CLASSIFICATION
de Teau déjà chauffée a 100«, ont donne 8 | à 10 | p. de vapeur pour 1 p. de comboBtible, — Oaos lea verreriet à bouteillea, il£(iut2p« de bois pour rempLscer 1 p.de houîlltD. — Dans les cristalleries ou Ton n'emploie que des boîa trèssecs, 1,66 p. de ce cooibusiihle équivalent à 1 p. de huuiUe. Pour fondre 1 000 de fonte de fer au four à réverbère , il faut 500 à 600 de bouille , et pour obtenir iOOO de fonte moulée , il faut , à cause des déchets , environ SOO de ce combustiible. Dans les ateliers métallargiques oo admet que le pouvoir caloriûque de la bouiile est à celui du bois ; : 5 ! 1, à volumes égaux , et * * 15 I 8 à poids égaux.
Rayonnement, — M. Pédet s*e8t assuré que le pouvoir rayonnant fie la houille est supérieur à celui du bois.
§ 5. — Cloên/kaiion.
Avant de faire connaître le résultat des différentes analyses que l'on a faîtes des houilles , nous devons donner une idée des c ossifications qui sont les pi us usitées.
Sehn /es mmérmloghfes. — Les minéralogistes, qui classent les corps principalement d'après leur aspect , divisent les houilles en six variétés, savon* : 1^ les houilles êchisleuses ; !^ les houiltes piciformet ; 80 les houilies compactes , semblables à celles de Kilkenny , en Irlande ; 4^ les houille» lamellêuses ' ^° les houilles esquilieuses ^ et 6° les houilles gronières^^
Selon M, Thomson. — M. Thomson en fait quatre groupes, ainsi que la plupart de« savants anglais. Ces groupes sont établis d'après les propriétés générales : il est donc bon de connaître leurs caratères. Les houilles du premier groupe portent le nom de Aofit7/«« co//âfi/e« (coakingcoal) ; celles du second se nomment houilles esquilleuses (splint-coal) ; celles du troisième , houilles molles (cherry-coal), et celles du quatrième, houilles compactes (cannel-coal).
La houille collante est d un noir de velours quelquefois gri&âtre; elle a le brillant de la résine. Sa cassure principale est schisteuse, et sa cassure en travers est grenue ou jconchoîde, et présente souvent la texture du charbon de bois : ses fragments ont une forme à peu près cubique. Lorsqu*on chauffe cette houille elle se brise en petits morceaux , puis ceuK-ci se fondent, s'agglutinent, et brûlent avec une flamme jaunâtre très-vive, et en produisant une très-grande chaleur. La combustion dore longtemps, et il est nécessaire de l'activer en brisant la masse pour faciliter Taccès de Tair.
La houille e^quWeuse est d*un iKiir un peu bran • elle a le brillant de la résine. Sa cassure principale est feuilletée Il feuillets an peu courbes , sa cassure en travers est grenue et esquilleuse, ses fragments sont anguleux . Cette bouille n*est pas dure, mais asseï difficile à casser. Sa pesanteur spécifique est de 1,29. Elle exige une température élevée pour entrer en combastîon ; aussi ne peut-on remployer qa*en grandes masses; elle brôle lentement , avec flamme, et produU une très-forte chaleur. £lle donne un coke qu*on dit être cxcelleot pour fondre les minerais de fer.
La houille molle est d*un noîr de velours , avec une légère teinte de gris, tantôt éclatante et tantôt brillante : elle est tendre et extrêmement fragile; sa cassure en travers est unie, concboïde et très-éclatante , et elle a quelquefois Taspecl du charbon de bois. Ses fragments ont une forme à peu près cubique. Sa pesanteur spécifique est de 1,265. Elle s'embrase très- facilement, brûle avec flamme et se consume promptement; la flamme continue à peu près pendant toute la durée de la combustion. Cette houille produit une chaleur très-forte , mais elle ne peut pas servir aux même» usages que la houille collante, parce qu'elle ne se rauiollil paa comme celle-ci ; on peut cependant remployer pour fondre les minerais de fer.
La houille compacte est d*un noir-foncé tirant sur le gris ou sur le brun : elle a le brillant de la résine. Elle est h peu près aussi dure que la houille esquilleuse, mais elle est plus fragile. Elle ne tache pas les doigts. Elle est sus- . ceptiblede prendre un très-beau poli; on en fait des encriers, (les tabatières, etc. Sa cassure est légèrement conchoîde. Ses fragments sont tantôt cubiques, tantôt anguleux, tantôt irréguliers. Sa pesanteur spécifique est de 1 ,273. La chaleur la divise en feuillets aussi minces que ceux d'un livre. Elle prend feu à la flamme d'une chandelle, et elle brûle sans se fondre , et en répandant jusqu'à la fin une flamme jaunâtre très- vive; de là son nom anglais de cannel-coaL
Selon M. Karsten. — M. Rarsten classe les houilles d'après la nature du coke qu'elles donnent à la distillation. 11 en distingue trois sortes : 1"* Les houilles à coke boursouflé; 2" les houilles à coke fritte ^ et S** les houilles à coke pulvérulent. Les deux premières sortes constituent ce que Ton nomme les houilles grasses^ et la troisième sorte se rapporte à la classe des houilles maigres. Cette classification satisfait ' pleinement aux besoins de la métallurgie.
