‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 50 sur 141 · FBB · texte numérisé non relu

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1" une couche très-mince de fer mctuilique d*un bleu-foncé ou noir, et qui est probablement aciéreux * 2** une couche épaisse de fer métallique olivâtre , d*une couleur uniforme, et 8* une couche nuancée d*olivâtre et de noir qui passe bienlAl au noir métalloïde de l'oxide des baltitures. En dissolvant la partie noire dans les acides on trouve qu'elle donne une certaine quantité d\>xide rouge ; il suit de là que l'oxide des battiuires n'est pas ramené à Pétat de protoxide par le fer métallique. — L'acide rouriatique dissout trèsfacilement l'oxide des battitures , même à froid : la liqueur s'échauffe beaucoup et contient du per-oxide de fer.

Selon M. Mosander, la partie des battitures qui adhère au fer métallique est composée de :

Fer. . . 0,6516 — 100 — 8«' Oxigène. . 0,2474 — 82,9 — 9

ou de

Protoxide. . 0,729 — 6-' Ar j i?

Pcroxide. . 0,271 — 1 ^^ + *

Les quantités d'uxigène contenues dans les quatre oxides de fer sont entre elles :*. 14 : 27 : 82 : 86.

S 2. — Sela.

1* Leti ieU de profoside de fer solubles sont d'un vertpÂle. — ils sont précipités en vert sale par les alcalins. — L'ammoniaque redissout une partie du précipité. — Lorsqu'ils sont mêlés avec une quantité suffisante de sel ammoniac ils ne sont pas précipités immédiatement par l'ammoniaque ; mais au bout d'un certain temps , au contact de Tair, il sj forme des précipités verts qui jaunissent. — Ils sont précipités en vert sale par les carbonates alcalins : le précipité est soluble dans les bi-carbonates.— Le carbonate de chaux et la magnésie blanche ne les troublent pas, même à la température de Tébullition. — Ils sont précipités en blanc par les phosphates et les arséniates alcalins , les précipités sont gélatineux , et verdissent à l'air. — Ils sont précipités en jaune-serin par les oxalates: le précipité est grenu et soluble dans les acides. — Ils ne sont troublés ni par les succinates ni par les benzoates. — Ils sont précipités en blanc par le prusKiate jaune de potasse: le précipité bleuit à l'air ; et eu bleu par le prussia'e rouge. — Ils ne sont pas troublés par l'hydrogène sulfuré. — Ils sont précipités en noir par les bydro-sulfates : le précipité est le proto- sulfure. — L'air ou l'eau aérée les change peu à peu en sels de per-oxide. — L'acide nitrique , l'acide nitreux et l'eau régale produisent

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|p même pfFet presque instantani^ment. — Lorsqu'on Iraile une dissolution de protoxide de fer par Tacide nitrique, tant qu*it y refile du protoxide la liqueur est noire parce qu'elle relient en dissolution le deutoicide d'azote qui se forme ; maisdèsque le fer est per-oxidé elle devient limpide. — Les diMolulions de protoxide de fer sont aussi amenées au maxiiNififid*oxidation par le per-chlorure d*or, avec précipitation dV métallique dont la quantité correspond à celle du protoxide de fer contenu dans le sel.

2* Les êeU de per-oride soin blés sont bruns à l'clat neutre, et d'un jaune très-pale quand ils renferment un excès • d*acide.— Ils sont précipités en brun-jaunâtre par les alcalis, les carbonates alcalins, les terres alcalines, la glucine et raiumine, et par un grand nombre d*oxides niélaliiques. - - Les précipités retiennent toujours une petite quantité d'alcali.— Le carbonate de chaux et la magnésie blanche en lirécipileiit complètement Toxide de fer, même à froid. — Us sont précipités en blanc-jaunâtre par les phosphates et les arséniates alcalins. Les précipités ne changent pas de coaleur à l'air. — Ils ne sont pas précipités par l'acide oxalique. — Ils sont précipités en brun par les succinates et les bentoates lorsqu'ils sont neutres. — Ils sont précipités en bleu par le prussiate jaune de potasse^ et ils ne le sont pas par le prussiate ronge. — L'hydrogène sulfuré les décolore en les ramenant au minimum. d*oxidation , et il y a dépôt de soufre. — Les hydro-sulfates y font des précipités noirs qui sont des mélanges de proto-sulfure et de soufre. — L'acide sulfureux les change en sels de protoxide au bout d un certain temps à froid , et presque instantanément à la chaleur de rébuilition. — Ils cessent d'être précipités par les alcalis et par les carbonates alcalins lorsqu'on y ajoute une substance organique soluble dans l'eau , et ayant la propriété de se décomposer entièrement à une température élevée : tels sont la gomme arabique , les solutions chaudes de gélatine et d'amidon, les acides pectique , malique, citrique ou tartrique , etc. ; mais le fer en est toujours précipité eo totalité par les hydro sulfates et par les pru&siates.

ABTiCLE III. -» Composés Buîfurès et êéléniés.

Sulfures. — On connaît cinq sulfures de fer défînis, sa- '^oir : les sulfures Fc^S*. Fe'S , FeS , Fe^SS et FeS^ Les sulfures FeS et FeS^, qui sont les plus importants , oui la propriété de pouvoir se combiner entre eux en plusieurs proportions.

