‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 54 sur 141 · T. 11. IJ · texte numérisé non relu

T. 11. IJ

huinide. — 11 n*est qu*incomplélement décompose par \es carbonates olcalins et par les alcalis caustiques, même par voie sèche ; complètement décomposé par les hydro-salfates alcalins, soltible dans Tammoniaque et dans le carbonate d'ammoniaque qu'il colore en rouge. — Lorsqu'on le chauffe dans un creuset brasqué il se change d'abord en phosphate de protoxide et perd le quart de Tacide phosphorique qu'il contient; et il se réduit ensuite ea phosphure , et perd un autre quart d'acide phosphorique. — Il est composé de :

Per-oxide de fer. . 0,533 — 100 — !«' p.p, Acide phosphorique, 0,467 — 87,61 — 1

j4r$éniures, — Varséniure de fer ssiiuré d'arsenic à 150* est composé de :

Fer. . . 0,59 — 100 ^ ,

Arsenic. . 0,41 — 69,39 '^"^

11 est d'un gris de fer. très-fragile, à cassure lamelleuse, à l^^raudes lames très-éclatantes. — Il n'est pas magnétique. — Il est très-fusible. — Par le grillage il se transforme en sousarséniale de per-oxide, avec dégagement d'acide arsënieux. — Il est inattaquable par les acides sulfurique et muriatique , facilement attaqué par l'acide nitrique , et soluble dans l'eau régale , qui le transforme en arséniate de peroxide.— Lorsqu'on chauffe du fer avec de l'arsenic il devient trcs-cassant à froid , parce qu'il ne faut qu'une très-petite quantité de ce combustible pour altérer sa malléabilité ; mais on ne peut pas , par ce moyen , obtenir un véritable arséniure : la pins grande partie de l'arsenic se volatilise avant que la combinaison ait pu avoir lieu. On ne réussit pas mieux en employant un mélange d*acide arsénieux et de charbon; mais en chauffant graduellementjusqu'à la chaleur blanche 100 de battitures de fer en poudre, 50 d'acide arsénieux , 150 de carbonate de soude et 20 d'amidon , on obtient I00d*arséniurequi, fondu de nouveau avec de l'acide ar&énieux , du carbonate de soude et de l'amidon , absorbe 25 d'arsenic. Enfin en chauffant une troisième fois cet arséniure avec le même mélange , il prend encore 15 d'arsenic; il s'en trouve alors saturé , et il en contient un peu plus de I atome pour 2 atomes de fer. Cet arséniure est un peu huileux , grenu et facilement pulvérisablc.

Lorsqu'on fait fondre à la plus haute température Tarseniure F*A ou le [ihosphure PP avec un excès de ferquc'" conque, on obtient un culot homogène d'autant plus cassant qu'il contient plus d'arséniure ou de phosphore. L'arséniure et le phosphore différent dimc beaucoup en cela du sulfure,

COMPOSÉS ARSélViÉS. 195

qui , dans les mêmes circonstances , se sépare pour la plus grande partie de la fonte.

ÀrêéniO'Sulfure. — Il existe parmi les minéraux un composé darséniure et de sulfure de fer. L'arséniure et le sulfure de fer qui contiennent la proportion minimum d^arsenic et de soufre se combinent par voie sèche, dans toutes sortes de rapports ; mais quand ils renferment un excès de soufre et d*araenic , et qu'un les fait fondre ensemble , il se dégage de l'arsenic et du sulfure d'arsenic , et il reste du sulfure de fer FeS qui ne retient que très-peu d'arsenic.

Anèniateê, — Les arséniates de fer ont la plus grande analogie avec les phosphates ; ils en diffèrent en ce qu'ils sont beaucoup plus facilement réductibles par les combustibles, — Quand^ après les avoir dissous dans un acide, on les précipite par un sulfure alcalin employé en excès , il se forme du sulfure de fer qui se dépose , et du sulfure d'arsenic qui reste dissous dans la liqueur.

Le proto-arséniate obtenu par double décomposition est gélatineux et blanc ; mais il jaunit promptement à l'air, en passant par la couleur verte-grisâtre. — 11 est très-sol uble dans les acides et dans l'ammoniaque. — Lorsqu'on le chauffe en vase clos il se transforme en arscnite de peroxide , et il se dégage de l'acide arsénieux. — Il est composé de:

Protoxide de fer. 0,477 — 100 — 8"' p, . , Acide arsénîque. 0,5i3 — 109,6 — 2 ' "^ ,

Vanéuiate de per-oxide obtenu par double décomposition est gélatineux et d'un binnc-jaunâtrc. Desséché, il est pulvérulent , et il contient environ 0,32 d'eau. — Lorsqu'on le calcine il devient d'un vert sale. Il se fond avec la plus grande facilité. — 11 est si réductible que le contact des gaz combustibles d'un foyer suffit pour en dégager des vapeurs arsenicales. — Il est ircs-soluble dans les acides forts , peu soluble dans l'acide nitrique , insoluble dans l'acide acéliqae, — soluble dans l'ammoniaque, qu'il colore en rouge. — 11 est composé de :

Per-oxide de fer. . 0,404 - 100 - 1"' p» ^5 Acide arsénique. . 0,596 — 147,50 — 1

il renferme 0,28 de fer, et 0,39 d'arsenic mélnllique.

Il y a dans la nature une combinaison d'arséniate et de sulfate de per-Oxide de fer. (Voy. Minéraux.)

Aiolure, — Lorsqu'un fait passer du gaz ammoniac sec sur du fer chauffé au rouge , son poids augmente de 0,07 à 0,1 iS, selon M. Despretz ; il devient alors blanc, cassant,

et même friable ; nioins altérable par Tair et par l'eau que le fer ordinaire ; mais il conserve sa facile solubilité dans les acides. Il est magnétique. Sa ductilité n'est plus que de 5,0. Lorsqu'un le fait chauffer dans un CDurant de gaz hydrogène W perd environ 0,07 de son poids, et il se dégage de l'ammoniaque. Traité par Tacide sulfurique étendu , il laisse dégager de l'azote ei une quantité moindre d'hydrogène que n*en donnerait le fer qu'il contient, et il se forme de l'ammoniaque.

