TUBES DE VERRE
Zircone, — Elle se comporte, avec les flux , comme la glucioe. Quand ou la chauffe seule jnsqu à Vincandesceace, elle jette un éclat éblouissant.
Thorine, — Elle est infusible sans addilion et avecla soude ; elle donne, avec le burax, un verre transparent qui ne devient pas opaque au flamber, mais perd sa transparence en «e refroidissant, lorsqu'il est sature de thorine ; elle ne se fond que très- difficilement avec le sel de phosphore.
SECTION II
Opérations qui se font dans des tubes de verre.
AKTicLi PRBHUR. — GénèralUéê.
On peut , en n'employant pour vases que de simples tubes de verre , droits ou courbés de diverses manières , et en n'opérant que sur de petites quantités de matière, faire très-facilement et en très-peu de temps une multitude dVxpérieiices qui sont propres à Faire reconniiilre la nature et ie84)ropriélé8 de la matière que l'on soumet à l'essai, et qui permettent en même temps de recueillir et d'examiner les différents produits que cette matière peut fournir. Les tubes de verre sont très- commodes aussi pour conserver les substances précieuses dont on n'a que de petites quantités, ou qui peuvent se dissiper par vaporisation. Dans ce dernier cas on les bouche hermétiquement à la lampe, après qu'on y a introduit la substance. Nous trouvons é ce sujet des détails très-intéressants dans le Traité des ManipuUiions ohiwiçiMs de M. Faraday.
Ces sortes d'expériences se font ordinairement à la flamme d'ane lampe à alcool ; mais a défaut de lampe, on peut se lervir d'un feu de charbon.
Tubet. — Les tubes que l'on emploie doivent avoir tout an plus 25 millimètres de diamètre et 15 centimètres de longueur, et le verre ne doit avoir guère plus d'épaisseur qu'une forte carte à jouer ou qu'un carton mince : lorsqu'ils sont très-étroits et un peu épais, ils peuvent supporter des pressions intérieures extrêmement fortes sans se briser. M. Brunel a reconnu, par expérience , qu'un tube de cristal dont l'épaisseur est au diamèire intérieur :: 8:9, peut résister à la pression de I3ft atmosphères ; mais sa tenacilédiminue beaucoup à Une température voisine de celle qui est suffisante pour le ramollir. On ne peut pas le tenir
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longtemps à la chaleur rouge, parce qo'alors il te fond tout-à-fail . ou bieo il devient tellement mou , que la moindre émission de substances gazeuses suffit pour le percer.
Porte-tube» — Pour conserver les tubes dans une position verticale , ou dans toute autre position convenable , on les met dans un gobelet, ou bien on les implante dans un morceau de liège lesté à sa partie inférieure avec du plomb. Si Ton en a iin grand nombre, on se sert d*un râtelier composé de deux planches, dont Tune, percée de trous de difers diamètres, est soutenue à 6 ou 8 centimètres au dessus de l'autre ; on peut aussi remplacer la planche percée par un treillis métallique.
Af anche. — Pour tenir à la main , sans se brûler, des tubes que Ton veut chauffer fortement , on les enveloppe, vers la partie supérieure, avec une bande de papier étroite et pliée en 8 ou 10, et dont on tortille les deux extrémités Tune sur Tautre, de manière à en faire une espèce de manche. Quand la chaleur doit être forte , on emploie un Gl métallique au lieu de papier (Fig. 13) , ou bien on se sert d*un morceau de liège allongé ^ à Textrémité duquel on perce un trou dans lequel on fait entrer le tube à froltemont. Lorsqu'il est nécessaire que la surface du tube suit tout entière à découvert, on enfonce dans son ouverture un bouchon de liège taille en forme de prisme h quatre ou cinq faces, de manière à ce
3ue les vapeurs puissent avoir une issue, et ce bouchon sert e manche.
AETICI.E II. — Opérationê.
Le verre ne pouvant pas être chauffé au dessus de la chaleur rouge ^ on ne peut faire dans les tubes que des expériences qui n'exigent qu'une température peu élevée. Oo peut opérer dans ces tubes des dissolutions, des évapo* rations , des distillations , des sublimations , des gazéifications, des calcinations, des grillages et des fusions,
Disioiuiions, — Les dissolutions ordinaires se font dans des tubes droits bouchés par un bout (Fig, 13, PI. XlJ. Lorsque le liquide dissolvant est très-volatil , et qu'on veut le tenir pendant un certain temps à une température supérieure à son degré d^ébuUition, en contact avec la substance à dissoudre , il suffit de tenir le tube bouché avec l'index : un juge jusqu'à un certain point, par la pression que Too éprouve, de la force élastique de la vapeur, et par suite, de la température. Si celle-ci est élevée, on évite le contact immédiat des va]»eurs , pour ne pas se brûler , en laissant oo