temps il n’est plus habité, ce qui est très incommode pour le public; car, excepte'’les deux saisons où il y a le plus de malades pour prendre ces eaux, et alors pendant quelques heures seulement le matin , ces eaux le reste du temps ne sont plus soignées; il faut, si l’on en a besoin, soit pour les boire sur place, soit pour des envois, aller par la ville chercher l’adjudicataire, que l’on ne trouve quelquefois pas ; le plus souvent on aime mieux se passer des eaux que de faire des courses inutiles, ou de déplacer un homme qui ne se prête pas de bonne grâce pour quelqjies verres d’eau qu’on lui demande. D’ailleurs il donne ces eaux telles qu’elles sont, sans en rejeter avant uuc bonne partie hofs do.

puits : par cousé<juenl on a des eaux presque sans vertus.

Il devient donc indispensable d’obliger l’adjudicataire des eauï à établir son domicile près de la fontaine. Sans doute le bâtiment actuel n est pas suffisant j mais il ne s’agiroil que de l’élcver d’un étage, et de construire à cùté un hangar. Deux ou trois années du produit des eaux pourroient suffire pour ces dépenses, qui d ailleurs rentreroiciil a\cc bénéfice, car les eaux se loueroicnt davantage si l’on avoit un logement commode à donner èt l’adjudicataire. On pourroit aussi, pour l’attaclicr davantage,^ lui abandonner, sur rarricre-icinpart et autour de son logement, quelques perches de terrein^ comme on l'avoit fiiit à l’adjudleataire en i^56. De plus, un jardin bien tenu et aussi pièsdc'seaux seroit un spectacle agréable pour les preneurs d’eau, et pourroit aussi leur servir de promenade;

Le zèle «jui anime dans ce moment nos magistrats, et le désir bien prononcé de rendre ees eaux plus commodes h prendre et plus salutaii-es, et de rappeler ce concours d’étrangers qui, avant no» troubles civils, fréquentoient nos eaux, sont un sûr garant qu’ils accueilleront ces obseivations, s’ils les trouvent justes, et qu’ils s’empresseront de les mettre k excculiou.

( i68 bis. )

Eaux de Passy.'

Les eaux minérales de Passy sont les eaux martiales froides les moins éloignées de Provins. Lorsque l’on compare ces eaux avec celles de Provins, on ne peut d’abord voir sans étonnement, et sans un sentiment pénible, la grande vogue des premières, et l’abandon des dernières. Celles-ci portent une garantie de leurs propriétés, et celles de Passy ont tout ce qu’il faut pour éloigner d’en faire usage. Sortant de leurs sources {voyez l’analyse qu'en a faite en der-, nier lieu M, Déyeuar , insérée dans la collection des mémoires de l'école de médeciné de Palis non-seulement elles seroient très nuisibles à la santé , mais elles ne seroient pas potables. Il faut, avant d’en faire usage, les laisser, ce qu’on appelle dépurer, c’est-à-dire, perdre à l’ardeur du soleil, et pendant plusieurs mois , ce qu’elles ont de malfaisant.

Ce long espace de temps, aidé de la chaleur, dénaturent ces eaux. Il résulte des décompositions, des précipitations et de nouveaux composés j enfin une eau factice qui ne ressemble plus à l’eau de la source.

Ou jugera des changemens qui s’opèrent dans

( i68 ter. )

ces eaux, si on considère que, puisées h leur source, elles donnent par l’analyse plus de dixsept grains de sulfate de fer, et que', pour en pouvoir faire usage, il faut que toute celte q^sAnute de sulfate soit réduite à environ un gtaiii. Il s en faut donc de j-5, dans leur principe efficace, qu’elles ne soient propres k la Mnlé. Mais qu’est-cc qui indique qu’elles sont arrivées à ce point précis de réduction?’ Ou ii’a pour juge, ixMis dit-on, que le goût, moyen .très biccitaUr et peu fidèle; encore convient-on .{voyez i analyse précitée) « que, dans les étés » plus ou moins chauds, ces eaux contiennent J» une plus ou moins grande quantité de sels n solubles;..., qu’on na peut efinércr avoir J» cousisiitment une eau épurée de nicine qua— •D Jité;... que les succès qu’on peut attendre » de ces eaux ne peuvent avoir lieu qu’auiant » que cette eau n’est pus- trtVp dépurée ,• et que ]> ton épairatioii a été portée au point où 1a ■ jsroponion du sn lin te do fer qu’ello conserve » est celle qui est suffisante pour agir comme t médicatnent apéritif » : et pour s’on assurer ou ii’a,^ comme nous fiavons vu, que le goût.

