‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 104 sur 141 · MERCUnS · texte numérisé non relu

MERCUnS

Mii liment, — Les arides sont sans action $iir lui , excepté Teaii régale , qui Onit par acidifier le auufre. — Les aioalis fixes raiisiliques ou carbonates le noircissent et le chaogenl en nu iiiclaii^c d*o\ide et de sulfure qui ne relient pas de chlore. — Il est composé , selon U, H. Rose , de :

Ueuto-snlfure. . . 0,462 — l«' Deuto chlorure . . 0^598 — I

6» Vammonio-chlonire de mercure, préparé en précipitant le deulo-chlorure par fammoniaque, est pulvérulent, blanc, fixe , et indccoraposable par la chaleur. — L*ean le décorapose <, en dissout une partie el en sépare de Tam monture blanc. Par la potasse caustique on peut séparer tout le mercure contenu dans la dissolution , à Tétat d^amrooniure. — Selon M. Soubeîran , il peut être considéré comme composé de 1 alomede deulo-chlorure et de 8 atomes d'ammoniaque.

6* Le deuio-chlorure ammoniacal, sel alembroth^ s'obtient en faisant sublimer, à parties égales, un mélange de deutochlorure de mercure et de sel ammoniac. Il est plus volatil et plus soluble que le deuto-chlorure simple. — Quand on «»père la même combinaison par voie humide on obtient des cristaux prismatiques rhomboïdaux solubles qui sont coiu- )K>sés , selon M . Soubeiran , de :

Hydro-chlorate de raercnre. . 0,727 Hydro-chlorate d'ammoniaque. 0/273

et qui par la dessiccation abandonnent de Teau en se chan* géant en chlorure double.

Bromures, — i** Le proto-brômure est blanc, insoluble, analogue au proto-chlorure.

2*^ Le deulo-bt amure a la plus grande analogie avec le deuto-chlorure. — Il est blanc, volatil ^ soluble dans Teau, Talcool et Télher. — Il laisse dégager des vapeurs rutilantes par l'action des acides nitrique et sulfurique. — On rol>tient en traitant le mercure par le brome gazeux ; ta combinaison a lien avec chaleur et lumière. — Il est composé de:

Mercure . . 0,8786 -^ 100 «^ p . Brome. . . 0,4264 — 78 "» "*«*

lodures, — Selon M. Berthemot, il y a trois indurés de mercure : — Les terres et leurs carbonates n ont pa.N d'action sur les iodures de mercure. La potasse , la soude, la baryte et la stronliane les décomposent par rintennédiaire de Teau ou de lalcool. Lu chaux et les caib<»nales alcalins ne les décomposent que sous Tinfluence de Talcool. Il résulte de toutes ces décompositions de Toxide de mercure et des combinaisons solublea d'iodure de mercure et d'iodure du métal de Talcali précipitant.

COMPOSÉS CARBONÉS. 557

1** Le proiO'iodure est vert. Il est changé eo deuto-iodure el inoroure métallique par Tacide inuriatique et les ioduret alcalins et alcalino-terreux. — Il se produit lorsqu'on précipite un sel de prutuKÎde de mercure bien neutre par un iodure alcalin sans eicès. Pour Tavoir très-pur il fout em* ployer le proto -acétate. — Il doit être composé de : Hercmre. . 0,6222 — 100 u la liMie . . . 0,»778 — 60,9 "" '

1t* Le deuto-iodure est roufçe, Fusible et volatil , in<«oluble dans Teau , soluble dans ralcool , très-soluble dans l'acide hydriodiqiie et dons les solutions des iodures alcalins, avec lesquels il forme des composés cristallisablos. — L'hydrogène sulfuré forme dans les dissolutions du deuto iodure de mercure des précipités blanns qui contiennent 1 atome de sulfure et 1 atome d'iodure , et dont les propriétés sont analogues à celles du sulfo-chlorure. — Le deuto<iodure de mercure se dissout très-bien à chaud dans le deuto-chlorure ; par le refroidissement il se fait un dépôt jaune qui contient I atome diodure et I atome de chlorure.

Le deuto-iodure est composé de :

Mercure. . 0.4515 — 100 „ ,, Iode. . . 0,5485 — 121,8 "^ '

%^ Le troiâième iodun de mercure est jauue. — Il est composé de :

Proto-iodure . . 0,42 — !•' Deuto-iodure. . 0,58 — i

U est souvent mélangé de deuto-iodure, dont on peut se débarrasser par Talcool. Pour l'avoir très-pur il faut préparer un iodure aloaliu iodure qui contienne 2 atomes d'iode pour 1 atonie d'iodure, et précipiter la dissolution par le proto-nitrate de mercure, en ayant soin d'agiter continu elleuient le mélange.

Fluorure. — Le deuio-fluorure est d'un jaune-foncé , cristallisable en prismes. — L'eau le décompose par un contact prolongé en oxi-fluorure jaune , insoluble , el en hydrok-fluate acide. — L'hydrogène sulfuré Forme dans ces dissolutions un précipité blanc , pesant , qui est un éulfofluorure ; crtte substance est décomposée par l'eau b. en sulfure noir et fluorure : l'acide sulfurique la décompose également. Chauffée dans un tube de verre , elle donne du n>ercure coulant , du gaz ûuo silicique et du sulfure de mercure.

ARTICLE VI. — Composés carbonée,

Oxalate* — L'ojra/o/«c/6i/i;i«/oji</a est blanc, à peine soluble dans l'eau. Il Doircit à la lumière et détone par la chaleur.

