‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 56 sur 111 · O.OiO · texte numérisé non relu

O.OiO

Plomb avec la litharge

Charbon équivalent aux matières volatiles. . .

{}) Houille de Bourg- Lastio (Puy*de-D6me); schisteuse et d*un beau noir éclatant : elle doDue 0,09 de gaz à la distillation. Elle colle et se boursoufle, et brûle en produisant une flamme qui dure peu et laisse des cendres parfaitement blanches , ce qui prouve qu'elle n*est pas pyriteuse. Elle serait excellente pour faire du coke.

(2) Houille d'jénsin (Nord) (M. Chevalier] ; elle se casse régulièrement, et offre deux sens de divisions qui sont perpendiculaires entre eux. Sa pesanteur spéciGque est de 1,284. Elle est grasse, collante, se boursoufle sur la grille et fait voûte^ peu sulfureuse. On remploie pour les chaudières et pour la grille. On peut en faire du coke ; mais elle est médiocrement propre au travail de la forge.

(8) Houille de Fondary , près de Brassac (Haute-Loire) (M. Fournet); elle s*aUume difficilement, colle bien, brûle avec une flamme vive et claire, et répand une forte chaleur; elle fournit du coke bien aggloméré. Elle convient pour les grands foyers qui exigent une haute température.

(4) Houille de Baderen, près de Sohelestadt (Haut-Rhin) ; elle est d*nn noir éclatant, a cassure conchoîde et esquilleuse ; elle colle et produit â la distillation 0 ,104 de gas.

(5) Houille de Saint-George Ckatelaison (Maine-et-Loire); elle est friable, à cassure irrégulière ou fibreuse, peu éclatante; il est rare qu^elte ne soit pas mélangée d*une grande proportion de matières terreuses.

(6) Houille du Creusoà (Saûne-et-Loire) (M. Chevalier) ; d'un noir brillant , peu schisteuse, très-fragile. Sa pesanteur spécifique est de 1,17^. Elle est collante et convient

pour la fabrication du coko et le travail de la forge. Elle oentieut des pyrite»i et laisse des cendre$ ruuges.

(7) Houille de Fine^ près de Montmaraut (Allier); elle est d'excellente qualité , très-propre à la forge, et elle se rapproche beaucoup de la meilleure houille de Saint-Étienne. Elle donne 0 JO à 0,11 de gaz très-éclatant ; sa cendre est composée de

Silice 0,60)

Alumine et oxide de fer • 0.8.4 [1,00 Chaux 0,06)

(8) Houille de Décide (Nièvre); sa pesanteur spécifique est de 1,285. Elle s*effleurit très-promptement a Tair, parce qu'elle est pyriteuse. Elle est médiocrement collante , brûle avec flamme , et dure assez longtemps au feu. Elle convient pour la grille.

(9) Houille de Commeniry , près de Montiuçon (Allier). Cette houille colle bien et est propre à la fabrication du coke, mais elle est un peu faible pour le travail de la forge. Elle produit 0,12 de gaz , et elle contient 0,01 â de pyrite.

(10) Houiileê de la mine de Balayre, (11) et de la mine de f/oêBolle , près d'Aubin (Aveyron). Ces houilles sont d un très-beau noir éclatant, à cassure schisteuse dans un sens, et conchoîde dans un autre. On n'y aperçoit pas de pyrites, et elles donnent des cendres presque blanches. Elles sont très-collantes, et produisent d'excellent coke pour l'usage des hauts-fourneaux. Elles donnent à la distillation 0,10 à 0,12 de gaz, et à peu près parties égales d*eau et de bitume.

(12) Houille de Durban^ près de Narbonne (Aude); schisteuse, d'un beau noir éclatant. Sa poussière est noire. Elle donne un coke bien aggloméré et poreux, mais qui n'est presque pas boursouflé. Elle brûle avec flamme et laisse des cendres d'un rouge foncé. Elle contient environ 0,046 de pyrites.

(18) Houille de Carmeaux , près d'Alby (Tarn); d'un trèsbeau noiréclatant, non schisteuse et presque compacte, mais veinée de zones parallèles, les unes à cassure conchoîde ou unie éclatante, et les autres à cassure inégale et raboteuse moins éclatante. Sa poussière est d'un noir tirant sur le brun. Elle se ramollit et se boursoufle sans se fondre toutà-fait , et brûle avec une flamme longue qui dure long« temps. Elle n'est pas du tout pyrtteuse.

