‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 33 sur 111 · CHALUMEAUX · texte numérisé non relu

CHALUMEAUX

2 volumes da premier pour 1 yolume du second. On peut opérer celte combinaison de deux manières :

l"" En faisant arriver tout près l'un de Tautre un courant d'hydrogène et un C4>urant d'oxigène , et mettant le feu au mélange. C'est M. Hare, de Philadelphie, qui paraît avoir employé ce moyen le premier ( en 1802 ). M. Gay-Lussac conseille de disposer ainsi l'appareil. On prend deux cloches à robinet cylindriques , dont les sections horizontales sont doubles l'une de Tautre en surface, et on les fixe dans une cuve pneuroato-chimîque : la plus grande doit contenir l'hydrogène, et l'autre l'oiigène ; de chacune de ces cloches part un tuyau allant aboutir à un cène de platine un peu épais , percé de deux petits trous très-près Tun de l'autre et correspondant aux deux tuyaux. La cuve étant supposée remplie d'eau, et Jes cloches immergées, les gaz s'en échappent, en ouvrant les robinets, dans le rapport nécessaire pour former de l'eau, et l'expérience a lieu sans le moindre danger d'explosion.

â** On a imaginé, en Allemagne, de mélanger les deux gaz avant de les enfiaramer, et M. Broke, en Angleterre, a fait faire, par l'artiste Newmann, un instrument particulier pour employer le mélange comprimé. Cet instrument (Fig. ilS et 16) consiste en une boite en tèle forte, à laquelle est adaptée, d'une part, une pompe foulante pour y introduire le mélange détonant et l'y comprimer; pompe que l'on peut dévisser , et qui , étant retournée , sert à faire le vide dans la boite; et, d'une autre part, un ajutage à robinet terminé par un tube capillaire en yerre. On met le feu au mélange qui sort par l'extrémité de ce tube, et si celui-ci vient a se fondre et à se boucher, il suffit d'en casser un petit bout pour le remettre en état de service. L'usage de ce chalumeau est extrêmement dangereux , et il est arrivé souvent que la flamme a pénétré dans l'intérieur de la boite et a rompu celle-ci en produisant une explosion terrible.

On a cherché à éviter ces accidents, et l'on a proposé pour cela plusieurs moyens. V En faisant passer le gaz à travers un tube recourbé rempli de mercure et placé dans la boite, on espérait que le liquide interposé entre la flamme et le gaz empêcherait la combustion de se propager dans la boite ; mais il parait que ce procédé n'est pas toujours efficace. "l"" M. Rerzélius a essayé de remplir le tube intérieur à travers lequel doit passer le gaz pour s'crouler (Fig. 17 et 18} , avec des fils de cuivre, serrés les uns contre les autres ; mais lorsqu'on coupait ces fils il en résultait un aplatissement h l'extrémité , qui bouchait les vides : on réussirait

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sans cloute en apoinlissant ceft fiU sur la meule; il rébuU tcrail de leur assemhliige des espaces (*4ipillaire«qui beraicfit assez refniidissants pour empêcher la coihbustion 4e se propager. 2^ Mais le meilleur moyeil c«>n!swte à remplir le tube intérieur avec des rocidelles d*u«ie ttiile mé^ tallique trcs-Gue qui préseole au moins sept a hait cents mailles au pouce carré : on en a fait Fessai sur uae vessie remplie de mélange détonant , el il a parfaitement réussi ; le tube, à Texlrémilé duquel on enflamtuait le mélange gazeux . a rougi et s'est même foudu \efé cette e&tréitiité sans que la combastion se soit propagée dans la vessie. Quoi qu*il en soit, quelque précaution <]ue Ton preune pour empocher la détonation, quand on se sert du chalumeau delfewmann ^ il convient, afin de se mettre à Tabri de tout danger, de placer la boite dans une pièce qui soit séparée du lieu uù I on opère, par une muraille, en faisant passer le tube qui conduit le gaz à travers cette muraille.

