COKE
sage à Tair : les pyriles, qui, par le fail de la carbonisation, se sont transformées en proto-sulfure, aegriilent et laissent de l'oxide de fer qui , s*attachaiit aux parois des fourneaux et aux creusets, les corrode et les détruit avec une extrême rapidité ; dans Tun et Tautre cas il est rare que Ion puisse prolonger le feu pendant plus de trois heures. Quand ces substances se trouvent ensemble, ce qui est le cas le plus ordinaire , il en résulte des scories noires qui rongent les creusets et qui encombrent en même temps la grille.
Nous avons vu qn*en traitant les cokes pulvérisés par Tacide munutique , on en sépare le sulfure de fer qui se dissout avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré; mais le dégagement de ce gaz n'indique pas toujours la présence de la pyrite, car ce dégagement a lieu également avec les cokes qui proviennent des houilles qui renferment du sulfate de chaux, parce que ce sel, par sa calcinalion au contacl du charbon, se transforme en sulfure de calcium; il est donc nécessaire d*examiner la liqueur muriatique pour savoir ce qu'elle contient.
Composition. — Voici le résultat de l'essai de quelques variétés de coke préparé en grand.
La Garre.
Le 1 Rivo- TreuU. do-Cicr.
Durban.
Hontmarlre.
Luxembourg. j
Charbon
Cendre»
Madères volatiles.
Plomb avec la liiharge
(I) Coke préparé à la Garre avec de très-bonnes houilles de Saint-Élicnne , pour la consommation de Paris : les substances étrangères qu'il renferme avant la coiiibuslion sont composées de :
, Argile in«ittnqnable par les acides. 0,620
Alumine 0,050
Chaui 0,060
Oiide de manganèse ...... 0,030
Oiide et sulfure de fer . . . . 0,160
1,000 Ce coke est de très-bonne qualité.
(2) Coke fjiit avec la houille de Bessèges, près d*Anbin (Aveyron) , pour le service des hauts-fourneaux. Ses cendres scmt presque blanches «t purement argileuses , ce qui prouve qu'il ne contient que très-peu de sulfure de fer. (S) Coke préparé à ^Paris avec la houille de la mine du Treuil, près de Saînt-Éfienne. On le trouve excellent pour le service des fourneaux à la Wilkînson , et Ton dit qu'il occasionne peu de déchet dans la fonte el qu*il produit peu de scories , quoiqu'il laisse beaucoup de cendres par sa combustion : cela provient de ce que les cendres étant très* ferrugineuses , donnent naissance , au contact du charbon, à du fer métallique qui se réunit a la fonte, et compense le déchet que celle-ci doit nécessairement éprouver par diverses causes. Mais la présence de celte grande quantité de fer rend au contraire ce coke impropre à servir anx essais par la voie sèche , quoique d'ailleurs il chauflFe très-fortement. Il doit contenir 0,08 à 0,10 de sulfure de fer. On a lieu d'être surpris que cette substance n'altère pas la qualité de la fonte.
(4) Coke préparé avec la houille de Rive-deGier, et que Ton emploie dans les hauts-fourneaux de la Voulte. 11 ne contient que 0,003 de sulfure de fer. Ses cendres sont purement argileuses. Il est probable que Péchantillon examiné était plus terreux que le coke ordinaire.
(5) Coke fait en grand avec la houille de Durban , près de Narbonne (Aude) ; il est solide , poreux , d'un beau gris métallique , mais mélangé d'une manière visible de matières terreuses. Il contientenviron 0, 15 de proto-sulfure defer.
(6) Coke obtenu dans l'usine à gaz du faubourg Mont- Morlre, à Paris. Ses cendres sont d'un rouge briqu été foncé.
(7) Coke obtenu dans l'usine à gaz du Luxembourg, à Paris. Ses cendres sont très-lcgèrement briquetées , et il est peu sulfureux ; mais il est trop terreux pour les usages d'un laboratoire. On voit qu'il retient une proportion considérable de matières volatiles.
Lorsque l'on a pour but de produire une chaleur trèsforte , et quand le combustible doit supporter une grande
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pression , par exemple |M>iir le service des hauts fourneaux, le meilleur coke est eeluî qui est un peu boursouflé , passant au coke fritte ; mais quand on n'a besoin que d^une température moyenne ^ il vaut mieux employer le coke boursouflé, pnrce qu'il brûle plus aisément, et qu'ayant peu Ae densité on en consomme moins : toutefois on n'en peut faire un usage avantageux qu'eu le garantissant des mouvements brusques et d'une trop forte pression , parce qu*il est très-friable , et que s'il tombait en poudre il encombrerait les fourneaux.
ARTICLE V. — Des anthraoêie$,
Cara€tèrei. — L'anthracite est d'un noir griiiAtre ou d'un gris-noir, et elle est toujours douée d*un certain éclat dénimétallique qui est souvent très-prononcé , et qui est à peu prés Je même que celui du coke. Ce caractère ta fait distinguer des houilles, qui ne le présentent jamais. Elle est plus pesante que la houille. Sa densité varie de 1,60 à â^lO. Elle peut absorber une assez grande quantité de vafieur d'eau atmosphérique : elle abandonna presque toute cette eau par la dessiccation à la température de l'ébullilion ; cependant quand on la calcine après dessiccation , ellct donne toujours encore des traces notables d'humidité.
Compoêiiion. — L'anihracite est essentiellement composée de carbone, et ne donne pas d'huile à la distil* lation 4 ou du moins n'en donne que des traces. Néan* moins , indépendamment de l'eau , elle reuferme presque toujours une petite quantité de matières volatiles , car elle répand une odeur particulière lorsqu'on la chauffe , ci il y en a plusieurs variétés qui laissent dégager de l'ammouiaque , du sel ammoniac ou du sulfure d'auimoni ique*
Alatièreê mélangées, — L'anthracite admet en mélange diverses substances étrangères, comme le^ houilles : celles que l'on y remarque le plus babituellement sont l'argile , on plutôt la matière pierreuse dont se composent les couches du terrain qui l'enveloppent, les pyrites, qui s'y trouvent en rognons , en grains cristallins ou en enduit sur les feuillets , et Toxide de fer. L'anthracite est pénétrée d*une multitude d'empreintes qui attestent qu'elle duit, au moins le plus souveul, son origine à des végétaux. Les végétaux que Ton y remarque appartiennent aux monocotylédons criptogames , et particulièrement à la classe des fougères.
Combuêtion, — L'anthracite se comporte au feu comme le coke, et brûle même encore p*us diflicilcmeiit , à cause