trace
ô.ôiâ
(1) Cloche d'Angleterre. (M. Thomson.)
(2) Cloche ancienne de Gtsors, près de Paris.
(8) Cloche renfermée dans le beflProy de Rouen , et con* nue sous le nom de cloche d'argent : elle a été coulée dans le quinzième siècle ; elle a 8 pieds 8 pouces de hauteur, 4 pieds de diamètre, et 8 pouces 8 lignes d'épaisseur, (M. Girardin.)
Les ustensiles de cuivre étamé présentent à l'extérieur de l'étain pur ; mais au point de contact des deux métaux il y a alliage.
Les alliages de cuivre et d^étain se décomposent fauilement par liquatioD ; ils ont même grande tendance à se décomposer» pendant qu*ils sont en fusion, en deux autres alliages, Tun avec eicès d'étain qui surnage , et l'autre dans lequel le cuivre domine beaucoup , et qui tombe au fond. Il est difficile à cause de cela de les obtenir parfaitement homogènes. — Lorsqu'on les tient en fusion au conctact de fair, Fétain s'oxide beaucoup plus rapidement que le cuivre, et celui-ci finit par rester pur. — On en sépare encore du cuivre pur en mêlant à Talliage fondu une certaine quantité convenable du même alliage préalablement oxidé ; c'est par l'un ou l'autre de ces procédés que l'on a Iraité le métal des cloches pendant la révolution , pour en extraire du cuivre, — Pelletier a fait voir que l'on peut parvenir au même but en brassant l'alliage fondu avec du per-oxide de manganèse, qui oxide l'étain avant le cuivre.
Les alliages de cuivre et d'étain qui contiennent au moins 0,20 d'étain sont attaquables par l'acide muriatique concentré et bouillant, avec dégagement de gaz hydrogène. La plus grande partie de l'étaiu se dissout , et vers la fin , si l'on prolonge trop l'action de l'acide , il se dissout aussi un peu de cuivre, et la liqueur devient brune. Il sont complètement attaqués par l'acide nitrique , qui peroxide l'étain et dissout le cuivre.
Zinc, — Les alliages de enivre et de zinc sont d'un plus grand usage encore que ceux de cuivre et d'étain. On leur donne les noms de hiton , cuivre jaune , or de Manfieim , tomback^ pinsheck^ métal du Prince- Robert y cârysocaiie. Les anciens les appelaient auricâalcum»
Le zinc pâlit la couleur du cuivre : employé en certaine proportion il change cette couleur en un beau jaune d'or ; en proportion plus grande il la fait devenir d'un jaune-verdâtre, et enfin quand il entre pour plus de moitié dans Tatliage, celui-ci est d'un gris-bleuâtre. — Les alliages de zinc et de cuivre ont en général une pesanteur spécifique plus grande que la moyenne des pesanteurs spécifiques des deux métaux. — Ils sont tous plus fusibles que le cuivre. Lorsqu'on les chauffe en vase clos ils abandonnent par volatilisation une certaine quantité de zinc y proportionnelle à la température ; mais quelque élevée que puisse être celleci , il reste toujours une quantité notable de zinc dans le cuivre. A une forte chaleur blanche cette proportion est d'environ 0,16; à la température de Ï^O^ p. elle est encore de 0,08 à 0,04.
Quand on les tient en fusion au contact de l'air et qu'on agite le bain ^ il s'en exhale du zinc en vapeur , qui brûle dans l'atmosphère en produisant une flamme blanche et
382 CIIYRE.
éblouissante , et Voxide de zioc qui résulte de celle combuslion retombe sur les corps euvironnnnts sons forme de flocons filamenteux légers et d*un blanc de nei{je. Cesi ce qu*on appelle neige phtlo$ophique ou pompholix. En enlevant contiDuellement la couche d*oxide qui recouvre Talliage fondu , on peut séparer complètement le linc du cuivre, tout comme on en sépare Télain.
Les alliages qui renferment le tiers de leur poids de zinc tout au plus sont très-malléables , et très-ductiles à froid ainsi qu*à une chaleur basse ; mais pour peu qu'on les chauffe au dessus d*un certain degré ils deviennent très-fragiles. Ils ont en général plus de raideur que le cuivre rouge. L'expérience a prouvé qtril est indispensable dY introduire un peu de plomb pour leur donnep ce qu'on appelle de la sécheresse , c'est-à-dire pour qu'ils n'aient pas le défaut de graisser la lime. On y ajoute quelquefois aussi une petite quantité d'éiain pour leur donner de la dureté.
