CHAPITRE IX
Du Molybdène.
SECTION PREMIÈRE
Propriétés.
Le molybdène a été découvert en 1718 par Schéele,dans un minéral que l'on confondait avant lui avec la plombagine et auquel il a donné , ainsi qu'au métal , le nom de molybdène , dérivé du nom grec de la plombagine. Ses propriétés ont été étudiées principalement par Bucholz et H. Berzélius.
ABTICLB PRMIER. — MétùL
Le nu>lybdène est extrêmement réfractaire : il ne se ramollit p^s à 150® p. Bucholz dit cependant qu'il l'a obtenu en grains du poids de quelques grammes , et qu'il est alors d*un blanc d'argent mat, et susceptible de prendre le poli ; il s'aplatit un peu sous le marteau avant de se rompre ; sa cassure «at à grains serrés. Quand il a été préparé à une basse température il est à l'état de poudre d'un gris cendré, prenant de l'éclat sous le frottement; chauffé très-fortement, mais non fondu , il est en culots poreux et fusibles , s'égrenant entre les doigts , semblable à du platine en éponge , maïs dans quelques parties blanc et éclatant comme l'argent. ^ Sa p. s. eat , selon Bucholz, de 8,615 à 8,696. ^ Il est fixe.
Il forme avec Toxigëne trois combinaisons distinctes , le proUmde, le per-osideei V acide molybdique. En outre l'acide
C>2 MOLYBDÈNE.
raolybdique et le protoxide peuvent se combiner ensemble en deux proportions ^ et constituent des composés que Ton a appelés oside bleu et oxide vert.
Le molybdène se ternit peu à peu au contact de Tair à la température ordinaire. Lorsqu'on le grille il devient d^abord brun , et puis bleuâtre; à la chaleur rouge il brûle avec fumée, et se convertit en acide. — 11 ne décompose pas Feao; mais lorsqu'on le fait bouillir pendant longtemps uvec ce liquide il s'oxide en bleu a la faveur de Tair atmosphérique.
— Il n'est attaqué ni par l'acide sulfurique étendu j ni par Tacide murialiqne , ni par l'acide hydro-fluorique ; mais il se dissout dans Tacide sulfurique concentré et bouillant , avec dégagement de gaz sulfureux ; la liqueur devient d'abord bleue , puis verte • et enfin brune. L'acide nitrique le dissout facilement, même à froid : si le métal est en excès il se forme du nitrate de per-oxide; dans le cas contraire il se produit de l'acide molybdique. Les acides phosphorique, borique , acétique , snccinique et tarlrique , même bouillant^ , ne l'attaquent que très- faiblement. L'acide arsénique en dissolution et bouillant t'attaque, et la liqueur devient bleue. Les alcalis caustiques liquides ne l'oxident pas ; par voiesècRe ils l'attciquent lentement. - Le nitre le convertit en acide raolybdique.
Le soufre se combine avec le molybdène à l'aide de In chaleur; — il en est de même du phosphore et de l'arsenic, selon Pelletier. — Le chlore liquide le dissout en formant une liqueur bleue ; le chlore gazeux le brûle à l'aide de la chaleur, avec flamme rouge, et le convertît en deulo-chlorure. — Le molybdène peut s'allier avec la plupart des métaux. En général il n'altère ni leur couleur ni leur maU léabilité, et il leur donne de la dureté. — Son atome pèse ' 598,520 Mo.
ABTicLE II. ~ Composés oxigénés.
§ 1er. Owides.
V Le protoxide de molybdène est noir. Chauffé au contact de Tair il s'embrase, et se change en per-oxide. — Son hydrate est d'un brun tellement foncé qu'il parait noir ; quand on le chauffe au contact de l'air il se per-oxide de même en partie, et pour le convertir en protoxide anhydre il est nécessaire de le chauffer dans le vide. Dès que les dernières portions d'eau sont séparées , à la chaleur ronge, Toxide devient incandescent , mais sans changer de nature.
— Les acides dissolvent facilement l'hydrate , mais ils n'ont aucune action sur l'oxide. — Ils ne sont solubles ni l'un ni l'autre , ni dans Tammoniaque ni dans les alcalis fi\es
COMPOSÉS OXIGÉNÉS. (i3
caustiques ; mais Fhydrale se dissout bien dans les carbo- DAtes d*aniinoniaque ; il se sépare de cette dissolution par rébitllitinn.
