ESSAI PAR TOIB HUMIDE
noir et terne ; mais peu h peu il s>st éclairei , et au bout de très- peu de temps il est devenu brillant comme du plomb par. L'opération Goie , il est resté un bouton très-net , el la coupelle était d'un jaune pâle, et çâ et là tachée d*un jaune assez viF. Après avoir détaché de cette coupelle les parties non imprégnées de litharge, on a fondu le reste avec son poids de litharge , et l'on a eu 7^,6 de plomb , qui par coupellation ont laissé 0^,22 d'argent ; d'où Ton voit que le quart de ce métal environ avait pénétré dans la coupelle. En employant plus de 10 p* de plomb on n'obtient pas de résultat plus exact. ^
Cependant le plomb réduit le chlorure d'argent ; mais pour que cette réduction s'effectue il est nécessaire que les deux matières soient mêlées intimement avant d'être son* mises à l'action de la chaleur, 8^ de chlorure d'argent ayant été mêlés avec 10^ de grenaille de plomb , et enveloppés dans une feuille du même métal , pesant 82^, puis chauffés dans un petit creuset de terre , on a eu un culot de plomb bien ductile qui était enveloppé de toute part d'une légère croate d'oxi-chlorure d'un blanc- olivâtre. Après avoir dé* taché cette croûte on a coupelle le culot , et il a laissé 2^,S5 d'argent : or les 8^ de chlorure en contenaient 2^^259 ; la perte n'a donc été que de 0^,009 , c'est-à-dire de moins de 0,004 ; d'où l'on voit que ce mode d'essai est suffisamment ' exact. Mais il est préférable encore de substituer au plomb métallique un mélange de litharge et de galène , ou de litharge et de charbon , parce qu'alors le mélange entre toutes les substances peut être opéré d'une manière beaucoup plus intime.
AiTicLi ni. — Essai des alliages de cuivre et émargent par la voie humide.
Les imperfections du mode d'essai des alliages d'argent par la coupellation , que nous avons signalées , ont déterminé le gouvernement, en 1829, à nommer une commission qui a été chargée d'examiner le procédé en usage au laboratoire des Monnaies , pour l'essai des espèces d'or et d'argent, et d'indiquer les chagemeuts dont ce procédé était susceptible. M. Gay-Lussac^ qui faisait partie de celte commission, a proposé une méthode qu'il employait déjà depuis plusieurs années et que seè nouvelles recherches l'ont mis à même d'approprier aux besoins de l'industrie et de rendre d'un usage manufacturier. Cette méthode a été immédiatement adoptée dans les laboratoires du bureau de Garantie et de la Monnaie de Paris : elle a l'avantage de donner une exactitude presque mathématique, et elle est en même
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itMnps presque aussi rapide que la conpellation. M. Gay- Liis^ac Ta fait connaître arec dëUils dans une instruclioa qu'il a publiée au nom de la cummîssion des munnaiesel médiiiltes. G est de cet écrit que nous avons extrait ce qui Ta suivre.
Le nouveau procédé consiste à déterminer le titre des matières d*argent par la quantité d'une dissolution de sel marin titrée , nécessaire pour précipiter exactement Targent contenu dans un poidft donné d'alliage. Ce procédé est fondé sur tes principes suivants. L*alliage, préalablement dissous dans l'acide nitrique, est mêlé avec une dîssolutioii titrée de sel marin qui précipite l'argent à l'état de chlorure, composé tout à feit insoluble dans Teau et même dans lea acides. La quantité du chlorure d'argent précipité est déterminée non par son poids, ce qui serait peu sûr et beaucoup trop long , mais par le poids ou le voluo^e de la dissolution titrée de sel marin nécessaire pour précipiter exactement l'argent dissous dans Tacide nitrique. On reconnaît facile* nient le terme de la précipitation complète de l'argent à la cessatiim de toute nébulosité y lorsqu'on verse graduelle* ment ta dissolution de sel marin dans la dissolution de nitrate d'argent. 1"^^'^* de métal est rendu très-sensible dans un poids de liquide de 100^; on distingue même encore trèsbien jet jusqu'à \ de mill., pourvu qu'avant l'addition du sel marin la liqueur soil parfaitement limpide. En agitant vivement pendant une minute ou deux au plus le liquide rendu laiteux, on le clariÛe suffisamment pour qu'on puisse apprécier, après quelques instants de repos, le trouble que pourrait y produire l'addition de !"'"• d'argent. La filtration est plus efficace que l'agitation , surtout lorsqu'on ne l'emploie qu'après ; on doit s'en servir quelquefois , mais l'agitation, qui est beaucoup plus prompte, suffit généralement.
En supposant qu'on opère sur 1^ d'argent pur, la dissolution de sel marin doit être telle qu'il en faille 100^ si Ton mesure en poids, et lOO^'"'- si Ton mesure en volume, pour précipiter exactement tout l'argent. Cette quantité de dissolution est divisée en 1000 p. appelées millièmes. Le titre d'un alliage est donné par le nombre de millièmes de dissolution de sel D)arin nécessaire pour précipiter l'argent contenu diins 1^ de cet alliage.
On désigne la dissolution titrée de sel marin sous le nom de dissolution normale. On peut la mesurer au poids ou au volume. La mesure au poids offre un peu plus de précision : elle a l'avantage d'être iiidépendante de la température ; mais elle demande trop de temps pour des essais nombreux, et Comme la mesure au volume donne une exactitude suffisante et exige beaucoup moins de temps, on l'emploie ex-