trace
o'oos
(F) Scories résultant de hfusian de la galène grillée à Pezey; ▼itroiiscs et vertes. Elfe» ne sont pas complètement attaquables par les acides.
(2) (3) Scories résultant de la fusion des crasses blanches à Ponlacmen, — (2) riches, ctqu^on repasse, — (8) pauvres et rejetées.Cps deux scories sont vitreuses et noires, et complètement attaquables par les acides^ avec dég;agemenl d'hy drogcne sulfure.
(4) Scories réêuliënt de la fusion de toute» les matières ptomheuses osndées qui proviennent delà tiquatiùn , au Hartt (M. Karsten.)
(5) Scories résultant de la fusion des minerais plomb^us , cuivreux , argentifères , grillés au Hartz,
(6) Scories provenant de la fusion d*uH minerai composé de galène y de blende 4 de pyrites ^ de chaux oarbonatée, de serpentine , de mica , eto. , aeee addition de mattes grillées et de scories d'opérations précédentes , à Sûla en Saède (M. Brcdberg.) Ces scories sont compactes, d'un gris passant au noir, translucides sur les bords. Elles rongent les parois des fourneaux qui sont construits en pierres quarteuses.
(7) Scories obtenues dam les usines d^ Atstonmoore en Angleterre ; compactes , d un noir uiëfailoîde , à grains cristallins, brillants , très-mognétiques , facilenieni attaquabfes par les acides.
(8) Scories provenant de la fusion des minerais de plomb euitreux Aindfètes , grillés à Éms (Grand-'Diiché du Rhin) ; compactes , noires , très-facileineitt attaquable* par le* acidos. Elles sont accompagnées de mattes très-cuivreuses.
(9) Scories provenant de la fusion d'un minerai très-mèlangé de blende, grillé à Holzapel, près dé FramFortsur le- Moin ; semblables aux précédentes , et accompagnées de mettes plombocQi?reuses. Elles sont chargées d*une quantité considérable d'oxide de zinc, \>nrce que le cirîvre prend tout le soufre , et que la température des fourneau:! n'étant pas très-élevée , le fer ne se trouve pîts en proportion suffisante pour saturer la silice. On Toit d*ailieurs qu elles ne peuvent provenir que d'un bon tra^dil puisqu'elles ne contiennent que très-peu de plomb , et qu'elles sont A peine mélangées de malte.
(10) Scories obtenues à Pontgibaud , en fondant le minerai grillé avec addition de fer métallique et de scorie calcaires. Elles ne sont pas accent) pagnées de mattes , mais il se forme en même temps beaucoup de sulfure de zinc qui s'amasse autour de la tuyère , et reste en partie dissémrné dans les scories y sans d'ailleurs nuire au succès du travail. Ces scories sont compactes, d^un ^oir grisâtre, d|Vaques , à cassure noie ou raboteuse et h grains un peu crifstallins. — Lorsqu'on les traite par l'acide muria tique il ne se dégage presque pas d'hydrogène sulfuré ^ el le résidu est un mélange de silice gélatineuse et de sulfure de zinc coufeur café et un peu ferrugineux. — Dans les creusets des fourneaux fâ blende s^accumule en grande proportion dans les scories et leur fait perdre leur fluidité ; elle donne alors naissance à ce qa'on appelle dis bonnets. On a trouvé dans un de ces bonnets 0,24 de ce sulfure. ^<*<r^rr""r — *^
628 PLOVP.
(11^ Scories obtenucM à Pontgihaud en fondant des fonds de coupelle avec un mélange de scories de forge. Elles soDt d*iin noir-grisàlre, et très-dures.
( l i) Scories provenant de la fusion du minerai grillé à faille fort (Lozère.)
( 1 3) { 1 4) Scories de P usine cT Unlermuld, près de Freyberg (M. Lampadiiis) ^ — (IB) résultant de la fusion au charbon de bois , — (14) résultant de la fusion au coke.
(15) /anciennes scories provenant d'HaUbruck ^ près de Freyberg ^ provenant de la fusion d*un mélange de galène et de rainerais d*argent maigres qui contenaient beaucoup de sulfate de baryte. On les eraploie maintenant comme fondant avec la mntte de plumb. (>1. Larapadius.)
( 1 6) Scories résultant de la fusion des crasses qui proviens nent de la réduction des abstrichs au fourneau écossais , à Pontgibaud. Elles sont accompagnées de mattes arséoio- 6u!furëes.