Le protoxide de molybdène est composé de :
Molybdène. . . 0,8568 — 100 „ Oxigène. . . . 0J-4â:i — 16,71 ^^
il se produit toutes les fois que Ton traite nn sel de protoxide ou une dissolution diacide molybdîqiie dans Tacide muriatique par Tun des métaux qui décomposent l'eau. Pour le préparer on dissout un molybdate alcalin dans Tacide muriatique ; on plonge dans la liqueur un barreau de zinc jusqu'à ce qu*il commence à s'y former un dépôt ; puis on précipite Toxide de molybdène par Tammoniaque , et on lave avec un excès de cet alcali pour enlever la portion d*oxide de zinc qui a pu se précipiter en même temps. — On Toblient plus pur en se servant, pour le produire , d'un amalgame de potassium peu riche en potassium , au lieu de zinc. — On peut aussi le préparer en laissant digérer pendant un temps suffisant de Taride muriatique dans lequel on met une lame de zinc sur de Tacidemolybdique: il conserve alors la forme cristalline de Tacide ; mais dans cet étal il s*aUère très-prompt emcnt à Pair.
^^ Le per-oxide est d'un brun-noir ou d^un brun-pourpre et brillant. — Il ne se dissout pas dans les acides ; mais l'acide nitrique le convertit en acide molybdique à l'aide de la chaleur. — Le chlore le transforme en acide molybdique et en per-chlorure. — Son flydrate est couleur de rouille absolument de la même nuance que Thydratedefer. Chauffé dans le vide il perd son eau, et se change en per-oxide an> hydre; mais lorsqu'on le dessèche au. contact de Tair il absorbe de Toxigène , et devient bleu. A l'état récent et humide il est soluble^uns Teau pure; la dissolution est jaune ; elle a une saveur faible légèrement astringente et métallique , et elle rougit sensiblement le tournesol. 11 est aussi un peu soluble dans l'alcool ; mais il est insoluble dans Veau qui contient des substances salines. L'hydrate desséché est insoluble même dans l'eau pure. — Il forme avec les acides de véritables sels qui sont cristallisables. — Il ne se dissout pas dans les alcalis caustiques ; mais les carbonates alcalins le dissolvent aisément lorsqu'il est à l'état naissant , il se précipite de ces dissolutions par leballilion.
Le per-oxide anhydre est composé de :
Molybdène, . . 0,7495 — 100 ju^ Oxigène. . . . 0,2S05 — S8,40 ^^
C4 MOLYBDENE.
Pour préparer cet oxide on calcine dans un creuset de platine couvert un mélange de 2 p. de molybdale de potasse ou de soude ^ et de 1 p. de sel ammoniac , et on lave le résidu d*abord avec de l'eau , pour dissoudre le chlorure alcalin , et ensuite avec une dissolution faible de potasse caustique , pour enlever Tacnde molybdique dont Toxide peut être mélangé. — On obtient Thydrate en précipitant un sel par l'ammoniaque , et lavant d'abord avec de Teau chargée de sel ammoniac et ensuite avec de TalcooL
3® y^cide molybdique. — Vacide molybdique est blanc , graisseux au toucher, poreux et grenu , lorsqu'il n*a été ni fondu ni sublimé. — Il se fond , au rouge naissant, en un liquide jaune, et se prend par refroidissement en une masse blanche rayonnée. Il supporte la chaleur rouge sans se volatiliser dans un vase clos ; mais en vase ouvert il commence à fumer aussitôt qu*il se fond ; les vapeurs se condensent en écailles brillantes un peu jaunâtres. — Il a une saveur acre et métallique. — Sa p. s. est de 3,49. — Il est soluble dans 500 à 600 p. d*eau ; la dissolution rougit le tournesol; mais il ne forme pas d'hydrate. — 11 se dissout dans toua les acides lorsqu'il n*a pas été calciné , et ft>rme avec eux des composés particuliers. Ses dissolutions dans l'acide muriatique donnent avec Thydrogène sulfuré du soufre et une liqueur bleue qui devient ensuite verte , et finit par laisser déposer du deuto-sulfure gris. — 11 est très-soluble dans les alcalis et dans la crème de tartre ; et on Tobtient combiné avec toutes les bases par double décomposition.
Lorsqu'on chauffe de l'acide molybdique au blanc naissant , dans un creuset brasqué , il se réduit en métal en passant successivement partons les degrés inférieurs d'oxidation avant que la réduction soit complète. L*oxide qui reste au centre de la masse se dissout dans l'acide mariatique concentré . et donne une liqueur d'un très-beau vert d'herbe , dans laquelle le prussiate de potasse forme an précipité vert-foncé. — L'acide molybdique passe au bleu dans une multitude de circonstances , en perdant de Toxigène. Cet effet a lieu par l'exposition de ses dissolutions aux rayons solaires , par l'ébullition prolongée , par le contact du fer,duzinc, de l'étain ; par le proto-chlorure d'étain , le proto*sulfate de fer, l'hydrogène sulfuré , etc.
Quand on chauffe de l'acide molybdique en vase clos , avec du sel ammoniac , il se change en protoxide noir mèlë peut-être d'un peu de molybdène métallique , et il s'en volatilise une certaine quantité à l'état de chlorure et de perchlorure.