COMPOSITION ÉLéHERTAIRE. 307
S 0. — y^nah/te médiale.
néêulMs de M. Ure. — M. le docteur Ur« , de GUscow, a analysé deux houilles d'Angleterre en les traitant par loxide de cuirre, et il a trouvé
Datti la hoaille Dam la houille et^atlleoM, compacte.
Carbone 0,709 — 0,7M
Hydrogène 0,0W — 0.OS9
Oxîgène 0,2*8 — 0,211
Azote — 0,021
1,000 ofidi
Résultats de M. Karsten. — M. Korsten a analysé aussi, par le moyen de Toxide de cuivre , six variétés de houilles d*Alleniagne et deux variétés d'Angleterre, et il a recherché en inéme temps quelle proportion de coke elles donnent à la distillation. Voici ses résultats; les houilles avaient été préalablement desséchées à la chaleur de Teau bouillante.
4 COKB TElS-BOtMOOVli.
KilkCD-
Carbone.... '0,7447 [Hydrogène. 10,0540 ;Oxigène.... 0,1 Ô61 Cendres 0,0050
Coke..
Lamark.
BMhTd-
1er.
■ovRBopriii.
VITelIeaweiler.
Ifevr»
cattle.
0,8916 0,8132fO,8426 0>0320 0,032 B 0,0320 0,0645 0,1462'0,I267 0,0118 0,0100 0,0086
A COKB raiTTB.
Seulthen.
Lamark.
A coke
puWén»-
lent.
konilK (8)
0,7388 0,027ff 0,204é 0,0288'
(1) Houille compacte ( cannel-coal ) de Kilkenny^ en Irlande (kennelkohle de Werner) : sa pesanteur spécifique est de M 652.
(2) Rouille lamelleuse tendre du comté de Lamark, en , Westphalie (blœllerkohie de Werner) : sa pesanteur spécifique est de 1,2757.
306 HOOILLIft.
(8) Houille lameiIêW0 iendrt d^Esehv$ifier, près d*Aizla-Giapelle : ta pesanteur spécîGque est de 1,3005.
(4) HmtiUe tihUtèuêê pasMDt à la houille pidibrnie de Wellesweîler , près de Saarbruck : sa pesanteur spécifique est de 1,2677.
(5) HoHtlh intermédiaire entre la houille lamelleuse et la houille pîciforme, de Newcastle, en Angleterre : sa pesanteur spécifique est Je 1 ,2568. On dit que les houilles de Newcaatle produisent à la distillation 0,09 d*eau chargée de carbonate et de sulfate d*animoniaque , et <tont on se sert pour fabriquer du sel ammoniac.
(6) Houille êchiëteuu passant à la houille compacte de Beulthen, en Silésie (schieferkohie de Werner) : sa pesanteur spécifique est de 1 4^846.
(7) Houille lamelleuse y presque vitreuse, du comté de Laniark, en Westphalîe : sa pesanteur spécifique est de 1,8065.
(8) Houille êchinteuee de Brt^nékomiit , en Silésie (scbieferkohlo de Werner) : sa pesanteur spécifique est de 1 »t098; elle perd 0,13 par la dessiccation.
Ces analyses laissent à désirer , parce qu'on n'a pas recherché Tazote qui existe certainement en quantité trèsnotable dans plusieurs houilles, et aussi parce qu'il ne paraît pas que Ton se soit assuré que la matière charbonneuse ait été complètement brûlée par foiide de cuivre ; condition essentielle, et qu'il est très-difficile d'obtenir. Néanmoins , même en ne considérant les résultats précédents que comme approiimatifs , on est en droit d'en tirer tes conséquences suivantes, qui ont été présentées par M. Karsten»
La propriété des hoHÎlles de donner du coke boursouflé dépend de la proportion relative de l'hydrogène et de Tosîgène. Plus il y a d'hydrogène , plus les houilles sont fusibles, et plus le coke qu'elles produisent est boursouflé; les houilles très-oxigénées an contraire ne se ramollissent pas et donnent du coke pulvérulent. Un nuir intense, un édat vif^ une grande dureté, annonc«tnt que le carbone est en grande proportion dans la houille, et quefoxigène domine beaucoup sur l'hydrogène. L'éclat de la poix indique une moindre teneur de carbone ; l'éclat vHreux, une plus grande teneur; un vif édat, peu de consistance et peude dureté, annoncent beaucoup de carbone, mais un accroissement de l'hydrogène par rapport à Toxigène. Le noir , un aspect mat , une fermeté marquée et une certaine dureté , indiquent une moindre richesse en carbone, et que la proportion de roxigènc l'em-
GOMPOâlTlON.
porte de beaucoup sur celle derhydrogène. Enfia la couleur brune noirâtre dénote trn graad aceroisftemeol dans la proportion de l*hydrogène.
S 7. — Analyse immédiate $t pouvçir calorifique.
Nous donnons ici en ^me de tableaux le résultat de Tanalyse immédiate d*un grand nombre de houilles de France et des houilles étrangères les plus renommées, et nous faisons connaître pour un certain nombre leur pouvoir calorifique, déterminé au moyen de la lit barge, et la quantité de carbone à laqaelte équivalent tes matières qui se dégagent par la distillation.
Houillei grasêeê de France.
Bourg»
Lattio.
Antin.
Fundery.
B«deren.
Saint- George.
Le
Creutot.
Fins.
Charbon
Cendres. ^. . . .
MaU^res v^aU*
les
ijm
DéoiEO.
Gonmoih Uy.
Balayre (10^
LavMlIe.
Darban.
Oarneaax.
AlaU.
Charbon
Cendres
Matières volatile»