‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 71 sur 111 · SILICE · texte numérisé non relu

SILICE

diictîfs; les autres flux non métalliques sont sîmplemenl fondaDts, et ne peuvent pas opérer les réducftions.

ABTICLB PftEllER. SiOce.

§ !•'. — Caractères ei propriétés.

Usage. — On emploie fréquemment la silice pour déferminer la fusion des gang^ues dans les essais qui se font a une chaleur élevée, et quelquefois aussi, mais plus rarement dans les essais qui n'exigent pas une température de plus de 50 à 60* p. La silice se combine avec toutes les bases et forme avec elles des composés que l'on nomme silicates^ et qui sont les uns plus ou moins fusibles et les autres infusibles. Pour bien comprendre l'usage que Ton fait de cette substance, il est nécessaire de connaître le degré de fusibilité des principaux silicates. L'élude de ces composés étant d'ailleurs d'une grande importance pour la métallurgie^ nous entrerons dans de grands détails à ce sujet après que nous aurons fait connaître les propriétés fondamentales de la silice, et les moyens de la préparer pour les usages de la dociniasie.

Caractères^ — La silice séparée d'une combinaison parro/e Âumide , forme une gelée transparente et incolore ; cette gelée exposée a Tair sec ou calcinée , perd toute son eau et se change en une poudre blanche aussi ténue et aussi légère que de la farine.

La silice est très-abondante dans la nature. Les minéralogistes la désignent sous les noms dequarz ou cristal de rocâe; on la trouve cristallisé^ en prismes hexaèdres réguliers terminés par des pjramides à sixr faces, incolores et transparents. La densité du quars est de 2,658.

La silice est absolument infusible à la plus haute température de nos fourneaux ; mais lorsqu'on soumet au dard du chalumeau l'extrémité aigiiê d'une esquille de quarz , la pointe s'arrondit, ce qui prouve qu'il y a fusion.

Propriétéê c/iimiques, — Elle est inattaquable par les gazolites quand elle est pure ; mais toutes les fois qu'on la soumet à une haute température, au contact du charbon et de certains métaux^ le fer par exemple, il s^en réduit une certaine quantité. En présence du charbon elle est changée en chlorure par le chlore gazeux, et elle se combine au fluor quand on la chauffe avec un fluorure et de l'acide sulfuriqiie concentré. Le potassium et le sodium la réduisent à l'aide d'une faible chaleur.

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La silice native, calcinée on même fortement desséchée, esl lout-à-fail insoluble dans Teau. mais à Tétat naissant elle s'y dissout souvent en grande quantité. La silice desséchée ou même réduite en gelée est à peu près insoluble dans les acides^ excepté dans l'acide fluorique, qui Tatlaque dans quelque état qu'elle soit , et la sépare même de ses combinaisons les plus intimes. La silice à l'état naissant se dissout au contraire dans presque tous les acides , lorsqu'ils sont suffisamment étendus d'eau, même dans l'acide carbonique: l'acide muriatique est celui qui la dissout le mieux et le plus abondamment. Selon M. Karsten, lorsque l'on décompose un silicate par un acide, pour que la silice reste en dissolution ^ il suffit que la liqueur n'en renferme pas plus d'un trentième de son poids. La silice dissoute dans un acide se sépare à l'état gélatineux lorsqu'on rapproche la liqueur jusqu'à un certain puint, et alors elle ne se redissout plus, si ce n'est en très-petite quantité ; ou en retrouve toujours des traces dans la dissolution. La silice, dans quelque éUl qu'elle soit, se fond eh verre incolore et transparent avec l'acride borique et l'acide phosphorique.

Quoique la silice soit un acide très-faible, on peut la combiner avec la plupart des bases, soit par voie Kumide, soit par voie sèc/le. Elle ue forme de combinaisons solublesjdans l'eau qu'avec la potasse et la soude, et elle ne se combine pas avec l'aminoniaque. A l'état de quarz ou de silex, elle est inattnquabic p;ir les dissolutions de potasse et de soude caustiques ; mais l-a silice séparée chimiquement d'une combinaison , même lorsqu'elle a été calcinée ^ se dissout trèsfacilement dans ces liqueurs^ surtout à chaud. Selon M. PfafF, elle se dissout aussi dans les carbonates alcalins bouillants sans qu'il se dégage d'acide carbonique; si la liqueur est concentrée elle se prend en gelée par le refroidissement, mais elle ne se trouble pas quand elle est suffisamment étendue. A la faveur d'une forte chaleur la silice acquiert assez de force pour décomposer un grand nombre de sels; ainsi elle se fond avec effervesf^ence dans les carbonates alcalins, en chassant l'acide carbonique; cependant elle ne déplace ni l'acide borique ni l'acide phosphorique, et ces deux acides décomposent au contraire tous les sihcates. La silice peut aussi se combiner, par rote sèche^ avec différents sels, en donnaui naissance à des sels doubles ; ainsi elle forme avec le borax un verre transparent qui ne devient pas opaque au flamber , etc.; mais elle ne se dissout qu'en tréspelile quuuliié daps le sel de phosphore.

La silice est composée de

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