Chalumeau en gomme élastique. — M • Leeson se sert d*une bouteille do gomme élastique pour réservoir, et par ce moyen il éloigne toute possibilité d'accident, car en cas d'in* flammatioii à l'intérieur, la bouteille se déchire sans que Topérateur puisse élre blessé. On prend des bouteilles de gomme élastique de couleur brune, ne portant aucun dessin a leur surface , et qu*on puisse amincir assez pour qu'elles deviennent transparentes; on les met tremper pendant environ un quart d'heure dans Teau bouillante, puis, lorsqu'elles sont refroidies, on introduit dans le col un tube de c^uivre jaune portant près de son extrémité une saillie qui sert à Gzer la bouteille , et qu'on attache avec un fil ciré Irèft fort. Ce tube doit être muni d'un robinet vers le milieu de sa longueur, et par son autre extrémité il se visse à une pompe de compression au moyen de laquelle on fait entrer le mélange gazeux dans la bouteille : celle-ci se dilate^ et Voû peut lui faire prendre un diamètre de 40 à 45 centi* uictres, sans craindre de la rompre. Cela fuit , on dévisse la pompe et l'on met à sa place le tube du chalumoau, muni h sa partie postérieure, pour plus de sûreté , d'une petite boite cyliudrtque remplie de toile mciailique fuie. Cet ins- Irumet.t peut donner un jet constant pendant une demiheure ou Une heure, selon la force du courant que Ton veut éiablir. Au lieu de mélange détonant, on peut le remplir de gaz oxigène ou d'air atmosphérique. La bouteille, en se vidant^ ne reprend pas tout-à-fait son volume primitif, mais l'espace qu'elle occupe n'est que d'environ le double^ En ramollissant le» bouteilles de caoutchouc par une immersion

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de 12 h 24 heures dans Pcther, on peut !es gonfler jusqu*à un point tel, qnVtant reinplies de gaz hydrogène elles s'élèvent dans Tair. Si Ton en fait sortir le gaz tandis qu*clles sont encore humides, elles conservent leur conlractilité; maia si on les fait sécher auparavant, elles restent distendues.

Gaz d'èchirage, — Selon M. Pfaff, le gaz dVclai rage mélë avec deux fois et demie son volume de gaz oxîgène est préférable au gaz hydrogène pour alimenter le chalumeau de Newmann, parce qu'il donne plus de chaleur, et qu'étant mninf^ inflammable , on peut , sans danger d'explosion , faire écouler le mélange par des tubes plus larges.

Au surplus on ne se sert presque plus maintenant des mélanges de gaz détonant, parcequeTona reconnu qu^ils ne produisent que très-peu plus de chaleur que celle qui résulte de la combinaison des deux gaz non mélangés préalablement.

Dans les rhniumeaux à gaz hydrogène eloxigène, le dard n'est presque pas lumineux , purce qu'il ne contient aucune substance solide en suspension; mais sa température est excessivement élevée. Comme la combustion y est partout à peu près complète, il ne présente aucune partie essenlîellement réduisante, si ce n'est par l'efl^et de la haute température seule.

Les chalumeaux à gaz oxîgène et h mélanges détonants sont des instruments précieux comme moyens de produire des températures excessivement élevées ; mais à cause de cela même ils ne sont pas propres à servir aux essais qui ont pour objet de reconnaître la nature d'une substance minérale ou de ses parties constituantes (objet qui est celui que se proposent les docimasistes), parce qu'à ces hautes températures tons les corps se comportent à peu près de la même manière, ou du moins ne présentent que des phénomènes très-peu variés. On ne se sert , pour cet usage, que des chalumeaux à air.

ABTICLE II, — Supports,

La substance que l'on sonmet à l'action du chalumeau doit être placée sur un sujiport quelconque. On emploie pour supports, I* le charbon : il faut Je choisir bien cuit et sans gerçures; le charbon de pin est le meilleur^ mais on peut se servir aussi des charbons de saule ^ d'aulne et de buis. H eét essentiel que ces charbons ne laissent par leur combustiim que très-peu de rcndrcs, et que ces cendres contiennent le moins possible de fer et de manganèse. On creuse avec

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un emporle-pièce en fer-blanc affilé (Pig. 19) , ou ayec ta poinle d'un cotileau , une |>eUte cavité dan» le charbon qui doit servir de support , pour y placer la matière que l'on veut essayer. M. Berzélius recommande de creuser cette ca* vite dans la tranche du charbon perpendiculaire aux fibres du bt»is, parce que les flux s'étalent trop facilement sur les aurfaces parallèles aux fibres; cependant on peut aussi opérer sur ces faces. Le charbon est un excellent support , parce qu'il est absolument infusible et qu'il ne se combine presque avec aucune substance. Comme il n'est en contact que sur un petit nombre de points avec la substance que V*tn essaie, il n'agit que très-faiblement en qualité de réduclif : on oxide sur le charbon avec la flamme extérieure du chalumeau , et I ou réduit sur un support incombustible avec la flamme intérieure.

