CM
Ofabro-
Salin».
Ctiarboo
Cendres
Matières volatiles.
o.ers' 0.543
Plomb avec la Htharge
a ifi»
Cbarbon équivalant aux matières volatiles. . .
COÏPOSITIOW. 310
(l) HouiHe de Tuchan ou Séffur, près de Narbonne (Aude); formée de feuilleU parallèles, les uns de houille pure , les autres de houille terreuse et calcaire. £lle est d*un beau noir brillant ; sa poussière est noire ; on n'y voit pas la plus petite trace de pyrite; clîe brûle avec flamme et fumée en se fendillant et s*arrondissant sur les bords , mais sans te coller. Les cendres sont parftiiteraent blanches et contiennent 0,05 de leur poids de chaux ; d'où il suit que la matière terreuse non calcaire renferme 0,10 de son poids de carbonate de chaux.
fi) Houille de la mine de Lardin , prè^ de Son il lac (Dordogne); d*un noir éclatant, a cassure concholde. Elle donne 0.13 de gai , et brûle avec flamme sans se coller.
(3) Houille de Blansy ^ près du Greusot (Saûne-et- Loire) (M. Chevalier) ; solide, à cassure conchoïde et unie , très* pyrtteuse : aussi s'échauflet-elle facilement et 8>ffl<niritelle à Tair. Sn pesanteur spécifique est de 1,28 ; elle brûle avec une flamme vive, mais qui dure peu, et sans se coller ; elle est plus légère que le flénu.
(4) Houille deê envirom d'Oviedo^ dan» la province des Asturies , en Espagne ; compacte , un peu fendillée , à cassure presqne unie dans divers sens , d'un noir grisâtre luisant : toutes ses fissures sont tapissées d'un enduit mince , blanc , cristallin , de sulfate de chaux ; et Ton y voit çà et là quelques pyrites. Elle brûle avec flamme sans éprouver le moindre rauiullissement ; les cendres sont presque blanches et se composent de sulfate de chaux mêlé de sulfure de calcium et d'une petite quantité d*argile et d'oxide de fer.
(5) Houille de Saini-George-de-Laveneat^ près de Milhaud (Aveyron) ; elle se trouve en couches 1res -et on dues dans le lias. Elle est compacte , à cassure partie conchoïde presque unie , partie feuilletée^ à feuillets courts d*un noir médiocrement éclatant ; sa poussière est d'un noir un peu brun. Elle donne à la distillation 0 09 de gaz , de leaii pure et des huiles ammoniacales. Elle brûle avec une flamme longue et lumineuse , tantût sans se déformer , tantôt en se gonflant et en s'agglomérant vers les bords. Elle laisse des cendres blanches qui se composent de 0,90 d'argile et de 0,06 de chaux au plus.
(6) Houille d'Ombrowa , dans la haute Silésie ; feuilletée dans deux sens parallèles à une même ligne , à surfaces éclatantes : sa cassure en travers est conchoïde et aussi très-ëcla tante ; sa couleur est le noir pur ; sa poussière est d'uo noir un peu brun. Sa pesanteur spécifique est de 1 ,298.
Par la calcination elle donne de l'eau pure et des huile« , sans changer de forme et même sans perdre son éclal. Elle brûle facilemenl avec flamme très-claire ; ses cendres sont couleur brique tëe ; les matières volatiles doivent être trèsoxi gênées.
(7j Houille des environs de Salins (Jura) ; elle se trouve avec le sel dans les marnes irisées ; sa cassure est inégale ou unie ^ d'un noir luisant , mais tirant sur le gris. Elle contient quelques pyrites. Elle brûle avec flamme et fumée, sans se ramollir ni se gonfler ; elle s'allume assez difficilement , mais sa flamme dure longlemps; ses cendres sont rouges et ne contiennent que très-peu de chaux. La houille que Ton exploite à Noroi , près de Neuchàleau (Vosges) , et dans plusieurs points du nord-ouest de la France est absolument de même nature.
(8) Houille de Vazas, près deFiiiiskirken , eu Esdavonie; compacte, à cassure inégale presque unie dans tous les sens, d'un noir peu éclatant ; sa poussière est d'un noir brun. Elle donne beaucoup d'eau et des huiles à la distillation ; elle se fendille sans se ramollir, et devient d'un gris métallique trcs-éclatant ; elle brûle avec une grande flamme sans Fumée, et s'incinère presque aussi facilement que du charbon de bois. Les cendres sont peu ferrugineuses et contiennent beaucoup de chuux.
§ 8. — Emploi des houilles.
Utiliié.— La houille peut remplacer le bois dans presque tous les usages , et en outre elle est employée de préférence à celui-ci dans une uniltitude de circonstauces, parce qu elle chauffe beaucoup plus fortement. C'est à la possession de ses grandes mines ûe houille que l'Angleterre doit sa richesse et sa puissance.
Usages. — Ou emploie lu bouille pour le chauffage do* luestique , pour l'évaporation des liquides , pour le service des faurneanx à réverbère, des fourneaux de verreries, etc.; pour cuire la chaux . pour le travail des forges , pour la préparation du gaz d'éclairage et pour la préparation du cuke. Il ne suffit pas de connaître le pouvoir calorifique d'une houille pour savoir à quels usages elle est le plus propre ^ parce qu'a pouvoir calorifique égal , deux houilles peuvent produire de» degrés de chaleur très-différents; il faut examiner la manière dont elle se comporte au feu , soit dans la distillation , soit dans la combustion ; avoir égard à sa soliililé ou à sa fragilité^ à la nature ou àlabon-