L'alliage le plus employé , et qui sert à faire les ustensiles de ménage , les chaudières, les tringles, les fils , etc. , et qui porte plus particulièrement le nom de laiton , contient è-peu-près.
2*' de cuivre. • 0,66 — 100 et 1 de zinc, . , 0,84 — 51 /lO
car le laiton de Stohlberg et le laiton de Jemmapesde première qualité ont été trouvés composés de :
Suthlbcrg.
Jemmapet.
Cuivre.
Zinc. .
Plomb.
£tain .
1,000 — 1,000 On fait des alliages qui renferment jusqu'à 0,50 de zijic; mais ces alliages sont très-peu malléables, et Ton ne s'en sert que pour des objets de moulerie qui n'ont pas besoin d'avoir une grande ténacité.
Les alliages qui ont la couleur de l'or contiennent peu de zinc. On a trouvé dans une chaîne de chrysocalle
Zinc. . . 0,080 1,000,
On prépare maintenant en Angleterre un alliage triple de cuivre , de zinc et d'étain qui a la même couleur que le laiton , et qui est aussi ductile ; mais qui est pUis dur et plus raide, et qu'on recherche pour certains usages, par exemple pour faire les lames au moyen desquelles on enlève
COaPOSéS MÉTALLIQUES. 383
Texcès de couleur des cylindres à iiuprimer les étoffes. Cet allinge est composé de :
Cuivre. . 0,815)
Zinc. . . 0,105 1,000.
Élain . . 0,080 \
On prépare les alliages de cuivre et de zinc soit en plongeant des morceaux de zinc dans un bain de cuivre rouge recouvert de charbon, soit en faisant chauffer diins des creusets f 0 la chaleur blanche^ un mélange intime de calamine calcinée, de cadmie des fourneaux ou de blende grillée et de charbon avec des morceaux de cuivre rosette. Uoxide de fer qui se trouve dans ces diverses matières est ramené à Tctat métallique par le charbon ; mais il ne s'en combine pas un atome dans Talliage. Les alliages préparés par ce dernier moyen ne renferment jamais plus de 0,25 de zinc ; on les nomme arkot. Pour saturer celui-ci l'on y introduit des morceaux de zinc pendant qu*il est en fusion.
BùmutÂ, — Les alliages de cuivre et de bismuth sont cassants.
Mercure. ^ Le mercure n'agit que lentement sur le cuivre h froid ; mais à Taide de la chaleur il s'y combine facilement. Si le cuivre est extrêmement divisé les amalgames sont blancs et susceptibles de cristalliser , ou d*un rouge pâle. La chaleur blanche en sépare la totalité du mercure. — On forme un amalgame par voie Humide quand on précipite une dissolution de mercure par une lame de cuivre.
Plomb, — Le plomb et le cuivre ne paraissent pas pouvoir produire de véritables alliages. Lorsqu'on les fond ensemble ils se mêlent intimement ; mais après le refroidissement le culot présente des parties rouges , ce qui annonce un commencement de séparation des deux métaux. Cette séparation peut être effectuée, et se pratique en grand par voie de liquation ; en chauffant graduellement l'alliago il s*en écoule du plomb qui entraîne une certaine quantité de cuivre , et il est resté une masse de cuivre poreux qui contient encore une certaine quantité de plomb.
Selon M. Karsten, le cuivre rafraîchi , c'est-à-dire allié avec la quantité de plomb convenable pour être liquaté , contient environ 0,22 de cuivre et 0,78 de plomb ; l'alliage liquaté contient 0,70 de cuivre , et 0,30 de plomb ; et le plomb qui s'écoule pendant la liquation contient depuis le commencement jnsqu*â la Gn environ 0,025 de cuivre.
On chauffe l'alliage liquaté au contacte de l'air sans le fondre; il s'en sépare encore une grande quantité de plomb à l'état de litharge , et l'alliage ressué n'en retient plus qu'environ 0,15.
