‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 121 sur 141 · ESSAI PAR VOIR HUMIDB · texte numérisé non relu

ESSAI PAR VOIR HUMIDB

clusÎTemeiit. Elle est à la vérité souraise à rinfliieiice de la température ; mats il est facile d^éviter celte cause d*erreur. Lorsqu'on mesure la disBolntion normale au poids elle doit être telle que 100^ préoipiient exactement 1^ d'urgent pur dans l'acide nitrique. Elle contient 0^,005427 de sel maria pur. On en pèse à peu près lOO? dans une burette (6g. 6 , pi. 11), de 115 à 120^ et divisée en grammes, et pour équivaloir à la petite fraction de grammes qui manque, on prend un poids décuple d'une autredisvolution qu'on nomme dissolution décime et qui renferme une proportion dix fois moindre de sel que la première. Pour faire l'essai on met 1^ d'argent dans un flacon de la capacité de 200^ ( ftg. 7 ) ; on verse dessus 10^ environ d'acide nitrique pur à 82'', ou à l,29de densité, qu'on puise au moyen d'une pipette effilée qui contient 7^.7 d'eau jusqu'à un trait marqué au diamant. On chauffe au bain -marie pour favoriser la dissolution. Lorsque tout l'argent a disparu on expulse la vapeur nitreuse qui reste dans le flaoon , au moyen d'un soufflet à douille courbe; puis un verse dans ce fiacon une certaine quantité de la dissolution introduite dans la burette , qu'on juge être un peu moins que suffisante pour précipiter tout l'argent. Ou agite pour ëclaircir , et quand le dépôt s'est précipité on verse dans la liqueur l**»'»'' de la dissolution décime qui représente I**'"- d'argent : s'il y a trouble on agite de nouveau, puis on ajoute encore {"•f^u. jg dissolution, et ainsi de suite jusqu'à ce qu*il ne se forme plus de précipité. Pour avoir le litre réel on retranche de celui qu'on obtient immédiatement I millième pour le dernier centilitre qui n*a pas précipité, et | millième pour la moitié de l'avant-dernier, qui troublait encore la liqueur. — Si dès l'abord il se trouvait qu'on eût employé une trop grande proportion de dissolution normale de sel marin, l'additicm du premier centilitre de dissolution décime ne troublerait pas la liqueur: dans ce cas pour achever l'essai il faudrait se servir d'une diMsoiution décime d'argent dans Tacide nitrique étendu d'eau , de telle manière Qu'elle contint 1^ d'argent dans I litre. Eu ajoutant à la dissolution de l'alliage soumis à l'essai l*"^*'*de dissolution d'argent on détruit le sel marin provenant du centilitre de la dissolution décime de ce sel qu on a ajouté. Les choses étant en cet état on verse successivement dans la hqueur de la dissolution décime d*argent jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité, et pour avoir le titre réel en millièmes on retranche de celui qui est indiqué par le volume de la dissolution normale de sel marin autant de millièmes environ , qu'on a ajouté de centilitres de dissolution décime d'argent. — On remarque que lorsqu'on précipite les dissolutions d*argent par le sel marin elles se

clariGenl par ragitation beaucoup plus vite et plus coinplëtemenl que lorsqu'on précipite du sel marin par uno disse* iution d'argent.

La dissolution normale de sel marin mesurée en volume est préparée de telle manière qu^il en faut lOO^'»''^''- à une température déterminée pour précipiter exactement 1^ d'argent. A 15° elle contient'86d^,8â de sel marin pur pour 105 litres d'eau pure. On obtient facilement ce Yolunie de dissolution au moyen d'une pipette de verre (fig. 8 ), jaugée de manière que, remplie d eau jusqu'au trait ab, elle laisse écouler d'un jet continu 1 00' d'eau à la température de 15**. Quelques instants après la cessation du jet la pipette fournît encore deux à trois gouttes de liquide qui ne doivent p^s être comptées et qui sont tout à fait négligeables parce qu'elles équivalent au plus à ^ de millième d'argent. La manière la plus commode de disposer cette pipette est représentée dans la fig. 8. ( Voy. V Explication de$ planches. ) Pour la remplir on commence par appliquer l'index de la main gauche sur l'orifice inférieur G ; puis on ouvre les deux robinets R et R\ Lorsque le liquide arrive près du col de la pipette on en modère l'accès , et aussitôt qu'il s'est élevé de quelques millimètres au dessus du trait ah on ferme les deux robinets et l'on ôte l'index. Il ne s*agit plus maintenant que de régler la pipette. Pour y parvenir il faut que le liquide touche le trait ah^ et qu'il n'en reste pas d'adhérent extérieurement au bec. Celte dernière eonditinn est facile à remplir. Après avoir ôté le doigt qui fermait l'orifice C de la pipette , on applique contre cet orifice une éponge humide M , appelée mouchoir ^ enveloppée d'un linge qui absorbe, à mesure qu'il s'écoule, le liquide excédant. Pour la commodité de l'opération, le mouchoir est placé à frottement dans un tube de fer-blanc terminé par un godet, et ouvert dans le bas pour laisser écouler dans la cuvette C , sur laquelle le tube est soudé , le liquide que le mouchoir ne peut conserver* — il ne reste plus , pour achever de régler la pipette , qu'à faire descendre le liquide jusqu'au niveau ab. Pour cela , et pendant que le mouchoir est appliqué contre le bec de la pipette , on y laisse entrer l'air très-lentement en desserrant la vis Y, et, a l'instant de la tan* gence, on enlève le mouchoir et l'on place sous l'orifice de la pipette lo flacon destinera recevoir la dissolution. Le mouvement devant être Fait rapidement et sans hésitation , le flacon est logé dans un cylindre en fer-blano d'un diamètre tant soit peu plus grand et faisant corps avec la cuvette et le mouchoir. Tout cet appareil a pour base une plaque en fer- blanc, mobile entre deux règles en bois L, L, dont l'une porte une rainure sous laquelle s^engage le bord de la plaqae.

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