‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 131 sur 141 · OK · texte numérisé non relu

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dÎMoIiitioD d*aminoiiiaque, qui dissout le chlorure,* ou lare le résidu avec de l*eau ammoniacale deui fois de suite, pui» on le fait passer dans un creuset pour le recuire. Si Ter était allié à l'argent et au cuivre dans un plus grand rapport que celui de 1 à 6 , on ajouterait une quantité coonup d'argent fin qu'un retrancherait après l'essai. Pour éviter toute perte on tapisse le fond d'un creuset avec du papier^ OD met l'alliage par-dessus , et l'on recouvre ce dernier de borax fondu.

Lorsque l'or domine dans un alliage et qu'on a des raisons pour ne pas y ajouter de l'argent ou peut faire le dépari par l'eau régale: dans ce cas tout l'or se dissout, et tuot l'argent est transformé en chlorure; on lave ce chlorure , on le dessèche fortement et on le pèse. Quant à l'or on le précipite par le proto-sulfate de fer , on le lave avec un peu d*acide rauriatique pur^ on te recuit fortement avant de le 'peser, ou même on le recnit en bouton en le passant à la ooupelle avec un peu de plomb. Si l'on traitait par ce prrw cédé un alliage qui contint beaucoup d'argent il pourraitarriver que l'abondance du chlorure d'argent empêchât la dissolution complète de l'or: dans ce cas il faudrait avoir Taltention de réduire l'alliage eu lame excessivement mince, dissoudre le chlorure d'argent dans l'ammoniaque, et traiter de nouveau le résidu par l'eau régale. On suit rarenteot ce procédé en grand , parce que la précipitation de l'or par ^<) sulfate de fer est longue et embarrassante.

M. G. Rose fait fondre l'alliage avec du plomb sur la lampe à a'cool, dans un creuset de porcelaine. 11 traite par facide nitrique pour dissoudre l'argent et le plomb , et il précipite rar}];eal par une dissolution de chlorure de plomb. Enflii il dissout le résidu aurifère par l'eau régale, et il précipile l'or par le prolo-chlorure de fer.

Le déport par l'acide sulfurique concentré était déjà pratiqué par quelques essayeurs du temps de Schlutter. fl a l'avantage de donner de l'or pur sans surcharge; mais il est difficile à exécuter ^ et il exige de grandes précautions à cause de la'haute température qui est nécessaire pour mettre l'acide sulfurique concentré en ébullitton , et à caQ»e des soubresauts qui en rébultent. 11 est d'ailleurs nécessaire d'employer un assez grand excès d*acide pour tenir en dissolution le sulfate d'argent qui se forme ^ et qui, comme on sait, est très-peu soluble dans l'eau. L'alliage doit d'ailleurs être inqunrté comioe pour le traitement par l'acide nitrique. On se sert rarement de ce procédé comme moyen d'essai ; mais au contraire on l'emploie presque exclttsift*ment en grand pour extraire l'or de l'argent , surltMtleo France , où l'acide sulfurique est a bas prix , tandis que Ta-

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cide nitrique est fort cher. Voici comment on procède. — Si raliiagecoDtient des métaux oxidables, tels que du plomb, de l'ëlain , et en proportion un peu grande, on commence par séparer ces métaux au moyen de la coupellation. Si la proportion de ces métaux est très-petite, leur séparation s'cxécate en même temps que celle du cuÎTre en excès, par l'opération de \apou»8ée, avec du nitre. Une longue pratique a fait connaître que Tatliage te pius avanta(veux à traiter en grand est celui qui contient :

Argent. . . 0,725 Or. ... 0,200 Cuivre. . . 0,075

Il ne doit jamais contenir plus d*or , parce qu'alors tout l'argent ne serait pas att^iquc , et il ne doit pas non plus contenir plus de cuivre , sans quoi le sulfate de ce métal qui se formerait , et qui est insoluble dans lacide sulfurique concentré , cm|)Âterait Talliage et le garantirnil de Taction de l'acide , el en outre il en résulterait des soubresauts qui pourraient déterminer la rupture des vases. On granule Talliagc purifié parla poussée, on tu introduit 12 a 15^ dans une cornue de platine , et Ton verse dessus trois fois son poids d'acide sulfurique concentré h 65 ou GG^' ; on chauffe graduellement jusqu'à Tëbullilion. Au bout de 3 à ^ heures on ôle le feu , et après 1 heure de refroidissement on décante la liqueur qui lient llargent el le cuivre en dissolution ; on lave le résidu d'or ; et comme il n'est pas encore parfaitement pur^ on le traite une seconde fois par l'acide sulfurique , et une trcu'sième et dernière fois par le même acide auquel on ajoute un peu d'acide nitrique. - - 11 y a ordinairement dans un atelier plusieurs alambics rangés sur une même ligne. Un seul foyer suflit pour en chauffer trois: les fumées se rendent dans une même cheminée. Pardessus chaque alambic on adapte un chapiteau dont le bec est inti'oduit dan«- un tuyau qui communique à un canal garni de plomb ^ dont la sole est couverte d'eau, el qui aboutit aux cheminées des fourneaux dans lesquels on exécute la poussée : au moyen de cette disposition on n'est pas incommodé par le gaz sulfureux el par les vapeurs de l'acide sulfurique.

On laisse les dissolutions de sulfate d'argent s'éclaircir; on recueille le dépôt boueux qui s'y forme et qui contient de lor ; on étend ces dissolutions avec de Teau jusqn^à ce qu'elles marquent au plus 25'' à Tarcomèlre , et l'on y introduit des morceaux de cuivre pour en précipiter Targent. On a reconnu que la précipitation de ce métal ne se fait que lentement dans les liqueurs très -concentrées , et même que

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