Au chalumeau , l'acide molybdique chauffé sans addition sur la fouille de platine, se fond avec fumée; au feu de
COMPOSÉS OlIGÉNÉS. 65
rédaction il rfevienl d'abord bleu, puis brun. Sur le chai bon il est absorbé et réduit. — Avec le borax, sur le fil de platioe, au dard extérieur, il doDue un verre transparent; sur le charbon , au dard intérieur, ce verre devient brun sale transparent, s'il contient peu de molybdène, et opaque rempli d*une ronltitude d'écaillés brunes d'oxide, si Tacide moiybdiqne a été employé en grande quantité. — Avec le sel de phosphore il donoe^ sur le fil de platine, au dard extérieur, un verre transparent; et au dard intérieur ou sur le charbon, à un feu quelconque , il produit un verre opaque et d'un bleu noir tant qu'il est chaud , mais transparent etda plus beau vert de chrome quand il est refroidi : l'addition de l'étain n'altère pas sa couleur. — Avec la soude , sur le platine , l'acide molybdique donne un verre blanc de lait qui au feu de réduction se change en verre brun opaque qui contient un mélange de molybdène et d'oxide; sur le charbon îl est absorbé et réduit à i'état métallique. Cet ai^ide est composé de :
Molybdène. . . 0 6661—100 '^'
Oxigéne. . . . 0,3359 — 50,12
On le prépare, 1* en traitant du ra^^lybdène métallique OD do per«oxîde de molybdène par l'acide nitrique, évaporant il sec, et calcinant à une douce chaleur; 2<* en grillant du sulfure de molybdène à une température qui n'excède pas le rouge naissant , et jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de gaz sulfureux ; 3^ en traitant le sulfure de molybdène par l'acide nitrique, évaporant à sec, et calcinant» — Comme le sulfure natif de molybdène dont on se sert pour ces préparations est toujours mélangé de gangues pierreuses et très-souvent d'oxide de fer et d'oxide de manganèse , il faut commencer par faire bouillir le minerai pulvérisé, avec de lacide mu Ha tique, pour dissoudre ces métaux ; puis après le grillage ou le traitement par l'acide nitrique^ on fait digérer le résidu avec de l'ammoniaque, qui dissout l'acide molybdique. On évapore à sec, et l'on calcine le résidu à une chaleur ménagée , dans un (creuset non couvert : si loiide est bleuâtre , on le traite par l'acide nitrique , et ou le calcine de nouveau. Lorsque le minerai n'est pas purgé de fer , ou lorsqu'il renferme des pyrites , le raolybdate d'ammoniaque contient un peu de fer et de manganèse; dans ce cas il faut l'évaporer au contact de l'air pour sur-oxider le manganèse, le dessécher un peu, le redissoudre ^ et réitérer ces opérations autant de foiii que cela parait nécessaire. — Quand on traite le sulfure de. molybdène par l'acide nitrique, il se forme de l'acide sulfurique qu'il est impossible d'expulser par la chaleur sans perdre de l'acide
60 MOLYBDÈNE.
molybdiqiie ; dans ce cas , après qu'on a évapore à sec, on lave avec de Feau jusqu'à ce qu'il ne se dissolve presque plus rien , et en calcinant le résidu , on a , d*une part , de l'acide molybdique pur, et , d'un autre côté , une dissolution de cet acide dans Facide sulfurique.
4" Oxide bleu. — VojFtde bleu a été découvert par Bucholz^ et M. Berzélius a fait voir que c'était une combinaison déGnie d'acide molybdique et de per-oxidede molybdène. — A l'état anhydre il est d'un bleu-brunâtre et insoluble dans l'eau; mais à l'état d'hydrate il est d'un bleu pur et ressemble absolument à l'indigo. — Il se dissout dans l'eau pure ; la dissolution est d'un bleu très-intense ; elle rougit le tournesol , et elle a une saveur astringente et métallique: elle ne s'altère pas sensiblement à l'air; toutes les substances salines en précipitent l'hydrate dissous. Cet hydrate est soluble aussi dans l'alcool. — Il forme avec les acides des dissolutions bleues qui laissent une matière sirupeuse bleue par Tévaporation. — Les alcalis caustiques décolorent immédiatement Toxide bleu en le décomposant; il se dissout du molybdate alcalin, et il reste du per-oxide pur.
L'oxide est composé , selon M. Bcrzélius , de :
Acide molybdique. . . 0,83 Molybdène, . 0,678 Per-oxide de molybdène. 0,17 Oxigcne. . . 0,8â3
L'acide contient six fois autant d'oxigcne que l'oxide.
On le prépare , U en triturant ensemble I p. de molybdène métallique et 2 p. d'acide molybdique , ou 3 p. de per-oxide de molybdène et 4 p. d'acide molybdique, faisant bouillir pendant un certain temps , et évaporant la dissolution bleue a une chaleur très-faible. 2^ En versant goutte à goutte une dissolution de deuto-chlorure de molybdène dans une dissolution peu étendue de molybdate d'ammoniaque cristallisé, l'hydrate bleu se dépose à l'état pulvérulent. On le lave d'abord avec une dissolution de sel ammoniac , et ensuite avec un peu d'eau. Pour avoir l'oxide anhydre il faut chauffer l'hydrate dans le vide.
