‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 129 sur 141 · Î OR · texte numérisé non relu

Î OR

<*( qui disparaît 60U8 la flainiDO en répand^nl une lumicre verte t>ii bleuâtre. Après le grillage il reste un boutou tuélallique malléable d'un jaune clair. Dans le tube ouvert- for grapliique répand une odeur piquante , et il se dépose dans le tube du tellure métallique près de la pièce d*essai , et de Toxide blanc , fusible ^ à quelque dislance. — Ce minéral est attaquable par l'acide nitrique. — Il contient , selon Klaproth :

Or. • . 0,»0l

Argent. . 0,10} 1,000

Tellure. . 0,60 \

Sa formule est Ag T* -^-^^u '^ '• On le trouve à Offen-Banya en Transylvanie. Il est accompagné de Curbunale de cbaux, de quarz , de pyrite , de blende et de cuivre gris.

4<^ TeUurure feuilleté^ ou ieUurure plonibo- argentifère^ — Ce minéral est d'un blanc d'argent pa»sant au jaune de laiton , demi -ductile , à cassure lamellense dans un sens et grenue dans un autre. On le trouve quelquefois en pelil« prismes rectangulaires à quatre faces « mais le plus souveut en lames minces. Sa p. s. est de 10^678. Il est attaquable par Tacide nitrique. — Klaproth y a trouvé :

c'est un tellurure triple dont la formule paraît être Ag Te* + 8 Au Te3-^2Pb Te*. — On le trouve a Nagyag en Transylvanie.

5<> TeUurure sul/b-piombifère ^ hlatîer-ern ; ou lui donne aussi le nom de tellure natif auro-plombifère, — Il est d'un gris de plomb foncé s ap|)rorbant de la couleur noire du fer oligiste , très-éolatant. Il cristallise eu tables hexaèdres un peu allongées. Sa cassure est lamelleuse. Il est tendre , un peu tachant , légèrement flexible. Il se présente souvent en concrétions grenues. Sa p. s. est de &,9I8. — Au chalumeau , sur le charbon , il donne une fumée qui produit un dépôt jaune , et il reste un grain d'or malléable. Dans le tube ouvert il répand l'odeur de Tacide sulfureux el du tellure. Le dépôt qui se forme dans le tube est gris près de la pièce d'essai , et blanc à quelque distance : \v premier est du tellurale de plomb à demi-fusible , et le second de l'acide tellurique qui se fond très-aisément. Le bouton d'essai reste entouré d'une masse oxidee d'uu brun sombre. — Klaproth a trouve dans ce minéral :

Or. . . .

Argent. . .

Plomb. . .

Tellure. . .

Suufre. . .

MinéRAi

ux.

Or. . .

O.QOO

Argent. .

Plomb. .

Cuivre. .

Tellnre, .

Soufre. .

Or. . . .

Tellure . .

Plomb. . .

Ofiil

Antimoine. .

Cuivre. . .

Soufre. . .

composition qui est à peu près représentée par la foriniile Au T'Hh^P^Te* 4-2PbS'. — On trouve ce minéral à Nagyag. Il est accompagné de carbonate de manganèse rose , de qiiarz blanc , de fer sulfuré et de enivre gris.

Dans ces derniers temps les marchands d objets d*his* toire naturelle ont importé du même lieu un minerai de tellure aurifère qui a absolument les mêmes caractères que le précédent, et qui est dissémine con)me lui en lames entrecroisées dans du carbonate de manganèse rose , mais dont la' composition est tout à fait différente , et qui constitue une espèce particulière. En cfFet il contient :

Tellure d'or. . . . 0,197

Sulfure de plomb. . 0,720

Sulfure d'antimoine. . 0,062

Sulfure de Cuivre . . O.Ol^

il ne renferme donc pas de tellurnre de plomb. Sa composition est exprimée par la furmule AiiTe*4-§bS* + 2nbS. — Sa p. s. est de 6,84, — Ce minéral est facilement attaquable par Tacide nitrique : lorbque l'acide est faible et aidé seulement d'une douce chaleur , presque tout le plomb et tout le tellure se dissolvent, et Tor reste mélangé de quarz, d'oiide d'antimoine, de soufre et d'un peu de sulfate de plomb. Quand l'acide est concentré et bouillant il se forme une grande quantité de sulfate et de tellurote de plomb; et la liqueur contient le cuivre, une certaine quantité de tellure et un peu d'acide sulFîirique. L'acide muriatiqae faible ne l'attaque pas; mais l'aride concentré et bouillant le décompose avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré, et de telle sorte que, quand il ne se dissout plus rien ; tout le tellurure d'or reste à l'état de pureté. Avec le flux noir il se forme du sulfure de tellure qui se combine avec le sulfure alcalin. Le nitre en petite quantité Tattaque en brûlant le iMiufre seulement : employé en excès il oxide tous les élcroents , et laisse l'or pur disséminé dans une scorie d'oxide de plomb.