(17) Scories provenant de la fusion des minerais phosphatés et arséniatés de Katzenthal ^ près d*Erlembach. On les désigne sous le nom de patzen. Elles ressemblent à des scories de forge : leur grain est très-cristallin ; elles contiennent souvent une proportion plus forte d*acide phosphorique. — Le plomb qui coule en même temps est très-arsenical.
8® Scories des fourneaux écossais. — Comme la température est très-peu élevée dans les fourneaux écossais . et que d'ailleurs les matières à fondre n*y séjournent que très-peu de temps , les scories qui sortent de ces fourneaux sont toujours très-ricbes en plomb , et il est nécessaire de les repasser au fourneau à^- manche pour les appauvrir. Deux scories obtenues à Pontgibaud , — (1) en fondant les litharges, — et (2) en fondant les abstrichs , ont été trouvées composées comme il suit :
Silice 0,220 — 0,887
Oxide de plomb. . 0,356 — 0,160
de fer, . . 0,042 — 0,287
Chaux 0,802 — 0,090
Magnésie. . . . 0,010 — 0,010
Alumine .... 0,05a — 0,116
0,98a Tôôô
action chimique des gangues dans le traitement métallurgique des minerais de plomb. — L'ensemble des analyses que nous venons de rapporter donne toutes facilités pour reconnaître quelle sorte d'action chimique exerce dans le traitement métallurgique des minerais de plomb, chacune des gangues qui accompagnent le plus ordinairement ces mine-
PRODUITS DARTS. 629
rais; savoir, le qiiarz , 1c sulfate de baryte , la pyrite et la blende. Nous croyons utile de nous arrêter un instant sur ce sujet ^ en nous occupant successivement de ces diflPérentes gangues.
Lorsque le grillage de la galène se fait a une température très-basse , le quarz est inerte et n'entre pas en combinaison avec les oxides qui se forment; mais quand, ainsi que cela a presque toujours lieu , la chaleur s'élève vers la fin de l'opération au point de ramollir la matière grillée ou même de la faire entrer en fusion pâteuse , il se produit des silicates, et le quarz est complètement désagrégé. La tendance qu'a cette substance à se combiner avec les bases ^ et surtout avec les bases fortes , fait qu'elle décompose en totalité ou en partie le sulfate de plomb , qui est un des résultais inévitables du grillage (2) (S) (4) (5) (6), page 620 , et même le sulfate de baryte , quand le premier ne se trouve plus qu'en petite quantité. La silice se comporte donc, dans le grillage et dans le travail du four à réverbère , comme principe désulfurant ^ et elle agit d'autant plus puissamment que l'acide sulfurique qu'elle met en liberté ne pouvant exister à l'état isolé , se décompose , au moment où il prend naissance, en acide sulfureux et en gaz oxigéne, et agit comme oxidant très-énergique sur les sulfures qui n'ont pas été atteints par le grillage. L'action décomposante de la silice sur les sulfates est d'autant plus grande que la tempéture est plus élevée; cette action est au contraire atténuée par la présence de bases libres suffisamment énergiques. Au four à réverbère, pendant le grillage, le sulfiite de burytu reste intact; mais il n'en existe plus dans les scories qui ont subi un feu violent , et desquelles la plus grande partie du plomb a été séparée (l) , p. 622. Le sulfate de plomb est en moindre proportion pur rapport à l'oxide de plumb dans les minerais grillés et chauffés fortement au four a réverbère de Pontgibaud (4) (5) , p. 620, que dans le schlich grillé en tas à Holzapel (2). Lorsqu'on fait une coupellatiun directe de galène en petit avec addition de 0,10 à 0,12 de quarz en poudre, il ne se produit que 0,15 à 0J8 de sulfate do plomb, tandis qu'avec la galène pure il s'en forme le double. En grand on pourrait , à l'aide du quarz, éviter à peu près complètement la production de ce sel. Le minerai de Pontgibaud mêlé de quarz grillé en tas (6) ne renferme pas de trace de sulfate. La silice , lorsqu'elle n'est pas en excès , ne chasse du sulfate de plomb qu'une certaine portion de son acide, et le change seulement en sous-sel pluHOU moins basique , qui reste combiné avec le sous-silicate formé , et qui peut même se fondre en une masse homogène avec ce sous-silicate; seulement le sulfate conserve d'autant moins
630 PLOVB.
diacide que la température à laquelle on soumet la matière est plus élevée.