384 HlNÉftAUX.
Lorsqu'un expose à Tair un alliage de cuivre et de plomb fondu, les deux métaux s*oxid(;nt en raèiue temps, mais dans une proportion relative différente, et qui dépend de la composition de l'alliage et du degré de chaleur : terme moyen ^ la malière oxidée contient quatorxe fois autant de plomb que de cuivre; en sorte que si l'alliage renferme une plus forte proportion de cuivre, le surplus se trouve exempt de plomb à une certaine époque de l'opération. Quand l'alliage contient des métaux oxidables , ces métaux se scorifient avec l'oxide de plomb , et il n'en reste pas dans le cuivre.
5 2, — Sels.
Chrôtnate, — Le chrômate de deuiotide est brun , et devient plus foncé par la dessiccation. Il est soluble dans les acides et dans l'ammoniaque : cette dernière dissolution est d'un très-beau vert. — Il n'existe pas de chrômate de protoxide j parce que l'oxide et Tacide , en réagissant l'un sur l'autre , se transforment , l'un en deuloxide , et l'autre en oxide vert,
Antimoniate. — Vantimoniate de deutoxide est verdâtre, insoluble dans l'acide nitrique , complètement soluble dans l'acide rauriatique lorsqu'il n'a pas été calciné.
SECTION II
Minéraux.
Les minéraux qui renferment du cuivre sont en grand nombre ; on peut les classer comme il suit :
Minéraux métalliques : . | Le cuivre natifs
i !• Uoxidule, Minéraux oxigénés ^ . .< 2* Vojcide ,
{ 8o \Joxi -chlorure ; f 1° Le sulfure^
2° Le cuivre pyriteuT , 3° Les cuivres panachés , 4» Le sulfure antitnonial , 5o Le sulfure slannifère , 6*" Le sulfure bismuthique , Minéraux sulfures et se- 7 7o Le sulfure argentifère {woj. léiiiés : \ Argent) ,
8o Les sulfures 1 arsénifères , multiples ou \ antimonifèrea, cuivre gris \plotnbifAres; 9" Les sulfates , 10** Le séléniure , llo Veuchatrite (voy. Argent) j
GUtTBE. 885
II** Les phosphates , 2" Varnéniure^ S° Les arséniates , à^ Uarséniie j
Minéraux silices : . • . | Les silicates hydreux ;
i 1^ Le carbonate anhydr/B ^ Minéraux carbonés: . .| â"* Le carbonate vert ^ l 3^ Le carbonate bleu ; Minéraux à acides mé-l Le.chrômate plombiftre ou
talliques : } f^auquelinite,{y oy .Plomb,)
Les minerais de cuivre existent dans les terrains anciens et dans les terrains secondaires, jusqu'au lias ; ils sont surtout abondants dans le grès rouge.
ABTicLss I BT 11. — Cuivre natif, — Minéraux osigénés,
A. Cuivre natif, — Le cuivre natif se trouve cristallisé en octaèdres cunéiformes , et sous d'autres formes qui dé« rivent du cube ; mais le plus souvent il est en masses amorphes, ou en fragments , en feuillets , en grains , etc. ; il est presque toujours accompagne de cuivro oxidulé et carbonate de cuivre pyriteux , etc. Il constitue un véritable minerai dont il existe des gites considérables en plusieurs lieux. — Tous les échantillons qui ont été examinés jusqu'à présent ont clé trouvés très-purs.
B. Osidule^protoxide, cuivre rouge, — Voridulede cuivre est d*un rouge de coclieniile , quelquefois d'un gris métalloïde a la surface des morceaux : mais sa poussière est toujours rouge. Il a Téclat vitreux ; il est plus souvent opaque, mais quelquefois translucide et même transparent. Il cristallise sous des formes qui dérivent de l'octaèdre régulier. Il est assez tendre. — Sa p. s. est de 5,60. -Au chalumeau, sur le charbon , il se réduit très-facilement à la flamme intérieure. — 11 est soluble sans effervescence dans Tacide muriatique concentre , et soluble avec dégagement de gaz nitreux dans Tacide nitrique.
