‹ Traité des essais par la voie sèche (volume 2)Chapitre 86 sur 111 · C*AS* CAS» CAS · texte numérisé non relu

C*AS* CAS» CAS

Silice. . . . 0,885 — 0,677 — 0,582

Chaux . . . 0,478 — 0,202 — 0,261

Alumine . . 0,U2 — 0,121 ^ 0,157

ARTICLE IV. — Ferre».

Ou peut partager eo trois espèces les verres non plombeui dont on fait usage dans les arts, savoir : 1» les verres blancs , 2* les verres à piveite , et 3° les verres à bouteille.

Pierres blancs. — Voici la compositien de sept verres de cette espèce :

Ffomounb

Bohème.

YeaUe.

TttbM.

Tubes,

SaiDU Gobkin.

Crowa-

Silice

Chaux. .'

Potasse

Soude

Magnésie

Alumine

Oxide de fer

Oxide de maoga-

ganèse

— de plomb. . . .

(1) Pierre blanc de Bagneaux ^ près de Nemours (département de Seine-et-Marne). Il est très-blanc : on en fait des bocaux pour pendules , etc. Il contient une trace d*oxide de cuivre qui provient probablement des outils. Sa composition est telle que la silice renferme à peu près cinq fois autant d*oxigène que toutes les bases réunies.

(t) Verre blanc de Neuvelt en Bobème. On le débite eh gubeleterie. Il est de la plus grande beauté, d'une limpidité parfaite et incolore , même en masses assex grandes , et il ost fabriqué avec un tel soin, qu'il ne présente presque aucune bulle. Selon M. Perdonnet, on le prépare avec un mélange de 100 de quarz , 50 de chaux caustique , 75 de carbonate de potasse , et' d'une très-petite quantité de nitre, d'acide arsénieux et de peroxide de manganèse. On ne peut pas 7 découvrir la présence de Tarsenic par l'analyse. La Silice contient six fois autant d'oxigène que les bases, et la composition du verre est à très-peu près exactement représentée par la formule CS* -f- ( K , N ) S*.

(3) Verre blanc de Venise, Ce verre provient d'nnciciiues

YERBES. 419

glaces. Les opticiens s*ea servent pour les însiriimenu d*optique . et prétendent qu*il est préférable au verre de Saint- Gobaîn, parce qu'il attire moins riiuniidité. Vu sur la tranche, il a une légère teinte enfumée sans nuance de vert ni de blea. La silice contient à peu près quatre fois autant d'oxigène que les bases.

(4) /^«rre 6/aftc tiré en tubes pleins, dits baguettes à agiter, L*oxide de plomb provient sans doute d'une petite quantité de cristal jeté dans les pots avec le groisil,

(5) Verrehlano dontseservent les éniailleurspour faire les petits instruments de chimie, les perles, etc. 11 est beaucoup plus fusible que le verre blanc ordinaire : aussi contient-il notablement plus d'alcali. L'oxigène de la silice est à Toxigène des bases dans le rapport de un peu plus de â à !•

(6) F'erre à glace de Saint-Gobain. On le prépare avec un mélange de sable blanc, de carbonate de soude et de chaux caustique. Il contient une trace d*oxide de cuivre, qui provient des cuillers et des spatules, et qui lui donne souvent une teinte bleue très-prononcée. Autrefois on exigeait dans le commerce que la teinte fût légèrement verte; maintenant on demande qu'elle soit légèrement jaune.

(7) Crown-glass de fabrication allemande ^ employé par M. Cauchois, et analysé par M. Dumas. Sa composition est exprimée par la formule KCS«.

Il résulte des analyses précédentes^ que les verres blancs sont des silicates qui contiennent au moins deux bases , la chaux et un alcali. L'alcali peut être de la potasse ou de la soude , ou un mélange de Tune et de l'autre. La fusibilité de ces verres dépend des proportions relatives des trois éléments dont ils se composent ; elle est d'autant plus grande que la proportion de silice est moins forte, et pour une même quantité de silice elle s'accroît avec la proportion de J'alcali ; la dureté dépend principalement de la proportion de la silice, et augmente avec cette proportion. Les plus fusibles sont aussi ceux qui se laissent le plus aisément attaquer par les acides, et par conséquent ceux qui s'altèrent Je plus par une longue exposition à Tair. On pourrait obtenir des verres très-durs , très-beaux , et de tel degré de fusibilité que Ion voudrait , avec de la silice et un alcali seulemem ^ mais ils auraient peu de ténacité et d'élasticité; la présence de la chaux est nécessaire pour leur donner ces qualités. Il est très-probable que d'autres bases, telles que la baryte et la magnésie , auraient le même effet ; mais comme la chaux est commune et à bas prix , il est naturel

qu'on Tait employée partout. Là où le combuslible est trèscher, les fabricauts ool intérêt à faire du verre trés-fusible, et par conséquent à employer beaucoup cl*alcali; luais ces sortes de verres sont de mauvaise qualité , et finissent par se couvrir d*efflorescences à Fair. Dans les lieux où , au contraire ^ le combustible est a vil prix , on économise ralcali et Ton fabrique des verres excellents.

Gomme les silicates multiples ont une fusibilité qui est toujours plus grande que la fusibilité moyenne des silicates qo^iis renferment, il est évident qu'il y aurait de l'avantage i employer dans la fabrication des verres un mélange de carbonate de potasse et de carbonate de soude , au lieu de se servir de l'un ou de l'autre seulement, comme cela sef«it presque toujours. De cette manière , avec une même quantité pondérale de matières alcalines, on obtiendrait des verres plus fusibles, et qui par conséquent consommeraient moins de combustible qu'en employant la potasse ou la soude isolément, et ces verres seraient cependant aussi durs et aussi inaltérables ^ puisqu*ils ne renfermeraient pas uoe plus grande proportion de bases.

f^erresàpivette, — ^^On appelle ainsi les verres communs, d'un vert pâle d'aiguës marines , dont on fait des fioles à médecine et toute la verreriecomroune.Ces verres sont durs, solides, et ils ont la propriété très-précieuse d'aller êur le feu beaucoup mieux que les verres blancs. Voici la composition de quatre sortes de verres à pivette pris dans le commerce et façonnés en instruments de chimie.

Silice

Chaux

Potasse

Soude

Magnésie

Alumine

Oxidedefer

Oxide de manganèse. . . .

La quantité d'oxigène de la silice est à la quantité d*<)xigène de toutes les bases :i 6 '. 1 dans le verre (I), '.I 6 : 1

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