Lorsqu'un minerai est irès-riche , on parvient aisément , el d'une manière aussi simple qu'avantageuse , à décomposer le sulfate de plomb qui se forme inévitablement dans le grillage, en fuisaul réagir la galène sur ce sel à la faveur d*une augmentAlion momentanée de température , ainsi que cela se pratique duns la méthode de Conilans ; mais quand lo minerai est trcsMuélangé de gangues sulfureuses, cette méthode présente quelques difficultés : premièrement , si Ton donne trop t6t lo coup de feu propre à faire naître les réactions, la matière se fond ou s'agglutine en une masse composée de sulfures et d'oxt-sulfures imbibés de plomb en grenailles ; masse qui, à cause de son état d'agglomération^ ne se grille plus qu'avec une extrême lenteur ; en second lieu , si au conlrnire ou donne le foup de feu trop tard , il peut arriver que les sulfures ne se truuvent plus en quantité suffisante pour effectuer la décomposition du sulfate ; enfîn les oxides qui sont le ré.nullat du grillage, ayant tendance à se combiner avec les sulfures d'une part , et d'une autre part avec les sulfates , font obstacle à la réaction réciproque de ces substances»; on ne peut doue roussir qu'en graduant la chaleur convenablement , et saisissant le moment propice pour chauffer jusqu'à raniullissemcnt. Mais on atteint plus sûrement son but en grillant aussi complètement que possible à une température modérée , et chauffant pina fortement ensuite , après avoir mêlé la matière avec du menu charbon tel qu'on le rama.«so sur Taire des halles : si Ton a soin de n*eu)ployf r ce combustible qu'à petites doses, il décompose l'acide sulfurique , avec formation d'acide sulfureux et d'acide carbonique, Siuis réduire les oxides, et à plus forte raison sans donner naissant e à des sulfures ; si d'ailleurs on en introduisait une proportion surabondante pour décomposer l'acide sulfurique . sans pourtant en mettre un grand excès, une partie des oxides se réduirait ; mais il ne se formerait «î la vérité pas de sulfures. M. Fournet a essaye ce procédé , mais principalement dans le but de se débarrasser du zinc : il n'a pas réussi complètement sous co dernier rapport. On conçoit en effet qu'il aurait fallu pour cela chauffer t r es-for teni en t et employer une proportion considérable de charbon ; mais il s'est ainsi débarrassé complètement du sulfure de plomb. Si, après avoir grillé le minerai sans le ramollir, ou le mêlait avec du sable en pou** dre ou même avec un sehlich très-quarzeux ^ au lieu de charbon , on )Kir viendrait également à décomposer sinon la totalité , du motus la plus grande partie du sultate de plomb. Comme d'ailleurs la présence du quarz est nécessaire pour
PRODt'irS DABTS. 631
fondre au fourneau h manche les matières qui sortent du fourn réverbère, il y aurait très-probablement de Tavantage à employer ce moyen de désulFatisation pour des minerais très-mëlangés de gangues.
La silice e^t rëlëmcnt ëlectro-nëgatif de toutes les scories de fourneaux a manche ; c'est elle qui dissout toutes les bases (fer, zinc , chaux, baryte, etc.) avec lesquelles Toxido de plomb peut être mêlé, et qui par suite permet à ce dernier, plus réductible que les autres , de se transformer en mëtal. Mais néanmoins, comme elle a beaucoup d'affinité pour cet oxide, il faut remplir certaines conditions pour que les scories ne retiennent pas de plomb , et pour que celui-ci se réduise seul. Ces conditions se rapportent principalement au degré de chaleur des fourneaux et à Tëtat de saturation des silicates; dans tous les eus, les scories doivent être assez liquides pour qu'elles s'écoulent facileiuent et pour que le métal n'y reste pas disséminé en grenailles. Il y a évidemment économie à chauffer le moins possible , et cela procure en outre l'avantage d'atténuer la perle par volatilisation ; perte qui est inévitable , et qui peut être fort grande lorsque le grillage a été mal fait ou lorsque la gangue est trop ziiicifère. Quand rien ne s'y oppose, on doit donc opérer à basse température ; mais alors î'oxide de plomb en présence des scories devient moins réductible que lorsqu'on chauffe fortement. Pour obvier à cet inconvénient, on doit composer les lits de fusidn de telle sorte qu'il y ait une grande proportion de matières basiques propres à neutraliser l'action de la silice sur I'oxide de plorab^ et ces matières basiques doivent cire très-fondantes. Parmi celles dont le métallurgiste peut disposer, les plus énergiques sont la baryte et I'oxide de fer. Il y a cependant un terme de salaration qu'on ne peut pas dépasser sans de grands inconvénients^ parce que quand les scories sont trop basiques elles deviennent ce qu'on appelle chaudes , c'est-à-dire qu'ayant grande tendance à dissoudre les matières siliceuses , elles corrodent les parois des fdurncaux et les détruisent trèsrapidement. On voit par le tableau, page 625, que les bonnes scories ne contiennent que 0,20 à 0,80 de silice. Lorsque la proportion de celte substance dépasse 0,âO, les scories retiennent une proportion plus ou moins considérable de plomb (l)(î) (4) (11) (là). Si les circonsUnces ne permettent pas de les rendre plus basiques, le seul moyen de les appauvrir consiste à les fondre dans des fourneaux élevés et sous Tinfluence d'une très-forte chaleur.
