trace
Ô.ÏÔ5
(1) (2) Maites obtenues à Pezey^— (1) au fourneau écossais,
— et (2) au fourneau à manche.
(â) blatte obtenue à Fillefori au fourneau à manche, (4) (6) Maites obtenues à Poulaouen. Elles forment une couche mince sur le bain de plomb , et sont demi-ductiles ,
— (4) au fourneau à réverbère, — (5) au fourneau à manche. La matte (4) ressemble à de la galène; traitée par l'acide muriatique elle donne lieu à un grand dégagement d'hydrogène sulfuré, et il y a un grand résidu de plomb métallique, qui parait y être mélangé.
(6) (7) Mat tes pro tenant des usines du llarts , résultant —
PRODUITS DARTS. 619
(6) de là ftisîoii (les minerais plombent et argentifères —, et (7j de la fusion au fourneau à mancbe des mattes précédentes préa tablera "^nt grillées.
(8) (9) ]\fAttesde Vusin^ d*ffolzapeL près de Francfort-surle-31eta, dans laquelle on traite une galène trèsmélangéo de Jblende; obtenues, — (8) en fondant le rainerai grillé att foarneau à manche, avec addition de fer métallique, — et (9) en fondant au même fourneau les mattes précédentes grillées. Quand on les traite par facide niuriatique concentré il reste du sulfure de cuivre pur.
(10) /Uatte de l'usine d^ Em$ (Grand-Duché du Rhin), obtenue au fourneau à manche. Il est rare d'y trouver autant de zinc ; le plus souvent même il n*y en a pas du tout.
Les mattes qui se forment dans les fourneaux à manche ne contiennent de fer et de zinc que lorsqu'il y a plus de soufre qu'il n'en faut ^rour saturer tovrt le cuivre. Le sulfure de zinc se produit de préférence au sulfure de fer quand ce dernier métal n'est pas en grand excès, et quand la température des fourneaux n'est pas très-élevée. — Le fer non sulfuré reste combiné avec la silice dans les scories.
(11) Matle qWon ohiient à Ponigibaud lorsqu'on fond au fourneau à manche les crasses qui proviennent de la revîvifioation des abstrichs au foorneau écossais ; c'est un arséniu-sulfure qui ressemble au proto-sulfure de fer ordinaire. Quand on la traite par l'acide rauriatique tout le plomb et la portion de fer combinée avec le soufre se dissolvent , et il reste 0,Sâ d'arséniure de fer composé d^envîron parties égales de fer et d'arsenic sans soufre ni plomb.
(12) (iSj (U) Maiieadefusined'Untermuid.près de Freyberg. (M. Lampadius.) — (12) ^11^/0 ordinaire. — (13) Mafie provenant de la fonte de minerais d'argent maigres. — (14) Malle dite speiss , qui forme une couche mince au dessus du plomb d'œuvre.
5"* Galène et mattes grillées, — On grille les minerais et les mattes soit en tas sur des aires entourées de murs, soit dans des fours h réverbère. Les matières grillées se composent essentiellement d'oxide et de sulfate de plomb mêlés ou combinés avec divers oxides et sulfures. La proportion du sui- F<tte de plomb est d'autant moindre qu'on chauffe plus fortement, et que les minerais contiennent plus de sulfures de fer et de zinc, parce que ces sulfures réagissent très-énerf^iquement sur le sulfate et le décomposent. La présence de lii silice contribue puissamment aussi à empêcher la production du sulfate lorsque la chaleur est suffisamment élevée pour qu'il puisse se former du silicate de plomb; et comme le but du grillage est d'opérer la désulfuratiou aussi complètement que possible^ il serait certainement avantageux de
mélanger aux minerais une certaine proportion de quarz en poudre, qui pourrait être de un sixième à un cinquième environ. Cette addition iraurail d'ailleurs aucun inconvénient, puisqu'il faut en déûnitive, et quelque procédé qu'on suive, fondre les crasses au fourneau à manche, et que les scories doivent être des silicates. L'addition d'une petite quantité de charbon serait propre aussi à diminuer la production du sulfate, soit en décomposant ce sel à mesure qu'il se forme, soit parce que l'oxigène en présence du charbon ne peut pas donner naissance à l'acide sulfurique. — Les analyses suivantes donnent la composition de minerais grillés plus ou moins purs.
l'e.cy.