SECTION IV

Moyens dessai.

On doit distinguer parmi les matières aurifères^ P celles qui ne peuvent pas passer immédiatement à la coupellation : ce sont la plupart des minerais, quelques alliages, les cendres d'orfèvre, les débris d'uteliers, etc. ; 2* celles qui passent à la cnupellution : ce sont quelques minerais ^ tels que les galènes , les telhirures , etc. , et les alliages avec les métaux qu'un peut séparer de Targent par cette opération ; 3° les alliages avec Targenl et avec le platine . dont on ne peut faire exactement Tessai que par voie humide.

ARTICLE PREMIER. — Matières aurifères qui ne passent pas à la coupe llation,

MétRode générale, — On essaie ces matières absolument de la même manière que les matières argentifères analogues, par fusion après grillage ou sans grillage, ou par scorificatioD, Comme elles sont presque toujours eitréniemeat pauvres , on fait Tessai sur 25^ au lieu de 10^ dont oo se contente pour les matières argentifères. En général , quand elles contiennent de Toxide de plomb on les fV)nd avec du flux noir ; quand elles ne contiennent que des substances oxidées^ mais pas d'oxide de plomb , on les fond avec du flux noir et de la lithurge j quand elles se composent essentiellement de gangues pierreuses mêlées de substances oxidables , telles que des pyrites arsenicales ou cuivreuses, ce qui est le cas le plus fréquent , on les fond avec de la litharge seulement ; enfin quand ce sont des substances oxidables presque pures , on les fond avec un mélange de litharge et de nitre. afin de n'avoir pas à coupeller une trop grande quantité de plomb, il est essentiel que les mélanges soient amenés à Tétat de fusion bien liquide , afin qu'il ne reste pas du tout de grenailles métalliques dans les scories; et comme la masse à fondre est souvent considérable <, il est bon de la partager en deux ou trois portions , qu'on traite séparément dans des creusets assez petits pour qu'ils se trouvent aux trois quarts pleins seulement. Lors* . que les matières à essayer renferment du soufre il est encore extrêmement important que l'opération soit faite de telle manière que toute cette substance se trouve brûlée, et surtout qu*il no se forme pas de sulfures alcalins , parce que ces sulfures retiennent en combinaison une certaine quantité d*or qui ne peut pas leur être complètement enlevée par le plomb ni par aucun autre métal. L'exemple que nous

allons citer fera voir combien pourrait èlre grande la perte occasionnée pnr cette cause.

1 0^ de tellurure d'or suifo-plombifère de Nagyag parfaite- | ment pur , et dans lequel on avait trouvé 0,067 d or par \ voie humide , ont été fondus uvec ëO^ de flux noir : on a eu / un culot de plomb ductile, pesant ^,20, et une scorie compacte d'un rouge de tartre brut ; on. a délayé cettescorie dans l'eau ; In liqueur était légèrement jaune , et a donné par lacide sulfurique un dépôt couleur de crocus, avec dégagement d'hydrogène sulfuré. Le résidu insoluble ayant été fondu avec 10^ du même flux, on a eu un culot de plomb cassant , pesant 05^,9, et une nouvelle scorie semblable à la première ; on a délayé cette scorie dans Teau ; on a laissé la liqueur exposée à l'air jusqu'à complète décoloration , et en traitant le résidu par Teau régale, etc., on a reconnu qu'il renffrmait une quantité d'or très-notable. Les deux culots de plomb çnt été coupelles ; le premier a bien passé sans addition de plomb , quoiqu'il soit resté sur la coupelle un rebord scoriforme de couleur orange produit par Tantimoine, et il a laissé un bouton d'or pesant 0^,40; le second contenait du tellure et n'a pu passer qu'à la faveur d'une assez grande addition de plomb ; il a laissé 0^, 15 d'or. Ainsi, au total , on n'a obtenu que 0^,55 d'or des 10^ de minerai qui en contenaient 0.67; il y a donc eu perte de 0^1 2, environ un cinquième. — 10^ du même minerai fondus avec 2^ de limaille de fer ont donné un culot de plomb très-cassant , pesant 5^,6 , et ne passant que difficilement à la coupellation , et une scorie cristalline métalloïde d'un vert-noirâtre foncé. Cette scorie a été fondue avec 150^ de litharge ; il en est résulté un culot de plomb, qui par coupellation a laissé 0^,07 d'or : les scories sulfureuses avaient donc retenu le onzième de l'or contenu dans le minerai. — A la rigueur / on peut essayer le minerai en le fondant avec B p. et même l avec 4 p. de litharge: les scories ne retiennent qu'une très- * petite quantité d'or ; mais le culot de plomb est difficile à roupellcr , parce qu'il contient beaucoup d'antimoine et de tellure, et il produit beaucoup de scories. Pour avoir un résultat bien exact il faut employer 20 p., et mieux encore 25 p. de litharge; alors le plomb ne contient pas la plus petite trace d'antimoine , et ne renferme qu'une très-petite quantité de tellure, et les scories ne retiennent pas du tout d'or.