Des scories bien fusibles peuvent cimlenlr un mélange mécanique une proportion considérable de matières infuaible^ sans perdre leur fluidité (16).
on PLOMB.
A la chaleur blanche le gulfaie de baryte est décomposé par le fèr, le zinc , et par tous les métaux plus oxidables que le cuivre , nînsi que par Ie9 sulfures de ces métaux , avec formation d'oxi-sulfures, c'est-à-dire de composés qui renferment a la fois de la baryte, du sulfurede barium , de Toxide et du sulfure du métal décomposant. Mais dans Tacte du grillage tel qu*il se pratique en grand cette réaction n*a pas lieu, puisqu'on retrouve la totalité du sulfiite debaryte dans la matière grillée (26) (27). Dans le traitement par la méthode de Conflans, la décomposition du sulfate de baryte par les sulfures s'effectuerait probablement à la fin du travail , au moment où Ton donne le coup de feu pour faire ressuer les dernières scories , dites crasses blanches , s'il ne se trouvait pas de silice dans le mélange ; mais le quarz que renferment toujours les schlichs s'accumulant dans les résidus , et les matériaux argileux qui entrent dans la construction des fourneaux se détériorant très-rapidement , ri arrive que les crasses blanches contiennent presque autant de silice que les scories des fourneaux à manche (2) (8), et c'est alors cette substance qui opère la décomposition du sulfate de baryte; dès lors ce sel devient oxidant, et par suite désulfurant par l'acide sulfurique qu'il abandonne ; il est même probable que les sulfures , par leur affinité pour Foxigène , secondent l'action décomposante de la silice. Quoi qu'il en soit , il ne reste pas de sulfate de baryte dans les crasses blancheë (1). p. 622.
La baryte est une base très-forte et un fondant puissant; dans les fourneaux à manche elle donne de la fluidité aux scories , et elle a pour effet de les appauvrir en mettant l'oxide de plomb à nu et en facilitant sa réduction par \e charbon (12) (15) (16). p. 626. Sous ce double i»oint de vue, la présence du sulfate de baryte est donc très-utile ; mais malheureusement ce sel en présence du charbon et des oxides métalliques donne naissance à une certaine quantité de sulfures et augmente par conséquent la proportion des niattes. Néanmoins comme il contient peu de soufre et beaucoup de baryte , il est plutôt utile que nuisible quand il n'est pas en excès ^ et ce qui se passe à Pontgibaud prouve que , lorsque les grillages sont faits avec soin , un minerai surchargé de sulfate de baryte peut ne donner qu'une trèapetite quantité de mattes au fourneau a manche.