0*n emploie quelquefois dans la peinture une couleur bleue dont l'hydrate bleu est la base: on la prépare, 1** en précipitant une dissolution d'acide molybdique, aiguisée d'acide muriatique, par une lame d'étain ; 2° selon Richter, on précipitant une dissolution de molybdate de chaux par le proto- chlorure d'étain : on a donné au précipité le nom de carmin bleu ; S° selon Ilsemann , en faisant bouillir du sulfure de molybdène avec seize fois son poids d'eau, réduisant le volume du liquide au tiers par l'cvaporalion, y ajoutant quelques gouttes d'acide muriatique et y mettant ensuite un ((Utitre- vingtième de son puiJs d'étain métallique:
COMPOSÉS OXIGENÉS. 07
la matière bleue se dépose au bout de quelques jours. Au lieu d'élaia on peut se servir de mercure, de plomb^ de nickel , d^arsenic et même d'argent. Le cobalt et rantimoine danocDt un bleu foocé ; le zinc et le bismuth un bleu clair; le fer un bleu d'acier; Tor et le platine n'en donnent pas.
Toutes ces couleurs bleues sont des mélanges d*hydrate bleu et de molybdatedu métal décomposant.
5*" Oxide vert, — \éOxide vert est aussi une combinaison d'acide molybdique et de per-oxide de molybdène, mais il renferme une plus forte proportion d^oxide que foxide bleu. — Il est insoluble dans les dissolutions salines; Teau pure le décompose en per-oxide et oxide bleu. — On l'obtient, selon M. Berzélius, qui Ta découvert, l^en laissant digérer ensemble , dans un flacon bien bouché , un mélange d'acide molybdique , de molybdène et d'eau ; 2<> en précipilant par l'ammoniaque un sel de per-oxide avec excès de base. S<* On a vu plus haut qu'il se produit aussi lorsqu'on cémente de l'acide molybdique dans du charbon.
J 2. -^ Seh.
Le molybdène fournit des sels à base de protozide , a base de per-oxide et à radical d'acide molybdique.
!• Seh de protoxide, — Les aeh de protoaide sont noirs ou pourpres ; ils colorent les dissolutions en noir intense ou en gril-brun. — Leur saveur est astringente. — Ils s'altèrent moins facilement que les sels de per-oxide. — Les carbonates y forment des précipités brun-noir solubles dans le carbonate d'ammoniaque ; les faydro- sulfates^ des précipités jaune-brun , solubles dans un excès de précipitant. — Le prossiate de potasse les précipite; mais le précipité est soluble dans Tammoniaque et dans un excès de prussiate. — Le sulfate, te nitrate, l'oxalate double potassique, sont solubles. — Le borate , l'acétate , le succinate , le tartrate et loxalate simple sont insolubles.
2<^ Seis de per^xide, — Les sels de per-oxide sont rouges lorsqu'ils contiennent de l'eau de cristallisation , et presque noirs quand ils sont anhydres. — Ils ont une grande tendance à bleuir lorsqu'on évapore leur dissolution à unu température élevée. — Une lame de zinc y forme des prceipités noirs de protoxide mêlé d*oxide de zinc. — Les alcalis fixes caustiques et l'ammoniaque en précipitent Toxide à l'état d'hydrate , mais seulement quand les liqueurs sont concentrées^ et qu'on met un excès d'alcali , parce que cet hydrate est soluble dans l'eau pure. — Les carbonates alcalins en précipitent aussi dé l'hydrate , mais un excès de carbonate le redissoiit. — Le prussiale de pelasse y forme
68 MOLYBDENE.
un prcripité bruo-foocé , soluble dans un exvès de prtissîate , et décomposable par Tammoniaque. — L'infiiston de noix de galle leur communique une couleur jaune de feu passant au brun.
3" Molyhdates» — Les molybdates alcalins sont incolores, et solubles dans Teau. — Les acides formeot dans leurs dissol niions des précipités blancs qui sont des composés diacide molybdique, d'alcali et de l'acide précipitant, et qui se dissolvent dans un eicès d'acide.