Holaapel. Pontgibaud.
Untcr-
muld
,Ox.deploml) Sulfate de plomb.
.Sulfure de
plomb.
|Oxide defer.
— de zinc.
— demang.
— d'antim .
— de cuivr.
Acid. arsén.
ô.oiii
ISulfale de
baryte. .
Silice. . .
Chaux, etc.
(]] Schlich grillé en tas à Pezey, Les nombres donnés par l'analyse se rapportent à 1,000 de schlich cru , ce qui fait voir que l'augmentation de poids due à l'absorption de l'oxigène est de 0, 1 4 .
1 p. du même schlich grillé en petit donne :
Oxide (ie plomb. . . 0.4]4i Sulfate de plomb. . . 0,47:2) 1,057 Sulfure de plomb. . . 0,170»
Le même schlich (>rillé en grand au four à réverbère pendant sept heures, et après avoir subi trois retournements
el avoir laissé ëcouler beaucoup de plomb , se change en une matière scoriForme qui estcumposëe de :
Oxide de plomb. . . 0,800
Sulfure do plomb. . 0,460
Oxide de fer. . . . 0,060
Plomb mëlatltique. . 0,170
rôôô
En la soumettant à un coup de feu un peu fort l'oxide et le sulfure réagissent Tun sur Taiitre , et il 8*en sépare encore du plomb.
(2) (8) Minerais de plomb très- mélangé de blende grillés — (2) en tiis , et — (S) au four à réverbère. La matière (:2) est en masses scoriformes, criblées de cavités , à cassure unie d'un blanc un peu gris ; on y voit qh et là quelques lamelles de galène; la silice y est à Télat de c(»mbinaison. La matière (8) ressemble beaucoup à la précédente, mais elle est d'un gris plus fonré. On a compris dans les 0,1 18 de sulfure de plomb une quantité indéterminée de sulfures de zinc et de fer.
Pendant le grillage il s'attache aux ringards une matière scoriacée noire qui n'est autre chose que du minerai grillé chargé d'oxide de fer qu'il enlève aux outils ; cette matière contient :
Oxide de plomb. .
Sulfate de plomb. .
Oxide de fer. . . .
de zinc. . .
Sulfure de plomb. .
Silice et alumine. .
(A) (5) Minerais de Pontgibaud grillés au four à réverbère, — (i) ScAlicH riche chauffé pendant dix heures» et jusqu'à commencement de ramollissement. — (5) Schlich pauvre qui reste pulvérulent. La silice se trouve en totalité à l'état de combinaison dans ces matières grillées. En les brassant avec du charbon pendant deux heures il se manifeste une flamme de zinc considérable, et il se forme du plomb métallique qui reste imbibé dans la masse. Un échantillon exempt de plomb a été trouvé composé de :
Oxide de plomb. . . 0,47
de fer. . . . 0,22
— — de zinc. . . . 0,08
Sulfate de baryte. . 0,16
Siliie 0,07
PLOIVB.
(G) Minerai de Pontgibaud mêlé de quarz, grillé eu tas. Il ne relient paâ la plus petite trace de sulfure ni de sulfate.
(7) Maite d^Uniermuld provenant de lafuêion des minerais d'argent maigres» (M. Lampadius.) Elle contient 0,002 d'argent.