La pyrite se grille très-aiscment , et commence à brûler à une température très-peu élevée ; comme elle contient beaucoup de soufre ^ il se développe promptement beaucoup de chaleur, et la combustion se propage et s'entretient d'ellemême dès qu'elle a été mise en activité. Si l'on fait en sorte que le grillage ait lieu lentement à la chaleur la plus faible
possible , il se forme beaucoup de sulfate ; mais si au contraire on active Topëration et qu'on chauffe un peu fortement vers la fin, on obtient de Toxidede fer à peu près pur, le sulfure et le sulfate se décomposant réciproquement , et celui-ci pouvant d'ailleurs être décomposé par la chaleur seule. La pyrite , lorsqu*el'e est mêlée avec la galène , se comporte dans le grillage comme si elle était pure ; elle contribue à la formation du sulfate de plomb , par Tacide sulfurique auquel elle donne naissance , et aussi probablement en atténuant l'artion décomposante de la silice sur ce sel ('i)(l5)-p* 620. L*oxidede fer, qui est le produit du grillage de la pyrite et qui est maintenu à Tétat de protoiide par le contact des sulfures , etc. , est loin d*ètre nuisible. Comme il a des affinités très-fortes, et qu'il est très-fondant, il s'empare de la silice , avec laquelle il forme des scories bien coulantes , et si l'oh conduit le travail d'une manière convenable , on peut , par le seul traitement au four a réverbère , extraire tout le plonib d'un minerai pyriteux ou ferruginenx. On a un exemple de ce traitement à Poulaouen (4) (5). p. 622.
Au fourneau à manche, lorsque le minerai est bien grillé, la pyrite , tranformée en oxide se comporte comme au four à réverbère ; elle est très-fondante et facilite la réduction du plomb, qu'elle peut rendre à peu près complète (5) (8)(9) ( 1 6) (17). p. 625. Cependant un excès d'oxide de fer a, comme on l'a déjà dit , l'inconvénient de rendre les srories trop chaudes, et en outre de donner lieu a la formation de loups ou de masses de fer réduit qui s'amassent dans les angles des fourneaux et finissent par les engorger. Quand le minerai n'est qu'imparfaitement grillé il se [orme des mattes dans lesquelles tout le soufre se concentre. S'il y a peu de fer ces mattes sont piombeuses et doivent subir un uouveau traitement analogue à celui qu'on applique à la galène ; si le fer est en grande proportion il se partage entre la silice et le soufre; les mattes sont alors plombo-ferreuses, tableau p. 61 8 ; et si la chaleur est sufiisamment forte on peut même obtenir des mattes assez pauvres pour qu'il n'y ail pas lieu à les retraiter. Dans tous les cas le cuivre , s'il s'en trouve dans le minerai , passe tout entier dans les mattes.
Quand les pyrites qui accompagnent les minerais de plomb sont arsenicales , comme h Pontgibaud , une portion de l'arsenic se sublime dans les traitements successifs qu'éprouvent ces minerais ; mais dans le grillage il se forme toujours une certaine quantité d'arséniales , en général assez considérable , qui peuvent passer dans les crasses blanches , mais qui se changent en arséniures au fourneau à manche. Si l'arsenic n'est qu'en petite quantité , et s'il n'y
634 l'LOHB.
a pas formatioo de malles , il se combine avec le plomb (6) p. 617; s'il est enproporlion Ircs-coDsidérableil se parlage entre le plomb el le fer, comme dans le traileraeol des abslrichs àPontgibau(l(ll]. p 6 IS. L'arsenic, mèraeeotrès-petitequanlilé, altère beaucoup la qualité du plomb et le rend aigre; mais ou sen débarrasse toul aussi aisément que de rantimoine par le moyen de l'affinage , qui le fait passer dans les abstriebs (7) (8) (9). p.638. Il y aurait même un autre mode de purification qui pourrait èlre préférable à celui-ci , en ce qu'il occasionerait un décbel moindre et qu'il diminuerait la production des plombs aigres qu'on est embarrasse de placer dans le commerce. Ce mode consisterait à employer l'action dn fer métallique , qui décompose aussi complètement l'arséniure de plomb que le sulfure , et , comme on sait, sans quon ait à craindre qu'un excès de fer puisse rester en combinaÎMin avec le plooib. Mais après ce traitement il fondrait encore avoir recours à l'affinage . car le fer n'enlève pas Tantimoine au plomb , ou du moins il ne le lui enlève qu'en partie en donnant naissance à un composé triple dont ou ne peut pas séparer de plomb pur.