Il y a d'autres manières de faire l'essai du minerai de Nagyag; que nous allons faire connaître avec détail, parce qu'elles peuvent servir pour extraire l'or et le tellure de ce minerai avec économie.

On chauffe la matière métallique , bien séparée de sa

gangue par le lavage à Taiigette , avec son poids de carb»^ iiale de soude et les 0,8 à 0,9 detiitre : il y a grand bouillonnement^ maïs sans dëQagration ni boursouflement. Qaand 1» fusion est complète ou coole le tout dans une lingtHière , on pile , et Ton se sert de la poudre an lieu de carbonate de soude dans une nouvelle opéi'ation , pour tempérer Taclion du nitre sur le minerai , et en employant toujours 80 à 90 de nitre pour 100 de ce minerai. Quand on a traité toute la quantité sur laquelle on \eut opérer on laisse refroidir dans le creuset , après avoir donné pendant quelques instants un fort coup de feu , et Ton casse le creuset. On obtient nii culot métallique dont le poids est de 0,12 à OJ^ de celui du minerai, et qui contient tout For combiné avec du plomb, de Tantimoine et un peu de tellure. Par-dessus ce culot se trouve de la litbarge cristalline un peu brune , et enfin une scorie saline, opaque, d*un blanc tirant un peu sur le jaune saumon frais. Cette scorie se compose de carbonates , de sulfates et de tel lu rates de potasse et de soude , d'une trèspetite quantité d*antimoniate alcalin, et elle est colorée par un peu de litbarge disséminée. On la broie et on la délaie à grande eau : on filtre et l'on sépare ainsi Toxide de plomb; on sursature ensuite la liqueur d'acide sulfurique ; mi la filtre de nouveau pour se débarrasser d'un petit résidu qui ne se dissout pas , et qui se compose d'antimoine , de silice et d'un peu de tellure ; enfin on précipite le tellure de U dissolution an moyen de lames de fer doux bien décapées, et on lo lave avec un peu d'acide muriatique pour enlever les particules de fer ou d'oxide de fer dont il pourrait être mélangé: il est alors parfiiitement pur. Quant à l'or, on jHrul l'extraire du culot métallique par roiesècKey en scori* fiant celui-ci avec de la litbarge ou même en le coupellant avec du plomb. Si Ton veut procéder par vote Humide^ on traite d^abord par l'acide nitrique pur^ qui dissout le plomb et le tellure , et oxide l'antimoine ; puis , après avoir lavé exactement, on fait bouillir avec de l'acide muriatique concentré, on lave, et l'or reste parfaitement pur. Si pour attaquer le minerai on employait 1 p. de nitre au lieu de 0,8 à 0^9, l'or serait entièrement dégage de ses combinaisons ; mais il ne formerait pas de culot unique et il resterait disséminé eu grenailles dans la litbarge : pour l'extraire sans perte il faudrait projeter du plomb sur la matière fondue dans le creuset , donner un coup de feu , et coupeller le culot qu'on obtiendrait. Si au contraire on n'ajoutait an minerai que 0,36 à 0,40 de nitre , le sonfre seul serait brillé , et l'on aurait un culot detel'nrurcsd'or, de picunb et d'antiuioiiie, peHant environ 0,80 Eu traitant ce culot par l'acide nitrique pur on dissout tout ïe plomb et tout le tellure ,

MOYENS DESHAI. 707

et lo rosidu no conlient q*ie Vor métallique et de Totide d'antimoine ^ qu'on sépare Tun de Tautre an moyen de l'acide mariatîqne.

