ALUMINE
à huit fois aussi considérable que celle qui résulte de la <!alcination du carbonate du commerce^ en dissolvant ce carbonate dans Tacide nitrique et calcinant le nitrate à la chaleur blanche; ou encore en chauffant a eetle température un mélange de 1 atome de sulfate de ma^i^nésie et du 1 «tome de carbonate de soude\ et laviint le résidu à grande eau ; mais ces préparations sont un peu longues , et c'est à cause de cela que Ton emploie presque toujours Talumine de préférence à la magnésie.
Alumine. — L'alumine est un oxide de la classe des terres; cette terre est blanche, pulvérulente, excessivement dure : sa densité est au moins de !2,00 ; celle de Taluraine qu'on trouve à Tétat natif est de 3,90. Elle est infusible et inaltérable par la chaleur. EUe n*ahsorbe pas Teau , et elle est insoluble dans ce liquide; mais à Tétat naissant , elle forme des hydrates qui conti«^niient au moins le tiers de leur poids d*euu.
L'alumine calcinée n*est que très-difficilement attaquable par les acides les pins forts; cependant elle se dissout dans/ Tacide sulfurique concentré. L'hydrate humide se dissout dans presque tous les acides, mais il ne se combine pas avec Tacide carbonique. Cet hydrate se dissout facilement aussi dans la potasse et dans la soude caustiques , et en petite quantité dans Tammoniaque , et il peut former des combir naisons insolubles avec toutes les bases, par double décomposition. L alumine calcinée ne se combine avec les alcalis fixes que par la voie sèche. L*alumine joue en général le rôle de base faible , mais quelquefois elle remplit aussi celui diacide faible. Au contact du charbon , elle produit avec le chlore un chlorure volatil. Elle est composée de :
Aluminium. . . 0,5329 — 100 ...
Oxigène. . . . 0,4671 — 87.61 ^^ Sun atome pèse 642,384.
L*alamine est moins fondante que la magnésie, mais elle peut très-bien la remplacer et elle est d*un usage plus commode. Voici le meilleur moyen dé préparer cette terre pour les essais. On prend une argile plastique bien blanche , ou, ce qui vaut beaucoup mieux quand on peut s'en procurer , du kaolin séparé du sable qu'il peut contenir, par lavage et décantation ; on en fait une pâte épaisse avec de Tacide sulfurique concentré ; on introduit cette pâle dans un creuset de terre et Ton chauffe à une chaleur sombre et modérée, jusqu'à dessiccation et tant qu'il se dégage des vapeurs d'acide sulfurique avec abondance. On retire la matière du
creuset ^ on la broie , on U foil bouillir avec de Teau , et Ton filtre : la liqueur lient en dissolution une grande quantité de sulfate d'alumine ; on Tévapore à siccité, et en calcinant par petites portions le résidu à la chaleur blanche , tout Tacide sulfurique est chassé , et il reste de Talumine blanche et pulvérulente. Quand on se sert de kaolin, Falumine ne contient pas d'autres substances étrangères que de la magnésie , dont la proportion est de moins de un centième ; mais quand on emploie une argile plastique, il peut arriver que la proportion de la magnésie soit plus grande, et qu'il y ait en même temps on peu d'oxide de fer. On érite la présence du fer, du moins en quantité notable, en faisant digérer l'argile pendant quelque temps dans de Taride muriatique concentré , avant de la traiter par Tacide bulfuriqi/e.
L'alumine se combine avec les alcalis caustiques à la chaleur rouge , mais elle ne forme point de combinaison fusible avec ces bases. Quand on chauffe à 150» un aluminate alcalin , la plus grande partie de lalcali se volatilise. Nous avons chauffé à cette température , dans un creuset brasqué , un aluminate de potasse qui avait été préparé avec parties égales d'alumine pure et de potasse à l'alcool clans on creuset d'argent^ et nous avons obtenu une masse terreuse^ faiblement agglomérée ^ se réduisant en pondre sons le choc , et qui ne contenait plus que 0,09 d'alcali.
La chaux , la magnésie et l'alumine c(»mbinées deux à deux en telle proportion que ce son , ne peuvent former aucune combinaison fusible ni même ramollissable; le plus souvent le mélange reste pulvérulent. Mais ces trois terres ensemble produisent des composés, qui la plupart se ramollisent à une haute température ^ et dont quelques-uns sont fusibles en verres transparents : on doit qualifier ces composés d'aluminates doubles.
Selon Achard , on obtient une porcelaine plus ou moins poreuse avec
Aluaiae.
Cha.l.
■agaésie.
et les mélanges dans lesquels la chaux ou la magnésie domine , sont infusibles.
ALUmiMATES. 417
Nous avons essayé les iiluiniriates iiiii\anls :
C«MA CM\ C'Ma» 'c<M«\« CMA»
Alumine. . 0,199-0,275-0,4^9-0,470 -0,535 Chaux. u 0,565-0,898 - 0,354-0,358-0,255
Magnésie. . 0,236-0,882—0,148—0,192—0,210
Ils ont donné :
Le premier C*i*IA (S.) une masse grenue, matte, fendillée, très-légère, et s*cgrenant entre les doigts: elle avait peu diminué de volume ;
Le deuxième GMA (S.) une masse grenue et matte, assez consistante , mais s'égrenant sous l'ongle : elfe s était considérablement contractée ;
Le troisième C'MA* is-^-) "" culot bien fondu , bulleux, d*un vert-olive pâle, fortement translucide, à cassure unie, luisante et cireuse, et ne présentant aucun indice de cristallisation : il ressemblait à un pé(rosilex bien pur;
Le quatrième G^ilIsAs (g. f.) un culot bien arrondi, compacte, pierreux, à cassure inégale légèrement luisante , transparent dans quelques parties ;
Et le dernier CM A* (S.) une masse grenue et poreuse: l'intérieur des pores était arrondi , ce qui prouve qu'il y a eu ramollissement.
ABTlcLi m. -*- SUieeUeê de chaux ei d'alumine,
II est commode d'avoir trois silicates de chaux contenant des proportions différentes de chacun de leurs éléments : l'un dans lequel la silice domine, pour ajouter aux matières calcaires: le deuxième dans lequel la chaux domine, pour ajouter aux matières siliceuses ; le 'troisième formant la combinaison la * plus fusible , pour ajouter aux substances métalliques que l'on veut réduire, et qui ne sont presque .pas mélangées de gangue.
On prépare commodément ces silicates au moyen d'une argile dont la composition soit connue, et qui ne contienne pas de fer: du kaolin par exemple , ou le résidu du kaolin que l'on a traité par les acides pour en extraire de l'alumine; on ajoute à cette argile du carbonate de chaux et du quarz en poudre dans les proportions convenables; on fait fondre dans un creuset brasqué , soit au four à porcelaine, soit au grand fourneau à vent, et l'on réduit la matière en poudre fine pour Tusage.
Les trois silicates peuvent avoir la composition suivante :