‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 38 sur 111 · DES TUBES BB VERRE · texte numérisé non relu

DES TUBES BB VERRE

apppAcbcnt de rextrëmité ouverte. Le gaz ne peut s'ëcbapper pendant la révolution du tube, a cause de la présence de Tacide qui , à mesure que le volume du gai augmente, ie devance toujours, depuis une extrémité jusqu'à fautre. On peut, à volonté^ substituer de Peau à l'acide, extraire une petite portion de gaz pour l'examiner, etc.

Quand la présence du mercure ne peut pas nuire à ropératîon,on se sert, pour recueillir un gaz dans le tube même où il se produit, d'un tube droit que Ton remplit de mercure et que Ton place sur une cuve pneumatique. Ce tube fait ainsi fonction de clocbe étroite et allongée; on y introduit la substance que Ton veut traiter, etfacide, etc. , qui doit agir sur elle, et on la chauffe doucement en en approchant un charbon ou un corps chaud , ou même en dirigeant dessus la flamme cl'un chalumeau.

Lorsque la substance doit être chauffée longtemps et fortement, et sans qu'elle soit en contact avec le mercure , on emploie les cloches courbes. Les cloches courbes (Fig. 28) ne sont autre chose que des tubes fermés par un bout et courbés en forme de cornues, dont on se sert pour recueillir les gaz qui se produisent dans leur intérieur, principalement quand il n'est besoin pour les produire , que de la chaleur seule. On place le tube, presque plein de liquide, dans une position verticale, sur une cuve à eau ou à mercure; on y introduit la substance, que l'on fait passer dans la panse^ et Ton chauffe celle-ci graduellement avec une lampe ; le gaz qui se dégage remplit le tube en en faisant sortir l'eau ou le mercure.

On se procnre un petit appareil de Woulf en pliant no tube delOà 16 millimètres de diamètre, et ou vert à ses deux bouts , comme on le voit dans la figure 29. On fait passer le gaz, qui arrive en a, bulle h bulle, à travers le liquide c, puis à travers le liquide d, etc. Si ce gaz est peu soUible, on aplatit la courbure rf, afin qu'il reste longtemps en €M>ntact avec le liquide. Si le tube est courbé , comme dans la figure 80 , on peut en enlever successivement les portions de liquide contenues dans les quatre angles inférieurs, en commençant par la dissolution la plus concentrée ou la plus faible; on peut encore comparer ces dissolutions entre elles, c» versant alternativement par l'un et l'autre bout d« tube: la seule précaution à prendre est d'élever convenablement chacun de ses bouts.

Liquéfaction du gaz, — C'est dans des tubes de verre d'un petit diamètre, d'une épaisseur convenable , et disposi'sde manières diverses, que Ton parvient à liquéfier les gaz à la

faveur d*uD grand abaissemeot de température cl de la forte pression qu*iU exercent sur eux-nièmea.

Grillage. — On a vu , a Tarlicle des essais au chalumeau, comment on cipère les grillages dans des tubes ouverts.

Calcination^ fu$ion» — Ou ne peut calciner et fVindre dans des tubes de verreque des substances qui se décomposent et se liquéfient à une température peu élevée. Oa se sert pour cela de tubes droits bouchés par un bout : qus^nd les tubes sont suffisamment longs et étroits , i*opéraiiou peui être considérée comme ay^nt lieu sans le contact de luir , parce qu'il ne peut pas s'établir de circulation gazeuse dans le tube.

On peut, par calcination dans du verre, séparer Vçs^u H les bitumes de la plupart des substances qui en contiennent. On y fait fondre avec avantage un grand nombre de substances très-oxidabieset d'autres lrcs-vol«itiles :pour ces dernières on prend des tubes un peu épais , que Ton bouche avec le doigt pendant qu'on les chauffe, et jusqu'au nioraem où la fusion a lieu.

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