DES TUBES DE TERRE
peu d*air daDS le tube, el eo le fennaat aussildlqiie rébiillitioQ commence.
Lorsque la dissolution ne peut se faire qu'à raide d\m luDg temps, on se sert avec avantage d*un tube doublement recourbe abc (Fig;. 14). En élevant rextrémité ouverte du tube, le dissolvant qui s*est vaporisé et cundensé dans la partie b est aisément reporté en a sur la substance à dissoudre. Il est aisé de refroidir la partie b pour que toutes les vapeurs s*y condensent, soit en rentuurant de papier mouillé, soit en la plongeant dans l'eau.
EvaporaiioH, — Pour évaporer dans des tubes, il faut ordinairement un très-long temps, surtout si Ton doit modcror la température, parce qu'il u y a aucun mouvement d'air à la surface du liquide. On accélère Topé rat ion en introduisant dans le tube un autre tube plus petit, recourbe et ouvert par les deux bouts : il hVtablit à In faveur de ce tube un courant H'air qui entraîne 4cs vapeurs à mesure qu*ell<*s se forment (Fig. 15). L'évaporation va encore plus vite dans lin tube posé horizontalement, et dont les deux extrémités sont un peu recourbées et ouvertes (Fig. I6)i. en ayant soin de ne pas remplir en totalité la branche horizontale, aGn que Tair puisse y circuler, et entraîner les vapeurs.
Distillation, — L'appareil dislillatoire le plus simple se rompose d*un tube bouohé à Tune de ses extrémités, et recourbé , qui sert de cornue , et d'un tube droit bouché par un bout et un peu plus large que le premier^ qui fait l'office de récipient (Fig. 17). QuelqueFcûs on efBle le tube cornu à ion extrémité, en tube rapillaire, après qii'on y a introduit les matières é distiller, afin de pouvoir le faire entrer dans des vases à oriHce très-étroit, ou pour accélérer la condensation (Fig. 1 8) des vapeurs, ou encore lorsque le tube cornu est d'un gros diamètre. On peut alors prendre pour récipient soit des flacons à col très-étroil, soit un tube dont le col a été rétréci à la lampe. D'autres lois on prend pour récipients des tubes ouverts par les deux bouts et courbes (Fig. 19). Si Ton rétrécit beaucoup rextrémilé do ces tubes (Fig. 20) , on peut en extraire avec une grande facilité des quantités aussi petites que l'on veut du liquide qui s'y condense.
Une excellente méthode d'opérer les distillations lentes consiste à faire passer rextrémité du tube cornu à travers un boucbon que Ton adapte sur l'ouverture d'une cloche à gaz. Cette cloche étant mise surtrois ou quatre petits supports, on place dessous une lampe à alcool, et Ion entretient ainsi dans l'intérieur de la cloche une atmosphère d'air
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ehaud qui entoure le tube et réchauffe plus ou mMos, seioi» qa*on le rapproche plus ou. moins de la lampe.
Rectification. — On peut rectifier des liquides dans des tubes^ c'est-à-dire les distiller plusieurs fois de suiie de diverses munières.
]*» Au moyen de deux tubes courbés, disposés comme le représente la figure 21 . Quand la distillation dans le premier tube est o]>érée^ on le retire^ et à Taide du cfaalnmeau on bouche le récipient au point «. La rectification se fait ensuite soit en appliquant la chaleur en /b el en plaçant uo autre récipient en c, soit en retournant le tube de manière à faire passer le liquide en a, et chauffant cette partie: dans ce dernier cas le liquide distillé se rassemble en d,
2o On exécute facilement plusieurs rectifications saoeessives au moyen d*un simple tube courbé en plusieurs sens dans le même plan (Fig. 22). On introduit le liquide par l'extrémité ouverte a, de manière à ce qu'il reste en h\ pois on ferme au chalumeau cette extrémité, l'autre extrémité/* restant ouverte, et l'on chauff'e en ib : la partie la plus vo« latile du liquide se condense en c ; puis, chauffant à la fois en b et en c, il passe en d une autre partie plus volatile encore, s'il en existe, etc. En élevant l'extrémité /*« tous les produits retournent en h , quand les courbures sont telles que le représente la figure ; mais si l'on voulait que le produit condensé en e n'y retournât pas, il faudrait qu'en ce point les deux branches du coude fussent toutes les deux inclinées de gauche à droite par rapport à la verticale, parce qu'alors Taxe du tube étant mis dans une position perpendiculaire a Thorizon , la branche ^g conserverait une certaine inclinaison de droite è gauche, et que par conséquent le liquide ne pourrait pas s'en écouler.
3** Si l'on plie en deux parties qui se trouvent diins deux plans perpendiculaires l'un à l'autre , un tulie semblable au précédent, on aura un appareil de rectification au moyen duquel on pourra faire revenir séparément le liquide contenu à l'angle des plans, à une extrémité, et le liquide contenu à l'autre extrémité , vers l'angle des plans.
SuhUfnation, — On effectue facilement la sublimation dans des tubes droits fermés par une extrémité (Fig. 1 8). Si la matière est facilement condensable, on peut chauffer le tube en le tenant verticalement ; mais dans le cas contraire, on le tient obliquement , ou même presque horixontalement, surtout lorsque pour condenser la substance volatile il est nécessaire que la partie antérieure du tube soit tout-à-foil froide.