L'hydrogène sulfuré transforme les sels neutres en sulfosels, sans qu'il se Forme de précipité ; mais quand on décompose un bi-molybdateparce gaz, un obtient une liqueur trouble qui consiste en une solution de sulfo-sel ueulre, et un précipité desulfo-sel sursaturé de per-suKure de molybdène. Si l'on fuit bouillir le tout en vase clos , ii se dégage de rhydrogène sulfuré, elle précipité augmente. Si, après avoir dé(*anté la liqueur, on lave le dépôt jusqu'à ce que Teau de lavage commence à donner un précipité floconneux avec l'acide mnrialique , ce dépôt n'est plus composé que de sulfure gris et d'hypersulfo-molybdate alcalin ; substances que Ton peut séparer l'une de l'autre au moyen de l'eau. — Les molybdales ne sont pas précipités par les hydro-sulfates alcalins; mais si l'on ajoute un acide au mélange , il se fait un dépôt de sulfure brun-marron. — L'acide sulfureux les fait devenir bleus. — Quand on met du zinc ^ de l'étain et d'autres métaux très-oxidables , dans une dissolution de molybdate sursaturée d'acide muriatique, la liqueur devient bleue, puis rouge, puis noire; et au bout d'un certain temps il s'en précipite de l'hydrate de protoiide de roolyb* dène , et elle se décolore tout-à-fait. — Quand on fait digérer un molybdate môle d'acide muriatique , avec da molybdène, de l'oxide molybdeux ou de l'oxide molybdique, il se produit une dissolution bleue que la potasse décolore en en précipitant de l'hydrate d'oxide molybdeux.
Le prussiate de potasse jaune ou rouge précipite les dissolutions acides de molybdate en brun-rouge; le précipité est soluble dans l'ammoniaque en une liqueur de couleur claire, et la noix de galle les précipite en brun-noirâtre.
Quant aux molybdates autres que les sels alcalins , les uns sont solubles dans l'eau et les autres insolubles. Ces derniers sont solubles dans les acides forts. — L'acide nitrique décompose totalement les molybdates terreux. — Le sulfate acide de potasse rend les molybdates entièrement solubles dans l'eau.
On obtient les molybdates solubles au moyen des bases et de l'acide molybdique , et les autres par double décora* position.
GOUPOSés SULFURÉS. 69
Dao8 les molybJates neutres la quantité i]*oxigcne de la base est à la quantité d*oxigène de Tacide * M I 8 , et à la quantité d*acide * * 1 : fi,96. 100 d*acidefialiirent une quantité de base qui contient 11^13 d*oxîgène. Il y a des sels qui contiennent deux fuis autant d'acide que les sels neutres.
Le molybdate de potasse cristallise en petites laines rhomboîdales entre-croisées , très-solubles dans Teau , fusibles sans boursouflement.
Le molyhdate de soude est très-sol ub le , et sa dissolution donne par évaporatiou des cristaux transparents , inaltérables à Tair.
Le molyhdale d'ammoniaque est très-soluble ; sa dissolutioa deTÎeiit aride par Tciraporation ^ et finit par se prendre en magma; mais si l'on a soin de tenir la liqueur alcaline, en y ajoutant de Tanimoniaque de temps en temps, elle ^urnit des cristaux de sel neutre. — Ce sel est aisément décomposé par la chaleur : en vase clos , il laisse pour rësjdu du peroxide de molybdène en écailles cristallines d*un rouge de cuirr* foncé noétallique , mélangé d'une certaine quantité d acide roolybdique.
Le mdyhdate de baryte est insoluble dans Teau ^ mais tré$>Bolubte dans les acides. Lorsqu'on sature sa dissolution d'ammoniaque , le sel qui se précipite est neutre et contient :
Baryte 0,5162
Acide molybdique. 0,4838
mais il en reste nne certaine quantité dans la liqueur.
Les moiybdatêê de strontiane, de chaux , de magnésie et à'eiumine sont solables.
ARTICLE III. — Composés sulfurés.
Sulfures. — Il y a trois sulfures de molybdène qui correspondent, le premier au per-oxide, le deuxième à Tacide molybdique , et le troisième à un degré d'oxidation plus avancé qei n*a pas été observé.
1* Le deulO'Sulfure [sulfure molybdique) préparé artificiellemeitt e»t pulvérulent et noir : celui qui se trouve dans la nature est d'un gris métalloïde semblable à la plombagine. — Ce sulfure est infusible , fixe, et inaltérable par la clialeur. — 11 se grille facilement , avec dégagement de gaz sulfureux , et il se change en acide molybdique jaunâtre qui retient de l'acide sulfurique en combinaison si Ton ne le chanffe pas jusqu'au rouge. — L'acide nitrique raftaque facilement; l'eau régale le dissout ; l'acide sulfurique courentré et bouillant le dissout avec dégagement de gaz sulfureux , et la liqueur se colore en bleu. — Il est à peine
70 MOLYBDENE.
attaqué par les alcalis caustiques en dissolution ; mais par voie sèche il est décomposé. — Il est insoluble dans les hydro-sulfates ; mais lorsqu'on le fait digérer avec un persulfure alcalin, il se forme une certaine quantité de sulfomolybdate. — Il est composé de :
Molybdène. . . 0,598 — 100 Soufre . . • . 0,402 — 67,0 ^o
On peut le préparer en chauffant en vase clos 1 p. de molybdène avec 8 p« de soufre , ou 1 p. d*acide molybdique avec 5 p. de ce combustible : on peut substituer avec avantage le cinabre au soufre.
