‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 132 sur 141 · OE · texte numérisé non relu

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les dÎMoltitions de sulfate de cuivre qui marqitenl plus de 25^ exercent une action oxîdanle sensible sur Targent.

On rapproche les dissolutions de sulfîite de cuivre dans des chaudières de plomb et on les fait cristalliser , puis on purifie le sel par une nouvelle cristallisation. Les eauxroères acides sont rapprochées jusqu'à 55**; il s'en sépare on peu de sulfate de cuivre anhydre , et il n'y reste presque rien en dissolution: on s'en sert comme d'acide sulfurique pour traiter les alliages.

Les chaudières de plomb dans lesquelles on précipite l'argent se recouvrent d'un dépôt de <;e métal qu'on détache de temps en temps On le lave , on le dessèche, on le fond avec â à 4 p. 100 de nitre , et il produit de l'argent très-fin.

On peut extraire par le procédé que nous venons de décrire on millième d'or de l'argent et même un peu moins. Quand l'alliage contient un millième^ les aflineurs ont le cuivre et l'or , et rendent l'argent fin. Au dessus de ce titre les affineurs rendent aux négociants l'or et l'argent séparés, et prennent pour frais de départ 4/'',50 à S^*" par kilogramme.

Dans le but d'économiser sur la consommation de l'acide sulfurique , M. Lebel , propriétaire de l'usine de Belleville , a imaginé de griller au four à réverbère l'alliage réduit en grosses grenailles et concassé en morceaux de la grosseur d'une noix , et de le traiter ensuite dans des chaudières de plomb par l'acide sulfurique faible. Ce procédé a été pratiqué pendant truis ans à Freyberg pour séparer le cuivre contenu dans l'argent provenant de l'amalgamation; il a bien réussi , et l'on a pu parvenir par trois grillages et trois traitements alternatifs par l'acide sulfurique^ à obtenir de l'argent à 0,960. Cependant comme cet argent retenait , outre le cuivre , une petite quantité d'autres métaux qui altèrentsa ductilité, on suit maintenant un autre mode d'affinage. (Voy. Annales des Mines^ T. !ll, page 15, n. s.

Dépari sec. — L'opération qu'on appelle dépari par voie sèche n'est jamais employée que pour traiter des alliages très-pauvres et concentrer l'or dans une moindre proportion d'argent, ou encore pour donner la fausse ^ c'est-à-dire pour enlever le cuivre et l'argent à la surface des objets fabriqués avec des alliages d'or , afin qu^ils aient l'aspect de l'or pur. On fait le départ par cémentation avec des matières cfalorurantes ou oxidantes, c'est ce qu'on nomme le dèpari concentré ^ ou par le moyen du soufre, c'est alors le dépari sec. — Le départ concentré n'est guère pratiqué que pour donner la fausse. On place l'objet qu'on veut affiner à la surface , ou l'alliage qu'on veut départir, dans an creuset, en l'enveloppant et en le stratifiaot , après l'avoir réduit en lames

minces, avec un cément duntia coraposîtion varie beaucoup : les uns emploient un méinnge de parties éj^ales de sulfate de fer et de sel marin ; les autres un mélange de 2 p. de sulftUe de fer, î de sel mar>n et I p. de sel ammoniac ; d'autres associent le iiiire au sulfate de fer au lieu de sel marin ; enfin quelquefois on met avec le sulfate de fer du nitre et du sel marin ou du sel ammoniac à la fois : dans tous les cas on ajoute aux mélanges que nous venons d'indiquer quatre foi» leur poids environ d'argile cuite ou de brique réduite eu poudre fine, et Ton fait du tout une pâte épaisse. On chauffe graduellement jusqu'au rouge naissant, et Ton. entretient ce degré de chaleur pendant environ 24 heures, eu faisant bien attention d'éviter que Talliage se fonde ou se ramollisse. On laisse complètement refroidir ; on retire les objets travaillés ou ralliage laminé , on les fait bouillir dans Teau, on les frotte fortement, et si l'on ne les juge pas assez enrichis^ on les cémente une seconde fois. Quand te céiuent renferme un chlorure , c'est par le chlore que l'argent est attaqué ; quand il ne s'y trouve que des matières oxidantes, c'est par Taction de Tacide nitrique que fournit le nitre, que l'argent est séparé ; et telle est dans ce cas l'action de cetacide^ qu'il peut affiner complètement à la surfaice les alliages sur lesquels le même acide n'a aucune prise par voie humide ; aussi le mélange de sulfate de Fer et de nitre est-il un excellent cément pour donner la fausse. Si l'on voulait employer le même cément pour séparer en totalité l'argent de l'or, il faudrait refondre, lamitier et lïémentcr Tulliage n diverses reprises , parce que l'action du mélange oxidant ne s'étend que jusqu'à une certaine profondeur qui est trèspetite. — On extrait l'argent dts scories en les fondant avec un réductif mêlé de lithnrge et de potasse.

Au temps de Schlutter il n'y avait avantage à traiter les alliages d'or et d'argent par le dépari sec^ au lieu de les soumettre immédiatement au départ humide par l'acide nitrique ^ que quand ces alliages renfermaient un soixantequatrième d'or tout au plus , et Ton pouvait par ce procédé extraire un six-millième d'or contenu dans de largent. Pour ne point perdre d'or, c'est-à-dire pour qu'il n'en passe pas dans le sulfure d'argent, il faut se borner à enrichir l'alliage au point qu'il contienne tout au plus 0, 12 d'or. — Pour faire Topératlon on fond l'alliage et on le réduit en grenailles fines et creuses , en le jetant dans un baquet plein d'eau qu*on agite avec un balai en lui imprimant un vif mouvement giratoire : on mêle les grenuilles avec 0,12 à 0,15 de fleur de soufre, pendant qu'elles s<mt encore humides, afin que ce combustible adhère à leur surf ice ; puis ou chauffe graduellement jusqu'au roii«;c obscur dans un creuset cou-

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