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CHAPITRE XXV

Bu Mercare.

SECTION PREMIÈRE

Propriétés.

ARTICLE PREMIER. — Métal.

Le mercure est blanc presque comme l'argent et trèi^-eclatant, — Il est liquide à la tempéralure ordinaire; mai» il se solidifie à un froid de — 89*44. Il se contracte considérablement en approchant du ferme de sa congélation. '— L'intensité du froidf — 40* à— 48® cent.) qu'éprouva l'expédition du capitaine Parry dans les mers du Nord, en 18! 9, permit aux officiers de f;iire des expériences sur de grandes masses de mercure solide. Ils ont trouvé que par sa malléabilité, sa ductilité et sa ténacité, il tient le milieu entre |e plomb et rétain , et qu'il devient de plus en plus cassant à mesure qu'il approche du terme de sa fusion. Le métal solide produit sur les organes la même impression qu'un corps très-chaud : il cause de vives douleurs et il désorganise. — Le mercure liquide n'a ni odeur ni saveur; il agit fortement sur Téconomie animale, etsoit qu'on le touchefréqnemment^ soit qu'on respire ses vapeurs, il cause à la longue un tremblement universel et continuel. — fl est bon conducteur du calorique, mais il a peu de capacité pour la chaleur. — Il est très -dilatable ; de Ch* à 100 il se dilate en longueur de 0,006006 = nJTT, et en volume de 0,0l8018 = ^, ; dans cet intervalle thermométrique sa dilatation est à peu près proportionnelle aux quantités de chaleur qu'il absorbe. — Itnemouillepresque aucun corps. II a la fiiculté d'absorber et de retenir entre ses molécules une certaine quantité d*air et d'eau , dont on ne peut le purger que par une ébullition soutenue pendant un certain temps ; il se comporte en cela comme les rorps poreux. — La densité du mercure solide est de 14,391 ^ et celle du mercure liquide est, à 0°, de I S. 598.Selon M .Kupfer, sa densité est,à 1 T^'cent. ,de I S,5569, à 26"*, de 18,5360, et rapportée a celle de l'eau à son maximum de densité, elle est de 13,5886. — En se fondant le mercure solide absorbe, sans changer de température, une quantité de calorique équivalente à celle qui est nécessaire pour faire passer un môme poids de mercure liquide de — 89,44 à -|- 45, ou de 0° à 84°. 44. — ^ Le mercure entre en ébullition à In température «iBO"* : on le distille facilement dans des vases de verre; la densité de sa vapeur est de 6,976.

544 MEKCURlî.

11 émcl sensiblement des vapeurs à la tempi^rature de 20% et, selon Slroraeyer, de 60 à 80** il se volatilise en quantité considérable avec la vapeur d*eaii.

On lui connaît deux degrés d*oxidation. Lorsqu'on le laisse exposé à Tair il se ternit peu à peu sans s*oxider. Lorsqu'on le triture pendant longtemps, même à la température ordinaire , il se convertit en une substance noire que les uns considèrent comme du protoxide, mais qui, selon d'autres , n*estque du mercure trcs-divisé. Quand on le chauffe au contact de l'air à la température de 1(50** au moins, il se change en oxide rouge. — 11 ne décompose l'eau à aucune température , même h la faveur des acides ; mais ce liquide favorise son oxidation en absorbant l'air atmosphérique. — L'acide nitrique étendu dissout le mercure à froid , en le transformant en protoxide : à chaud , l'acide concentré ou étendu le dissout en l'oxidant au second degré , à moins qu*il n'y ait excès de mercure , auquel cas ce métal n'est oxidé qu'au minimum. — L'acide sulfurique faible est sans action sur le mercure ; mais Tacide concentré ou même étendu de son poids d'eau le dissout à l'aide de la chaleur, avec dégagement de gaz sulfureux, et il le transforme en protoxide ou en deutoxide^ selon le degré de chaleur et la proportion relative d'acide et de métal, — L'acide sulfureux n'attaque pas le mercure. — L'acide phosphorique ne lattaque pas non plus. — L'acide arsénique l'amène à l'état de deutoxide , à l'aide de la chaleur , et se convertit lui-même enacide arsénieux. — L'acide hydro-chlorique liquide ou gazeux est^ sans action sur e mercure. — 11 en est de même ^es acides organiques. Cependant lorsqu'on le triture au contact de l'air il s y combine en s'oxidant. — Il n'est pas oxidé par la lithargc. — Il ne détone pas avec le nitre. ^