2^ Le iritO'Bulfure {sulfide molybdique) est d'un brun-foncé presque noir. — La chaleur en sépare du soufre et l'amène à Fétat de deuto-êul/ure. — Il ne se dissout dans les alcalis caustiques qu'à l'aide de l'ébullition ; quand la liqueur est concentrée, il se transforme en deuto-sulfure insoluble et en per-sulfure qui reste dissous. — Il se dissout facilenieot à t'aide de la chaleur dans les proto-sulfures et dans les hydrosulfates , mais il est insoluble dans les sulfures plus sulfurés. 11 se combine avec la plupart des sulfures électro-négatifîs , et constitue avec ces sulfures les composés que Ton nomme sulfo'fnolybdates. — Il est composé de :
Molybdène. . 0,4979 — 100 '"
Soufre . . . 0,5021 — 100,5 Mo
On Tobtient en sursaturant d'acide muriatique une dissolution de sulfb-molybdate bien pur et faisant digérer le résidu avec le même acide.
Sulfo-molybdaUê. — Les êulfo-molybdaies alcalins sont d'un beau rouge. Un excès de sulfure de molybdène ou la présence du sulfure de fer les rend bruns. — Par la calcination ils se décomposent en totalité ou en partie en deuto-sulfure de molybdène et deuto-sulfure alcalin. Par l'ébullition ils se décomposent aussi ; mais les produits sont du deuto-sulfure de molybdène et un hypersulfo-molybdale. Les sulfo-molybdates dont la base est faible se changent en un mélange de sulfures au minimum , et il y a dégagement de soufre.
Le sulfo-molybdate potassique se présente en cristaux anhydres d'un rouge-foncé , doués d'un reflet métallique du plus beau vert. — Par la calcination il s'en décompose plus de la moitié ; mais lorsqu'il est mêlé avec un excès de deuto-sulfure il ne s'en décompose pas du tout. — II est composé de :
Sulfure de pot<issium. . , 0,3657 — I*" Deuto-sulfure de niolybdcnc. 0,6343 — 2
COMPOSÉS SULFl'Rés. 71
Voici comment on le fircpare, selon M. Berzélius. On mêle du carbonate de potasse avec un peu plus de soufre qu'il n*en faut pour le transformer en per-sulfure , et avec une certaine quantité de charbon en poudre , pour empêcher la formation du sulfate de potasse^ on j ajoute un grand excès de sulfure de molybdène natif pulvérisé, et Ton chauffe dans un creuset de terre couvert , en ménageant le feu dans le commencement. Lorsqu'il ne se dégage plus de soufre , on chauffe jusqu'au rouge d'abord , et ensuite jusqu'au blanc f et Ton soutient cette température tant que l'on ressent l'odeur de l'acide sulfureux : l'exrès de soufre produit du trilo-sulfure de molybdène qui chasse de la combinaison alcaline d atomes de soufre. La substance froide est noire et poreuse; on la lave, et Ton fait rapprocher la dissolution dans un vase étroit^ à la chaleur de 40^, pour faire cristalliser le sel.
Le êulfo-molybdate sodique est plus soluble que le précédent, et cristallise difficilement. — Il se décompose presqu'en totalité par la calcination, même lorsqu^il y a excès de sulfure de molybdène.
Le êulfo^molybdaie ammonique est soluble dans l'eau , mais insoluble dans l'alcool. — On l'obtient , 1<* en saturant d'hydrogène sulfuré une dissolution de molybdate neutre d'ammoniaque ; 2° en dissolvant de Tacide molybdique dans Thydro-sulfate d'ammoniaque ; S<» ou en dissolvant du trito-sulfure de molybdène dans le même hydro -sulfate.
3* Le per-sulfure de molybdène ( hyper-tulfide ) récent et humide , est floconneux , d'un beau rouge et translucide ; desséché, il est d'un gris-foncé métallique ; sa poussière est d'un brun-cannelle. — La chaleur en dégage du soufre et le transforme en deuto-sulfure gris. Il retient opiniâtrement une certaine quantité d'eau. — Il est soluble dans les hydro-sulfates.— Il est composé de :
Molybdène. . . 0,4265 — 100 "" Soufre. . . . 0,5735 — 184,46 ^o
Ou l'obtient en précipitant une dissolution d'hypersulfo-molybdate par l'acide muriatique.
ffypersulfihtnoiybdateê. — Tous les hypersulfo-molybdates sont rouges ou oranges. — Ils se distinguent des sulfo-molybdales par la difficulté avec laquelle ils se dissolvent dans l'eau froide, principalement lorsque celle-ci contient une hase libre ou un sel. — Ils se décomposent par la distillation, même celui qui est à base de sulfure do potassium , lequel finit par donner du deuto-sulfure gris et du Irito-sullure alcalin exempt de molybdène.