C. Deutoxide, cuivre oxidé noir. — Celte espèce se présente en masses grenues , noires , tachant les doigts. Elle est toujours accompagnée d'autres minerais de cuivre , et principalement de cuivre pyriteux. Elle se trouve en 'beaucoup de lieux ; mais elle n'est jamais très-abondante. — Au chalumeau , sur le charbon^ l'oxide de cuivre se fond en une boule noire qui se réduit à la partie inférieure : la réduction complète a lieu facilement au feu de réduction , même à une chaleur insuffisante pour fondre le cuivre ; avec le borax et avec te sel de phos))hore il donne au dard extéiiciir un beau verre vert qui se décolore au feu de réduction, et qui
386 GuiyaE.
devient rouge de cinabre et opaque en se refroidissant ; et si l*on chauffe pendant un temps suffisant tout le cuivre se réduit ; lorsque la quantité de cuivre est très^petite on en rend la présence sensible en introduisant dans le globule fondu un peu d'étain, et soufflant un instant ; le verre devient alors rouge et opaque par le refroidissement. Sur le fil de platine , avec la soude , foxide de cuivre donne un beau verre vert qui devient opaque et incolore par le refroidissement. — Le deutoxide de cuivre natif se dissout dans Tammoniaque , et beaucoup plus facilement dans le carbonate d'ammoniaque. — On a trouvé dans le minerai de Chessy, dit mine noire :
Deutoxidedecuivre. • . 0,S85)
Per-oxide de fer. . • . 0,020 ( ^ qq«
Pyrite de fer et de cuivre. 0,515/ "'*'*'"
Sulfate de baryte. . . . 0,128}
D, Osi-chlorure , atackamite, — Voxi-chlorure de cuivre est d*un beau vert énieraude foncé ; sa poussière est d*un vert pomme. Il se trouve au Pérou et au Chili en masses et en sable. Les masses sont tendres , opaques , à structure lamelleuse , et renferment quelquefois des cristaux aciculaires très-petits, transparents et doués de Téclat diamentaire. Le centre des masses est souvent occupé par du sulfate ^ de cuivre. — Sa p. s. est de 4,48, — Au chalumeau il colore la flamme en bleu et les bords en vert , et il dépose autour de la matière d'essai une poudre rouge qui colore la flamme en bleu ; puis il se fond , se réduit ^ et donne un grain de cuivre entouré de scories qui présente ordinairement la réaction du fer. Avec les flux il se comporte comme Foxide de cuivre. — Il se dissout aisément et sans effervescence dans les acides , dans Tammoniaque et dans le carbonate d'ammoniaque. - D'après l'analyse que Proust et Klaproth en ont faite , on doit le considérer comme composé de :
Deutoxîde de cuivre. . . 0,5859 — 8«* Deuto-chlorure de cuivre. . 0,3021 — 2 Eau 0,1620 — 8
1,0000 ARTICLE m. — Minéraux sulfurés et séléniés*
Les minéraux qui contiennent du cuivre et du soufre sans oxigène , sont : le sulfure simple , les sulfures doubles et les sulfures multiples,
A. Sulfure simple , cuivre vitreux. — Le sulfure de cuivre est d'un gris noir doué d*un faible éclat métallique ; sa poussière est noire. Il est tendre , et se laisse couper au cou-
MINÉRAUX SULFURÉS 387
teau : sa structure est grenue ; sa cassure est concholde. — Sa forme principale est un prisme hexaèdre régulier dans lequel la hauteur est à Tapothème à peu près X 2 : 1 — Sa p. s. est d'environ 5,00. — Au chalumeau ^ sur le charbon il fond aisément a la flamme extérieure , dégage de l'acide sulfureux , bouillonne et projette des gouttes ignescentes ; à la flamme intérieure il se couvre d'une croûte, et ne peut plus entrer en fusion. Après qu'il a subi le grillage il donne un grain de cuivre rouge , avec la soude ou avec le borax. — Il est inattaquable par l'acide mnriatique. — On le trouve dans plusieurs localités en assez grande quantité pour qu'on puisse le traiter comme minerai : il est accompagné de cuivre carbonate , de fer oxidé magnétique , de
pyrite , etc. ; c'est le sulfure £u correspondant au protoxide.