Nitrates.— Le proto-nitrate de fer est très-peu permanent: il se change en per-nitrate par le contact de l'air , ou lorsqu'on le chauffe ; alors il se fait un dépôt brun de sousnitrate de per-oxide, et il reste un sel acide dans la liqueur.

Le per-nitrate est peu coloré quand il contient un excès d'acide, et rouge-brun quand il est saturé d oxide. Il est lacristallisable ; mais il se prend quelquefois en gelée. Il se décompose en partie par l'évaporalion , et en totalité lorsqu'on le chauffe au rouge. ^ On peut l'obtenir en traitant du fer métallique ou du fer carbonate par de l'acide nitrique en excès à chaud, ou en dissolvant de Fhydrate de per-o\ide dans cet acide.

ABTicLB v. — Composés chlorés , hromés , iodés et fluorés*

Chlorures. — 1° he proUhchlorure anhydre est incolore. d*un jaune de miel et lamelleux. — Il est très-fusibie. — il se sublime à la chaleur rouge, et ses vapeurs se condensent en petites paillettes cristallines incolores. — Par le grillage il se change en per-oxide , avec dégagement de chlore ,^n passant probablement d*abord à l'état de per-chlorure mêlé de per-oxide. — A la chaleur rouge la vapeur d'eau le décompose et le transforme en oxide magnétique avec dégagement d*acide hydro-chlorique et d*hydrogcne. — A la même température l'air mêlé de vapeurs d'eau le change en peroxide cristallin , avec dégagement de chlore et d'acide hydro-chlorique.— Il absorbe le chlore, qui l'amène à l'état de per-chlorure. — Il absorbe le gaz ammoniac à froid , et il l'abandonne par la chaleur.

Il est déliquescent , plus soluble à chaud qu'à froid , et susceptible de cristalliser par refroidissement. — Les cristaux sont d'un vert pâle , et contiennent de l'eau combinée : ils sont solubles dans l'alcool. — Le contact de l'air , l'aciJe nitrique et l'eau régale le font devenir rouge.— Le chlorure d'or le change en per-chlorure avec précipitation d'or. — Lorqii'on calcine en vase clos le chlorure hydrenx il se dé- «rage de Peau, de l'acide hydro-chlorique, des chlorures, et il reste un oxi-chlorure cristallin d'un vert-foncé. — Lorsqu'on le niéle avec de l'hydro-chlorate d'ammoniaque, il se

COMPOSÉS CHLORÉS. 197

forme un composé double qui cristallise en rhomboïdes d'un rouge-foncé, et qui est volatil.

Le proto-chlorure anhydre est compose de :

Fer. . . . 0,4S4 — 100 Chlore. . 0,666 — 180>11

FeCl

On Tobtient pur en faisant passer de l'acide hydro-chlorîque sec sur du fer métallique , ou en chauffant en vase clos , h une chaleur modérée , de Toxide de fer avec deux à trois fois son poids de sel ammoniac.

i* Le per-chlorure est d'un brunrouge et doué d'un léger éclat métallique.— II est plus volatil que le proto-chlorure. Ses vapeurs se condensent en paillettes transparentes et (rès-éclatantes. — Il se comporte avec l'air et l'eau en vapeur comme le proto-chlorure. — Il est très-déliquescent, 'kiiuble dans Talcool et dans lether; il colore ces liquides en rouge-jaunâtre.— Lorsque l'on évapore sa dissolution liquide à sec et qu'on chauffe le résidu en vase clos il se dégage de l'eau et de l'acide hydro-chlorique ; puis il se sublime du per-cblorure et il reste du per-oxide ou un oxi-chloride.— L'argent métal liquetrès-divisé le change en proto-chlorure. - Quand on le mêle avec dix-huit Fois son poids de sel ammoniac il se forme un composé qui se sublime en totalité. —Le per^hlorure de ier correspond au per-oxide , et il est composé de :

Fer 0,340 — 100 ^.^p,.

Quand on chauffe un chlorure de fer avec de l'argile il est décomposé par l'eau de combinaison que contient l'argile, et celle-ci reste mêlée de per-oxide de fer.

Bràmurei, — Le proio-brômure est volatil à la chaleur roDge, et se condense sous forme de petites écailles d'un jaune d'or. — Il est très-sol uble , et se régénère par l'évaporation à sec ; il contient :

Fer. . . . 0,2575 — 100 p n .

Brome. . 0,7425 — 292,28 ^^^^

En évaporant la dissolution à sec au contact de l'air et reprenant par l'eau, ce liquide dissout du per-brômure qui est d'un rouge-orangë , déliquescent, et soluble dans l'alcool. ^ On prépare le proto-brèmure en faisant chauffer douceinent du fer bien décapé avec du brônie auquel on ajoute vingt fois son poids d'eau.

lodure. — Le proto-iodure est brun , fusible au rouge et volatil; soluble dans l'eau , qu'il colore en vert. — Il est composé de :

Fer. . . . 0J812 — 100 « .,

Iode. . . 0,8188 - 451,75 '^'

Fluorures. — l** Le proto-fluorure préparé en faisant dissoudre du fer dans Tacide fluorique cristallise en tables carrées incolores. — l\ est peu soluble dans l'eau, maissolubie dans un excès d'acide. — La chaleur le décompose avec dégag;enient d'eau el d'acide fluorique.

^o Le per-fluorure est très -soluble. Sa dissolution est incolore ; mais elle fournit par évaporation des cristaux d'un rouge de chair tendre.

ARTICLE VI. — Composés bores et silices,

Borure, — Suivant M. Lassaigne , en faisant passer uu courant de gaz hydrogène sur du borate de fer chauffe au rouge dans un tube de porcelaine il se produit un borure qui contient 0,2257 de bore, c'esl-à-dire environ I atome de chaque élément ; mais ce résultat est contesté : M. Arfwedson dit qu'on n'obtient que du fer et de lacide borique.

Borates, — Le borax donne avec les sels de protoxide de fer des précipités de proto-borate dont l'eau peut séparer la plus grande partie de l'acide, et avec les sels de per-oxide des précipités pulvérulents d'un jaune-pAle de per-borate.

