‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 30 sur 111 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

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Avant de soumettre une substance quelconque aux opérutions de la voie sèche, il est indispensable de connaître sa nature, c'est-à-dire de savoir quels sont ses éléments principaux, afin de pouvorr lui appliquer les méthodes les plus appropriées : lexamen de ses caractères extérieurs el de ses propriétés physiques fournit déjà beaucoup d'indices ; mais ces indices ne sont pas toujours suffisants , el il est souvent nécessaire de rechercher par des expériences chimiques si tel ou tel principe dont on soupçonne la présence y existe réellement. Ces expériences préliminaires se font toujours sur des quantités extrêmement petites et sans prendre de pesées : la plupart s'exécutent à l'aide de l'instrument connu sous le nom de chalumeau ; quelques-unes pourtant peuvent s opérer dans des tubes de verre disposés d« manière à imiter les appareils pneumatiques, etc. Nous allons traiter successivement de ces deux modes d'essai.

SECTION I

Essais au chalumeau.

AftTirLE i". — Description de$ chalumeaux.

Chalumeau. — Le chalumeau est un instrument simple et «Himroode au moyen duquel on obtient promplement et facilement tous les résultats que peuvent fournir les opérations delà vote s<M'he,et d'autres résultats que Ion ne pourrait pas obtenir ou que l'on n'obtiendrait qu'avec de grandes difficultés dans les fourneaux. A l'aide de cet instrument dirigé

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sur un corps en combustion , on produit un jet de flamme pointu ou dard qui se trouve à une température très-élevée, et c*est dans ce dard que Ton expose, soit seule, soiC mé* langée avec divers réaclifii, la substance que Ton veut examiner.

Le chalumeau est connu depuis longtemps; mais il parait quee^estSwab, chimiste suédois, qui a eu le premier Tidée (en 1728) de remployer dans les recherches chimiques. Gronstedt , qui a posé les bases de la Minéralogie chimique , en a fait un grand usage. Bergmann en a perfectionné remploi, et a publié (en 1779) un traité dans lequel il a fait connaître la manière dont se comportent les principaux minéraux sous Taction de cet instrument. Bergmann était assisté, dans ses recherches, parGahn; et c'est à celui-ci que nous devons Tétat de perFecttoii auquel est arrivée maintenant celle branche de nos connaissances chimiques. Dans ses dernières années Gahn travaillait avec M. Berzélius, et il lui a transmis toutes ses connaissances. Ce dernier savant a lui-même beaucoup étendu les applications du chalumeau^ et il a publié , sur tout ce qui concerne l'emploi de cet instrument, un traité important où nous avons puisé la plus grande partie de ce qui va suivre.

§ l*'. — Chalumeaux à bouche.

Ancien chalumeau. — Le premier chalumeau dont on ait hîi usage était un tube conique en fer, recourbé à angle droit et terminé par un orifice de la largeur d*un trou d'aiguille (Fig. 1. PL X).

Chalumeau de Bergmann. — - L*oau de Tinsufflation bouchant souvent cet oriGoe, Bergmann adapta au chalumeau une chambre demi-cylindrique dans laquelle la vapeur d*eau se déposait (Fig. 2).

Chalumeau de Gahn, — Gahn a modîGé le chalumeau de Bergmann en faisant la chambre cylindrique et Texl rémité du chalumeau, de deux pièces (Fig. 3)» et il Ta rendu ainsi plus portatif et plus durable.

Chalumeau de fVoigt. — Wotgt adaptait au chalumeau une chambre circulaire mobile à charnière à son centre (Fif];. 4). Cette disposition le rend assez commode, mais en même temps sujet à perdre de l'air quand il commence à s'user.

Chalumeau de Tennani. — Tennant a imaginé un chalumeau très-simple : c est un tube conique fermé sur le peiit bout, et auquel on a adapté, à environ 1 pouce de celte

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