Lorsqu'on triture du mercure avec du soufre à la température ordinaire il se forme un sulfure noir et il y a un dégagement sensible d'hydrogène sulfuré. La même combinaison se produit en projetant du mercure dans du soufre fondu. L'hydrogène sulfuré gazeux ou liquide est décomposé par le mercure , même à la température ordinaire. Les sulfures alcalins sulfurés liquides convertissent le mercuie en sulfure, et sont ramenés au minimum do sulfuralion par ce métal. — Le phosphore se combine difficilement avec le mercure. — L'arsenic f t le tellure s'y unissent directement à Taidc de la chaleur. — Le mercure absorbe le chlore , même à froid. Si l'on chauffe, il s'y combine en produisant une flamme rouge. Les deuto-chlorures de fer et de cuivre en dissolution l'attaquent et le transforment en proto- chlorure en revenant eux-mêmes à cel état.

composés OXlGéiXJS. 545

Le mercure $*allie facilement afec on granJ nombre de inélaiix , lels que le cuivre, l'otain , io zinc, ie bismuth , le ploiub, Targent et Ter; ses allingea portent le nom d'ama/ffame» : il ne «^amalgame pas « où il ne s*amalgame que difficilenienl avec le nian^jauèse , le fer , le cobalt, le nickel , le platine, le palladium , etc. — L*alomo de mercure pèse 1265,^22 Hg.

AKTicLt ji. — Compogés oxigénés* !•'. — Oâ\de$.

Les oxide$ de mercure sont coinplëtemenl réduits par la chdieur rouge. — Ils sont facilement réduits par Thydrogène , le carbone , le soufre , le chlore , et par un trèsgrand nombre de métaux.

1** Leprotoxfde est pulvérulent, noir, tans éclat. Il a une saveur cuivreuse désagréable. — H se décompose spontanément en mercure métallique et en deutoxide, même dana l*obsrnrité. — Lorsqu'on le chauffe au contaitt de Tair, à une chaleur d*envirou 315°, il absorbe de Toxigène et se convertit en deutoxide. — Il se combine avec les acides , mais non pas avec les alcalis. — Il est composé de :

Mercure. . 0,9620 — 100 „ Oxigène. . 0,G880 — 3,95 ^-«^

On le prrpare en faisant digérer du proto chlorure porphyrisé avec un grand excès de pelasse caustique, ou en décomposant le prolo-nitrate par le même réactif. La matière noire qu'on obtient en triturant pendant longi<«nips du mercure avec une substance inerte parait n être que du mercure très-divisé.

2« Le deutoxide nu oxide rouge est d'une couleur qui varie du jaune orange ou rouge-foncé, selon sou degré de divi* nion. ~ Il a une saveur acre et Irès-désngréable. — Il est sensiblement soluble dans Teau ; la dissolution verdit le sirop de violette ; elle brunit par l'hydrogène sulfuré ;el1e se trouble par Tammoniaque, et se recouvre à Toir d*une pellicule métallique. •— La lumière décompose peu à peu le deutoxide de mercure et Tamène à Tclat métallique. Il supporte In chaleur rouge sombre sans se décomposer; mais une chaleur un peu plus forte le réduit totalement sans le faire passer par l'état de protoxide. — Le soufre le réduit avec détonation. — Le chlore liquide le convertit en oxi-chlomre noir insoluble , et il se forme en même temps un chlorure et un chlorate qui restent en dissolution.-* Il se combine avec tous les acides, et il joue le r6le d^ine base assez forte. I/acide sulforiMix le rcduii en partie en se Ironsformant m T. H. 35