Les borates de fer sont en général très-fusibles. [Voyez T. L) — Ils sont complètement réductibles par le charbon: l'acide borique se volatilise pour la plus grande partie pendant l'opération ; une autre partie forme une scorie fondue qui ne retient pas d'oxide de fer, el cnGu selon Descotilsct Graelin . il s'en réduit quelquefois une fietite quantité , et alors le fer relient un peu de bore.

Silicinres. — Les fontes qui sont produites dans les hautsfournoauiL alimentés })ar le coke renferment plusieurs centicuios de silicium. (V^oy. Produits d'arts,) Les fontes obtenues avec le rhnrbon de bois , à une température moins élevée, en contiennent toujours aussi une petite quantité ; mais jusqu'ici Ton n'a pas préparé de combinaison de silicium et de fer exemptes de carbone. Lo silicium ne nuit pas à la (pialité des fontes , au contraire il parait qu'il les rend plus propres à être confectionnées en objets de mouleric. Il est converti en totalité en silice dans l'opération de l'affinage ; en sorte que le fer et l'acier du commerce n'en contiennent pas sensiblement. Les foutes , dans lesquelles il y a du silicium, sont très-facilement attaquables parles acides.

Silicates. (Voy, T. I.)

COMPOSÉS CARBONÉS. 199

AtTicLi TH. — Compotes carbonés.

Carbures, — Nous avons déjà parlé de l'acier et de la fonle, qai soDt des combinaisons de fer et de carbone en proporlions diverses , niais dans lesquelles lo fer domine beaucoup. Nous avons encore a dire un mot dequelques autres carbures qui contiennent une plus grande quantité de carbone.

Lorsqu'on chauffe en vase clos , a la chaleur blanche , du blea de Prusse ou cyanure de potassium et de fer, ou un sel de fer à acide organique, on obtient des poudres noires queM. Berzélius regarde comme des carbures; mais d*autres chimistes , et entre autres M. Robiquet^ considérant que ces poudres sont très-magnctiques ^ que Tnir humide les convertit en rouille , et que les acides en séparent le fer très-aisément, pensent que ce ne sont que des mélanges de charbon et de fer un peu carburé.

£d chauffant à 150°, dans un creuset brasqué préalablement rougi pour chasser Peau de la brasque, du cyanure de potassium et de fer calciné en vase clos , on obtient une masse de même volume que la matière employée, friable, et composée d'une multitude de petites grenailles magnétiques d*uo gris de fer; solubles dans Tacidc muriatiquc, avec dégagement d'hydrogène et dépôt de charbon ; ce doit être du fer trés-carburé , mais il parait qu'une partie du charbon produit par le cyanure reste simplement mélangé avec les grenailles. Tout le potassium est converti en carbonate de potasse par Tair qui pénètre à travers les pores des creusets ^ et reste infiltré dans la brasque.

M. Faraday a fait chauffer de Tacier avec de la poussière de charbon, puis il a refondu la même matière dans un creuset brasqué, en la tenant mposée à la plus haute température des fourneaux d'essais. Il a obtenu un culot recouvert de plombagine; en chauffant encore une fois ce «uilot pendant longtemps et de la même manière , il est parvenu à le convertir en totalité en plombagine. Celle-ci était brillante, molle, tachant le papier, infusible. M. Faraday n'a pas examiné quelle était sa composition.

On a cru pendant longtemps que la plombagine native et la plombagine écailleuse qui se produit dans les hauls-fourneaux au commencement de.*) fondages , ou quand on les charge peu de rainerai, étaient des carbures, contenant seulement 0,04 à 0,05 de fer ; mais M. Bouesnel a fait voir que la plombagine des fourneaux ne contient point de fer, et il est cerlain maintenant que ces deux sortes de plombagine ne sont que du carbone pur.

Voici quelle serait la composition de quelques carbures eo [>roporliuiis définies.

FeC» FeC» FeC Fe*C Fe*C Fe«C Fer. . . 6,60d ~ 0,690 — 0,819 — 0,899 - 0,947 — 0,9645 Carbone . 0,400 - 0,310 — 0,183 — 0,101 — 0,055 — 0,0357

Carbonates, — On ne connaît aucua moyen de préparer le carbonate de fer anhydre; mais ce compose est u)rt commun dans la nature. (Voyez Minéraux.)

Quand on ajoute uo carbonate alcalin à une dissolution d'un sel de protoxide de fer, il se fait un précipité blanc qui verdit promptement , et jaunit ensuite à l'air eu absorbant de Toxigène. Ce précipité blanc est soluble dans le sel ammoniac. Quand le précipité est devenu tout-à-fait brunjaune , on lui donne le nom de safran de mars apéritif» C'est

alors , d'après M. Soubeiran , un mélange d'bydrate FAq^, et de carb'tnate de per-oxide F^^^» ^^n* lequel U proportion du carbonate devient de plus en plus petite.

Les carbonates alcalins en excès forment dans les dissolutions de sels de per-oxide de fer des précipités jaunes-bruns qui ne contiennent pas d'acide carbonique ; ils renferment 0/2B à 0/29 d'eau , et retiennent une petite quantité de Tacide du sel précipité. Le dépôt ooreux qui se forme dans les eaux minérales est de même nature, et coutient quelques centièmes d'acide phosphorique. Mais, selon M, Soubeiran, dans le premier moment les carbonates alcalins donnent

des précipités qui sont le carbonate de fer F ^^^» ^^ <^e carbonate se transforme spontanément et immédiatement en hydrate ^0 Âq^, avec dégagement de l'acide carbonique.

Oxalates, — Vojcalate de proloside defertsi pulvérulent^ d'un très-beau jaune-serin , inaltérable à l'air, — insoluble dans l'eau , mais soluble dans les acides forts , et un peu soluble dans l'acide oxalique, a?ec lequel il forme un sel acide cristallisable en grains verts. — Par calcination en vases clos il donne 0,49 de fer métallique très-pur et pyrophorique.