1* Le proto- sulfure est d'un jaune de bronze très-sombre. — Sa texture est cristalline ; — il est très-fragile. — 11

a la vertu magnétique. — Il est très fusihie et inaltérable par la chaleur la plus élevée. Il se conserve bien dans Tair sec ; maii l'air humide le fait effleurir, et le transR>rnie peu à peu en sulfate neutre de proloxide : l'oxidaiion a lieu par l'air sans que Teau soit décumposée. -*- Lorsqu'on le Sfiumta au grilUge, il laisse dégager beaucoup d'acide sulfureux , et il se change eo sous-sulfkte de per-oxîdeou en per-u&ide pur si l'on chauffe très-fi>rtement. — Les acides sulfurique et muriatique étendus le dissolvent avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré pur et sans résidu de soufre. — Il est indécomposable par le gaz hydrogène. — Lorsqu'on le chauffe très- fortement au contact du charbon il abandonne une petite quantité de soufre qui se dégage probablement à TétHt de sulfure de carbone. — Quand au contraire on le ohauffe avec du soufre , il alMorbe une petite quantité de ce combustible. — Il ne peut passe combiner avec une nouvelle dose de fer par la voie aècke. Lorsqu'on le chauffe à 150», avec du fer dans un creuset brasqué, on obtient deux culots superposés qui se séparent sous le choc du marteau ; l'un est semblable par l'aspect au sulfure pur, et l'autre est analogue à la fonte , demi-duciile , gris de fer et à cassure lamelieuse: ce dernier contient environ 0,0^5 de soufre; c'est un mélange de fonte et de sulfure. Ces deux substuncei ne se séparent jamais complètement Tune de l'autre, et lorsqu'on ne chauffe pas assez fortement, il arrive souvent qu'on a des culots dans lesquels elles sont comme entrelacées d'une manière plus ou moins distincte ; alors on apero/nt presque toujours le sulfure cristallisé en trémies pyrauiidales très-aiguës au milieu de la masse de la fonte.

Le proto-sulfure et le proloxide de fer ne se décomposent pas réciproquement ; mais au contraire se combinent ensemble en tonte proportion par toie sèeûe. On peut obtenir, par exemple , le composé 2f -f- fSen chauffant ensemble à 60\

10,80 Proto-sulfure .... 1 proto-sulfure,

Ce composé est noir, à cassure grenue un peu cristalline, Irès-mngnétique^ sa raclure est gris métallique , et sa poussière est gris-noir. — 11 se fond à la chaleur blanche.

Il y a lieu de croire que le per-oxide de fer est ramené à Tétat de protoi^ide par le proto-sulfure, avec dégagement d'acide sulfureux et formation d'oxi-sulfure.

Le sulfure de fer se combine avec la Ittfaarge employée en petite quantité ; mais il est totalement décomposé, avec

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clcgagement d*acîde sulfureux et formation de protoiide de fer, par un effet de ee réactif. (T. !«' p. 866.)

Il M combine en tontes pruporlions avec les sulfiires métalliques indécomposables par la chaleur, et il communique de la fusibilité aux combinaisons qu*il produit. — Il se combine é^lement avec les sulfures alcalins* On obtient aisément ces composés en réduisant des mciang^ de sulfates au creuset brasqué.

Le sulfure de fer et de barium, composé de

Sulfure de fer. . . 0,S7 Sulfure de barium. . 0^63

est fusible à ISO*, compacte^ homogène, d'un gris métallique foncé , à cassure unie ou cristalline. — Leau le décompose.

Le sulfure de fer et de calcium , composé de

Sulfure de fer. . . 0,-^1

Sulfure de calcium . 0,40

est difficilement fusible à 150**, boursouflé et d'uo gris métallique peu éclatant.

Le proto-sulfure de fer, chauffé avec 1 ou 2 p. de car- Luoate de potasse ou de soude, se fond à la chaleur rouge PD uue matière très-fluide qui par le refroidissement se |)reod en une masse booiogène noire, cristalline et très-magnétique. Si Ion fait digérer celte matière dans l'eau, il se dlNftout du sulfure alcalin un peu sulfuré, et qui ne contient pas de sulfiile; ce qui prouve que c*est le fer^ et non pas le suufre, qui enlève Toxigène à la portion d alcali qui se transforme en sulfure. 11 est probable que dans celte opération le fer n*est amené qu'au premier degré d'oxidalion : la lustiére fondue doit donc être un composé de sulfure de fer et d alcali , et de protoxide et d'alcali. — Lorsqu'il y a < ootact de charbon le sulfure de fer est décomposé par les (^arbtmates alcalins, de telle sorte qu'il s'en sépare du fer métallique ; et si l'on chauffe suffisamment, le fer se fond au uo culot qui se détache aisément des scories.

10g,80 de proto-sulfure de fer. — 1^' 13,82 de carbonate de soude. — 1

Soumis à une température de 150^ dans un creuset brasqué, ont donné un cuiot de fonte blanche, cristalline, mais ^'aplatissant sensiblement sous le marteau avant de se rompre, et pesant 6&,8, c'est-à-dire plus des quatre cinquièmes de la quantité de fer contenue dans le sulfure. La scorie était lamfileuse^ d'un noir métalloïde un peu bronzé; elle s'était en partie infiltrée dans la brasque.

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