Pour préparer le sel poiaisique on fait bouillir pendant
72 MOLYBDENE.
longtemps une dissuluiioo d*liydro-sulfate de potasse sur du per-sulfure niolybdique en excès; il en résulte un dépôt qui est un mélange de deoto-sulfure gris e^ d*hypersull>»molybdate ; on lave ce dépôt à Teaii f. ; puis^ en le traitant par l'eau b., on dissout Thypersulfo molybdale.
On obtient le ^lammoni^tte^a versant de Thydro-sulFate d*am^moniaque sur du per-suifîire de molybdène encore humide. 11 est soluble dans Peau b.
Sulfate. — Le tulfate de per-oxide de molybdène est noir. Il se dissout dans l'eau; ses dissolutions sont rouges.
ABTiGLK IV. — Composée photpkoréê ^ arséniés et a%otés.
Phosphate, — Le phosphate est floconneux , d'un rougeclair, peu soluble dans l'eau, mais soluble dans l'acide phosphorique.
Arsèniate, — L'arséniate est peu soluble dans Teau^ mais soluble dans un excès d'acide ; ses dissolutions ont une grande tendance à devenir bleues par l'évaporation. Il donne une dissolution permanente rouge dans l'ammonîaque.
iVitrate. — Le nitrate se décompose , par l'évaporation , en acide molybdique.
ARTICLE V. — Composés chlorés y iodés et fluorés.
Chlorures, — On connatt trois cA/orure« qui correspondent aux oxides.
1° Le proto-chlorure est très-solubleet incHstallisable. Sa dissolution est d'une couleur très-foncée et à peine transparente. — Il peut se combiner avec le chlorure de potassium. — On l'obtient en traitant l'hydrate de protoxide par l'acide muriatique.
2® Le deutO'Chhrure est en cristaux d'un noir métalloïde tout-à-fait semblable à l'iode , très-fusible et très-volatil ; ses vapeurs sont d'un rouge extrêmement foncé. — Quand on l'expose à l'air il tombe en déliquescence et devient successivement bleu, vert, rouge , et enfin jaune. — Il se dissout dans l'eau avec violence et sans éprouver de décomposition , et l'on peut le régénérer en évaporant la liqueur h sec. — Il se combine avec le sel ammoniac , mais non pas avec leschlorures alcalins. — Il peut dissoudre l'oxide de molybdène à l'état d'hydrate^ et forme alors un oxi- chlorure très-soluble etincristalli»able. — 11 doit être composé de:
Molybdène. 0,403 -^ 100 ,. ^,, Chlore . . 0,507 — 125,6 "^^ ^*
COMPOSÉS BOaSS, ETC. 7.)
Oq le prépare en fatsaot passer du chlore sor du molybdène métallique chauffé au rouge.
5" Le per-chlorure est en cristaux blancs , infusîble , volatil , soluble dansTeau et dans l'alcool. — Le prussiaie de potasse forme dans ses dissolutions des précipités d'un rougebrun, solubles dans un excès de prussiate. — Il parait pouvoir se combiner avec l'acide niolybdique; car quand on laisse exposée à l'air une dissolution de deuto-chlorure, elle absorbe de loxigène , et finit par se recouvrir d'une substance blanche qui se dissout dans Teau en se transformant en acides molybdique et hydro-chlorique. — Il doit être composé de :
Molybdène. 0,310 — 100 « p.^ Chlore. . . 0,690 -- 222,6 ^^ ^'^
On l'obtient en traitant le deutoxide de molybdène par le chlore, ou en dissolvant l'acide molybdique dans l'acide moriatique.
lodure, — Le deuto-iodure est soliible , et donne par Tévaporatinn des cristaux d'un rouge-brun qui doivent contenir de l'eau , puisqu'ils se décomposent par la chaleur en oxide de molybdène et en acide hydriodique. — L'iodure est décomposé par le grillage, avec dégagement d'iode.
Fiuomres, — Le deuêo-fluorure est très-soluble, et colore l'eau en rouge. La dissolution donne par l'évaporalion des cristaux noirs , déconiposables par la chaleur en oxide de molybdène et acide hydro-fluorique.
FitM-wolybdates» — Les dissolutions de fluorure de molybdène forment avec les bases des fluo-molybdates qui paraissent être des composés d'oxi-fluorures doubles.
Le fluo-moiifbdale potasstquecriBtMse eu écailles. En perdant soQ eau de cristallisation il devient d'un jaune-gris. Dopent le fondre sans le décomposer; il est alors d'un jaune-brun.
ARTICLE VI. — Compoêéi boréê et carbonés.
Bûraie, — Le borate de deutoxide e^i couleur de rouille, insoluble dans l'eau ^ soluble dans l'acide borique.
Osaiate. — Voxalate donne des cristaux d'un beau noir et qui colorent l'eau en rouge. L'ammoniaque sans excès précipite de la dissolution un sous-sel d'un rouge de brique pâte.