^46 HEaCURE.

acide sulftirique. — Il est iasolubie dans les alcalis fiies. Il se combine avec raoïmoniaque, el il forme avec cet alcali un composé blanc insoluble dans Teau. — Il se dissout dans la crème de lartre. — Lursqu*on le fait bouillir avec du sublimé corrosif il s*y combine , et il en résulte un osichlorure insoluble. — Il se dissout dans le cyanure de mercure bouillant. — Son fiyd rate est jaune ; mais il devient rouge en perdant son eau de combinaison à une rhalcur très- basse. — Le deuloxide do mercure est composé de :

Mercure. . 0,9268 ~ 100 a Oxigène. . 0,0732 — 7,90 "^

Il contient deux volumes de mercure pour un volume d*osigène. — On le prépare , 1* en exposant le mercure à un certain degré de cbaleur dans un vase h long col : il porte alors le nom de précipité per «e; 2® tn calcinant le nitrate : on le nomme alors précipité rouge. Sa nuance varie selon Tétatdu nitrate : lorsque celui-ci est en poudre fine, Toxide est jaune-orangé; lorsqu'il est en petits grains , Toxide est en petits grains et d'un rouge orangé éclatant; enfin, lorsque le nitrate est en ci istaux volumineux, Toxide est d*un rouge-foncé. Le per-nilrate donne un plus bel oxide que le proto-nitrate.

S 2. — SeU.

Les sets de mercure sont en Ircs-grand nombre. Il y en a à base de protoxide et à base de deutoxide^ et dans chaque genre il y a des sels neutres^ des sels acides et des sels basiques. En outre les sels simples donnent naissance à plusieurs sels doubles avec l'ammoniaque. — En général ils se volatilisent où ils se décomposent à une chaleur modérée. — Ils sont complètement réduits par les métaux très-oxidables; savoir, le fer, Tétain, Tantimoine^ le zinc, le bismuth, et même par le plomb et parle cuivre. La plupart de cesmétaux forment un amalgame avec le mercure qui se précipite. Le fer n*a pas cette propriété; mais il ne précipite le mercure que lentement, et quand la dissolution contient de Tacide muriatique, il se dépose toujr>ur8 avec le mercure métallique une «certaine quantité de proto-chlorure qui résiste à Faction du fer. — Les sels de mercure sont réduits aussi par Tarsenic et par le tellure. — Dans toutes ces précipitations le mercure forme d'abord une poudre grise qui ensuite se rassemble en gouttelettes, et même en un seul globule si Ton fait chauffer avec un peu d'acide muriatique. — Le proto-chlorure d'étain réduit également tous les sels de mercure à l'aide de la chaleur, et ce réactif est très-sensible pour faire reconnaître la présence de ce métal. Pour que le mercure

COMPOSAS OXIG^NÉS. 547

qui se précipite ne soil pas mélange d*oxide d'éuio il faut dissmidre le sel qu'on veut réduire , dans vingt-cinq à trente fois son poids d'acide murialique concentré, et faire en sorte que la liqueur ne renferme pas d'acide nitrique. — L'hydrogène sulfure employé en excès décompose tous les sels de mercure et précipite ce métal à Tétat de sulfure noir; mais quand on ne fait passer ce gaz dans une dissolution qu'en quantité strictement suffisante pour opérer la précipitation du mercure, le dépôt est composé de sulfure et d'une partie du sel que contenait la dissolution, et ce dépôt est presque toujours blanc. — La présence des matières organiques influe beaucoup sur la manière dont se comportent les sels de mercure avec les divers réactifs ; mais le mercure eu est toujours précipité p^r le cuivre métallique, et presque toujours par Phydrogène sulfuré.

