‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 58 sur 111 · O.OM · texte numérisé non relu

O.OM

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(1) Houille de Bourg- Lastic (Puy-de-Dôme); d'an noir très-cclalant , extrêmement friable, pénétrée de gerçures \ faces ternes: on y distingue quelques pyrites. Par la distillation elle produit 0,08 de gaz , 0,04 d'eau ammoniacale , et 0,035 d'huiles. Elle s'incinère très- difficilement.

(2; Houille de Zinsweyer, près d'Offenbourg, vallée de la

Kœnîg , dans le grand-duché de Bade ; on la qualifie d'anihracite. Elle est d*an beau noir tirant sur le gris, mais non mëtalloîde , doace au toucher, très- tendre et très-fragile^ se divisant en fragments lenticulaires ; elle a Tapparence d*ttn schiste bitumineux. Sa poussière est noire. Quand on la brûle, elle produit pendant quelques instants une flamme claire et courte, sans famée. Pur la distillation elle donne très-peu d*eau et des huiles. Ses cendres sont d*un blanc légèrement briqueté. Elle produit 22,2 de plomb avec la lidiarge; d'où il suit que les 0.129 de matières volatiles équivalent à 0^08 de charbon.

(8) Houille de Durkam^ dite ant/iracite ^ exploitée au dessous du terrain houiller du Northumberland , en Angleterre; elle est d*un noir très -foncé , tirant sur le gris, ii cassure inégale presque grenue, et dans quelques parties à cassure conchoide éclatante, non feuilletée; sa poussière est noire. A la distillation elle produit beaucoup d eau et un peu d*huile empyreumatiqne bitumineuse. Elle brûle lentement et sans flamme. Elle produit 31,6 de plomb avec la litharge ; elle contient 0,0S de pyrites.

(4) nouille de Mon$^ dite aniâraeiie^ schisteuse, contournée, peu consistante, et tachant les doigts. Elle est excellente pour la cuisson de la chaux.

(tt) Houille de Rolduc^ près de Haestrirh, dite anlRraoite; elle est feuilletée dans un sens, à feuillets plans d*un beau noir et très-miroitauts ; dans le sens transversal sa cassure est inégale ou conchoîde en petit ^ éclatante et d*un noir un peu gris. Cette houille est très-fragile. Sa ptiussière est d'un noir pur; sa pesanteur spécifique est de 1,34. Chaufiee dans le tube de verre, elle décrépite légèrement sans se fendiller ni changer d'aspect , et donne de Teau en répandant une odeur bitumineuse très-faible, mais sensible, et le tube se trouve jauni par des traces d'huile. Elle brûle en produisant pendant quelque temps une flamme jaune coorle , mais très- visible. Elle produit plus de 81 de plomb avec la litharge.

(6) Houille de Fresne^ près de Valencicnnes, dite anifiracite. Tantôt sa cassure est conchoîde, et tantôt elle se divise par des plans perpendiculaires au lit ; tantôt assez solide et tantôt fragile. Elle porte souvent des stries semblables à la maille du flénu. Sa pesanteur spcciGqne varie de 1,S54 à 1,869.

Les houilles (8), (4), (5) et (6) se trouvent dans les mêmes circonstances de gisement , et sont évidemment de même nature ; celles qui sont con»istanle$ vi qtii ne se fendillent

nouriLES.

pas par la chal«»ur, poarraîont prohablf^menl être emplojc^es avec grand avantage pour le traitement des rainerais de fer dans les hnuls-foiirne-iax.

(7) Houille tT^tiglêterre employée daris les houts-fonrneaiix de Welsh (ill. Mushet ) ; elle est analogue aux précédentes et à la houille dite anihracite, que l'on trouTe à Kilkenny , h Poulaonen , pt en d*autres lieux en Irlande.

(8) Charbon minéral des mina de Poefechapel^ près de Dresde ; (9) Charbon dee emnronsde fFaldembourg ^ dans la faaute Silësie. On appelle charbon minéral (foserkohle) une substance noire , combustible , fibreuse ou pulvéru- If'nte , qui se trouve disséminée dans presque toutes les mines de houille^ mais jamais dans les mines de lignite^ et qui ressemble très* souvent au charbon de bois par son aapect. On a quelquefois qualifié eette substance àianîhreteiie^ parce ^qu'on la regardait comme très-difficile à brûler : oo n marque en effet que quand le coke en contient beaucoup^ elle s*ama8se dans Touvrage des hauts-fourneaux, les en* combre et ne s'y brûle pas ; mais M. Karsten a reconnu que ret effet dépend de la faculté qu a le charbon minéral de tomber aisément eu p(»udre , et que sous la moufle il brûle itvec um* flumroe très-visible, et laisse un coke plus facile à incinérer que le cokp des meilleures houilles. M. Karsten a trouvé aussi que la composition du charbon minéral est relative à celle d<? la houille au milieu de laquelle il a son gisement ^ mais qu'il est beaucoup plus carboné. Il y en a qui ne perd que O^OB à 0,04 de son poids par la calcination.

Houilles sèches peu carbonées.

TnohaB.

Lardia.

BUii.7.

Attttries.

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