Voxalate de per-oxide est très-soluble. — Les dissolutions étendues sont Jaunes ; les dissolutions concentrées sotii vert- bouteille foncé. On peut par évaporalion à une douce chaleur rapprocher beaucoup les dissolutions sans altérer le sel^ mais si l'on évapore à l'ébullition , ou si l'on dessèche fortement le résidu , il se change pour la plus grande partie en oxalate de protoxide d'un jaune-serin , avec dégagement d'acide carbonique. — M. Dœbereiner a reconnu (|u<: les dissolutions ne s'altèrent pas duns Tobscurité , même à la chaleur do fcbulliiion , mais qu'elles se changent pron)p-

COMPOSÉS CARBO-AZOTCS. 3)1

temenl en oxalate de protoxid^ crislallin sous rînfluence de la lumière, même à froid. — L^oxalate de per-oxide est soluble sans altération dans l'alcool. — • On peut l'obtenir en traitant directement de l'hydrate de per*oxide, même natif, par l'aeide oxalique. — il forme avec l'oxalate d'ammoniaque on ael double criatallisable en beaux cristaux vertpomme.

Jeéiat4f$. — Vacéiate de protoside de fer cristallise en petits prismes. Il ae sur-oxide promptement à l'air. — On le prépare ordinairement en décomposant le sulfate de fer par l'acétate de plomb.

L'acétate de per-oxide est rouge , incristallisable ; il se prend en gelée par l'évaporation , et il se décompose totalelueot par la dessiccation à 100°. — On le prépare en exposant à l'air des copeaux de fer arrosés de vinaigre.

Suceinates. — Le succinate deprotoxide est brun ^ soluble et cristallisable.

Le tuceinate de per-oxide est d'un rouge-brunâtre , floconneux, insoluble dans Teau, mais soluble dans les acides, l'eau cb. le transforme en partie en sel acide qui se dissout et en sous-sel insoluble.

ABTicLE VIII. — Composés carbo^atotés.

Bhu de Prusse. — On obtient du bleu de Prusse de ' deux manièrea : 1^ en précipitant un sel de per-oxide par ie prussiate de potasse ferrugineux (cyanure de potassium et de fer) , et 2® en précipitant par le même réactif un sel de protoxide de fer , agitant le dépôt au contact de l'air^ et le lavant à grande eau. Les deux composés ont le même aspect , mais ne sont pas de même nature.

1^ Le premier bleu de Prusse est d'un bleu intense, surtout celui que Ton obtient avec le nitrate. 11 est très-léger, très-divisé , et à cause de cela difficile à filtrer. — 11 commence à se décomposer à 300®. Chauffé en vase clos il donne de l'eau , de l'hydro-cyanato et du carbonate d'ammoniaque, et il reste dans la cornue une poudre noire que les uns considèrent comme un carbure de fer , et les autres comme un simple mélange de fer et de charbon. — Par le grillage le bleu de Prusse s'enflamme comme un pyropbore, et se change en per-oxide, en laissant dégager de fhydrocyanate et du carbonate d'ammoniaque. — Il est insoluble dans l'eau et dans les acides faibles. L'acide sulfurique coucentré le fait devenir blanc sans l'altérer. — L'acide muriatique concentré le décompose au bout de quelques heures^ et le change en peroxide qui se dissout, eten hydro-cyanate acide de protoxide, blanc, et insoluble dans l'acide muriatique concentré. — L'acide hydro-sulfurique lui fait

20« FFR.

éprouver In même décoinposilion par voie humide, el le change en sulfure par voietèche. — Le fer et Tëtain métalliques , le proto-sulfate de fer et le proto-chlorure d*étâin le font devenir blanc. — Les alcalins , leurs carbonates el les terres alcalines le décomposent: il se sépare du per-oxide de fer, et il se forme des cyanures doubles ferrugineux. — Le deutoxide de mercure le décompose complètement avec formation de cyanure de mercure. — Ce prussiale est un hydro-cyanate double, composé de 3 atomes d'h y dro-cyanate de protoxide de fer, et de 4 atomes d'hydro-cyanate de pcr-oxide.

Selon M. Gay-Lussac , le bleu de Prusse préparé avec les sels de per-oxide de fer renferme toujours du cyanure de potassium , dans la proportion de 0,02 au moins, et il en contient souvent plus de 0.09.

2° D'après les expériences de M. Robiquet , \e prussiate blanc que Ton obtient en précipitant un sel de protoxide de fer par le prussiate de potasse a une composition variable selon la proportion relative des deux sels employés : efFectivemonl , si Ton mêle à 12 p. de prussiate alcalin, de 9 à M de sulfate de fer, les liqueurs filtrées ne contiennent dans aucun cas ni prussiate ni fer. Les précipités paraissent être de nature analogue au prussiate de potasse ferrugineux, mais contiennent plus de cyanure de fer. Lorsqu'on les laisse exposés s\ Tair, ils bleuissent en absorbant Toxigène, et abandonnent une combinaison de potassium , de cyanogène et de fer, dans laquelle le cyanure de potassium domine , cl que Teau dissout. Au bout d'un très-long temps le précipité, devenu bleu , ne contient plus de potasse, et est transformé en ce qu'on appelle le second bleu de Prusie,

3® Le second bleu de Prusse a une couleur plus belle que le premier. — Il est insoluble dans les acides et dans Teau qui contient un acide ou un sel ; mais il est souvent soluble dans Teau pure et dans Talcool employés en grande quantité. M. Robiquet a reconnu que cette solubilité n'a lieu que quand on a employé , pour préparer le prussiate blanc qui sert à le produire, plus de 6 p. de prussiate de potasse pour 5 p. de proto-sulfate de fer. — Ce fait est bien connu dans les fabriques, car on a grand soin d'employer ces deux sels en proportions déterminées ; sans quoi , dit-(»n , on ne pourrait pas laver le bleu , parce qu'il se dissoudrait.

Le bleu de Prusse que Ton emploie duns la peinture et dans la teinture est toujours préparc avec les sels de protoxide de fer ; mais il n'est pas du tout soluble dans feau. Il retient toujours une quantité (rès-notable de potasse: aussi ne peut-on pas s*en servir pour préparer le cyanure

de mercure pur. Souvent oussi il est mélangea dessein avec de ralumine, de la craie ou de Tamidon.

M. Berzëlius considère le second bleu de Prusse exempt de potasse comme un sous-hydro-cyanate double , composé de 1 atome de sous-hydro-cyanatc de protoxide de fer e( de 2 atomes de sous-hydro-cyanate de per-oxide.

AtncLi IX. — Composée métalliqueê.

S !•'. — . Alliages.