En chauffant le minerai de Nugyng dans un creuset avec 2 ^ p. de sel ammoniac, il se dégage de lliydro sulfate d*aniraoniaque qui entraine un peu de sulfure d'antimoine, et il reste un bouton de tellurure d*or parfaitement pur, du poids de 0^20 , enveloppé d'une scorie grise qui est un ehloro-sulfate de plomb et d'antimoine , d'autant moins sulfuré qu'on a employé plus de plombagine — On peut encore séparer le tellurure d'or du minerai de Nagyag en le fiindant avec 3 p. de chlorure de plomb , qui ftirme une scorie avec les sulfures ; mai^ alors il est possible que le tellurure retienne une petite quantité d'antimoine. On réussirait probablement à avoir économiquement le tellurure pur en employant un mélange de % p. de chlorure de plomb et I p. de sel ammoniac.

Pyriten aurifères, — Les anciens docimanîstes profilaient de la propriété qu'ont tes sulfures alcalins de dissoudre le sulfure d'or, fiour fîiîre l'essai des pyrites aurifères; mais les procédés qui sont fondés sur cette propriété sont beaucoup moins exacts et moins commodes que ceux que nous avons indiqués. Schlutter mélangeait la pyrite aurifère avec S parties de potasse perlasse, et projetait le mélange par petites portions dans un creuset rouge , puis il faisait fondre rapidement. Il broyait la matière fondue, la délayait dans l'eau chaude et filtrait. L'or , selon lui , se trouve en totalité dans la liqueur. Pour le séparer de cette liqueur il la saturait d'acide acétique ; le sulfure d'or se déposait mêlé d'une grande qiuiulité de soufre, et il était facile d'avoir l'or pur eu grillant ce dépôt sur une coupelle , et en y ajoutant un peu de plomb vers la fin , pour le réunir en culot et pour l'affiner. D'autres faisaient détoner ce dépôt avec du nitre dans un creuset ajoutaient de la grenaille de plomb, poussaient à fusion, et coupellaieot ensuite le culot.

Sage traitait lespy/f'/es aurifères par 12 p. d'acide nitrique pur, recueillait le dépôt , dans lequel tout l'or devait se trouver , scorifiait ce dépôt avec du plomb , et coupellait ensuite.

M. Boussingault assure qu'on peut essayer les pyrites aurifères avec une grande exactitude en les grillant complètement; ce qui les change en oxide de fer très-léger, et en soumettant la matière grillée à un lavage fait avec siiîn sur l'augctte. L'or, qui n'est que disséminé à l'état métallique dans les pyrites , reste pur sur l'augctte.

Or allié ou mélangé avec du fer^ de tétain^ du %ine , du

bronsteoudu laiton. — Ces alliages ou ces mélanges pro-. viennent des objets de luxe dorés mis hors de service. Pour enlever for qui esl appliqué à leur surface, de manière à ce qu'il soit mêlé de In moindre quantité possible du métal avec lequel Tobjet est fabriqué, on gral te celui-ci avec une rÀpe ou avec une lime, ou bien on le traite par différents procédés chimiques qui enlèvent Tor en le dissolvant, ou qui le détachent en attaquant le métal auquel il était adhérent. On peut par exemple enduire l'objet doré avec du sel ammoniac humecté d'acide nitrique, et chauffer jusqu'à dessiccation ; ou bien le frotter avec de Thuile et le saupoudrer avec un mélange de â p. de sel ammoniac et I p. de nitre, et faire chauffer. Après Tune ou l'autre de ces deux opérations l'or se détache par le choc ou par le simple frottement de la gratte-brosse.

Les différents mélanges d'or et de fer peuvent être essayés en les fondant avec de la litharge ou avec du nitre, en ajoutant du plomb après la fusion, pour rassembler toutes les parcelles de métal, ou bien en les soumettant à la scorification avec environ 16 p. de plomb et une certaine . quantité de borax. Quand on suit ce dernier procédé il est indispensable de pousser l'opération assez loin pour qu'il ne reste dans le plomb ni étain ni zinc, parce que ces métaux feraient noyer la coupellation, et que le dernier pourrait en en outre en se volatilisant rapidement occasioner des pertes par projection.