La blende se comporte , dans le grillage , à peu près comme la pyrite , mais l'oxide de zinc qui en résulte ne joue pas à beaucoup près le même rôle que l'oxide de fer. Ces oxides sont à la vérité très- facilement réductibles l'un et l'autre , et les métaux qu'ils contiennent ont grande tendance à se combiner avec le soufre ; mais le premier oxîde a des affinités beaucoup moins fortes que le second , et n'est pas du toul fondant , et le zinc est très-volatil , tandis que le fer est absolument fixe. De là des différences considérables dans les e£Pets produits par la blende et par la pyrite. Les silicates de zinc étant infusibles et diminuant beaucoup la fusibilité des composés dont ils font partie , il en résulte que les croises blanches qui proviennent du traitement au four à réverbère des minerais très-blendeux retiennent une quantité de plomb beaucoup plus grande que celles qui sont produitespar les minerais pyriteux(2)(S). p. 622. Néanmoins ce qui se passée Poulaouen,danN le procédé viennois, prouve que quand il y a avec Toxide de zinc une proportion suffisante d'oxide de fer, les scories peuvent acquérir le degré de liquidité nécessaire au four h réverbère^ et ne pas retenir une quantité notable de plomb , si le travail est convenablement conduit , c*est-h-flire si la chaleur est forte et s'il peut se former des mattes ; ce qui exige que la désulfuration ne soit pas complète , que le fer soit maintenu au minimum d'oxidation , etc. (5). Ce résultat est d*accord avec l'expérience directe, qui apprend que les silicates de zinc, quoique infu$ible!< par cux-m^mcs , peuvent former des combinai-
sons bien fusibleB oon-seulement are€ les silicates qui le sont isolément, tels que ceux à base de protoxide de fer, mais même avec d'autres silicates qui supportent la plus forte chaleur des fourneaux d'essai sans entrer en pleine fusion, par exemple avec les silicates de chaux , de magnésie et d alumine.
Dans le traitement des minerais blendeux au fourneau k manche il se volatilise toujours beaucoup de zinc ; mais il en passe une certaine quantité , quelquefois même fort considérable , dans les mattes ou dans les scories. Dans aucun cas le plomb n'en retient la plus petite trace. Lors< que le minerai est parfaitement grillé , ou lorsque, rete* nant encore du soufre^ il contient beaucoup de fer, on peut . en le fondant dans des fourneaux un peu élevés et donnant une forte chaleur, en volatiliser tout le zinc, et alors le soufre se trouve sature par le plomb et por le fer. Cette méthode est effectivement suivie dans quelques usines, par exemple au Hariz , où l'on recueille le zinc par une disposition particulière (Vaêsieite du stne) ; mais elle a plusieurs inconvéoienls^ et particulièrement celui d'occasionner un déchet considérable dans le plomb ^ qui est entraîné par le zinc en proportion d'autant plus grande que la température est plus élevée. Sous tous les rapports il y a avantage à f(»ndrc les minerais blendeux à la chaleur la plus ftiible possible , et à ne les laisser séjourner que peu de temps dans le fourneau. Dans ce cas la volatilisation du zinc est beaucoup moins considérable ; la plus grande partie de ce métal se partage entre les mattes et les scories, etquelque> fois même il passe en totalité dans Tune ou Taulre seulement de ces matières. A Ënis il se partage (10), page 618, (8), page 6%6^ mais il se concentre principalement dans les mattes; cela parait tenir à ce qu'il est introduit dans le fourneau h l'état de sulfure , pnisqu'on fond le minerai sans grillage préalable , et que le fer n'est pas employé en très* grand excès, et surtout à ce que les fourneaux ne produisent qiriine chaleur pi'u ôlcMée. A Pootgibaud la portion de zinc qui ne se volatilise pas est tout entière combinée avec du soufre (16), page 626, et constitue de véritables mattes, mais qui , n ctunt pas fusibles , restent disséminées en particules à peine diiicernables à i*œil nu dans les scories; et, ce qui est digne d'attention . sans faire perdre à celles*ci leur fluidité, h muins que le sulfure ne s'y accumule en proportion très considérable, comme dans les bonnets» Ce résultat , et le succès qu*a obtenu M. Fournet dans le mode de traitement qu*ii a introduit à Pontgibaud , tiennent h ce qu'il fond le mintrai, bien grillé, ^ une température très* basse, et à ce que ses M'ori<*s sont sursaturées de bases (16).
La présence de la baryle esl cerlainement ici Irès-favorabfe, et contribue puissamment à séparer le plomb de la silice et à rendre la matière bien fusible. L*affinitë du fer fmur le soufre est vaincue par lafiinité simultanée du sine pour la même substance et du protoxide de fer pour la silice. Nul doute que si dans ces conditions on élevait la température des fourneaux , il se formerait des mattes ferreuses , sans que les scories perdissent de leur liquidité; mais alors, indépendammenl de ce que la consommation du combustible augmenterait , tout le linc se volatiliserait^ et il y aurait une perte de plomb considérable.