/acétate, — L'acéiate est insoluble dans l'eau , mais soluble dans l'acide acétique, qu'il colore en jaune. La liqueur devieal gélatineuse par le refroidissement.
Tarirate, — Le tartraie est d'un rotfge pâle, soluble,
'•^ iirOLYBDÈNE.
incristaliisable ; il forme un sel double avec le tartrale de potasse.
Succinate, — Le succinate a les mêmes prupriclës que Tacëlate.
4RT1CLB vil. — Composés méialliqt^s.
/alliages, — Le molybdène 8*allie très-bien avec la plupart des métaux, et forme avec un graad nombre des composés fusibles. £n général il n'altère pas leur couleur , et il ne détruit pas leur malléabilité. ( Voy. Fer^ Étain^ Cuivre^ Plomb ^ y^rgent, etc.)
Sels, — Le chrômate est jaune et soluble. L'ammoniaque forme dans les dissolutions des précipités floconneux jaunes grisâtres qui sont des sous-chrômates.
Le tungslafe est soluble , et donne à Peau une couleur pourpre excessivement foncée. 11 peut être précipité de cette solution par le sel ammoniac. L*alcool à 0,80 ne le dissout pas. Par son exposition à Tair la dissolution aqueuse absorbe de Toxigène , et se décolore en se changeant en un composé soluble d*acide tungstique et d'acide raolybdique. L'ammoniaque précipite des dissolutions de tungstate de molybdène une poudre blanche qui est un tungstate double.
SECTIOWS II ET III. Mbiéraux et produits darts.
Minéraux, — Le molybdène ne contient que trois espèces, qui sont :
1® U acide molybdique^
^2,0 Le molybdaie de plomb ou plomb jaune ,
3^ Et le sulfure de molybdène*
Ces minéraux sont rares ^ et ne se trouvent en général que disséminés. Ils appartiennent exclusivement aux terrains anciens.
1** Acide molybdique. — Cette espèce forme des efflorescences blanches ou jaunâtres superfîcielles : elle provient évidemment delà décomposition spontanée du sulfure : on ne Ta observée jusqu'à présent qu'en très-petite quantité.
2° Molybdaie de plomb. ( Voy. Plomb. )
5® Sulfure de molybdène, — Ce minéral est d'un gris de plomb un peu bleuâtre doué d*un léger éclat métallique comme la plombagine , fragile , lanielleux ou grenu , onctueux au toucher , assez tendre pour être entamé par le couteau. Il tache les doigts et la porcelaine en noir bleuâtre. — On le trouve quelquefois cristallisé en tables ou en
HINÉRAIX. 7')
prismes à six pans ; sa forme primitive est un rhomboïde. ~- Sa p. s. est de 4,571.
Au chalumeau , sur le charbon , il fume ^ donne Podeur d*acide sulfureux , et laisse autour de lui un dépôt pulvérulent. — Dans le tube ouvert il ne donne pas de sublimé , mais il ternit le verre. — Il détone et se fond avec le nitre.
— Il n'est altéré ni par le borax ni par le sel de phosphore.
— Il se dissout avec effervescence dans le carbonate de soude , et donne un bouton rougeAtre nacré.
Sa composition est la même que celle du deuto- sulfure.
— On le trouve disséminé dans le granité , etc., ou accompagnant les minerais d'étain en Saxe, en Bohème, etc.
Ptoduîis d'arts. — Le molybdène se rencontre quelquefois ^ mais seulement en très-petite quantité, dans quelques produits métallurgiques provenant des minerais d*étain. (Voy. Éiain. )
SECTION IV
Moyens cT essai. — Préparation.
E$8ai$, — Le molybdène se comporte dans les opérations de la voie sèche absolument comme le tungstène. Tout ce que nous dirons de ce dernier métal s'applique donc au premier. Il est essentiel seulement de faire remarquer que Facide molybdique étant très- volatil, on ne pourrait pas en réduire par cémentation une masse un peu considérable sans s'exposer à en perdre , parce que les parties situées au centre de la masse pourraient se sublimer avant d'avoir été atteintes par la cémentation : il faudrait donc dans ce cas mêler à la matière une certaine quantité de charbon en poudre ou un flux réductif. Pour essayer le sulfure il faudrait commencer par le transformer en acide en le grillant complètement , mais à une chaleur ménagée , etc.
Préparation, — On obtient le molybdène métallique pur, 1* en réduisant l'acide molybdique par le gaz hydrogène ; 2o en réduisant le même acide dans un creuset brasqué, à une chaleur graduée jusqu'au rouge-blanc ; 8o en opérant la même réduction par cémentation à une haute température. Lorsque l'on veut avoir le métal en culot aggloméré , on peut substituer dans ces préparations les raolybdates alcalins à l'acide molybdique.
76 TUNGSTèNE.