Pour séparer i*or du fer les anciens docimasistes prescrivaient des méthodes irès-diversifiées. Les uns fondaient avec du soufre et avec 3 p. de potasse , ils lavaient dans l'eau, qui dissolvait le sulfure d*or , précipitaient ce sulfure par un acide, et en séparaient l'or par les moyens que nous avons indiqués. — D'autres fondaient avec I p. de cuivre et 3 p. de soufre , puis grillaient le sulfure ou le traitaient par Tacide nitrique ^ et faisaient fondre la matière oxidée avec de la litharge et du flux noir, etc. Le cuivre ayant une très-grande affinité pour l'or, est effectivement un des agents les plus énergiques qu*on puisse employer pour séparer ce métal de ses combinaisons par voie sèche. D'autres enfin employaient la voie Humide, dissolvaient dans Teau régale, f»t précipitaient l'or par le proto-sulfate de fer.

On peut encore séparer l'or du fer, de l'élain, du ziiic,etc.y par le moyen du sulfure d'antimoine. Ce procédé serait peu propre à élre appliqué aux essais; mais il est employé par les orfèvres pour amener Tor à un très-haut litre en lui enlevant les dernières traces des divers métaux, même l'argent qu'il peut encore rétenir après la coupellation et après le départ. Voici comment s'exécute cette opération. On

chauiFe for dans un creaset, et lorsqu'il est fondu Ton projette dessus du sulfure d'anlimoine bien pur dans la proportion de 2 à 4 p., selon Tabondanue plus ou moins grande des métaux étrangers. On chauffe médiocrement pour éviter le boursouflemenl , et en ayant soin qu*il no tombe pas de charbon dans la matière métallique en £u»ion ; car alors il se manifesterait aussitôt un vif bouillonnement qui pourrait faire monter la matière par dessus les bords dn creuset. Poar éviter toute chance de perte il convient que celui ci soit de grandeur telle qu'il ne soit rempli qu'aux deux tiers tout au plus quand le mélange d*or et de sulfure d'antimoine est en pleine fusion. Tous les métaux étrangers , même l'argent, passent à Tétat de sulfure^ el Tant imoine que le soufre a abandonne reste allié avec Tor. On coule le mélange fondu dans une lingotière conique en fer , on sépare les sulfures de raniimoniure d'or, et Ton refond celui-ci avec une nouvelle dose de sulfure d'antimoine, et cela autant de f«iis qu'on le juge nécessaire pour achever la puriGcation. Quand la proportion des métaux étrangers combinés ou méJés avec l'or est considérable on ajoute souvent du soufre au sulfure d'anlimoîne dans le premier traitement.

Or et antimoine. — 11 faut ensuite séparer Vantimoina de l'or. On emploie pour cehi deux moyens : ou traite l'alliage par le nilre ou bien ou le tient en fusion sous le vent d'un soufflet pendant un temps suffisant pour le purifier. — Quand on se sert du nitre , on met l'alliage dans un creuset avec 3 p. de ce sel ; on recouvre le creuset avec un autre creuset renversé dont le fond est percé d'un trou qu'on peut boucher à volonté avec un lanipun d'argile, et Ton chauffe graduellement et eu appliquant d'abord la chaleur à la partie supérieure, afin d'éviter le boursouflemeot, puis vers la fin on donne un coup de feu un peu vif. L'opération marche bien quand ou entend dans le creuset un sifflement faible et régulier. Tant qu'il reste du nitre non décomposé, un charbon allumé qu'on approche de l'ouver- (utedu creuset^pi^rcé brûle vivement. Lorsque ce phénomène cesse de se produire on peut donner le coup de feu sans crainte de faire des perles par projection.

Pour enlever l'anlinioine à Tor par le simple grillage on fait fondre l'alliage dans un «Teuset, et lorsqu'il est bien chaud on dirige dessus le vent d'un soufflet à buse courbe, pour oxideret vaporiser l'antinioine, mais en soufflant avec ménagement dans le commencement, parce que l'antimoine se volatilisant en grande quantité y pourrait entraîner un peu d'or. (A cette orcusion. ittacquer, qui a décrit cette opération, fait remarquer qu'un courant d'air continuelle- TOI. II. 49

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