%* Le platine en fil. On prend un fil long d'environ 7 à 8 centimètres, très-ûn , mais non pas assez cependant pour qu'il se plie de lui-même quand il est rouge, et on le recourbe par un bout en forme de crochet (Fig. 20) , c'est ce crochet qui sert de support : après l'avoir humecté avec la Lingue, ou l'eiifonce dans le flux, qui s'y attache ; après quoi on fond celui-ci à la lampe, de manière à en JFormer une goutte qui se Gge et s'arrête dans la courbure. On humecte ensuite la pièce d'essai pour la faire adhérer au fondant préa- Liblement solidifié, et l'on chauffe le tout ensemble. £ii général, toutes les oxidations et les réductions qui n'ont |»uur objet que les changements de couleur doivent être iMÎtes sur le til de platine* Smithson aplatissait l'extrémité du fil de platme sous un marteau bien plan , et il enduisait «*nsuite cette extrémité avec de l'argile refractaire délayée, qu'il faisait sécher ensuite.

S** Le platine en feuilles. Ces feuilles sont fort commodes : elles doivent être très-minces, mais sans plier sous leur poids. Ou les coupe en lames longues de 5 à 6 centimètres ei larges de 12 à 15 millimètres. Comme le platine est trèsmauvais conduoteur du calorique, on peut chauffer ces feuilles à la plus haute température par un bout, et les tenir dans les doigts par laulre bout saus se brûler. Quand on veut chauffer et oxider Août à la fuis, ou dirige la flamme du chalumeau sur ta partie inférieure de la feuille.

4* Des cuillers de platine. On s'est servi pendant longlenip^ de petites cuillers de platine excessivement minces (Fig. 21), de forme ronde, d'environ 7 millimètres de diamètre, et de 2 à Z millimètres de profondeur, emmanchées djâDs uo fil fixé daus un bouchon de liège ; mais le volume

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de ces ruillors est un obstacle à rclémtîoii de la température, et on les a presque abandonnées depuis que Woliaston a eu ridée d*eaip1oyer les feuilles,

5"" Saussure se servait d^esqutiles de disthène très-aîgoès, à Textrémité desquelles il collait le grain de matière à essayer. s<»it avec de IVau^ soit avec de la gomme. Ce minéral est infusible par lui-même, mais outre qa*it est assez rare, il a ^inconvénient d'être attaquable par les fondants, et même de devenir fusible par le contact de beaucoup de corps*

G*" Smithson prend un morceau très-mince d'argile réfraetaire réduite en pâte oonsistanie avec de Teau , il reuveloppe avec du papier, il Taplatit sous un marteau , il le découpe en fer de lance, puis il le fait sécher. Ce sont ces petites feuilles pointues qui lui servent de supports : quand on souffle dessus avec le chalumeau , le papier se brûle , mais Targile qui reste conserve toute sa solidité : ainsi c^est réellement sur Targileque pose la matière soumise à fessai. LVirgite réfractaire a les mêmes propriétés que le disthéne , mais elle ne résiste pas plus que lui à l'action des fondants.

7* M. Le Baillif emploie pour supports de petites coupelles evcessivement minces (Fig. U) , faites avec un mélange plastique de parties égales de terre de pipe très-blanche et de kaolin. Il les prépare au moule : pour cela il a une lame divoire percée de trous circulaires, de la grandeur des coupelles (Fig. 2S1) , et un petit pilon également en ivoire, arrondi à son extrémité (Fig.24) ; il pose la lame sur la main , remplit les trous avec de l'argile, el en posant te pilon dans chaque trou , il donne aux petites coupelles la forme intérieure qu'elles doivent avoir; il les détache, les met à sécher, et les fait cuire ensuite, en les laissant exposées à la chaleur blanche pendant au moins cinq minutes. L'avantage •que présente Temptoi de ces coupelles est d'étendre en couches d*une grande surface les matières qui sur d*autres supports conservent la forme d'une perle, et par là de mettre les réactions pyrognostiques plus en évidence : elles conviennent particulièrement pour les cas où Ton a à constater des phénomènes de coloration.