Chrome. — Le chrome et le fer peuvent s'allier en toutes sortes de proportions. Les alliages que forment ces métaux sont très- durs , cassants, à texture cristalline , d*un blanc plus gris et plus éclatant que le fer ; moins fusibles , beaucoup moins magnétiques et beaucoup moins attaquables par les acides que ce métal. Ces propriétés sont d*autant plus prononcées que Talliage renferme plus de chrome. — L*alliage , composé de :

Fer 696,00 ~ 0,83 — 5«'

Chrome. . . 351,82 — 0,17 - 1

est d^uR blanc presque argentin , à structure fibreuse , difficilement attaquable parla liniCy très-cassant.

l/alliage qui contient 0,60 de chrome et 0,40 de fer se fond au fourneau d*cssai en un culot bien arrondi , rempli de grosses bulles tapissées de cristaux prismatiques allongés et eotre-croisés, si fragile qu'on peut le réduire en poudre fioe dans un mortier d'agate. Il est plus blanc que le platine. — Sa dureté est telle, qu'il raie le verre aussi profondément que peut le faire un diamant. — Il est trcs-difficilenent attaquable par les acides les plus forts , même par l'eau régale. — 0,01 à 0,02 de chrome (iunncut à l'acier fondu de la dureté et la propriété de prendre un lrcs-b(»au damnssé, sans diminuer sa malléabilité.

On obtient facilement ces alliages en chauffant très-fortement dans un creuset brasqué des mélanges d'oxides de fer et de chrome; cependant, lorsque ce dernier oxide domine , il est bon d'ajouter de la poudre de charbon au mélange, pour faciliter la réduction. — On peut aussi préparer ces alliages en employant les minerais qui portent le nom de fer chromé, auxquels on ajoute la proportion d'oxide qu*on juge convenable ; mais dans ce cas , il faut y joindre un fondant qui puisse retenir la silice et l'alurainc ^ne contiennent ces minerais. L'expérience a prouvé qu'on réussit très-bien en employant 1,00 de verre blanc ou ^,40 de borax fondu , pour 1,00 do minerai. Si l'on opère sor une quantité un peu grande . il convient de mélanger

2'M re».

aux oiides la quantité de poussier de charbon nécessaire pour les réduire.

Tungstène, — L*alliage composé de:

Fer 0,63 — 6«'

Tungstène. . . 0.37 — 1

est un peu bu lieux , d'un gris plus blanc que le fer , éclatant , dur , plus cassant que la fonte ordinaire , À structure lamellaire.

Le wolfram très-fortement chaoffé au creuset brasqué donne un alliage composé de :

Fer 0,164 — S«'

Manganèse • • . 0,058 — 1 Tungstène. . . 0,778 — 4

qui exige pour se fondre la plus hante température des fourneaux. ^- 11 ressemble à une fonte blanche: il est lamelleux , diir et cassant. — Avec 14 p. de wolfram et 9,50 p. de battitures de fer, on a un alliage composé de :

Fer 0,434 — 18»'

0,086 — 1 Tungstène. . . 0,581 — 4

Cet alliage est complètement fusible, gris de platine, lamelleux, dur et cassant.

Molybdène, — Les molybdures de fer sont complètement analogues aux tungslures. — L'alliage qui contient 0,30 de molybdène est fusible, plus blanc que le fer, extrêmement dur, cassant, mais tenace , à cassure inégale el grenue.

Tantale, — Le fer produit avec le tantale des alliages imparfaitement fondus quand le tantale y est en proportion un peu forte , cassants et très-durs. — L'eau régale en sépare le tantale sous la forme d'une poudre grise , en dissolvant lentement le fer.

Manganèse. — Le fer , par l'affinité qu'il a pour le manganèse , facilite la réduction des oxides de ce métal au contact du charbon. — La fonte préparée avec des minerais manganésifères contient jusqu'à 0,07 de manganèse ; elle est très- cassante, lamelleuse, à grandes lames, blanche et trèséclatante. '— L'alliage composé de:

Fer 0,745 — 8*'

Manganèse. . . 0,255 — 1

est plus blanc que le fer, éclatant , très-cassant, h grains

fins.

Les alliages de fer et de manganèse sont d'autant plus

difficiles à fondre qu'ils contiennent plus de manginèsc.

— Ils flODt plus oxidabies que le fer : ils eihalent lodeur dliydrogèDe sous Tinsufflation de Thaleine ; ils se recouvrent promptemeDt d'une croûte d*oxide nuir lorsqu'on les expose ^ Tair humide. — Quand on les chauffe sous le rent d'un soufflet, au contact de scories siliceuses , le manganèse s*oxide plus rapidement que le fer et se dissout dans les scories, et il vient un moment où il ne reste que du fer pur. C'est ainsi que se pratique Tafilnage des fontes manganésées.

Niekil et cobalt. — Le nickel et le cobalt s*allient trèsfacilement avec le fer , et dans toutes aortes de rapports. Les alliages ont les mêmes propriétés que le fer pur , et sont plus blancs. — L'alliage composé de:

Fer 0,917 — 12'»'

Nickel. . . . 0,088 — 1

obtenu en réduisant un mélange de deux oxides au crensetbrasqué, est demi-ductile , très-tenace, à cassure grenue un peu écailleuse* — Il est identique avec le fer météorique.

Cuivre, — Le fer et le cuivre ne peuvent pas contracter de véritables alliages ; mais quand on fond ensemble cen deux métaux à une haute température , la fonte retient une petite quantité de cuivre qui reste dans le fer lorsqu'on soumet la fonte à l'affinage. — Le fer qui contient du cuivre est trés-tenace à froid ; mais il est cassant à chaud ^ et l'oo ne peut le forger qu'au dessus du rouge-blanc et au dessous du rsuge-cerise. — Il est probable qu'une forte proportion de cuitre, 0^0 1 par exemple, donnerait à la fonte de la ténacité, et la rendrait plus propre à être employée en objets de raoci- Jerie. Il serait à désirer qu'on en fit l'essai.

Argent, — Uargent et le fer ne peuvent pas s'allier ; mais le fer chauffé avec de l'argent retient une certaine quantité de ce métal , et selon M. Karsten, il suffit de 0,0004 pour diminuer la soudabilitc du fer.

Or. — Go emploie dans les arts plusieurs alliages d'or et de fer. ( Voy. Or.)