Ce n’est pas tout que ces eaux soient amenées au point ucccasairc pour le service des malades; U II faut, est-il dit, non-seulement ne pas les t. garder daus' des vaisseaux inélalliqucs, mais

( i68 quatej. )

» encore n’employer, .pour les transvaser, au-

» cun ustensile de cette espèce, où elles

» acquerroient des qualités nuisibles à la santé ».

Que conclure de tout cela? Que, si les eaux de Passy étoient plus éloignées de la capitale , on ne se seroitj jamais avisé de chercher à les employer a l’usage de la médecine; encore, avec tous les soins qu’on en prend à Passy , n’a-t-on qu’une eau apéritive, ce qui n’est qu’une des propriétés de l’eau de Provins.

Si les malades qui vont prendre les eaux de Passy en ressentent d’heureux effets, on peut en attribuer une bonne partie h des causes étrangères à ces eaux. Un air pur, l’exercice, la dissipation , l’oubli momentané de ses affaires , des jardins bien distribués, des sociétés choisies, des plaisirs de toute espèce , peuvent avoir plus de vertus pour les malades de Paris que les eaux mêmes; et c’est le plus souvent sous ces rapports que les médecins envoient leurs malades à Passy.

IVota. Dans la plupai't des analyses qui ont été faites des eaux de Passy, les auteurs parlent d’une petite quantité non appréciable d’une matière qu’ils croient être animale; ce qui n’est pas le sentiment

( iG8 quinq. )

dp M. DéyVux. Mais ce n’est pas non plus une matibre bitumineuse analogue au pétrole, comme il s’en trouve dans les eaux minérales de Provins ; car les eaux de Passy , même à leur source, n’ont aucune odeur : d’ailleurs celte matière, quelle que soit sa nature, se dissipe pendant la dépuration des eaux, et ne se trouve pas dans celles dont on fait usage.

réglement pour la distribution des Eaux Minérales de Provins^ proposé par U Inspecteur , et approuvé par S, Exc. le Ministre de l’intérieur^ en 1806.

Aeticle premier, '

I^’ADJUDiCATjkiRE aura nn regislre paraphé par M. le maire, sur lequel il inscrira les noms el qualités des preneurs d’eau , avec une colonne d’observations où l’inspecteur pourra mettre des notes relatives aux maladies des preneurs d’eaux, et aux effets qu’elles auront produits.

Art. 2. Il aura un second registre, paraphé comme ci-dessus , sur lequel seront inscrits, jour par jour, les noms, qualités et domicile de ceux qui auront fait une demande d’eau qui leur sera envoyée, la nature des vaisseaux employés pour ces envois.

Art. 3. Ces deux registres resteront à la disposition de l’inspecteur, dans un endroit de» bâtimens de la fontaine, d’où il aura la clef.

Art. 4- L’adjudicataire ne pourra commencer à distribuer des eaux, dans la première saison, qu’après que l’inspecteur aura constaté que les eaux sont bonnes à prendre; il devra aus^i cesser d’en distribuer, dans l’automne, quand l’inspectçur aura reconnu cp’elles ne sont plu*

ialataiics. Pemlaiil et après les temps pluvieux il lie pourra distribuer les eaux que’ sur l’auturi&ation de l’inspecteur.

Art. 5. Xi’adjiidicaluire sera tenu d’être li la fontaine, et de commencer la distribution aux maladc-s qui se présenteront aux heures réglées, par chaque saison, par l’inspecteur (i).