B, Sulfures doublée, -^ On trouve le sulfure de cuivre combiné avec les sulfures de fer, d'antimoine , d'étain , de bismuth et d^argent. Il constitue , avec le sulfure de fer, le cuivre pyriteux et plusieurs cuivres panachés,
P Cuivre pyriteux, — Le cuivte pyriteux est assez abondamment répandu dans la nature : c'est cette espèce qui fournit la majeure partie du cuivre que les mines livrent annuellement au commerce. — Il est d'un jaune de laiton, très- éclatant dans les cassures fraîches, souvent irisé dans les cassures anciennes , tendre , fragile. Il crislallise le plus souvent sous la forme do tétraèdres tronqués qui s'approchent beaucoup de l'octaèdre régulier. — Su p. s. est de 4,169. — Au chalumeau , sur le charbon , il se fond plus facilement que le sulfure simple en un globule rouge-grisâtre , cassant et magnétique. Après qu'il a été grillé il donne avec la soude des grains distincts de cuivre rouge et de fonte , et un globule de cuivre avec le borax ; dans le matras il donne peu de sublimé de soufre. — Il est inattaquable par l'acide muriatique , mais aisément soluble dans l'acide nitrique et dans l'eau régale. — M. Guenyveau a donné depuis longtemps sa composition numérique exacte , et il a fait voir qu'on devait le considérer, non comme un mélange de sulfures , mais bien comme un composé invariable de sulfure de cuivre et de sulfure de fer. Son résultat a été conGrmé il y a quelques années par iVIM. Phillips et H. Rose. M. Phillips pense qu'il contient: 1 atome de proto-
sulfure de fer Fe , et l atome de sulfure de cuivre Cu ; mais
M. H. Rose préfère le considérer comme formé de 1 atome
de sulfure de fer Fe , et 1 atome de sulfure de cuivre £u ; ces hypothèses s'accordent entre elles et avec la compositiuu suivante fournie par l'analyse :
GUIYRE.
Gtiirre. .
Fer. . .
Lorsqu'on chauffe fortement du cuivre pyrîteux pur dans un creuset brasqué, on trouve qu*il perd environ 0,09 de soufre , c'est-à-dire le quart de ce qu*il en contient : il se
change alors en sulfure double Cu-UFe , qui est d*un jaunerougeâtre sombre, et magnétique — Le cuivre pyriteux est très-souvent mélangé mécaniquement, mais d'une manière indiscernable , de pyrite de fer et de sulfure de zinc.
2o Cuivre panaché, — On désigne sous le nom de cuivre panaché plusieurs minéraux qui sont composés , comme le cuivre pyriteux, de cuivre, de fer et de soufre; mais dans des proportions différentes et variées. —Ces minéraux constituent plusieurs espèces ; mais ils ont tous à-peu-près le même aspect. — Ils sont d'un jaune de bronze intermédiaire entre le jaune de la pyrite de fer et le jaune-verdâtre du cuivre pyriteux ; ils présentent souvent à la surface et dans foutes les fractures naturelles les différentes couleurs de l*iris , et c'est à cette circonstance qu'ils doivent leur nom. — lU sont ordinairement amorphes ; mais on en a observé de cristallisés en cubes ou en octaèdres , à cassure inégale imparfaitement conchoîde. — Leur p. s. est d'environ 4,98. — Ils se fondent facilement en vases clos sans rien perdre de leur poids, ce qui proufeque les sulfures qui les constituent sont au minimum de sulfuration. — Les analyses suivantes donnent la composition de cinq espèces différentes.
BudelêUdt.
ne de Bon.
Hillerdel
Ifadaud.
Cuivre
Fer
Soufre
Gangue
(1) Variété analysée par Klaproth. Sa composition se rapproche de la formule Fe -{- €u.
(2) Cuivre panaché de RudeUtadt en Silésic. (Klaproth.)
Sa formule paraît être Fe -f- 3£u.
MnéRAVX SULFURÉS. 380
(3) Cuivre panaché de PVesterufors, dans Ttle de Ross, lac de Killarniy. (SI. Phillips.) On le trouve cristallisé sous des formes qui dérivent de Thcxaèdre. Sa p. s. est de 5^080. Sa
formule est évidemment Fe -|- •4cu, qui donne exactement:
Cuivre. . . 0,6274
Fer. . . . 0,1875 1,0000 Soufre. . . 0,2351 \
(4) Cuivre pyriieux de HitterdaL (Klaproth.) Il a pourfor-
muleFe-f-8£u , quf donne :
Cuivre. . . 0,7041»)
Fer. . . . 0,0783 1,0000
Soufre. . . 0,2205)
(5) Cuivre panacRé de Nadaud^ commune de SaiDt-§ylvestre (Haute- Vienne.) Il est identique avec la variété (4).
Il est vraisemblable que certains minéraux qui paraissent homogènes à l'œil , sont des mélanges de ces diverses espèces entre elles, ainsi que de cuivre py rit eux et de pyrite de fer.