Platine^ etc. — M. Faraday a reconnu que l'acier et' le pilolnie donnent des alliages fusibles, ductiles, et susceptibles de prendre ua très-beau poli, — Avec 1 d'acier et 1 de platine l'alliage a une densité de 9,86. — Avec 1 d'acier et 4 7 de platine la densité de l'alliage est de 15,88. — Un centième de platine, de rhodium, d'iridium , de palladium et de chrùme , donne de la dureté et du corps à l'acier , et la propriété de prendre un très-beau damassé lorsqu'on le frotte avec de l'acide sulfurique étendu. — L'acier allié est beaucoup pliks fàcileuieul attaquable par l'acide sulfurique

étendu que Tacier pur. Voici Tordre dans lequel il Test le moin9 : l'acier pur ^ allié de chrome , d'argent , d'or, de nickel , de rhodium , d'iridium , d'osmium , de palladium et de platine. L'acier allié au plaline est tellement attaquable , qu'il peut être dissous dans l'acide acétique. (Voy. Platine,)

jéntimoine, — Le fer et l'antimoine ont beaucoup d'affinité l'un pour l'autre. Les alliages sont beaucoup plus fusibles que le fer, et très-cassants. — L'afiltmatiture contenant 0,705 d'antimoine , ou 1 atome ])0ur 1 atome de fer , est indécomposable parla plus haute chaleur; mais les anlîmoniures qui renferment une plus forte proportion d'antimoine sont ramenés, par une température do 150*^ à n'en contenir qu'environ 1 atome pour 1 atome de fer.

Potassium et sodium. — Le potassium et le sodium se combinent facilement avec le fer; mais la plus grande partie des métaux alcalins sont séparés de leur alliage par une température très-élevce , et ils le sont en totalité lorsqu'on chauffe les alliages au contact de l'air , surtout s'il y a présence de matières siliceuses. — M. Karslen croit que 0,0003 de potassium durcit le fer et diminue sa soudabilité.

Calcium et magnésium. — M. Bcrzélius n'a pas pu obtenir les alliages de fer et de calcium ou de magnésium en chauffant du fer avec du charbon et de la chaux ou de la magnésie. Cependant la fonte renferme quelquefois une quantité^ extrêmement petite à la vérité, de calcium et de magnésium.

M. Karsten assure qu'il a trouvé dans un fer obtenu en ajoutant de la chaux h la fonte, 0,00117 de calcium, et qu*il suffit de 0,0009 de ce métal pour lui communiquer de mauvaises qualités.

Glucinium, — Selon M. Stromeyer, on obtient un alliage de fer et de glucinium en chauffant très- fortement du fer avec de la glucine et du charbon.

Aluminium, — M. Faraday a obtenu un alliage de fer contenant 0,064 à'aluminium et une proportion indéterminée de carbone , en tenant en fusion à une très-haute température, et pendant un temps considérable, de l'acier très-carburé réduit en poudre et mêlé avec de Valumine, — Cet alliage était blanc, très-fragile, à structure grenue.

§ 2, — Sels.

Le cfirômate de protoxide de fer n'existe pas , parce que le protoxide de fer ramène l'acide chrômique à l'état d'oxîde vert.

Le chrômate de per-oxide est brun, insoluble dansl'eau^ mais décomposé par ce liquide employé en grande masse :

Tacide chrômique est dissous , et Toxide de fer reste pur.

— L acide inurialique le dissout et le décompose avec dégagement de chlore.

Le ckrômùe de per-oxide est d'un brun-fauve , insoluble dans Teau , peu solubie dans les acides, soloble dans Tacide muriatique sans décomposition. — Les alcalis n*ont qu'une faible action sur lui par la voie humide; mais par la voie sèche avecle contact de Fair, ils le décomposent en changeant loxide dechr6me en acide chrômique. — On trouve parmi les minéraux plusieurs chrômites de fer combinés avec l'alumine, etc. ( P^ oy. Secl, H.)

Le tungstate deprotoxide de fer est brun quand il renferme un excès de base , et bleu quand il est avec excès d'acide.

— Ces tungstates , récents et humides, absorbent promptement Toxigène de l'air. — Le tungstate basique est changé en tungstate acide par l'acide muriatique. — Il n'est décomposé par Tammoniaque que lorsqu'il y a contact de l'air, ou lorsqu'il peut se sur-oxider par tout autre moyen. — Le tungstate de protoxide existe dans le wolfram, combiné avec le tungstafe de manganèse.

SECTION II

Minéraux,

Le fer se trouve dans tous très-grand nombre d'espèces , il suit :

Fer métallique. |

Alineraux uxigenes : • j Qo

Minéraux sulfurés et tella rés :

Minéraux phosphores et arséniés :

Minéraux silices : .

Minéraux carbonés

lo

les terrains , et constitue un que l'on peut classer comme

Le fer météorique.

Le per-oxide anhydre , Le peroxide hydraté , Voxide magnétique , La franklinite ;

Les pyritesjaunes et blanches^ Lespyritea magnétiques , Les sulfates , Le tellurure ;

Les phoêphates , Varséniure , VarséniO' sulfure , Les arséniates , Les arsénio^ulfates ,

Les silicates (trèsmultipliés);

Le carbonate ,

Jj* oxalate (humboliite) ;

Minéraux à aeides nié* talliques :

l^ Les ohràmUes ,

2<> Le iungstate^

S*" Les tantaliteê et tantafaieê ,

4'' Les iitanateê*

ARTICLE PREMIER. — FCT flOtif.

Fer natif. — Selon MM. Bourrait et Lée, on trouve du fer natif k Cbanaan , dans le Connecticul. — Il se rencontre en filons dans une roche quarzeuse ou en lits minces dans un schiste micacé. Sa structure est cristalline^ et conduit h des tétraèdes obliques. — Sa p. s* est de 6,72 au plus. — Il ne contient aucun métal étranger^ mais ii est mélangé de graphite, et il est associé avec de l'acier natif*

On annonce aussi qu'il y a du fer natiF dans le conUc de BedFort , «*n Pensylvanie. Ce fer est malléable, cristallin, coniposé de petits prismes rhomboîdaux. — Sa p. s. etri de 7^837. — Il conlient 0,0150 d*arsenic, et 0^0040 de graphite.