6" Scories de fours à rèterhère, — Les Scories de fours à réverbère sont le plus souvent des silicates; mais dans quelques usines d'Angleterre on traite la galène par un procédé particulier duquel il résulte des scories qui sont essentiellement composées de tmlfales, et par suite d'autres scories qui renferment une grande proportion de sulfures. Ce pro* cédé consiste à griller au four à réverbère la galène pulvérisée, mais non lavée, et qui contient beaucoup de sulfate de baryte, et à la fondre immédiatement après , dans le même fourneau , avec un mélange de chaux fluatce et de chaux carbonatée. C^est la chaux fluatée qui sert de fondant a la masse considérable de sulfate qui se forme pendant l'opération» Les scories sulfatées étant en général très*riches en plomb, on les refond au fourneau à manche, et il en résulte des scories très-sulfureuses. Ce procédé est intéressant en ce qu'il présente un emploi remarquable de la chaux fluaiée; mais il n'est pas évident qu'il soit réellement avantageux. Il est même vraisemblable qu'on trouverait du profit à séparer le sulfate de baryte de la galène par le lavage, et à traiter ensuite celle-ci par les moyens ordinaires.
Les deux tableaux suivants donnent la composition de diverses scories silicatées et sulfatées.
Pcey.
Holiapel.
ouUouen
BinuiDffham.
Erlem- | baoh.
,Silice. . .
.Ox.deplomb -de fer. .
— de zinc .
— de mang.
'Baryte. . .
Cbaux. .
ô.Vié
ô.bie
Alumine. .
Sulfure de
plomb. .
Sulfate de
plomb.
Acid.phosp.
Gharbonmé-
langé. . .
PRODUITE D AUTS. 6)3
fi ) Scories extraites du fourneau à réverbère de Pe2ey^apTè$ seize heures de feu. Elles ressemblent h des scories de forge.
(2) Scorie provenant eu traitement au four à réverbère^ de ia galène blendeuse d'ffolzapel , près de FraDcfbrUsur-le- Mein ; d'uo gris-foncë mat , à cassure compacte , parsemée ça et là de particules de sulftira de plomb lamelleux. — La baryte contenue dans cette scorie vient du sulfate de baryte qui se trouve dans la gangue, et que r«iction combinée des sulfures et de la silice décompose complètement.
(3) Scoi'ies Mes crasses blanches , provenant du traitement^ au four à réverbère , de la galène mêlée de blende^ à Poulaouen, Elles sont huileuses , à cassure unie et maite^ d*un gris presque noir, et mêlées de beaucoup de lamelles de sulfure de plomb.
(4) Scories dites matles oxidées, çu'on obtient à Poulaouen en traitant, au four à réverbère, les terres rouges argentifères du Huelgoclh avec des schlichs de galène. Ces scories sont compactes^ à cassure unie ou un peu inégale, faiblement luisante , d*un noir métalloïde, et ressemblent à des scories de forge. Elles sont souvent mélangées de niatle.
(5) Scories dites mattes oxidées, qu'on obtient dans te même travail que les précédentes lorsque le minerai est zincifère. Elles sont d'un gris-foncé métalloïde, à cassure cristalline, et elles présentent à leur surface une multitude de cristaux prismatiques minces, allongés et très-éclntants. Elles forment sur le bain de plomb une couche bien fondue de quelques centimètres d'épaisseur.
(6) Scories provenant du traitement de diverses matières plombifères très -sulfatées , au fourneau à réverbère, d Birmina Ram,
(7) Scories résultant de la fusion, au four à réverbère, des minerais pâospfiatés et arsénialés de Katzentfial , près d*Erlembach. Elles ressemblent à des scories de forge, et elles sont mécaniquement mélangées de milite. Elles ont la propriété singulière de se prendre en niasse cristalline dans l'avant-foyer. Il est fort difficile, à cause de celte circonstance, d'en extraire en grand le plomb qu'elles contiennent. Elles résistent à Taction des acides les plus forts.
Sulfate de plomb. . . .
— (le baryte. . . .
— de chaux. . . .
Fluate de chaux. . . .
Chaux un peu carbonatée.
Sulfure de plomb. . . .
Oxide de fer
— de zinc
— de plomb. . . .
Grai-
■îogtoa,
q'Ùo
Loa, prêt <le HaUoo.