(14) Houille de la mine de Rochebelle^ près d'Alais(Gard); d'un beau noir luisant, à cassure lisse ou striée dans plu-

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sieurs sens ^ et conchoide ou inégale dans les autres sess. Sa poussière est noire. Elle se contient jmis de pyrite. On en £aîi de très-bon ooke poor fusage des haiits-4burneaux : en grand elle en donne 0,55 à 0,60. Sa cendre est blanche et renferme le tiers de son poids de sulfate de chaux; le coke doit par conséquent contenir do sulfure de calcium.

(15) Houille de la mine de la Grande-Croix y près de Rirede-Gier (Loire) ; de première qualité pour faire le coke. Elle est compacte^ sans fissures. Sa cassure est conchoîde ou inégale, d*un noir asses éclatant dans un certain sens, mais dans d'autres sens elle est presque unie, d*un noir peu éclata Dt ou même terne. Sa poussière est d'un noir brun. Sa pesanteur spécifique est de 1 ,28. Elle donne un ooke très-boursouflé, et brûle en produisant pendant longtemps une flamme jaune , longue, accompagaée de beaucoup de fumée; et elle chauffe très-fortement.

(16) Houille delà mine de Besté^, près d'Aubin (Aveyron); elle est de nème nature que les houilles de fiaU]fre et de Lassalle.

(17) Houille de la mine de Ronohamp « près de Belfert (Haute-Saône) ; elle se divise en fragments à peu près eii« biques» Ses cassures sont les unes d'un noir éclatant , le« autres d'un noir terne. Sa poussière est couleur diocolat assez clair. Elle donne un coke boursouflé , et brûle aveu une flamme vive accompagnée de peu de ûimée , et en se collant et se boursouflant.

(18) Houille de la mine du Treuil, près de Saînt^Étienne (Loire) j réputée pour donner d'excellent coke. Elle estd'uD très-beau noir éclatant , à cassure lamelleuse dans deux sens , et concboide dans le sens transversal , très-fragile. Kile est très-collanle , mais elle n'augmente guère que du quart de son volume par la carbonisation. Elle brûle avec flamme vive , jaunâtre et très-haute , en s'agglutinant , et elle chauffe très-fortement. Elle laisse des cendres très* rouges qui contiennent plus de la moitié de leur poids d'oxide de fer : cet oxide provient de la pyrite dont la bouille est très-mélangée.

(10) Houille d'ÉpinaCy près d'ÀutuD (Saène^t-Loire) ; prise dans la couche qui fournit la meilleure qualité. Elle est d'un noir très-brillant, schisteuse, fragile. Sa poussière est d'un noir-brun. Elle n'est presque pas pyriteuse. A la distillation elle fournit un coke boursouflé. Quand on la brûle elle se fcnflille et se boursoufle, mais les morceaux ne s'agglutinent que faiblement entre eux. La combustion %

lieu avec flamme , et est accompagnée de beaucoup de fumée. Il y a des échantillons qui ne laissent que 0,0S à 0,04 de cendres. Las gaz qui s'en dégagent sont dans la proportion de 0,00 environ.

(20) Houille de Belleêtat (Aude); c*est la variété qui est connue dans le commerce sous le nom ilejayet , et que Ton travaille en bijoux à Sainte-Colombe. Elle se trouve en couches peu épaisses dans le grès vert, et Fait par conséquent partie du terrain de craie. Cette houille est compacte, homogène, d*un très-beau noir brillant, dure et tenace. Sa cassure est largement conchoîde dans tous les sens. Sa poussière est d'un brun de café assez clair ; chaufiTée en vase clos elle décrépite, laisse dégager beaucoup deau non acide et pore, pois donne des huiles en se fondant et en se boursouflant. Elle brûle avec une flamme très longue qui dore longtemps et qui est accompagnée de beaucoup de fofflée, et en répandant une odeur purement bitumineuse qui n*a aucun rapport avec Todeur des lignites ; elle se ramollit ^ s'agglomère et se boursoufle. Les cendres qu'elle laisse sont de couleur briquetée , mais elle ne contient pas de pyrites. Les matières volatiles sont très-riches en combustible.

(21) Jayet d'une localité inconnue , à cassure conchoîde éclatante, à fragments n bords aigus. Sa poussière est brune. Par calcination il se ramollit, s'agglomère en une seule masse, et donno un coke mclalloide et très-boursouflé. Quand on le traite par la potasse caustique liquide , il ne s'en dissout que 0,05 à 0,06 y et la liqueur est peu colorée. Ses cendres sont un peu ferrugineuses.

UOU1LLE8.

flouiUeê grasêeê étrangères.

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Ifewoastle.

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