8"^ Des tubes de verre ouverts par les deux bouts, longs de 6 centimètres au moins, el de 2 à 3 millimètres de dmmètre. lU servent pour les grillages, lorsque Ton veut en même temps examiner les matières pendant ropéralâun (Fig.25).

y** lies tubttH de verre cylindriques formel par unbont , de

AGCES^âOIRES. ISO

^hZ uuUîntètrcs «le diainèlre (Fig. 26). On les emploie pour faire des snblimatîoQs à Tabri du contact de Tair.

\0^ Des matrat en verre. On donne ce nom à des tabea de verre de 8 à 4 millimètres de dramètre, fermés par un b(iut> mais renfl<*s en forme d'œuf vers ce bout(Fig.s27). On s*en sert pour chauffer les substances qui décrépitent , et pour en séparer de Teau ou toute autre substance non combustible: lair qui circule dans le tube, à la faveur du ren< Qeraent, facilite beaucoup le dégagement de la sabstaiice volatile ; nu^is on conçoit que , lorsque cette substance est combustible, il faut au contraire éviter la présence de Tair, et par conséquent se servir de t«bes bouché:» , mars non renflés.

AàTicLE 111. T- Instruments accessoires.

Le service du chalumeau exige ui» grand nombro d'instruments accessoires dont nous allons donner Ténuméralion.

1** Des pinces. Il y en a de plusieurs sortea: les unes sont armées de pointes de )ilaLiDe , et servent à saisir de petites éciiilles dont on veut éprouver la fusibilité, et qui, abandonnées ii elles-mêines sur un charbou , seraient emportées par le vent du chalumeau. Ces pinces sont en acier (Fig. 19 , PI. l) on en laiton (Fi^. 18, Pi. 1); ces dernières doivent être assez résistantes pour que Von puisse serrer fortement le bouton qui rapproche les branches , sans les endotnoiager(Fig,18). Enfin , il faut avssi avoir des pinces communes ea cuivre ou en fer^ dites Brua^elles (Fig. 16 et 17, PI. t), pour arranger la mèche des lampes.

2** Des cisailles à ressort et a tranchant, très^olides(Fig. I , PI. XI). On s*en sert pour détacher de petit» grains dressât sur un minéral que Ton craindrait d'eodommciger en le frappant avec le marteau.

S** Des marteaux en acier. Il en faut deux , l'un à lêta ronde et à panne en forme de cane dont la pointa est ar^ rondîe (Fig. 2)^ Tautre à tète carrée et à panne en forme de ciseau (Fig. 8).

4** Une enclume. C'est un parai iélipipède d'acier d'environ 8 csentimctrea de longueur, Z centimètres de largeur et 13 millinfeètres d*épais$eur. Qiuind on veut piler dessus une substance quelconque, on enveloppe celle-ci ou ou la couvi-e avec du papier pour empèi^her les éclats de se disperser.

5** Un petit couteau ou un fort canif dont la pointe de la lame et fe tranchant soient bien affûtés sans être trèsaigus.

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6*" Dei limeg fines implantées dans des manches de bois : il faut en avoir une triangulaire, une plaie et une demironde.

7° Un petit mortier avec son pif on en agate ou en calcédoine : pins il est petit, plus il est commode ; il ne doit pas avoir plus de 5 rentiméirea de diamètre.