Quoi qu'il en soit de ces deux exemples, on n*a pas encore trouvé de fer métallique inhérent à la croûte du globe en Europe; mais on a rencontré dans beaucoup de lieux des masses considérables de fer météorique, et il ne se passe pas d'année sans qu'il en tombe quelque part.

Le fer météorique renferme toujours du nickel, et quelquefois du cobalt et du chrome. M. Stromeyer a annoncée y avoir trouvé du molybdène et du cuivre. — Il est bien malléable et tenace ; on s*est servi d'une portion de la masse trouvée à Santa-Rosa près de Santa-Fé de Bogota , pour faire une épée qui a été offerte à Bolivar.

De

Sanla- RoM.

Toluo*

niebogon.

Uigle.

trace.

Sienne.

Ch«looay.

Fer.

Nickel

Cobalt

Chrome

Manganèse . . .

Soufre. .....

Matières pierreuses. . , .

trace.

traee.j 0,998

(Ij Masee de fer trouvée en Sibérie par Pal las. Elle ren-

VINÉRAUX OXIG^NÉS. 209

ferme quelques parties cassantes qui contiennent du soufre. (M. John.)

(2) F%r de Sania-Rosa, près de Santa-Fé de Bogota. (IX. Rivero et Boussingault.)

(5) Fer de Toluca^ près de Mexico^ rapporte par M. de Hiiioboldt. Il contient à peu près 1 atome de nickel pour IS atfimes de fer.

If^ fer météorique qui a été découvert en Afrique, à 200 milles du cap de Bonne-Espérance , par le capitaine B^irrow, contient 0,10 de nickel^ selon M. Tennant. (4) Ferd'Ei/ebogen. (M. John.) (9) Ferdei aèrolUhes de Laiglê, (M. John.)

(6) Fer deà aéroUihes de Sienne, (M. John.)

(7) Ferdee aéroliihes de Chatonay, (N. John.)

AiTicLB II. — Minéraux oxigénés.

A. Per-oxide^ fer oxidé. — Le per-oxide de fer est Irèsabondamment répandu dans la nature. On le trouve dans tous les terrains; il se présente sous quatre états principaux que Ton distingue par les noms àe fer oligiête ,^ fer micacé ^ fUmelite et oxide compacte.

\* Fer oligiete ^ en cristaux qui dérivent d'un rhomboïde iréi-voisin du cube, d*un noir métallique très-éclatant et soDvent irisé. Leur cassure est quelquefois lamelleuse , et le plus souvent inégale. Leur poussière est rouge. Leur densité est de 5,01 a 5,22. — Le fer oligistc est presque toujours légèrement magnétique ; ce qui tient à cequ*ilest niété d*une faible quantité d'oxidule. i— Il se présente quelquefois en pseudomorphoses : on le trouve, par exemple, a Framont, en petits grains octaèdriques disséminés dans de loxide de manganèse terreux.

II j a un gisement très-considérable de minerai de fer à nie d'Elbe , dans lequel on trouve beaucoup de fer oligiste «Q cristaux : ces cristaux renferment souvent un peu d*oxide niAgnétique et de titane. — Il y a a Framont. dans les Vosges, du fer oligiste en très-petits cristaux brillants. On f trouve aussi des octaèdres réguliers disséminés dans une nri^ile brune très-mangonésifére qui remplit un Glon. Ces octaèdres ne sont pas magnétiques , et leur poussière est rougi» : ils ne contiennent pas de proloxide de fer; c*est du per-oxide pseudomorphique.

2* Micacé j cristallisé en tables hexagonales douées d'un grand éclat métallique. 11 est alors lamelleux et divisible en très-petites paillettes translucides. Sa poussière est d'un rouge vif. Sa densité est de 5,25.

3* Hématite^ en masses mumelonnces fibreuses, d*un

rouge-sombre , souvent métalloïde à la surfece, irès-dures. Leur densité est de 4,8 à 5,0. — Cette variété est souvent mélangée d'oxide de manganèse ; alors elle devient d*un rouge-brun presque noir.

4° Compacte,^ granulaire ou terreux^ en masses compactes, sans éclat, à cassure grenue ou lei reuse, ou en grains sphériques ou arrondis, à cassure souvent fibreuse. Leur pouj$sière est rouge. Cette variété est très-fréquemment mélangée d'oxide de manganèse et d'hydrate de ^r, et en outre elle se trouve associée avec les mêmes substances que Thydrate compacte et terreux , et que nous ferons bientôt connaître.

En général Je per-oxide de fer est difficilement attaquable par les acides. Pour en opérer la dissolution il faut le réduire en poudre impalpable , et le faire bouillir longtemps avec de l'acide niuriatique concentré.

LaBoohe Bernard.

Motolle.

Cherbourg.

VODt

La 1 Voulte.

Per-oxide de fer.

'Oxide de manganèse

Silice

Alumine. . . •

Argile ....

Carbonate de chaux ....

Carbon, de magnésie

'.Eau

Foula- Diallon.

Foota- Uiallon.

Beaux.

haïe.

sterling.

Per-oxide de fer.

|Oxide de manga-

1 nèso

Silice

jAlumine. . . .

'Argile

Eau

Oxide de chrome ' et de titane . .

0,'iÏ4

race.

0,'52Ô 0,202 trace

MINÉRAUX 0\IGÉ1NÉS. 211

[l] Minerai micacé de la Roche- Bernard (Loire-Iiifërieure^ schisteux, micacé, d'un gris métallique très-éclatant, iiiiimement mêlé de quarz et dhin peu de mica.

(2) Minerai compacte du département de la Moselle ; amorphe, à cassure ioégale, grenue et mate y d'un rougefoncé. Sa densité est de 5,01. Il donne 0,715 défunte à l'essai.

(^) Schiste ferrugineux de Cfierhourg^^\xTi rouge- viol a ce, tendre^ très-pesant ; on l'emploie en guise de pouzzolane pourfaire do béton.

(4) Minerai en graine de Bohème ; grains ronds d'un rooge-brun , agglutinés par une argile de même couleur.

(5) Oxide oolitique calcaire de Mont-de^Lazac (Aveyron) ; grains rouges très-petits empâtés dans un calcaire jurassique.