Les sels de protoxide solu blés sont incolores^ la plupart des sels insolubles sont jaunes-blancs. lisse changent facilement en sels de dcutoxide. Les alcalis forment dans leurs dissolutions des précipités noirs qui sont du proloxîde ou des mélanges de mercure métallique et de deutoxide. — Les sous-carbonates y forment des précipités jaunes, et les bicarbonates des précipités blancs ; les uns et les autres noircissent par la chaleur. — Le carbonate d'ammoniaque y forme des précipités gris ou noirs. — L'iodur^* de potassium y produit des précipités jaunes-verdâtres qu'un excès du précipitant noircit, et qu'un plus grand excès dissout. — L'acide oxalique et te phosphate de soude y forment des précipités blancs. -- Le chrômate de potassr y forme des précipités d*un ronge orange. — Le prussiate de potasse jaune les précipite en blanc. Le précipité, qui est un ej^a- Dure double, jaunit à l'air. — Le prussiate rouge les précipite en rouge-brun; mais ce précipité devient blanc. — L'acide hydro-chlorique et les chlorures solubles y forment des précipités blancs de proto-chlorure de mercure.

Les »el8 de deutoxide solubles sont incolores; la plupart des sels insolubles sont blancs ; mais il y en a qui sont d'un beau jaune. — Leurs dissolutions donnent avec les alcalis caustiques en excès des précipités briqueté?* ou jaunes de deutoxide: lorsque la liqueur renferme de l'ammoniaque, les précipités sont blancs ; — avec les carbonates de potasse et de soude, des précipités rouges-bruns, insolubles dans un excès de carbonate ; — avec le carbonate d'ammoniaque, des précipités blancs ; avec le phosphate de soude et l'acide oxalique, des précipités blancs, excepté les dissolutions de deuto-chlorure, qui ne les troublent pas ; — avec le prussiate jaune, des précipités blancs qui bleuissent; — avec le prussiate rouge, des précipités jaunes, excepté tes disso-

548 MBRGUEB.

lulîonsde deulo- chlorure, que ce réactîF ne précipite pati ; — avec Tiodure de potassium, des précipités roiiores , soliibles dansun excès de sel de mercure^ dans un excès d'iodiire alcalin^ e^ dans Tacide luurialique. — L'acide hydro-chlorîque el les chlorures ne les troublent pas. — Le chrôiiiate de potasse les précipite en violet, mais seulement iorsqu elles sont neutres.

ARTICLB m. — Composés sulfurés et ftéléntésm

• Suffures. — l* Le proio-sulfure est noir. H sedéct mpose spontanément ou par la chaleur en mercure et en deutosulfure. La potasse caustique le change en mercure pulvérulent noir, et en deuto-sulfure qui se dissout. Il est soliibte dans les sulFures alcalins; Teau et lalconl le précipitent de ces dissolutions. — Il est composé, selon M. Guibourg^, de :

Mercure . . . 0,9264 — 100

Soufre 0,0736 — 7,95 Sg

On Toblienl en précipitant un sel de protoxide par Thydrogène sulfuré.