Nous voyons à HoUapel Topposé de ce qui se passe à Pontgibaud : les mattes ne renferment presque pas de zinc (8) (9), page 618, et les scories en contiennent une trèsgrande proportion (9)^ page 626. Il n'aurait pas été possible de prévoir ce résultat à priori; il parait dépendre de la présence du cuivre, dont Toxide est très-réductible , et qui a beaucoup d*affinilé pour le soufre, et de ce que la chaleur des fourneaux étant peu élevée comme à Pontgibaud , les oxides de zinc et de fer sont retenus par l'affinité de la silice , qui n'est pas affaiblie , ainsi que cela a lieu n Pontgibaud , par la présence de la baryte. La composition des scories (9) apprend que les silicates de fer et de manganèse peuvent faire fondre une proportion très-considérable de silicate de zinc.
Les faits métallurgiques que présentent les minerais de plomb blendeux montrent que le sulfure de zinc produit dans les fourneaux des phénomènes divers , et que des causes très-légères font beaucoup varier ; mais qu*à l'aide de quelques tâtonnements on peut toujours pat venir à extraire sans de grandes difficultés la presque totalité du plomb que renferment ces minerais.
9* Abstricfis et litharges, 10» fonds de coupelles,^ Lorsqu'on coupelle, pour en extraire l'argent, leploiub d'œuvre qui résulte du traitement de la gniène ou outres minerais de plomb, on obtient plusieurs sortes de litharges. — Les premières, qui sornngent le bain aussitôt qu*il est formé, ne sont que des mattes qui adhéraient hux lingots de plomb : on les nomme abzugs. — Les secondes portent le nom â^absirichs ou litharges noires : elles commencent à se produire aussitôt que le bain métallique est exposé au vent des soufflets , et elles sont successivement noires et métalloidc'S ^ grises et jaunes- grisâtres. Elles ne sont pas propres à être livrées au commerce, et dnns les usines bien dirigées (»n les revivifie séparément pour en extraire un plomb aigre qu'on peut employer dans la composition des caractères d'imprimerie, ou pour faire du plomb de chasse. Les abi>trichs rcn-
PRODUITS DARTS.
ferment tous les métaux trés-oxidabies que peut contenir le plomb d œuvre; le métal étranger qui y domine ordinairement est l'antimoine, et dans quelques usines c'est Tarsenic, Ces deux substances y sont , partie à Tétat oxidé , partie à l'état sulfuré, combinées avec Toxide de plomb. C'est dans les abstrichs que se concentre tout rantîmoine que les rainerais peuvent contenir; dételle sorte que les galènes dans lesquelles on n'aperçoit pas la plus petite trace de ce métal par les moyens analytiques ordinaires, comme celles de Pexey^dePoulaouen^etc, produisent cependant des abstrichs qui en renferment jusqu*à 0,30. — Les litharges micacées et rouges qui se forment après les abstrichs et jusqu'à la fin de l'opération sont de l'oxide de plomb à peu près pur : elles ne, renferment que des traces d*argent et quelques millièmes d*oxide de cuivre. On peut les verser immédiatement dans le commerce, excepté les dernières^qui, contenant des grenailles d'argent en mélange , doivent être refondues pour en extraire ce métal.
On sait que la sole des fourneaux dans lesquels on fait les ooupellations sont formées de cendres lessivées, de cendres d'os ou de marnes très -calcaires. Ces matières ont la propriété de ne pas former de combinaisons avec Toxide de plomb, et c'est à cause de cela qu'on les emploie ; mais elles se laissent pénétrer par cet oxide en fusion; en sorte qu'après chaque opération il faut renouveler la sole. La portion pénétrée d'oxide est ce qu'on appelle le fond de coupelle. Ces £nnds de coupelles sont donc des mélanges de la matière de la sole avec de la lilharge et des abstrichs. — Voici le résultat de Tanalyse de quelques abstrichs.
Oxide de plomb. .
— d^antimoine. .
— de cuivre.
— de fer. . . .
— de zinc. . ,
Soufre
Silice
Alumine
Chaux
Plomb métallique.
Poulaonen.
Holupel
Vitlerort.