(6) Minerai compacte de la F'ouUe (Ardèche) ; d'un rougefoncé. Il forme des bancs épais intercalés dans le lias, et accompagnés de bancs de fer carbonate argileux.

(7) Minerai du Fouta-Diallon , dans le haut-Sénégal , rapporté par M. MoUien: compacte, amorphe, d'un rougebroD-foDcé, Teiné de blanc- jaunâtre , à cassure mate. Les nègres le fondent avec du bois dans des fourneaux très-bas, par un procédé qui a de l'analogie avec la méthode catalane, et ils en retirent du fer de très-bonne qualité.

(8) Minerai pauvre du Fouta-Diallon , d»ns le haut-Sénégal, qui se trouve avec le précédent; morceaux amorphes, arrondis, d'un rouge-bru»; nuancé de quelques veinules d'oD blanc-jaunâtre , à cassure maie et terreuse ; poussière rouge. Sa densité est de 2,25. Les acides le dissolvent presque entièrement. C'est un mélange de per-oxide de fer anhydre et d'hydrate d'alumine.

(9) Minerai en grains des Beaus , près d'Arles ; en grains àe la grosseur d'un pois, disséminés dans une pâte de même natare et pénétrée de carbonate de chaux. La potasse liquide lai enlève toute l'alumine.

(10) Minerai exploité à six lieues de Dôle (Jura) ; grains arrondis , très-petits , rouges , disséminés dans une argile de même couleur. Quelques maîtres de forge l'emploient comme fondant^ sans doute pour traiter les minerais tro|> siliceux.

{\\)Minerai de Sterling en Massachnssetts (M. Thomson] ; d'un noir métalloïde^ à poufsière rouge, lamellaire^ parais- SâDi avoir pour forme l'octaèdre régulier, fragile. Sa p. s. wt de ë,079. — Il est faiblement magnétique.

B. Per-oxide hydraté, fer Hydraté, — Le per-oxide de fer l^ydraté se trouve dans tous les terrains , et il est beaucoup plus abondamment répandu encore quek^jp^jidiUiide au-

C^L]pbRl>i\^-^^-^

hydre. — Il est brun ; sa poussière est d*un brun tirant au jaune ^ ce qui le dislingue de Toxide sans eau, dont la poussière est rouge. — Sa densité est de 3,922. — Il perd de Teau par la caleination et devient rouge. Il se difsout AÎsciuent dans Tacide muriatique el dans plusieurs autres acides , tels que Tacide oxalique , etc. On lobserve très-rarement cristallisé; ses cristaux sont très-petits et dérivent du cube ou de Toctnèdre. Il existe principalement à Tëtat d*hémalite ou à IVtat compacte ou terreux.

Hématite, — Les hématiteè hydratées sont mamelonnées , à cassures fibreuse, brunes et souvent noires : dans ce dernier cas elles sont mélangées d'hydrate de manganèse compacte^ granulaire f«u terreux.

Le fer Rydtaté , compacte ou ferreus ^ a les mêmes caractères que le Fer oxidé , si ce n*est que sa poussière est jaunâtre.

De loua les minerais de fer, Thydrate est le plus commun : In variété granulaire alimente plus des trois quarts des htiuls* fourneaux de France. Cette variété existe dans plusieurs formations, mais principalement dans le calcaire oolitique et dans une formation plus nouvelle que ce calcaire et |*eutêtre contemporaine a ses derniers dépôts.

Dans la formation oolilique, les minerais granulaires sont stratiHés avec des argiles et avec des bancs de pierre calcaire ; les grains sont ordinairement très-petits et tantôt disséminés dans une pâte calcaire sans se toucher , tantôt très-rapprochés et enveloppés dans une argile ferrugineuse; ces minerais ne sont jamais riches, et donnent presque toujours de mauvaise fonte, parce qu'ils contiennent ordtoai* renient de Tacide phosphorique.

Les minerais granulaires de la formation plus moderne que les colites se trouvent en amas dans les crevasses et les dépressions du sol sur lequel ils reposent , ou en bancs horixontaux qui alternent avec des argiles, des sables quarzeux et des grès : ils sont très-rarement calcaires. Le plus souvent les grains ne sont pas agglomérés entre eux , et ils deviennent libres quand on délaie dans Peau Targile sableuse qui les enveloppe ; mais quelquefois ils sont fortement agglutinés par une pÀte ferrugineuse dont la composition diffère peu de celle des grains eux-mêmes.

On a longtemps qualifié les minerais granulaires soit hydratés, soit anhydres, de minerais d'alluvion , parce qu'on croyait qu*ils avaient éprouvé un transport durant lequel il* s^étaient arrondis par le frottement; mais on est maintenaitl revenu de cette erreur: In structure fibreuse et mamelonnée de ces grains, et toutes les circonstances de leur gisement t prouvent qu'ils n*onl pas été roulés , et que chacun d'eux a

MINÉRAUX OXIGÉNÉS.

ëtë Formé par dépôts successifs aulour cl*iin p<>tit noyau de qaarz, d'argile, etc.

Les minerais hydratés des diverses formations admettent un très- grand nombre de substances en mélange intime ou en mélange mécanique , savoir : 1<^ le per-oxide de Fer; 2° le carbonate de fer ; 3^ le phosphate et l'arscniato de fer; 4* divers alumino-silicates de fer magnétiques ; 5<* le fer titane en trôs-pelits grains octaèdriques ; 6^ les oxides et Fhydrate de manganèse; 1"* le carbonate et le silicate de linc; S^ ioxide de chrome ; 9® le sulfate de baryte ; 10* le phosphate de chaux ; Ko ]e carbonate de chaux et le carbonate de magnésie; lî'^rhydrate d^alumine;!}"" l'argile pure G I bitumineuse; U** le quurz. Assez souvent aussi ils contiennent des noyaux de pyrites deferet des parcelles de galène.

Le tableau suivant présente la composition de vingt variétés provenant de lieux différents.

Looywy.

Beadorf.

PeniiW»oio.

Lm

Arqiiei.

, Per-oxide de fer. .

Oiî.fe de mangaoèse.

i Ean

Aiomine

Qnarz ou silice. . .

ô.'iii

Ô.Vl8

Fooleàressai . .

l.OOD 0.530

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