8® Des loupes de difTcrentes forces, du genre de celles qui ont clé imaginées pnr Wollaston. Elles sont faites avecdetix verres égaux , arrondis d*un côté et plans de l'autre : ces verres sont juxta-posés par leur surface plane, mais on introduit entre eux une feuille de platine excessivement mince, |>ercée à son centre d'un trou circulaire moins large que les verres. Par ce moyen on agrandit le champ de ta vision distincte, et Tobjet ne parait ni entouré d*anneaux colorés, ni déformé. On peut faire des loupes è la Wollaston assez fortes pour que l'objet , étant grossi de 50 fois, soit encore bien distinct. On monte ces loupes comme on le voit (Fig. 4) ou (Fig. 5). Quand on se sert des dernières, on met l'objet sur une lame de verre que l'on tient de la main gauche, on poite l'extrémité a de la loupe sur cette lame; et en l'inclinant lentement et plus on moins avec la main droite , on parvient aisément a mettre l'objet au foyer, et on le voit d'une manière très-nette, si d'ailleurs on a soin de faire en sorte qu'il soit bien éclairé.

9® Une hoUe à réactifs. Elle a 25 centimètres de longueur, d centimètres de largeur, et à peu près autant de profondeur quand elle est fermée. Elle est en bois, et divisée en autant de cases qu'on veut y mettre de réactif^ ; neuf à dix suffisent» Chaque case est pourvue d'un couvercle partinilier , indépendamment du couvercle commun , qui est fixé a la botte par des charnières de métal . et qui ferme au moyen d'un crochet. Les couvercles particuliers sont pourvus d'articulations taillées dans le bois et tournant sur un axe commun qui s'étend d'une extrémité à l'autre de la boîte : ces couvercles doivent être faits avec un très-grand soin, afin que dans les transports les réactifs ne puissent pas se mélanger les uns avec les autres.

10* Un plateau de tôle non étamée , de 3 à 4 décimètres de côté, gurni d'un rebord de 15 millimètres de hauteur. Ce plateau , sur lequel on pose la lampe pendant les expërienrep.^ est destiné à recevoir les matières qui tombent : on en rouvre le ibnd avec une feuille de papier blano.

11° Un flacon de fer-blanc terni fermant à vis, pour contenir la provision d'huile.

IS** l)n étui quadrilatère de fer blanc, dans lequel on met.

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lorsqu'on voyage, deux ou trois charbons enveloppés dans du papier.

IZ"* Une peiile boite en tôle vemisêée dont Tintérieur est garni de coussins en soie : on inel dans celle boîte les becs , ajiitftges, fils el feuilles de platine; les aiguilles, etc.

14** Un étui de bois ou de fer-blanc pour mettre une provision de tubes de verre.

15** (Jn briquet ordinaire portant une poche dans laquelle on met des pierres ou de Tamadou , etc., ou bien un briquet phosphorique.

16' Une petite paire de ciseaux,

17" Une lampe à esprit-de-vin en cristal, munie d'un couvercle usé à 1 cineril el fermant bien (Ftg. 6).

18" Des terres de montre ou des pelifes capaulen de porcelaine de 2 centimètres de diamètre.

19* Un triangle-chevrette eu fer (Fig. 7), destiné à servir de chevrette el à supporter les capsules et les creusets que Ton veut faire chauffera la lampe. On le fixe à une tige, à ta bauteur quet*on veul, au moyen d*une mâchoire 5 vis de près* sien (Fig. 8). Le triangle esl à charnière, et on peut le plier dans sou milieu pour qu*il tienne moins de place dans la trousse. Il porte sur ses côtés des petits trous destinés à recevoir rextrémitc recourbée de fils d'acier au moyen desquels on peut ainsi diviser le grand triangle en triangles pi us^ petits , [our qu'on puisse poser dessus de très-petits objets.

SO^'Une aiguille aimantée ^ avec une chapped*agale tournant sur une tige d*acier (Fig. 10) , et un barreau aimanté renfermé dans un étui. L'aiguille aimantée sert pour roconnaitre si une substance quelconque possède la vertu magnétique. Quand la vertu magnétique est très-faible, il peut arriver qu^elIe ne soit pas assez puissante pour détourner Taiguille de sa position naturelle ; mais on peut rendre celte aiguille extrêmement mobile el susceptible d'obéir à la moindre force attractive ou répulsive, parle moyen suivant, qui a été imaginé par Haûy. On place le barreau aimanté dans le plan de Taignille, posée sur son pivot el en repos, à une distance telle qu'il n'exerce aucune action sur cette aiguille, el dans une position retournée, c'est-à-dire que le pèle nord du barreau soit en regard du pôle nord de laiguille, ou le pôle sud en regard du pôle sud ; puis on approche peu à peu le barreau sans changer sa direction ; l'aiguille se détourne par l'effet de la répulsion des pôles de même nom , qui sont voisins l'un de l'autre , et il arrive UQ mvm^nt où elle prend une position à peu près perpendi-