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On peut souvent avoir le poids eiact de ta matière subliraée^ ea coupant la'partie du tube dans laquelle eMe s*e9% condensée, et pesant cette partie ,1a nettoyant , et la pesant de nouveau; ou encore en pesant la partie inférieure, la nettoyant , et la pesant de nouveau ; ce qui donne le poids du rësidn , et permet de ealeuler le poids de la matière su* blimée par différence.
Pour aceélérer la eondensation de hi matière sublimée et empècber qu il n'en sorte du tube à Télat de vapeur ^ on peut introduire dans oeluî-ci soit une baguette de verre pleine, soit un tube d*un petit diamètre , dans lequel on met de l'eau ou do mercure.
An lieu de condenser les matières sublimées dans le tube cornu, il est facile de les faire passer dans un autre tube un peu plus large qui sert de récipient : il suffit pour cela de chauffer le tube cornu dans toute aa longueur. La Figure 23 donne Tidée d'une disposition qui est très^commode : le labe recourbé ne doit avoir que le diamètre strictement nécessaire pour envelopper le lube subliroatoire. La condensation a lieu principalement dans la partie supérieure du milieu du tube, et il est très-aisé de refroidir celui-ci au moyen d'nn papier mouillé » ou en tenant le coude intérieur plongé dans l'eau.
GaMii/ieatiom, — La cloche à gaz la plus simple est un tube droit bouché par un bout , que Ton place obliquement dans une capsule pleine d*eau ou de mercure , et au dessous duquel on introduit rextrémité effilée d*un tube qui apporte legai(Fig. 34).
M. Cooper se sert de tubes de 15 à 20 millimètres de dia mètre et de 1 à 2 décimètres de longueur , recourbés et ouverts à leur extrémité inférieure , mais fermés par le haut (Fîg.Sâ) .Quand on veut recueillir un gaz dans un de ces tubes, on le remplit de mercure en le tenant dans une position inclinée; puis on le suspend uu on le soutient d*une manière quelconque , verticalement au dessus d\ine capsule ; on introduit dans Touverture Textrémité effilée du tube qui apporte le gaz, de manière à c*e que les bulles gAzeuses restent dans la grande branche; h mesure que le gaz arrive, le mercure 8*ecaule et tombe dans la capsule: quand le tube est presque plein, on arrête Topération et l'on examine les propriétés du gaz. A cet effet on applique le doigt sur l'ouverture du lobe, o» incline relui-ci avec précaution, et l'on fait passer une petite quantité de gaz entre le doigt et le mercure; puis on redresse le tube, et l'on soumet à une épreuve quelconque la bulle qui a été ainsi séparée; de la masse du gaz.
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Pour recueillir un gat dans le liibc même où il se produit, on se sert avec avantage du 4ube courbe de M. Rerr (Fîg. 26J. La forme de ce tube doit èlre telle que, quand il est en place 9 le sommet des deux rourbes ne soit pas sur la même ligne verticale, mais que celui de la courbe-inferieure cise trouve rapproché de l'extrémité fermée a du tube. On remplit du liquide réactif la branche 06; on introduit par Touverture c la substance solide sur laquelle le liquide doit agir, et on la fait descendre jusqu'en d : il est évident qu'alors le gaz qui se dégage doit se rassembler dans la branche ab^ sans qu'il s'en perde la moindre bulle , tandis que le liquide passe dans la branche bc. Si, quand l'opération est finie, on veut remplacer ce liquide par de l'eau pure ^ il suffit de plonger le tube dans un vase qui en soit rempli^ et d'élever l'extrémité a. Si l'on veut remplacer le liquide réactif par dn mercure, on y parvient en introduisant celui-ci peu à peu par la branche ouverte cb,
M. Kerr donne encore au tube précédent la forme représentée par la figure â7. Ce tube est ouvert en a , mais on peut le fermer à l'aide d'un bouchon de verre usé h l'émeriy ou d'un bouchon de liège enduit de cire. Cette disposition donne la facilité de pouvoir extraire du tube une portion du gaz qu'il contient, que l'on veut faire passer dans un antre tube. Pour cela on plonge le tube dans l'eau ou dans le mercure , on met le tube-récipient , rempli de l'un ou l'autre de ces liquides , au dessu-s de l'orifice a, et Ton débouche cet orifice , que l'on referme aussitôt que l'on a fait écouler le volume de gaz désiré. On peut, selon qu'on le juge convenable , tenir la partie ouverte b du tube au dessus de l'eau ou du mercure , ou la plonger dans la cuve : quand on la tient en dehors , on peut , en relevant plus ou moins verticalement la branche be^ faire sortir le gaz avec plus ou moins de vitesse.
On fait des tubes à gaz d'une forme très -avantageuse en pliant un tube droit cylindrique , en spirale autour d'un prisme triangulaire de S centimètres environ de côté , de manière que chaque branche du tube ait 5 à 6 centimètres de longueur. Quand le tube est froid . on enlève le prisme qui sert de moule. Après avoir versé dans un tube de cette forme une quantité d'acide suffisante pour remplir une des branches droites, plus la moitié d'une autre branche^ on y introduit la substance sur laquelle l'acide doit agir , et Ton chauffe : il sufiit alors d*incliner le tube dans différentes directions , sur son axe horizontal , pour qu^il se remplisse en entier de gaz , à l'exception des dernières divisions qui