8*^ Sulfure aniimonial^ endélione, — Parmi les minéraux qui font partie du groupe d'espèces que Ton nomme cuivre gris^ il y en a qui paraissent être principalement composés
de sulfure double de cuivre et d*anlimoine €" "f" ^* ^n considère comme tels les cuivres gris d'Ekatorinenbourg, de Kapnick, et de Sainl-Harey, près de Grenoble. — Au chalumeau, dans le tube ouvert, t'endulione fond et dégage de la fumée d*antimoine, répand l*odeur sulfureuse, et se solidifie en une masse noire; sur le charbon il donne un dépôt d*oxide d'antimoine sans trace de fumée de plomb , et il devient gris et demi-ductile; avec la soude il donne un grain de cuivre.
4" Sulfure stannifère , étain pyriteux. Celle espèce est fort rare ; on ne Ta encore rencontrée qu*en Cornouailieset au Mexique. — Elle est en masses compactes et sublamellaires, tendres, aigres, à cassure inégale. Sa couleur tient le milieu entre le gris d'acier et le jaune de laiton ; elle a de féolat. Sa p. s. est de 4,8 à 4,7. — Au chalumeau elle fond à une haute température et répand à la flamme extérieure Todeur de Tacide sulfureux; elle devient d'un blanc de neige à la surface, et recouvre le charbon d'une poussière blanohe d'oxide d'étain concentrique a la boule fixe. Après un grillage prolongé elle donne , avec on mélange de soude et de borax , un grain de cuivre dur, livide et peu malléable. — Klaproth y a trouvé :
300 CUITRK.
Cuivre. . . 0,300 i
Fer. . . . 0,120;"'^"^ Soufre. . . 0,3051
L*e8|)èce pure parait être composée de 1 atome de sulfure de cuivre et 1 atome de sulfure d*étain.
5** Sulfure bistnuthique. — Ce minéral a été découvert par M. Selb dans les miues de cobalt du Furstemberg. — Il est en masses amorphes ou eo aiguilles groupées , d*un gris d^acier éclatant ; mais il prend à Fair une teinte rougeàtre ou bleuâtre. Il est tendre et se laisse couper au couteau. Sa poussière est noire ; sa cassure est inégale. — Klaproth y a trouvé : '
Cuivre. . . 0,8466 1 Bismuth. . 0,4524 0,9242 Soufre. . . 0,1252\
La perte portant sur le soufre , Tespèce se compose probablement de 1 atome de sulfure de cuivre uni à I atonie du sulfure de bismuth.
C. Sulfurée muliipUs, cuivre grt§^ fafilers. — On confond sous ces dénominations un grand nombre d^espèces dont il n*y a que quelques-unes de bien connues. La plupart sont des combinaisons de divers sulfures ; mais il est probable qu'il y en a plusieurs que Ton devra rapporter aux arsénio^ sulfures et aux an timonio-êulfurea. On les partage ordinairement en trois groupes : l^'ceux qui renferment beaucoup d'arsenic, kupferfafilerz ^ 2** ceux qui renferment beaucoup d*antimoine sans plomb , grauguliigerz ; 3<* et ceux qui renferment à la fois de Tantimoine et du plomb, hleifaHlerz. — M. H. Rose a élé conduit par les analyses qu*il a faites, et qui vont âtre rapportées, à admettre que les cuivres gris des deux premiers groupes ont en général une composition
qui se rapporte à la formu le (Fe, Zn)4 (£b. As) + 2£u* (Sb, A»)' I** QROiPE. — Cnirre gris arsenical, kupferfaâ/erz, — Ces minéraux cristaUisent sous des formes qui dérivent du tétraèdre régulier. Ils sont d'un gris d'acier éclatant; mais ils se ternissent souvent à Tair. Leur cassure est inégale ou conrhoîde. — Leur p. s. varie de 4,38 à 6,10. — Au chalumeau ils fondent, bouillonnent, et répandent une fumée qui a Todeur de l'arsenic. Après qu'ils ont été grillés ils donnent sur le charbon un grain de cuivre avec la soude. — Les analyses qui ont élé faites jusqu'à présentent donné les résultats suivants :
■mÉRAVX SULFURés.
Freyberg.
Airthr«7
Cornouaillet
SaiDte-Harie.
Cuivre . .
Fer . . .
Zinc. . .
lArgent . .
Arspnic. .
'AntimoiDe .
Soufre . .
Gangue. .
b.ïoô
O.ÏÔÔ
ÔV()05 0.140
o.ïoô