192 CHALDIttEAVX.

oilUire à calle qu'elle avait d'abord : on arrête alors le monventent da barreau (Fig. 11). Dans cet état de cboses, la iDoiodre force magnétique fera faire un moavoment trè«appréciable a l'aiguille. Pour concevoir cet effet, il faut se rappeler que l'aiguille placée sur son pivot et en repos, est retenue dans sa posUiqn par TactioD uiagnëtiqae du globe , et que cette action produit une force de grandeur (înie qoi est ce qu'on appelle la force directrice. : il suU delà que pour qu'un eorps doué de magnéttisufie puisse faire mouvoir l'aiguille, il faut que sa force attractive ou répulsive sok plua grande que la force directrice \ mais lorsque raignilie est dérangée de sa position par l'action répulsive du barreau aimanté, sa force directrice est équilibrée par cette action , et il est évident qu'alors elle peut être mise en roonvement par un corps doué de. la vertu magnétique la plus fiiible. Quoique cette dispositin^n soit déjà très*£Eivorable pwir faire reconnaître la propriété magnélique, elle n'est eependant pas encore la plus avan(cigeuse. En effet , le changement de direction qqe le qorps magnétique fera éprouver à r»fr2|;mlle sera tel» que la nouvelle force directrice fera équilibre aux forces qui agissent répulsivement sur le p61e nord et atlrae* livement sur s , le pôle sud ; or, pour une même augmentation de force , le mouvement ou l'arc décrit sera d'autant plus grand que l'aiguille sera près d'être perpendiculnire mu méridien magnétique ; position que noua avona dit qu'il fallait lui donner. Gela résulte de ce que la force directrice qui tend à faire» prendre à l'aiguille la direction du méridien magnétique ^ varie avec U pQsijtion de cette aiguille , et est proportionoelle au sinus de Sangle qu'elle fait avec ce méridien, et de ce qae> po>ar dea mouvements angulaires égaux, les sinus croissent beaucoup moins rapidement lorsque l'aiguille est perpendiculaire au n>éridien que lorsqu*eltc est dans une direction oblique ; dans les deux cas l'a^aille sera en ëquilibi:e et. par conséqueut très-mobile ; mais une même force attractive lui fera décrire un plus graiMi angle dans la prenUère position que dana la dernière. Quand l'aiguille est ameuce, par l'influence du barreau , è être presque perpendiculaire au méridien, sa forqe directrice est à son tnajrimum : si l'on approchait un peia plus le barreau , elle ferait subitemeijit un quart de touff et prendrait la direction du barreau, en présentant son pôle sud au pèle nord de celui-ci, ou réciproqueutent.

Les différents objets qui s^n^ uéeessairea pour faire les etisais au chalumeau , et que n^u& venons d'éiuinérer , ne duivoui pas être entassés confu«énv^oi. Pou 9 les Ireasporter

BÉACTIFS. 1C3

en vi^ya^e . on les pta€« dans une trousse en maroqvrn . de 1 mèlre de long et un demi-mètre de large , à oases , cfne l'on peut rouler sor elle-même , et qne Ton envelopfMs dans un »ae de tAÎte. Pa»r en faire nsage dans un laboratoire , on la serre dans une petite table d'environ th6> décimètres de c^lé (Fîg. 11). et qui porte six tiroirs^ un à droite et un à gauche, que Von tient entièrement oitverts pendant que Too travaille , et dans lesquels o«i place les objets lea pAtts uanels, et quatre sur le devant ^ qiie Ton n'ouvre que quand eela est néce^^saire , et dans lesquels oh met tout ce doni on se sert le moins souvent. Chaque pièce est placée dan» une petite boita découverte , en fer-blanc on en carton , et ces boites, quoique de grandeur» inégales, doivent remplir les tiroirs saus videa , quand eUeé sont placées près les unes des autres. Le dessus de la table est à rebord , afin que les objets que l'on j pose ne puissent pas rouler et toaober h terre : pour la commodité , il faut que les rebords soient plats et assez larges.