2° Le deulo-sulfure ^ cinabre, vermillon^ est tantôt noir et tantôt nnige. Celui qui est préparé soit en saturant du mercure avec du s'iufre, soit en projetant du mercure dans du soufre fondu, soit enfin en précipitant une dissolution de mercure par Thydrogènc sulfuré ou fiar un hydro-sulfate, est noir; il devient rouge lorsqu'on le chauffe assez pour le volatiliser, et dans quelques autres circonstances. Le sulfure rouge est d'un rouge très foncé lorsqu'il est en masses, et d'un rouge clair très>vif et très-éclataiit lorsqu'il est en poudre impal|iable. — Il se volatilise sans se fondre à une lempcralure peu élevée; il cristallise en prismes hexaèdres par condensation de ses vapeurs. — Il s'enflamme lorsqu'on le chauffe au contact de l'air , avec formation d'acide sulfureux et il se dégage du mercure métallique. — il est réduit par l'hydrogène 9 le charbon, et fmr un grand nombre de métaux, entre autres par le fer^ le cuivre, rantimoîoe, l'étain, le zinc, le bismuth et le plomb ^ aussi est-il souvent employé dans les laboratoires comme sulfurant. — Il est inattaquable par lesacides non oxigcnants. L'acide nitrique Tattaque à peine; mais l'eau régale le dissout facilement. — Il est réduit par les alcalis et leurs carbonates : tout le mercure se volatilise, et il se forme un mélange de sulfure et de sulfate alcalin. —^ Il est réduit aussi par lea terres alcalines lorsqu'il y a contact de charbon, — Plusieurs peroxidcs le décomposent en brûlant son soufre: tels sont le deutoxidc d'étain, l'acide tungstique, etc. — La litharge

GOHPOSÉS StaFlJRÉS. 549

employée dans la proportion de dix Poisson poids environ le d^ompose totalement ; mais dans n ne proportion mornd»*Q elle n*en décompose qu'une partie, et le Burf>lu8 fî)rme avec Toxide de plomb des composés bruns on ronges. [Foy. T. I^t) ^ Le cinabre et le deutoxide de mercure se décomposent réciproquement en mercure métallique et acide sulfureux , à une chaleur bien inférieure au rouge. — Selon M. Karsten^ le cinabre se dissout dans un excès de deuto-chtorure de cuivre, et quand au contraire on le fait digérer avec une petite quantité de ce chlorure , il se forme une combinaison insoluble d*nn blanc de neige. — Il est insoluble à froid dans les sulfures alcalins; mais il se combine avec les sulfures négatifs. — Il se combine aussi par i7ot6 humide avec le chlorure, le bromure , Tiodure , le fluorure et le nitrate de mercure. — Le sulfure noir préparé par voia hu'* mide est complètement solubie dans la potasse caustique. Le cinabre est compose de:

Mercure .... 0,8629 — 100 /, Soufre 0,1371 — 15,90 Ag

Il existe abondamment à l'état natif.

L*éthiops minéral , qu'on prépare en triturant du mercure avec du soufre est un mélange de deuto-sulfure et de soufre*

On prépare le cinabre de diverses manières pour les besoins des arts. Pour l'obtenir d'une belle teinte il y a des précautions très^mînutieuses à prendre , et dont les fabricants font secret. Le professeur Taddef le prépare en chauffant un mélange de soufre et de sulfate de mercure avec un sulfure alcalin , par rote humide, — Kircboff prépare le cinabre en triturant ensemble 3U0 p. de mercure et 68 p. de soufre , ajoutant ensuite 160 p. de potasse caustique dissoute dans autant d'eau, et chauffant à la flamme d'une bougie. Mais selon M. Brunner, ce procédé ne réussit pas toujours et occasionne d'ailleurs une grande perte de mercure, parée qu'il se forme une combinaison particulière de ce métal, qui reste en dissolution dans les enux-mères. Cette combinaison est le sulfure double KS -f- HgS -[' S^q ; elle cristallise en aiguilles soyeuses blanches et éclatantes. L'eau-mère contient aussi de Thypo-suIGte de potasse. — Selon M. Brunner, on obtient du cinabre très beau et en grande proportion en procédant comme il suit. On triture pendant longtemps SOO p. de mercure avec 114 p. de soufre ; on «joute à la matière 75 p. de potasse caustique et 400 p. d'eau, et l'on continue à triturer; on chauffe à la chaleur de 50** cent, tout nu plus, en agitant fréquemment et en ajoutant de temps en temps un peu d'eau pour remplacer

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