(1) Scories provenant du traitement des minerais de plomb composés de galène, carbonate de plomb, sulfate de baryte et carbonate de chaux^ sans addition de spatR-fluor, à Grassington (Angleterre). Elles sont d'un blanc pàlo^ poreuses, trèstendres, et contiennent beaucoup de grenailles de plomb; elles n*ont été qu'agglomérées sans Fusion. Essayées avec S p. de flux noir elles deviennent très-fluides, et donnent 0^24 à 0,23 de plomb. Lorsqu'on mêle du spath-fluor avec le minerai les scories entrent en pleine fusion.
(2) (3) (4) (5) Scories provenant du traitement des minerais composés de galène, carbonate de plomb et sulfate de baryte, avec addition de spath-fluor, à Lea, près de Matloc en Derbythire. >- (2) (3) Scories bien fusibles qui s'écoulent du four a réverbère, et qui sont re jetées comme trop pauvres pour être refondues. Elles sont compactes, d'un gris trèsclair un peu jaunâtre , luisantes dans l'intérieur des bulles, a cassure grenue et matle. Elles contiennent ça et là quelques petites parcelles de matte. — (4) (5) Scories non fondues qui restent sur la sole à la (în du travail. Elles ne sont pas homogènes. La substance dominante est d'un gris clair et mat comme les scories fusibles; mais elle est sensiblement poreuse . et mélangée de parties blanches ternes qui paraissent être de la chaux, et de beaucoup de parties lamoU leuses qui ont tous les caractères de la galène. Ces scories sont un peu magnétiques. Elles fondent très-bien avec S p. de flux noir, et produisent 0,20 à 0,21 de plomb. On les repasse au fourneau à manche avec un mélange de divers minerais pauvres, et il en résulte de nouvelles scories qu'on rejette. Ces dernières^ qui sont trcs-sul foreuses , ont asseï
de flaidîtë pour qu'elles puissent facilement s'écouler du fourneau. Elles sont compactes, d*ua noir-brun, à cassure grenue et matte; les acides forts les attaquent avec grand dégagement d*hydrogène sulfuré. Elles fondent bien avec 2 p. de ûux noir, mais sans donner la plus petite trace de plomb. On y a trouvé :
Fluate de chaux. . . 0,185
Silice 0,130
Baryte 0,S00
Chaux 0,185
Protoxide de fer. . 0,145
Oxide de zinc. . . 0,025
de plomb. . . 0,010
Alumine 0,020
1,020 Ces produits immédiats ne sont pas ceux qui existent dans la scorie : une partie de chaque terre et de chaque métal s'y trouve non à Tétat d'oxide, mais à Fétat de sulfure; en sorte que la combinaison doit être formée de sulfures, de fluorures et de silicates. N'ayant aucune donnée qui puisse guider dans le partage qu'il y aurait à faire de Toxigène et du sonfre entre les divers métaux, nous nous bornerons à indiquer que les 0,300 de baryte équivalent à 0,331 de sulfure de bariura contenant 0,063 de soufre, et t|ue les 0.1i5 de protoxide de fer équivalent à 0,183 de proto-sulfure qui contiennent 0,068 de soufre; d'où il suit que soit le barium, soit le fer, esta peu près suffisante pour saturer tout le soufre qui entre dans la composition de la scorie. T* ScorieH des fourneaux à manche.
Pesey.
PouU
ouen.
Sala.
Silice
ô.'oiô
Oxide de plomb. .
Protoxide de fer. .
Oxide de zinc. . .
~ de cuivre. .
— demangan. .
Magnésie. . . .
Alumine. . . .
Proto-sulfure de fer
Oxîde (le plomb.
Proloxide de fer.
Oxide i\e zinc. .
— de cuivre.
•— de inangan Baryle. . . .
Chaux. . . .
Maf^nésic . .
Alumine. . . .
Prolo-snlfuredefer
AUtoamoore
en
iioTuipoi.