ARIICLI IT. — fUaciifr,

Les substances que Ton «umnei à ractiou du chalumean y sont ejEposéea seules ou mélangées avec divers réactifs; ces réactifs sont en petit nombre ; nous allons les faire counaître ici sommairement. Qa trouvera plus de détails reU* tîvement è leurs oaracicrcs et à leurs propriétés „ dans le chapitre V qui traite de tous les réactifs que l'on emploie dans les opérations de la voie sécbe.

1o Le çarbçnale de aoutU. Il faut qu'il soU trèa^pur et sairtout parfailemeot exempt de au&fate ;. il sert à foudre et surtout à réduire ; il s'imbibe dans le charbon aussitôt qu'il est foodu , mais il n'eu ccuitinue pas moins à agîr sur les substances avec lesquelles il est en contact. L'expérience prouve qu'il, facilite beaucoup La réduclioa des qxides, mais on ignore par quelle cause.

â" Le hor^x. Il faut qu'il suit parfaitement purifié par ▼oie de crisAaUisalion ; on l'emploie indifféremment fondu ou non fondu, Cest un des fendants le» plus généraux et les plus puissaula que l'on couaaisse; il duone des verres transparents qui , étant chauffés pendant quelque tenjips à la flamme extérieure du clialnmeau^ deviennent souvent opaqives. On dit alors que ces verres deviennent opaques au flamber, IH. Wollaston a recummandé l'usage d'un flux rompodé de % parties de carbonate de soude et I partie de borax : ce flux est effeclivemenjt trcs-^hon peur opère t des

194 rUAtUHRAUX.

rëduclioriA^ parce qu^en même temps que le carhonafe de soude agit favorablement sur loxide à rrdiiire . le borax se combioe avec \e» matières étrangères et les fait fondre.

8° Le sei de phosphore , ou phosphate double de soude et d'ammontaque. Ce sel, chauffé sur le charbon, bouillonne, se boursoufle un peu , abandonne de l'ammoniaque et se change en phosphate acide de soude, qui se fond en un globule incolore et transparent ; il agit principalement par son excès d*acide ; il décompose tous les sels , même les silicates, et fait fondre la plupart des oxides, en formant avec eux des sels doubles qui , la plupart , sont doués de couleurs caractéristiques et très -éc huantes. Pour préparer ce sel on dissout 16 parties de sel ammoniac dans une trèspetite quantité dVau bouillante , on y mêle 100 parties de phosphate de soude cristallisé; on fîlire la dissolution bouillante et on la laisse refroidir lentement ; le sel double cristallise, et Ton rejette l'eau -mère qui ne peut plus en fournir.

4" Le nitre. On remploie rarement , et seulement pour porter certaines substances à leur maximum d*oxidatioo , lorsqu'on ne peut pas y parvenir par l'action de la flamme. Pour cela , aussitôt que le globule est fondu , on y introduit la pointe aiguë d'un cristal du sel , et on l'y maintient un instant. La masse se boursoufle^ devient écumeuse, et elle prend la couleur due au peroxide qui s'est formé par l'effet du nitre.

5* V acide borique vitrifié. Il sert pour feirc reconnaître la présence de Tacide phosphorique.

6° Le sulfate de chaus. Il sert de fondant au spath fluor.

7° Le spath fluor, U sert de fondant au sulfate de chaux et à d'antres sulfates.

8<> Un mélange de \ partie de spath fluor et de 4 parties et demie de sulfate acide de potasse ou de sulfate d'ammoniaque, pour reconnaître la présence de la lilhine par la coloration de la flamme en rouge , et la présence de l'acide borique par la coloration de la flamme en vert.

!>• La «iVice, telle qu'elle provient de l'analyse des silicates, ou préparée en traitant le cristal de roche par les alcalis , etc. On s'en sert pour reconnaître la présence de Pacide sulfurique.

10° Le nitrate de colbalt en dissolution; cette dissolution doit être très-pure , exempte d'alcali et un peu concentrée. On l'emploie pour reconnaître la présence de l'alumine et de la magnésie dans les silicates. On la conserve dans on flacon de verre , fermé par un bouchon usé à l'émeril et poin-

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