Art. 6. L’adjudicataire puisera les eaux avec les précautions presciàtcs par l’inspecteur, et ne les donnera aux malades qu’après eu avoir tiré et rejeté la quantité jugée nécessaire par l’inspecteur.

Art. 7. L’adjudicataire n’emploiera pour puiser les eaux que les vaisseaux qui lui seront lournis k cet ellét, et les moyens qui lui seront indiqués.

Art. 8. L’adjudicataire, suivant le besoin leconnu par l’inspecteur, sera tenu d’épuiser le ])uils minéral pour en enlever les dépôts qui seront formés.

Art. g. Chaque fois qu’on aura puisé de l’eau pour le service des malades, le couvercle du puits sera rabattu, et l'eau sera l’crsée dans un bassin convenable, ajant un couvercle, et distribuée de suite aux malades prwens. Le vase sera exactement recouvert pour l’eau en être disti-ibuéc au fur et k mesure que les malades SC présenteront. Après un court intervalle, l’eau

(1) Indépendamment des deux saisons, où le concours des malades est plus uomlireux, l’adjudicataire sera tenu de donner des eaux en tout lenips à ceux qui se préscclcront.

( ïyO

restée dans le vase sera rejetée, et il eu sera puisé de nouvelle.

Art. io. L’adjudicataire ne pourra refuser du feu aux malades qui en demanderont, sauf une légère rétribution.

Art. II. L’ adjudicataire tiendra les abords de la fontaine propres et libres j les lieux d’aisance et les bâtimens à l’usage des preneurs d’eau seront tenus dans la plus grande propreté.

Art. iS. Les bâtimens dépendant des eaux Seront le matin entièrement consacrés à l’utilité des preneurs d’eau, et l’adjudicataire ne pourra en disposer pour d’autres usages qu’après la distribution des eaux et la fermeture du puits minéral.

Art. i3. L’adjudicataire ne pouira faire d’envoi d’eau sans en prévenir l’inspecteur, et qu’eu SC conformant à l’article 2.

Art. i4- Dans tous les envois, les bouteilles seront exactement bouchées de bouchons neufs, et cachetées d’un cachet particulier. (C^cachec n’est pas fourni pai- l’adjudicataire. ) Ifen sera de même des baiils, et la cire qui devra recevoir l’empreinte des cachets sera posée de manièrp qu’elle fermera exactement l’ouverture des bouteilles et des barils.

Art. i5. Les bouteilles devant servir aux envois seront exactement rincées, et il en sera de meme des barils. Ceux qui seront neufs, n’ayant pas encore servi , seront échaudés avec de l’eau pure : on y fera séjourner pendant quelques temps une quantité d’eau minérale, et ù plusieurs reprises, jusqu’à ce que l’eau

mineraîe en sorte sans aucune nuance de couleur ; alors le Baril sera rempli, et la bonde lerméc comme il est dit ci-dessus.

Art. i6. L’adjudicataire, avant de remplir les bouteilles ou barils pour les envois , préviendra l’inspecteur, qui indiquera l’heure la plus convenable, et pourra retarder l’envoi, si le temps ne lui paroît pas propre.

Aht. 1^. Le prix, des eaux mluc'rales sera fixe ainsi qu’il suit, savoir :

1. " Chaque pei-sonne qui prendra les eaux sur la fontaine , paiera la somme de 20 centimes pour chatjue matinée.

2. * Il sera payé par chaque litre d’cati qui sera pris a la fontaine, pour être transporté soit dans la ville, soit par-tout ailleurs, une même somme de ao centimes.

3. * Le préposé .à la distribution des eaux les donnera gratis sur les bons du maire, ou de- MM. les pnisidens des commissions des hospices et de bienfaisance de cette ville, visés par l’inspecteur des eaux minérales, aux pauvres de la commune, qui se rendront ^ la fontaine, ou qui les enverront chercher, et pour les malades desdits hospices^

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