‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 101 sur 141 · BISMUTH · texte numérisé non relu

BISMUTH

rasseoit ^ et dëpose de Toxide de bismuth sur la paroi du tube et autour de la boule d essai. — M. H. Rose a prouvé qu'il correspond au proloxide par sa composition. — Ou le trouve à Bispberg , etc.

4** Sur-sulfure. — Il existe à Riddarhyttan eu Suède un sulfure de bismuth qui diffère du précédent on ce qu'il donne dans le tube un sublimé de soufre avant de se griller ; mais un n*en a pas fait d'analyse exacte.

5" Sulfure cuivreux. (Voy. Cuivre*)

6** Sulfure plomho'Cuivreux , nadelers, — Cette espèce ne 8*est encore rencontrée que dans les mines de Bérésof en Sibérie. — Elle est d'un {çris d'acier ayant une légère teinte I ougeàtre. Sn cassure est cclatante, lamelleuse dans un sens, et inégale dans d'autres sens. — Sa p. s. est de 6,125. — Elle cristallise en prismes hexaèdres obliques très-allongés. -— Au chalumeau, dans le tube ouvert, elle donne une fumée blanche dont une partie , qui paraît être de Voxide de tellure, est fusible en gouttes transparentes et fixes , et l'autre partie, qui est de l'oxide de bismuth , peut se sublimer. Par le grillage sur le charbon elle laisse un bouton de cuivre au bout d'un certain temps. — M. John y a trouvé :

Bismuth 0,4320

Plomb 0,2432

Cuivre 0,1210

Nickel 0,0158

Soufre 0,1158

Tellure 0,0182

7® Sulfure plombo-argentifère. (Voy. Argent,) 8*» Tellurure. — Le tellumre de hîsmutk est un minéral extrêmement rare, quoiqu'on le rencontre en plusieurs lieux. Le plus souvent il est accompagné de minerai d'or. On le trouve à Schoubkan , près de Schemnitz en Hongrie , dans un trachyte ; à Borsony ( Deulsch-Pilsen), dans la mine de Hazianre en Transylvanie , à Tellemarkcn en Norwège et à Bastnaës dans le Westmanland. — Il se présente en lames hexagonales ou en lames irrégulières^ et quelquefois en petits cristaux qui sont une combinaison de deux rhomboïdes aigus, présentant un clivage parallèlement aux bases. Sa cassure est striée. Il est d'un gris de plomb passant au blanc d'élain et tirant souvent au gris de fer. — Sa p. s. est de 7,50. — Au chalumeau, dans le tube fermé , il dégage un peu de tellure; sur le charbon il fond aisément en répandant une odeur sensible de soufre et de sélénium , et en même temps il se développe des vapeurs blanches qui se déposent en poussière jaune ; la flamme se colore en bleu» eC

MOYENS d'essai. ^^^

il reste un bouton métallique cassant , blanc d'argent , qui se recouvre d'une pellicule rougeàtre. — Deux échantillons analysés par M. Wehrie lui ont donné :

Sohoubkan. Borsony.

Bismuth. . . 0,5984 — 0,6115

Argent — 0,0207

Tellure. . . 0,8524 — 0,2974

Soufre. . . . 0,0492 - 0,02âS

Ces minéraux sont des composés de sulfures et de tellures. — Le premier peut être représenté par la formule Bi^S' -{- SBiTe^; mais le tellorure de Borsony contient moitié moins de tellure.

Les variétés qui viennent de la Norwége renferment tonjours une quantité très-notable de sélénium reconnaissable au chalumeau.

9" Arséniure. — On trouve cette espèce à Pal bau m près de Marienberg en Saxe. M. Kersten a reconnu qu'elle ne se compose que d*arsenic et de bismuth sans soufre, et que le bismuth y existe dans la proportion de 0,03 seulement. — Ce minéral a à peu prés le même aspect que Tarsenic natif; mais il s*en distingue par sa grande combustibilité.

10** Bismut fi blende, — Ce minéral est fort rare; on le trouve cristallisé. Au chalumeau il se transforme sur le charbon en une perle d'un rouge de rubis qui devient plus sombre par le refroidissement. M. G. Rose admet que sa composi-

tion est représentée par la formule: ôgiSi^ + (^if ) P-^Bi F. C'est donc un silicate mêle de phosphate et de fluorure.

Produite d'arts. — Il n'y a pas d^autres produits d'arts relatifs au bismuth que le bismuth du commerce. — Ce métal n'est jamais parfaitement pur; il contient presque toujours un peu de soufre, d'argent, etc.; aussi est-il très-fragile.

SECTION IV

Moyens cT essai. — Préparation.

Essai, — Le bismuth se comporte dans les essais par la voie sècRe absolument de la même manière que le plomb; seulement il est plus volatil. Il faut donc pour le doser aussi exactement que possible, ménager la chaleur et employer des flux tels qu'ils puissent former avec les matières étrangères des scories très-fusibles.

Il n'y a lieu à essayer par la voie sèche que le bismuth natif et des têts à rôlir ou des coupelles pénétrés d'oxide

643 BlSJiUTfl.

de bismuth. Pour essayer le bismuth natif et les têts iiuprégoés doxide on peut employer â ou 3 p« de flux noir ; mais pour les coupelles il convient do faire usage d*un m^-^ lange composé de "^ p. de flux noir et de 1 p« de borax vitreux , afin d'amener le phosphate de chaux en pleine fusion.

Préparation. — Pour purifier le bismuth du commerce par la voie sècâe on peut suivre deux procëdés :

lo On le fait fondre dans un large scorificaloire au contact de Pair, et Ton enlève continuellement avec un crochet de fer Toxide qui se forme à la surface du bain. Quand il s*est formé une certaine quantité d'oxide , le soufre , Tarsenic et tous les métaux très-oxtdables sont séparés ; alors on recueille le résidu métallique , on le nettoie avec soin , et comme il peut être imbibé d*oxide , ainsi que cela à lieu pour presque tous les métaux, ou le fait fondre dans un creuset de terre avec un peu de {poudre de charbon , ou mieux dans un creuset brasqué. Au lieu d*un scorificaloire on peut se servir d'une coupelle; le bain reste alors constamment découvert , parce que Toxide fondu s*imbibe dans la coupelle à mesure qu'il se produit.

â** On concasse le bismuth en très-petits morceaux, on le fait fondre dans un creuset après l'avoir mélangé avec environ un dixième de son poids de nitre; tous les métaux étrangers sont oxidés par le nitre , ainsi qu'une partie du bismuth, et le résidu est pur. On le refond dans un creuset brasqué, pour lui donner de la ductilité.

Par l'un ou l'autre de ces moyens on n'enlève au bismuth que les métaux trcs-oxidables; mais l'argent qu'il contient, et qui s^y trouve quelquefois jusque dans la proportion de 0.0013, s'y concentre au lieu de se séparer. Il est plus difficile encore d'obtenir du bismuth exempt d'argent quo du plomb. Après l'avoir purifié comme il vient d'être dit , on le passe à la coupeilatiou dans une coupelle très-serrée, pour que les petits grains d'argent ne puissent pas y pénétrer ; on détache le bouton métallique, on pulvérise la coupelle, et on la fait fondre avec du flux noir et du borax. Comme le bismuth qui enrésulte renferme encore une quantité très-notable d'argent, si l'on tient à ce qu'il y en ait le moins possible, on répète encore une ou deux fois la même opération.

MERCVKE. 543

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