558 MBACUBB.

jécélates. — ] ** Vacétate de proioxide , obtenu par la double décoro position du nitrate de protoxide el de l'acétate de soude, est blanc, légèrement nacré ^ gras , et doux au toucher. Prépare en faisant bouillir de Tacide acétique el du deutoxidede mercure , il se sépare par le refroidissement de la dissolution , sous la forme de cristaux ou de pailleltes d'un blanc nacre. — Il est soluble dans 600 p. d'eau f. ; Teau b. le décompose en sous-sel insoluble qui abandonne du mercure , et va un sel acide cristallisable.

— L'eau régale le change en deuto-chlorure. — Il est anhydre el contient 0,1995 d'acide.

2® Vacétate de deutoxide est jaunâtre , incristallisable ,

gommeux , déliquescent , et soluble dans Talcool. — L'eaa

le décompose en sous-sel jaune, ou peut-être en hydrate ,

et en un sel acide très-soluble. — Les dissolutions concen-

- trées se changent par Tévaporation en acétate de protoiide.

— On Tobtienlen faisant digérer à froid de Tacide acétique sur du deutoxide de mercure.

Succinate, — Le succinate de deutoxide est insoluble dans l'eau , mais soluble dans l'acide succinique , avec lequel il produit un sel acide cristallisable.

Tartrafe de potaêse el de deutoxide de mercure, — On obtient ce sel soit en faisant bouillir 6 p. de crème de tartre sur 1 p. de deutoxide de mercure , soit en mêlant du nitrate de mercure à de la crème de tartre. — Il est soluble et incristallisuble. — Les alcalis caustiques ou carbonates , les chlorures et les hydro-sulfates alcalins le décomposent complètement.

ABTiCLi VII. — Composés carbo-aMOtés.

Cyanure, — Le cyanure de mercure est blanc ^ trèspesant ; il cristallise en longs prismes quadrangulaires. — il n'a point d'odeur. — Sa saveur est styptique et très-désagréable. C'est un poison très- violent. — Il est soluble dans l'eau , beaucoup plus à chaud qu'à la température ordinaire , et il cristallise facilement par refroidissement. Sa solution est neutre. — L'acide nitrique le dissout. L'acide sulfurique le convertit en une matière semblable à de l'empois , soluble dans l'eau. L'aride muriatique le décompose, et le change ^ par la distillation , en deuto-chlorure , avec dcfjagement d'acide hydro cyanique. — Lorsqu'on le chauffe en vase clos il se fond ; puis il se décompose complètement; il se dégage d'abord du cyanogène qui entraîne un peu de cyanure en vapeurs ^ puis du cyanogène et de l'azote , et il reste dans la cornue du mercure métallique et du charbon azoté. — L'hydrogène sulfuré le décompose complètement sans qu'il se forme de sulfo-cyanure. — La potasse caus*

COMPOSÉS CARBOAZOTéS. 559-

tique bouillante le dissout sans le décomposer. — Il est décomposé par le proto-chlorure d'étain, avec lequel il donne du deuto-chlorure d*étain . du mercure coulant , de l'acide hydro-cyanique, etc. — Il dissout , à l'aide de rébullition, ledeuloxide de mercure, avec lequel il forme un oxi-cyanure dont la réaction est alcaline, et qui est composé do 3 atomes de cyanure et de 2 atomes de deutoxide. Le cyanure de mercure cunlient :

Mercure. .... 0,7417 — !«' Cyanogène. . . . 0,2583 — î

On le prépare en faisant bouillir 2 p. de bleu de Prusse pur et I p. de deuloxide de mercure dans 8 p. d'eau. On le dépouille d'une petite quantité d'oxide de fer qu'il peut contenir, en le faisant bouillir avec de Toxide de mercure, qui se dissout, et qu^in change en cyanure par le moyen de Pacide hydro-cyanique.

S** Le prussiaie de tnercure ferrugineux , obtenu en précipitant un sel de deutoxide de mercure par le prussiate de potasse ^ est un hydro-cyanate double. Il est blanc ; mais il jaunit à l'air, ot se décompose spontanément en produisant du bleu de Prusse. Il se décompose aussi par rébullition , et il s'en sépare du cyanure de mercure.

S<> Fulminate , mercure fulminant, — En faisant bouillir un mélange d'alcool et d'acide nitrique sur du mercure, ou mieux en dissolvant à chaud 1 p. de mercure dans l!Sp. d'acide nitrique à 34<*, ajoutant à la dissolution chaude 2 p. d'alcool à S6", et continuant à chauffer encore pendant quelque temps ^ il se dépose une poudre blanche cristalline très-fulminante. — Cette pondre détone très-fortement par la chaleur, par le choc, par letincelle électrique et par le contact de l'acide sulfurique concentré. — L'acide sulfurique étendu la décompose à la longue , avec dégagement d'azote et d'acide carbonique. Elle se dissout dans l'acide muriatique. — La potasse caustique la décompose et en dégage de l'ammoniaque. — La découverte en est due à Howard. On s'en sert pour faire les amorces de fusils à per< cussion , en la mêlant avec les trois cinquièmes de son poids de poudre ordinaire. Quand elle est humectée avec au moins 0,30 d'eau , on peut la broyer sans danger. Sa force de ]>rojection est trente-deux fois au moins aussi grande que celle de la poudre ordinaire. 1 kilogramme suffit pour faire 60,000 amorces. — MM. Gay-Lussac et Liebig ont prouvé que c'est un fulminate ou cyanatede mercure. Selon M . Liebig, le mercure s'y trouve à Tétat de protoxide ; mais lorsqu'on fait bouillir le composé dans l'eau il s'en sépare du mercure coulant, et la liqueur laisse déposer par refroidissement des cristaux blancs de fulminate de deutoxide.

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