‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 123 sur 141 · ARGB?{T · texte numérisé non relu

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imaiédialeoioiit ensuite au moyen de la dUsolulion décime d'argenl.

Nous avons admis jusqu'ici que pour tous les essais la température restait constante; mais comme elle change continuellement, la même mesure de dissolution ne contîeol jamais la même quantité de sel marin, et il y a par conséquent une correction à faire à cet égard. M. Gay-Lussac a recherché par expérience les variations de poids de la mesure ^ et il a , d'après cela . dressé une table qui donne le« corrections à faire au titre obtenu de degré en degré. On ne se sert cependant pas de ces tables dans le laboratoire des Monnaies , parce qu'on a reconnu que la salure de la dissolution normale renfermée dans un vase de cuivre varie journellement non-seulement en raison des changements de température, mais encore par d'autres causes qui n*ont pas été étudiées^ probablement par l'action du cuivre sur le sel marin, etc. ^ et Ton préfère faire un essai préalable chaque matin, en commençant toutes les opérations par l'épreuve sur 1^ d'argent fin . au moyen des dissolutions décimes soit de sel marin, soit d'argent. On sait par \h combien de miU ligrammes d'argent la dissolution normale précipite soit en y>lus, suit en moins du gramme , et l'on corrige tous les résulta «s subséquents en conséquence.

Pour opérer promptement et facilement la dissolution des prises d'essai, on a un bain-marie en fer-blanc (ûg. 9) qui peut recevoir à la fois dix flacons.

L'agitateur (fig. lOj, destiné à éclairclr les liqueurs, porte aussi dix compartiments dans lesquels on loge autant de flacons. On ferme ceux-ci avec leurs bouchons de verre préalablement plongés dan<» de l'eau pure, et on les maintient avec des coins de bois. L'agitateur est alors suspendu h un ressort A, et on lui imprime , en le prenant avec les deux mains ^ un mouvement alternatif rapide qui agite la dissolution et la rend, en moins d'une minute, aussi limpide que de l'eau. Ce mouvement est favorisé par un ressort à boudin B fixé à l'agitateur et au sol. L'agitation terminée , on ète les coins et on les loge dans l'espace vide que laissent entre eux les compartiments. On enli've l'agitateur^ et on place les flacons sur une console destinée à les recevoir.

On a constaté par expérience que la présence d'une petite quantité do métaux quelconques dans Ks alliages de cuivre et d'argent n'influe pas sur la proportion de sel marin né* ceftsaire pour précipiter l'argent. Mais il parait que le procédé ne pourrait pas élre appliqué aux alliages d'argent qui contiendraient une proportion considérable d'autres métaux quele cuivre. M. D'Arcet a reconnu, par exemple, qu'il ne donnerait pas de résultats exacts avec les alliages dr plomb

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et d*ârgent : cet effet résulte de ce que les chlorures solubles exercent en (jénëral une action dissolvante notable sur le chlorure d*argent.

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